Catégorie : Économie

  • MINES – Le gouvernement envisage de généraliser à tout Madagascar la perception à la source des ristournes dans la filière or

    MINES – Le gouvernement envisage de généraliser à tout Madagascar la perception à la source des ristournes dans la filière or

    Un système à étendre à l’échelle nationale. Après une expérience jugée concluante à Betsiaka, dans le district d’Ambilobe, le ministère des Mines envisage de déployer dans l’ensemble des communes aurifères de Madagascar le système de perception à la source des ristournes dans la filière or. Selon le ministre des Mines, Carl Andriamparany, cette méthode a permis de mobiliser en quelques jours des recettes qui n’étaient auparavant pas perçues.

    “En seulement une semaine de descente sur le terrain de nos équipes et de celles du ministère de l’Économie et des finances, 40 millions d’ariary ont été récoltés”, déclare le ministre devant les députés lors de la séance de questions-réponses du 3 juillet. Les données consolidées font état de 39,65 millions d’ariary collectés entre le 16 et le 24 juin 2026, selon l’Initiative pour la transparence des industries extractives (EITI).

    D’après Carl Andriamparany, ces résultats contrastent avec la situation observée auparavant. Il indique que “pendant huit années consécutives, les ristournes en provenance de Betsiaka s’élevaient à zéro ariary”, alors que la commune est connue pour son activité aurifère.

    Selon les chiffres communiqués par l’EITI, les opérations menées à Betsiaka ont concerné près de 3 922 grammes d’or et impliqué sept collecteurs d’or. Pour l’organisation, cette perception réalisée directement sur le lieu de commercialisation de l’or permet de rapprocher la collecte des recettes de l’activité réelle, d’améliorer la traçabilité des flux financiers, de renforcer la transparence des paiements et de sécuriser les recettes publiques.

    Le ministère des Mines entend désormais généraliser ce dispositif dans les autres communes aurifères du pays. À en croire Carl Andriamparany, plusieurs maires ont déjà sollicité le ministère afin que ce système soit mis en place sur leur territoire pour mieux sécuriser les recettes issues de l’exploitation de l’or.

    L’opération de Betsiaka repose sur une collaboration entre le ministère des Mines, la Centrale de l’Or de Madagascar (COM), le ministère de l’Économie et des finances à travers la Direction de la comptabilité publique, les collectivités territoriales décentralisées concernées ainsi que les collecteurs et autres acteurs locaux. L’EITI souligne que l’interconnexion des systèmes entre le ministère des Mines et le ministère de l’Économie et des finances contribue à sécuriser la perception et le suivi des recettes publiques.

    Au-delà de l’augmentation des recettes, ce mécanisme vise aussi à renforcer la formalisation de la filière aurifère. Selon l’EITI, la perception à la source favorise une meilleure déclaration des quantités d’or commercialisées, facilite l’identification des collecteurs actifs, encourage l’utilisation des documents réglementaires, améliore le respect des obligations fiscales et contribue progressivement à réduire les circuits informels. L’organisation estime que l’expérience menée à Betsiaka pourrait servir de modèle dans les autres communes aurifères afin de renforcer la transparence, la formalisation du secteur et la mobilisation des recettes publiques.

  • DIGITALISATION – Une plateforme numérique en cours de développement pour moderniser les services agricoles

    DIGITALISATION – Une plateforme numérique en cours de développement pour moderniser les services agricoles

    Madagascar entend faciliter l’accès des producteurs aux informations agricoles, météorologiques et commerciales. Une plateforme numérique intégrée, qui constituera le socle de la future Infrastructure publique numérique agricole (IPNA), est ainsi en cours de développement afin d’améliorer leurs activités et leur prise de décision. Le lancement officiel du projet, porté par le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, en collaboration avec le ministère de l’Elevage et de celui du Développement numérique, des postes et de la télécommunication, a eu lieu à la fin du mois de juin. 

    La plateforme intégrée comprendra trois premiers modules. Le premier module portera sur un annuaire des producteurs et des prix des produits agricoles afin de centraliser les informations sur les exploitants et de suivre l’évolution des marchés. Le deuxième sera consacré à la diffusion de données météorologiques en temps réel. Le troisième proposera des conseils agricoles en temps réel destinés à accompagner les producteurs dans leurs choix techniques selon les conditions observées sur le terrain.

