Catégorie : Économie

  • POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banky foiben’i Madagasikara maintient les niveaux de ses taux directeurs par prudence

    POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banky foiben’i Madagasikara maintient les niveaux de ses taux directeurs par prudence

    Antananarivo, 4 Février, 18h30 – Inchangés. Le comité monétaire de la Banky foiben’i Madagasikara décide de maintenir à 9,5% le taux des Facilités de dépôt (FDD) lors de la revue trimestrielle de la politique monétaire. Le taux des Facilités de prêt marginal (FPM) reste également à 11,5%. Le comité indique avoir pris cette décision, en estimant que les “conditions monétaires décidées lors de la précédente réunion sont encore appropriées à la conjoncture économique actuelle”.

    Ces facilités permanentes sont des possibilités offertes aux banques de placer ou d’emprunter temporairement à BFM selon leur excédent ou leur besoin de liquidité. Les participants éligibles sur le marché monétaire peuvent donc placer leurs excédents de liquidités auprès de la Banque centrale en se faisant encore rémunérer à 9,5% avec la Facilité de dépôt. S’ils veulent en revanche emprunter de l’argent auprès de la BFM, ils auront à payer l’intérêt de ces prêts, qui est donc fixé une nouvelle fois à 11,5% avec la Facilité de prêt marginal.

    La BFM justifie sa décision de maintenir les niveaux de ses taux directeurs par motif de prudence. L’Autorité monétaire estime que la persistance de l’inflation au deuxième semestre de 2024 demeure « un enjeu majeur ». Le maintien de ces taux directeurs a donc pour objectif de soutenir le dynamisme des activités économiques tout en maîtrisant le risque inflationniste, explique la BFM.

    Bien que des signaux positifs sont par ailleurs à constater, la Banque centrale fait part de ses inquiétudes par rapport à la conjoncture actuelle, surtout l’incertitude avec les conflits géopolitiques qui continuent de persister en cette année 2025. Aussi, la BFM rassure qu’elle va continuer à surveiller l’évolution macroéconomique afin d’anticiper d’éventuels ajustements de politique monétaire pour la stabilisation de l’ariary.

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  • RECHERCHES – « PortES », une nouvelle plateforme numérique centralisant les données socio économiques actualisées de Madagascar

    RECHERCHES – « PortES », une nouvelle plateforme numérique centralisant les données socio économiques actualisées de Madagascar

    Antananarivo, 4 Février, 17h30 – Economie nationale et régionale, indicateurs de programmes, aides publiques au développement, documents cadres, études et recherches sur la Grande île. Les données et informations concernant Madagasscar sont désormais centralisées auprès du Portail économique et social de Madagascar (PortES). Cette plateforme interactive développée par l’équipe technique du ministère de l’Economie et des finances (MEF), avec l’appui du Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud) et la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), a été lancée officiellement ce mardi.

    Ce portail est à la disposition de tous les citoyens, souligne Dimby Rakoto Andriamboavonjy, le directeur des études et de la programmation auprès du MEF. Mais il se présente surtout comme un instrument clé au service des décideurs publics, des investisseurs nationaux et internationaux, du monde académique ainsi que de la société civile.

    Avec son répertoire de données et d’informations couvrant les quatre comptes macroéconomiques, les indicateurs des programmes du Gouvernement, les réalités socioéconomiques des régions, les volumes d’appuis financiers reçus de nos partenaires et l’historique des stratégies sectorielles à Madagascar, PortES a été conçu pour être un site de référence. C’est ce qu’a soutenu de son côté le secrétaire général du MEF, Andry Ramanampanoharana.

    Le représentant résident adjoint du Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud), Jean-François Dubuisson estime qu’à travers le fonctionnement de ce portail, le Gouvernement malgache facilitera le débat démocratique sur le développement du pays, et sur le choix en matière d’investissements publics. D’ailleurs, “toute volonté des représentants du peuple, de la société civile, des défenseurs des plus vulnérables ou de l’environnement ainsi que des groupements d’entreprises, à défendre leurs idées sur la résolution des problématiques qui les concernent, ne pourra jamais être suffisamment argumentée sans un accès libre aux informations pertinentes, fiables et à jour”, explique-t-il.