    Financé par la Banque mondiale à travers le Food System Resilience Program (FSRP), avec l’appui du mécanisme Korea-World Bank Partnership Facility (KWPF), le projet réunit également des institutions publiques, des centres de recherche, des acteurs du secteur privé et des organisations de producteurs. Une séance de concertation avec les différentes parties prenantes a accompagné le lancement du projet afin de présenter les plans de développement des trois modules et de définir les contributions de chaque entité impliquée.

  • INFRASTRUCTURES – Deux journées de consultation publique avant le lancement des travaux du Flyover d’Anosizato prévu le 1er août

    INFRASTRUCTURES – Deux journées de consultation publique avant le lancement des travaux du Flyover d’Anosizato prévu le 1er août

    Plus que quelques semaines avant que le premier coup de pelle des travaux de construction du Flyover d’Anosizato soit donné. Annoncée le 1er Août en présence des plus hautes autorités du pays, la cérémonie devrait encore être précédée de deux jours de consultations publiques les 16 et 17 juillet prochains. 

    Ces consultations publiques, organisées avec l’Office national pour l’environnement (ONE), s’inscrivent dans la procédure d’obtention du permis environnemental, une autorisation obligatoire avant le début des travaux. Elles devraient  permettre de présenter le projet aux populations directement concernées et de recueillir leurs observations, préoccupations et éventuelles recommandations avant la délivrance du permis. 

    Une source auprès du ministère des Travaux publics confie que le nombre de bâtiments qui pourraient être affectés par le projet n’est pas encore arrêté à ce stade. Il évoque des réunions techniques hebdomadaires entre les différentes parties prenantes pour, entre autres, identifier les habitations susceptibles d’être impactées par les travaux. 

    Lors de la réunion de coordination dirigée mardi par le secrétaire général du ministère des Travaux publics, Emile Joseph Sambisolo, les participants ont également examiné les mesures d’organisation de la circulation pendant les travaux ainsi que le réaménagement des espaces occupés par les commerçants installés à proximité du futur chantier.

    Le projet est structuré en deux phases. La première prévoit la construction du pont principal, tandis que la seconde portera sur l’élargissement des voies de circulation aux abords du nouvel ouvrage. L’infrastructure vise à réduire les embouteillages à Anosizato en créant de nouvelles voies et en améliorant les infrastructures existantes.

  • PROTECTION DES CONSOMMATEURS – Des matériaux de construction et de rénovation périmés saisis  dans un magasin d’Antananarivo

    PROTECTION DES CONSOMMATEURS – Des matériaux de construction et de rénovation périmés saisis dans un magasin d’Antananarivo

    Après les denrées alimentaires, les matériaux de construction et de rénovation. Le ministère du Commerce et de la consommation a saisi mardi des peintures, du plâtre et du silicone périmés lors d’une opération de contrôle menée dans un grand magasin spécialisé dans la vente de matériaux et d’équipements de construction à Antananarivo. L’opération a été conduite par la Direction de la concurrence et de la régulation des marchés (DCRM).

    Selon le ministère, ces produits périmés présentent des risques pour la santé et la sécurité de leurs utilisateurs. “Une fois leur date de péremption dépassée, les produits contenus dans les emballages peuvent se détériorer ou subir des transformations, ce qui peut provoquer des irritations ou des atteintes aux yeux et aux mains lors de leur utilisation. Par ailleurs, leur qualité n’est plus garantie, ce qui peut également compromettre leur efficacité et la sécurité des utilisateurs », explique une source autorisée auprès du ministère du Commerce et de la consommation.

    D’après le communiqué du ministère, ce magasin avait déjà fait l’objet d’un contrôle le 15 mai 202. Des produits non conformes, qui ne devaient plus être commercialisés, avaient été découverts. Lors de cette nouvelle inspection, les agents ont constaté que certains de ces produits ne se trouvaient plus dans l’entrepôt, laissant présumer qu’ils avaient été remis en vente malgré l’interdiction.

    À l’issue du contrôle, le ministère a engagé des procédures administratives pour les infractions constatées. « Les responsables de l’établissement ont été convoqués afin de présenter les documents commerciaux relatifs à ces produits, mais les pièces fournies se sont révélées incomplètes”, confie Rufin Zafimijary, directeur de la concurrence et de la régulation des marchés. Celui-ci rappelle que “la détention, le stockage et la commercialisation de produits périmés, qu’ils soient comestibles ou non comestibles, sont interdits par la loi et passibles de poursuites”. 

    Notre interlocuteur souligne également que “les infractions en matière économique ont également été relevées”. Il parle de “l’absence ou de l’insuffisance des documents commerciaux exigés par l’administration, tels que les factures d’achat, les factures de vente, les déclarations relatives aux stocks ou encore les états financiers”. “Le défaut répété de présentation de ces documents peut entraîner le basculement de la procédure vers le pénal”, poursuit-il, indiquant que “ces infractions sont passibles de de sanctions financières et de sanctions pénales”. 