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  • 174 600 tonnes de farine importée mise à la consommation à Madagascar en 2024

    174 600 tonnes de farine importée mise à la consommation à Madagascar en 2024

    Il y a plusieurs produits de nécessité que Madagascar importe pour couvrir ses besoins locaux, comme la farine. Et l’année dernière, la quantité importée de ce produit et mise à la consommation au pays s’élevait à 174 600 tonnes. Nous allons donc prendre ce volume d’importation pour notre chiffre du jour.

    174 600 tonnes, c’est la quantité de la farine importée par Madagascar et qui avait donc été mise à la consommation en 2024.

    En comparant ce volume à celui enregistré en 2023, une hausse de 54,1% est à noter, avec les 113 300 tonnes à l’époque. Et bien, cet accroissement des importations est toujours considéré comme au détriment des activités de la branche de production nationale de ce produit, c’est-à-dire les producteurs locaux de farine.
    Et là, nous revenons sur des sujets que nous avons déjà abordés auparavant comme « l’enquête de sauvegarde » ou encore les « mesures de sauvegarde ».

    Rapellons qu’un membre de l’Organisation mondiale du commerce peut temporairement suspendre des concessions multilatérales sur ses importations d’un produit donné si sa branche de production nationale subit ou est menacée de subir un dommage grave causé par un accroissement des importations.

    Ce pays peut relever le droit de douane au-dessus du taux consolidé, appliquer une restriction quantitative ou prendre d’autres mesures de restriction des échanges qui seraient autrement prohibées.

    Pour le cas de Madagascar, une mesure de sauvegarde définitive concernant les importations de farine a été prise au mois d’octobre 2023. La mesure de sauvegarde définitive a pris la forme de droit additionnel ad valorem au taux de 12% de la valeur CAF à l’époque. Ce droit additionnel devait baisser à 11,5% en 2024, à 11% en 2025 et à 10,5% entre janvier 2026 et février 2027.

    Le chiffre du jour, décryptage d’un chiffre qui marque l’actualité. Une rubrique à suivre sur 2424FM 92.2Mhz avec notre journaliste Rado Andriamampandry.

  • INTERNET – Stéphanie Delmotte attend plus d’investissements économiques et social de la part de Starlink

    INTERNET – Stéphanie Delmotte attend plus d’investissements économiques et social de la part de Starlink

    Antananarivo, 04 Février, 12h35 – La ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications attend plus de la part de Starlink. Pour Stéphanie Delmotte, le fournisseur d’accès internet par satellite américain qui s’est implanté à Madagascar l’an dernier doit encore progresser dans plusieurs domaines. “J’incite vraiment Starlink à progresser, notamment un retour économique et social sur la population malgache”, confie la ministre dans un entretien accordé au Magazine Perspectives.

    Pour Stephanie Delmotte, l’arrivée de cet acteur dans la Grande île est une bonne chose, en ce qu’il constitue “une solution qui vient compléter ce qui nous manque en termes de couverture et qui est tout à fait recommandée dans les zones qui ne sont pas couvertes”. Elle parle également de solutions “pour les zones touristiques, où l’on veut créer de l’hébergement” afin d’assurer “le confort des clients”, ou encore “pour les entreprises qui veulent se spécialiser dans tout ce qui est développement informatique et programmation”.

    Mais la ministre estime que cela reste insuffisant. “C’est bien de vendre, mais il y a un retour, un effort RSE (Responsabilité sociale de l’entreprise) à accomplir, quand on est une entreprise citoyenne, dans le pays qui est votre destination d’investissement”, argumente la ministre, jugeant que “c’est un minimum”. Elle fait la comparaison avec les autres opérateurs télécoms qui, selon elle, ont investi “des milliards de dollars”. “Il faut penser à la création d’emplois, au transfert de compétences, à l’éducation”, ajoute-t-elle.