  • APROVISIONNEMENT – La Jirama présente un bilan de 6 500 compteurs d’eau remplacés en quatre mois à Antananarivo

    APROVISIONNEMENT – La Jirama présente un bilan de 6 500 compteurs d’eau remplacés en quatre mois à Antananarivo

    La Jirama poursuit les travaux de remplacement des compteurs d’eau vétustes. Selon un bilan présenté lundi, la compagnie nationale d’eau et d’électricité a pu remplacer 6 500 compteurs à Antananarivo depuis le démarrage du projet en mars. Il lui reste encore 23 500 compteurs à changer aussi bien dans la capitale et ses environs qu’à Antsirabe, Antsiranana, Mahajanga et Fianarantsoa. Les travaux entrent dans le cadre du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable (Paaep), financé par la Banque Mondiale, et qui visent à remplacer 30 000 compteurs dans ces localités. 

    Dans son communiqué, la Jirama rappelle que les interventions sont gratuites pour les abonnés. Les agents de la société d’Etat chargés d’effectuer ces travaux doivent être obligatoirement munis d’un badge professionnel, d’un ordre de mission, d’une lettre d’information sur les travaux signée par un responsable de la JIRAMA et d’une carte nationale d’identité. Les abonnés sont invités à bien vérifier ces documents avant d’effectuer les travaux, afin d’éviter les éventuels usurpateurs ou voleurs de compteur d’eau. 

    Les abonnés dont le compteur n’a pas encore été remplacé, bien que celui-ci soit ancien ou défectueux et que leur quartier ait déjà été desservi par les équipes d’intervention, sont invités à le signaler auprès de son agence.

     

  • DÉVELOPPEMENT – La Banque mondiale approuve 225 millions de dollars pour la deuxième phase de Produir qui s’étend à Toamasina

    DÉVELOPPEMENT – La Banque mondiale approuve 225 millions de dollars pour la deuxième phase de Produir qui s’étend à Toamasina

    Produir 1 a expiré. Vive Produire 2. Madagascar obtient un financement de 225 millions de dollars du Groupe de la Banque mondiale pour la deuxième phase du Projet intégré de développement urbain et de résilience pour l’emploi (Produire 2). La décision intervient au lendemain de l’expiration de la phase 1 du projet et étend ses interventions au Grand Toamasina, en plus du Grand Antananarivo. Comme indiqué par la Banque mondiale dans un communiqué,  ce nouveau financement “vise à renforcer la résilience des villes face aux risques climatiques, améliorer les infrastructures essentielles et créer davantage d’emplois dans les agglomérations” concernées.

    Cette deuxième phase s’appuie sur les acquis de la première phase de Produir, mise en œuvre à Antananarivo. Les investissements y seront poursuivis dans la protection contre les inondations, l’amélioration des réseaux de drainage, la gestion des déchets solides, la réhabilitation des quartiers et la sécurisation foncière. La principale nouveauté est l’intégration du Grand Toamasina, durement touché par le cyclone Gezani en février 2026 et où près de 70 % des logements ont été endommagés. Le projet financera alors la reconstruction d’habitations plus résilientes ainsi que la remise en état d’infrastructures publiques essentielles, notamment des écoles, des centres de santé et l’Université de Barikadimy. 

    La Banque mondiale rappelle que les cyclones Fytia et Gezani ont provoqué des dégâts estimés à 3,4 % du produit intérieur brut (PIB) de Madagascar. À Antananarivo, les inondations récurrentes, le déficit d’infrastructures et l’insécurité foncière continuent également de freiner les investissements et les opportunités économiques. 

    D’ici à 2032, Produire 2 ambitionne de permettre à 1,5 million de personnes d’accéder à des infrastructures plus résilientes, de soutenir la reconstruction de 20 000 logements, de faciliter la délivrance de 50 000 titres fonciers et de contribuer à la création d’environ 17 000 emplois. Le projet prévoit également que 40 % des nouveaux titres fonciers soient établis au nom d’une femme, seule ou en copropriété. La phase prévoit par ailleurs le déploiement de services fonciers numériques afin de faciliter l’accès des habitants à des documents de propriété légalement reconnus et de simplifier les transactions foncières. 