    Stéphanie Delmotte indique alors avoir demandé à rencontrer les hauts responsables de Starlink à Madagascar. La société n’ayant pas de représentant à Madagascar, elle souligne “attendre leur arrivée pour écouter les prochaines étapes de leur investissement”. La ministre espère par ailleurs que Starlink puisse installer enfin des kiosques et bureaux à Madagascar et un vrai service à la clientèle pour “aider la population malgache à obtenir des réponses de la part d’un être humain, au lieu de se contenter de cette ligne verte ou ce service chatbot à distance”.

    Dans l’interview parue dans la dernière livraison du magazine Perspectives, Stéphanie Delmotte rappelle le coût du plug and play, “1 585 000 ariary pour l’équipement et 266 000 ariary par mois pour l’abonnement”, et indique que “c’est quand même une population privilégiée qui peut se permettre cet achat”. A l’entendre, la société compte “à peu près 5 900 abonnés, peut-être 6 000”.

    L’entreprise d’Elon Musk, l’homme le plus riche du monde avec une fortune estimée à 421 milliards de dollars, est le dernier arrivé des fournisseurs d’accès Internet à Madagascar. Starlink a obtenu sa licence satellite pour une somme de 100 000 dollars. Ce droit a été versé auprès de l’autorité de régulation des technologies de communication au bénéfice du fonds de développement des technologies de l’information et de la communication. Starlink doit aussi s’acquitter d’un frais annuel de 5% de son chiffre d’affaires hors taxe auprès de l’organe de régulation.

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  • DOUANE – 296 véhicules, non autorisés à être dédouanés, mis en vente aux enchères pour devenir des pièces détachées ou des ferrailles

    DOUANE – 296 véhicules, non autorisés à être dédouanés, mis en vente aux enchères pour devenir des pièces détachées ou des ferrailles

    Antananarivo, 04 Février, 9h45 – “De bonnes affaires” pour les sociétés oeuvrant dans les secteurs métallique, sidérurgie, fonderie ou dans l’importation et la vente de pièces détachées. “296 véhicules non autorisés à être dédouanés”, parce que “prohibés” à Madagascar et destinés à la “destruction” sont mis en vente aux enchères par la direction générale des douanes à Toamasina. Ils sont actuellement stockés dans les magasins et les aires de dédouanement SMMC et MICTSL au Port de Toamasina.

    Selon l’avis de vente aux enchères lancé par la DGD, seules les sociétés oeuvrant dans les secteurs métallique, sidérurgie, fonderie ou dans l’importation et la vente de pièces détachées peuvent soumissionner. Les véhicules, n’étant pas autorisés à Madagascar, sont destinés à la destruction. Leur démantèlement en pièces détachées et en ferrailles doit ainsi se faire dans l’enceinte même du port, “avant leur enlèvement et leur sortie”, selon les précisions de la douane. Les frais de manipulation et de démantèlement sont pris en charge par l’acquéreur lui-même, souligne encore la DGD.

    Les 296 véhicules ne sont pas vendus par pièce mais par lot, et selon l’avis de la DGD, ils sont répartis en quatre lots. Le premier lot, constitué de 188 camions, minibus, camionnettes, engins, vedettes, semi-remorques, semi-remorques, vans, en grande partie en état de délabrement avancé avec conduite à droite, est mis à prix à 200 millions d’ariary.

    Le deuxième lot et le troisième lot sont composés de véhicules signalés non conformes. Le deuxième lot, avec ses 27 véhicules à majorité des fourgons de type Sprinter, mais aussi de semi-remorque, de camions et de bus, est mis à prix à 100 millions d’ariary. Le troisième lot qui inclut des véhicules découpés en plus des semi-remorques, camions, camionnettes, fourgons et d’une voiture légère, est aussi mis à prix à 100 millions d’ariary. Le dernier lot, fait de 39 véhicules dont 31 voitures légères, sept minibus et un grand fourgon Mercedes Vario, tous avec conduite à droite, est mis à prix à 250 millions d’ariary.