    Pour le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, cité par le communiqué, cet investissement devrait “permettre aux familles de bénéficier de quartiers plus sûrs, de meilleures infrastructures, d’un meilleur accès aux services fonciers et de davantage d’opportunités économiques”. Pour le représentant de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck, ce projet contribuera à “faire d’Antananarivo et de Toamasina des pôles de croissance plus résilients, plus inclusifs et plus attractifs”. 

    Produire 2 bénéficie également de l’appui technique et analytique du Fonds mondial pour la réduction des catastrophes et le relèvement (GFDRR) ainsi que du Partenariat pour des investissements d’infrastructure de qualité (QII), financé par le gouvernement du Japon. 

     

  • TRANSPORT AÉRIEN – La réouverture de la liaison aérienne Madagascar Comores annoncée pour ce mois de juillet

    TRANSPORT AÉRIEN – La réouverture de la liaison aérienne Madagascar Comores annoncée pour ce mois de juillet

    Une bonne nouvelle pour les usagers de la ligne Antananarivo-Moroni.  Lors de son passage devant les députés à l’Assemblée nationale le vendredi 3 juillet dernier, le ministre des Transports et de la météorologie, Herizo Ramanambola Andrianavalona, annonce le retour imminent des vols directs entre Madagascar et Comores. “Nous prévoyons la réouverture de cette liaison aérienne pour ce mois de juillet”, indique le membre du gouvernement. 

     

    C’était une annonce particulièrement attendue par les voyageurs et les opérateurs économiques des deux pays. La liaison aérienne directe entre Madagascar et l’archipel des Comores a été officiellement suspendue en juillet 2022. Les passagers en provenance des Comores souhaitant se rendre à Madagascar par voie aérienne sont souvent obligés de faire un détour par  Nairobi au Kenya ou par Addis Abeba en Ethiopie.

     

    Quelques minutes avant cette intervention, la ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, avait déjà ouvert la voie en apportant de premières précisions sur la mise en œuvre technique de cette reprise. En réponse aux doléances des parlementaires, la chef de la diplomatie malgache a indiqué que ce sont les lignes reliant Antananarivo à Moroni ainsi que Mahajanga à Moroni qui sont concernées dans un premier temps par l’ouverture des liaisons aériennes.

     

    Cette reprise devrait notamment permettre de fluidifier les déplacements des familles, de rapprocher les diasporas et de redynamiser les flux commerciaux régionaux qui étaient ralentis depuis de longs mois.

     

    Le ministre des Transports a également partagé la concrétisation d’un accord pour la reprise des vols avec La Réunion. Cette liaison tant espérée se concrétisera le 19 décembre prochain, avec un programme prévoyant deux fréquences hebdomadaires. Ce qui permettra de booster l’arrivée des visiteurs réunionnais juste à temps pour les fêtes de fin d’année.

     

    Et durant cette haute saison touristique, le ministère met en place une stratégie de connexion interne dès ce mois de juillet. Des vols reliant Toamasina à Sainte-Marie vont être programmés pour s’aligner parfaitement avec la liaison existante entre La Réunion et Toamasina, selon ses explications. Grâce à cette synchronisation des horaires, les touristes en provenance de l’île sœur pourront rejoindre directement et rapidement les plages de Sainte-Marie sans perdre de temps lors de leur transit.

  • ENERGIE – Une quarantaine de sites de la Jirama à transformer en centrales hybrides, selon le ministre de l’Énergie et des hydrocarbures

    ENERGIE – Une quarantaine de sites de la Jirama à transformer en centrales hybrides, selon le ministre de l’Énergie et des hydrocarbures

    La transition énergétique se fait progressivement. 49 sites appartenant à la compagnie nationale d’eau et d’électricité devraient être transformés en centrales hybrides dès cette année, annonce le ministre de l’Énergie et des hydrocarbures lors de la séance de questions-réponses à Tsimbazaza, vendredi. Cette transition, si l’on en croit le membre du gouvernement, se fera en deux étapes. La première concerne 32 sites dont la transformation sera financée sur le budget de l’État. Le second projet concerne 17 sites et sera financé par le projet Connectivité Numérique et Énergétique pour l’Inclusion à Madagascar (Decim).

    Le financement des 32 projets pris en charge par l’Etat sera assuré par “un budget spécial du ministère de l’Énergie et des hydrocarbures”. Un budget qui est déjà disponible, à entendre le ministre qui souligne que le gouvernement fournit les équipements tandis que l’installation reste à la charge de la Jirama. “Les discussions avec les entreprises qui exécuteront les travaux sont, par ailleurs, déjà en phase finale”. Les travaux s’achèveront au plus tard en 2027, poursuit-il. La plupart de ces sites ont d’ores et déjà été dotés de groupes électrogènes.