    Selon la direction générale des douanes, outre les véhicules de conduite à droite, sont prohibés à Madagascar les véhicules de transport de marchandises de plus de 15 ans et les véhicules de transport en commun de plus de 10 ans.

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  • TITRES PUBLICS – L’émission des bons du trésor bientôt l’exclusivité pour la Banky foiben’i Madagasikara

    TITRES PUBLICS – L’émission des bons du trésor bientôt l’exclusivité pour la Banky foiben’i Madagasikara

    Antananarivo, 4 Février, 7h15 – La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) qui émet actuellement les bons du trésor par adjudication (BTA) est sur le point d’avoir l’exclusivité de l’émission de tous les titres publics à Madagascar. Ce sera bientôt à l’Autorité monétaire du pays de se charger également les Bons du trésor spéciaux (BTS) et les Bons du trésor Fihary (BTF) actuellement émis par le Trésor public. C’est déjà en phase de test depuis le mois de janvier, a fait savoir la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, vendredi.

     

    Le Conseil des Ministres de mercredi a d’ailleurs déjà adopté le décret portant agrément de la Banky Foiben’i Madagasikara en tant que dépositaire central unique des titres publics à Madagascar. Ce dépositaire unique est un des standards internationaux auxquels Madagascar doit se conformer, pour le pays qui entend entrer dans le marché des capitaux, a expliqué la ministre pour justifier cette décision qui devrait être effective d’ici un an. La mise en place d’un dépositaire central de titres publics est par ailleurs un engagement des autorités malgaches vis-à-vis du Fonds monétaire International (FMI), dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit. Et il devait déjà être mis en place à fin décembre 2024.

     

    Dans le cadre des négociations sur ce programme, les autorités se sont engagées à entreprendre les réformes nécessaires au développement du marché secondaire des titres publics. Et sur la base des recommandations du FMI et de la Société financière internationale, elles devaient réviser entre autres le fonctionnement du système de négociants primaires et mettre en place un dépositaire central de titres (CSD) unique pour l’ensemble des titres publics avant fin décembre 2024.

     

    Comme rappelé par la ministre Rindra Rabarinirinarison, trois titres publics sont émis à Madagascar, à savoir les BTA de la banque centrale ainsi que les BTF et BTS du Trésor public. Les bons du Trésor sont des instruments financiers émis par le gouvernement pour des besoins de financement à court terme.

     

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  • AFRIQUE – La Tanzanie attire un nombre record de 5,36 millions de touristes en 2024

    AFRIQUE – La Tanzanie attire un nombre record de 5,36 millions de touristes en 2024

    Dar Es Salam, 1er février (Xinhua) — La Tanzanie a accueilli 5,36 millions de touristes en 2024, un record qui dépasse son objectif d’attirer 5 millions de touristes d’ici à 2025, a déclaré vendredi Pindi Chana, ministre des Ressources naturelles et du tourisme. Lors d’une réunion des parties prenantes de l’industrie du tourisme, qui a rassemblé des investisseurs, des tour-opérateurs et des responsables du gouvernement dans la ville portuaire de Dar es Salaam, Pindi Chana a dit que sur le total des touristes qui ont visité les attractions du pays, 3,22 millions étaient des touristes nationaux et 2,14 millions des visiteurs internationaux.

    Le secteur du tourisme a généré environ 4 milliards de dollars américains de recettes l’année dernière, ce qui est inférieur à l’objectif ambitieux fixé par le gouvernement, qui est d’engranger 6 milliards de dollars américains d’ici à décembre 2025.

    La ministre a attribué le nombre impressionnant de touristes aux efforts stratégiques du gouvernement pour promouvoir l’industrie après les défis causés par la pandémie de COVID-19 au cours des dernières années. « Ces efforts ont permis de mettre en valeur les paysages à couper le souffle et le riche patrimoine culturel de la Tanzanie, faisant de ce pays une destination touristique de choix », a dit Pindi Chana.