    Pour ce qui est du projet soutenu par le Decim, les villes concernées bénéficieront d’une offre “clé en main”. Les entreprises prestataires ont déjà été sélectionnées, les études de terrain sont achevées et les tests d’acceptation en usine sont en cours. Cette seconde phase représentera une puissance installée totale de 9,2 MW, couplée à 29,2 MW de batteries.

  • COMMERCE – La campagne d’exportation de la vanille prolongée jusqu’en fin août, selon la ministre du Commerce et de la consommation

    COMMERCE – La campagne d’exportation de la vanille prolongée jusqu’en fin août, selon la ministre du Commerce et de la consommation

    Le gouvernement joue toutes ses cartes afin de sauver la filière vanille. Haingotiana Michela Angèle Andriamadison, ministre du Commerce et de la consommation, annonce devant les députés, lors de la séance de questions-réponses à l’Assemblée nationale vendredi, que la campagne d’exportation de cette épice est prolongée jusqu’en fin août.

     

    Habituellement, la campagne d’exportation de la vanille préparée ou de ses dérivés s’étend de la mi-octobre jusqu’au mois de juin de l’année suivante. Selon le membre du gouvernement, cette extension réglementaire devrait appuyer les dispositions précédentes afin de résorber et d’apurer définitivement les stocks de vanille à Madagascar.

     

    L’objectif affiché du gouvernement est de libérer totalement l’exportation en facilitant l’acheminement des produits sur le marché international. En plus de l’extension de la campagne, la durée de validité de l’agrément des exportateurs a également été prolongée pour une période de deux ans.

     

    “Les impacts de ces mesures d’urgence devraient se faire sentir prochainement”, souligne la ministre. “L’Alliance pour la vanille malgache (AVM) s’apprête à s’engager activement dans le rachat des produits”, poursuit-elle.

     

    La représentante du gouvernement rappelle également les efforts déjà consentis par l’État pour relancer la filière. Parmi ces décisions phares figure le déblocage de 40 % des fonds du Conseil national de la vanille (CNV), désormais intégré à l’AVM, pour acheter directement la production auprès des planteurs et des préparateurs.

     

    À l’entendre, “les difficultés actuelles de la filière s’expliquent principalement par un déséquilibre du marché, l’offre étant largement supérieure à la demande”. Les autorités estiment en effet que le marché ne pourra pas retrouver son équilibre tant que le stock actuel n’aura pas été totalement résorbé.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Un projet d’acquisition de deux avions pour renforcer la desserte intérieure, selon Herizo Andrianavalona

    TRANSPORT AÉRIEN – Un projet d’acquisition de deux avions pour renforcer la desserte intérieure, selon Herizo Andrianavalona

    Madagascar Airlines va renforcer sa desserte intérieure. La compagnie aérienne nationale prévoit de déployer des vols sociaux dans les zones enclavées de la Grande île. L’annonce a été faite ce vendredi par le ministre des Transports et de la météorologie, Herizo Andrianavalona Ramanambola, lors de sa réponse aux questions des députés à l’Assemblée nationale. “Notre compagnie prévoit actuellement d’acquérir deux avions d’une capacité de dix passagers chacun”, confie -t-il aux députés.

    Selon ses explications, ces appareils seront destinés à assurer des lignes sociales afin de désenclaver les régions difficiles d’accès, notamment entre la côte est et la côte ouest, ainsi que tous les pôles touristiques. L’initiative vise à relier ces zones isolées aux grands centres économiques, et faciliter ainsi les déplacements des populations et tout en améliorant la circulation des biens essentiels.

    La desserte aérienne intérieure à Madagascar reste très limitée. De nombreux districts du pays ne bénéficient toujours d’aucune liaison aérienne régulière. À ce jour, la compagnie nationale Madagascar Airlines ne dessert qu’une dizaine de destinations domestiques, parmi lesquelles Antsiranana, Nosy Be, Toamasina, Sainte-Marie, Toliara, Tolagnaro, Maroantsetra et Mahajanga, Sambava, au départ de son hub d’Antananarivo.

    Avec cette initiative, la compagnie entend renouer avec une politique de desserte du territoire autrefois assurée par Air Madagascar. Durant la IIᵉ République, cette dernière exploitait notamment les avions Twin Otter pour assurer des vols à vocation sociale vers les régions enclavées, contribuant ainsi au désenclavement de nombreuses localités difficilement accessibles par la route.