    La réunion a également servi de plateforme pour discuter des stratégies futures, la ministre soulignant la nécessité d’une collaboration continue entre les parties prenantes afin d’améliorer l’offre touristique de la Tanzanie.

    Textes et photo : Xinhua

  • FRANCE – La délocalisation de la confection d’une partie des uniformes de l’Armée française à Madagascar contestée

    FRANCE – La délocalisation de la confection d’une partie des uniformes de l’Armée française à Madagascar contestée

    Antananarivo, 3 Février, 18h30 – Des politiques français s’en insurgent. Une partie des uniformes de l’armée française, notamment ceux utilisés le 14 juillet, vont désormais être confectionnés à Madagascar. Le marché de la confection de ces tenues a été attribué à l’entreprise Paul Boyé Technologies qui dispose des sites de production dans la Grande île. La décision a été confirmée en référé par le tribunal administratif de Versailles.

    Dans un communiqué publié le 31 janvier dernier, le ministère français des armées justifie son choix. “Ce contrat contribue au maintien du savoir-faire industriel français” indique le communiqué. Le ministère des armées ajoute que “l’entreprise Paul Boyé Technologies s’est engagée à ce que 90% de la valeur ajoutée et une partie de la production soient réalisées en France, dans leur usine de Labarthe-sur-Lèze en Haute-Garonne, qui emploie 200 salariés”.

    De son côté, le groupement Marck et Balsan/Abilis, société précédemment titulaire du contrat, et qui a par ailleurs attaqué la décision en justice avant que celui ci ne soit confirmé en référé s’indigne de la décision. Son directeur général Laurent Marck dénonce une logique de délocalisation pour baisser les coûts. Suite à la perte de ce marché, la direction a décidé de fermer un de ses sites de production situé à Calais, qui emploie 65 salariés.

    Des politiques s’insurgent face à la situation. “Quand allons-nous arrêter cette folie ?” écrit sur X Marine Le Pen, la patronne du Rassemblement national en republiant un tweet qui évoque cette décision. La maire de Calais s’est aussi indignée et a indiqué qu’il faut d’abord aider, en priorité, les entreprises qui travaillent en France.

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  • AGRICULTURE – La distribution des 200 tonnes de semences de riz hybride démarre à Tanambe Amparafaravola

    AGRICULTURE – La distribution des 200 tonnes de semences de riz hybride démarre à Tanambe Amparafaravola

    Antananarivo, 3 Février, 18h00 – Madagascar débute officiellement la culture du riz hybride à grande échelle. La distribution des premières semences de riz hybride à destination des agriculteurs a été officiellement commencée par Andry Rajoelina à Tanambe, Amparafaravola ce lundi. Pour le chef de l’Etat, il s’agit d’avancer vers la souveraineté alimentaire en appuyant les agriculteurs et paysans, qui constituent la grande majorité de la population malgache.

    “Nous avons une arme pour sortir de la pauvreté. Ce sont les paysans qui constituent 80% de la population malgache”, lance le président de la République lors de la cérémonie. “C’est pour cela qu’on a enclenché la transformation agricole et mis en place le secrétariat d’Etat chargé de la souveraineté alimentaire qui veille sur les paysans”, ajoute-t-il. “Mais les paysans manquent de moyens pour s’acheter des engrais et des semences (…) et c’est pour cela qu’on distribue des semences”, explique-t-il encore.

    D’après Andry Rajoelina, la culture du riz hybride qui permet de produire jusqu’à 13 tonnes par hectare sera lancée dans 12 régions de Madagascar sur près de 50 000 ha. L’objectif est comme maintes fois répété par les autorités d’avoir un million de tonnes de paddy supplémentaires en une année. “Actuellement à Madagascar on produit 4 millions de tonnes de riz et on importe encore 400.000 tonnes”, rappelle le chef de l’Etat. “Le but est de produire un million de tonnes de paddy par an, si on y arrive, on n’importera plus de riz”, poursuit-il.

    Outre la distribution des semences de riz hybride qui se “poursuivra tous les ans”, l’Etat va aussi mettre à disposition des paysans des engrais à faible coût a indiqué le chef de l’Etat. L’Etat donnera aussi des engins tels que des tracteurs, des moissonneuses batteuses. Le président de la République a également annoncé la distribution de décortiqueuses modernes aux différentes coopératives afin d’éviter les grandes pertes lors du décorticage du riz. Tous les districts à Tanambe et les alentours en recevront, annonce le chef de l’Etat.

    Avant la distribution des engrais aux paysans de Tanambe, ces derniers ont également déjà reçu des formations de la part des responsables pour la culture du riz hybride. Selon le Conseil des ministres de mercredi, 200 tonnes de semences de riz hybride sont déjà arrivées sur la Grande île. Lors de l’ouverture de la concertation nationale sur l’agriculture et l’élevage de la semaine dernière, le chef de l’Etat a indiqué que Madagascar est prêt à importer des conteneurs, voire des bateaux de semences, pour soutenir les paysans.

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  • 587 mégawatts de capacité installée sur les réseaux de la Jirama sont fournis par le secteur privé

    587 mégawatts de capacité installée sur les réseaux de la Jirama sont fournis par le secteur privé

    C’est une nouvelle semaine qui commence et rien de mieux que de l’entamer en faisant « le plein d’énergie ».
    Mais comprenez bien que je ne vais pas vous livrer un guide complet pour bien démarrer votre semaine.
    Je vais plutôt vous parler du secteur de l’Energie au pays, de l’électricité, et donc bien sûr de la Jirama.

    La Jirama, rappelons-le, c’est la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Mais depuis 1999 et la libéralisation du secteur de l’électricité, elle n’est plus seule dans la production d’électricité. Elle conserve néanmoins le monopole du transport et de la distribution de l’électricité.

    Savez-vous qu’actuellement, 587 mégawatts de capacité installée sur les réseaux de la Jirama sont fournis par le secteur privé ? Ça vous étonne ?! Abordons-le dans cette édition du « Chiffre du jour ».

    La capacité installée sur les réseaux de la Jirama s’élève au total à 828 mégawatts, d’après le Pacte énergétique national pour Madagascar. Mais sachez que ce sont les opérateurs privés qui lui fournissent les 587 mégawatts.
    En faisant le petit calcul, ce sont les opérateurs privés qui contribuent à 70% sur la capacité installée de la Jirama.
    Comment ? Eh bien, par le biais de contrats d’achat d’électricité (CAE) et de contrats de location.

    Pratiquement, ce sont les opérateurs privés qui produisent l’électricité, à partir des centrales thermiques, solaires ou hydroélectriques. Ceux-ci les vendent ensuite à la Jirama qui les distribue à son tour à ses abonnés.
    Et ce sont 587 mégawatts qui proviennent donc du secteur privé. Mais il faut préciser qu’il s’agit de « capacité installée » et non de « capacité disponible ».

    En effet, sur les 828 MW de capacité totale installée pour la production d’électricité à Madagascar, les autorités malgaches indiquent que seuls 478 MW sont disponibles, soit moins de 60%. Ceci est principalement dû au vieillissement et à la détérioration des centrales hydroélectriques qui souffrent d’un manque d’entretien adéquat, d’après leurs explications.

    Qu’en est-il de la capacité de la Jirama à payer ses prestataires ? C’est une autre histoire !

    Mais pour vous donner juste un petit indice, le Pacte énergétique national pour Madagascar avance des arriérés de la Jirama vis-à-vis de ses fournisseurs du secteur privé qui s’élevaient à 400 millions de dollars en 2024.
    Voilà, nous pouvons encore nous étaler largement sur le sujet mais gardons les informations pour les prochaines éditions.

    Le chiffre du jour, décryptage d’un chiffre qui marque l’actualité. Une rubrique à suivre sur 2424FM 92.2Mhz avec notre journaliste Rado Andriamampandry