Catégorie : Économie

  • CHIFFRE DU JOUR : 3 636 000 tonnes, la quantité de manioc prévue être produite par Madagascar en 2025

    CHIFFRE DU JOUR : 3 636 000 tonnes, la quantité de manioc prévue être produite par Madagascar en 2025

    Nous nous sommes davantage intéressés aux importations lors des précédentes éditions de cette rubrique. Aujourd’hui nous allons accorder une place à la production locale.  Et nous allons parler de l’une des filières agricoles qualifiées de prioritaires par l’Etat. Mais comme on a déjà parlé du riz, aujourd’hui, on va discuter manioc. Il s’agit de l’un des tubercules les plus populaires dans l’alimentation à Madagascar. Et comme le manioc est une filière prioritaire pour l’Etat, son développement a intégré dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et de résilience de Madagascar en 2023.

    Pour cette année, l’Etat espère une production nationale de manioc s’élevant à 3 636 000 tonnes. C’est donc la prévision de production nationale de manioc pour cette année. Comparé aux 3 417 000 tonnes en 2024, l’Etat prévoit donc une hausse de 6,4% de hausse en volume. Ces chiffres sont avancés dans le Document de performance, annexé à la loi des Finances initiales de 2025.

    Mais ce n’est pas la première fois que Madagascar cible une bonne performance pour la filière manioc.
    Dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et de résilience de Madagascar, les objectifs que l’Etat s’était fixés étaient l’augmentation de sa production, l’amélioration de sa conservation et la promotion de sa transformation des produits pour augmenter sa valeur ajoutée.

    Alors que la production de manioc se situait à 3 millions de tonnes sur 400 000 hectares en 2023, avec un rendement de 7,5 t/ha, le Pacte vise de doubler ce rendement en 2027, c’est-à-dire 14 t/ha.
    Les produits serviront pour la consommation humaine, dont la consommation directe, la production de Gari, d’autres produits comme la pâte de manioc fermentée et le pudding, ou encore pour la substitution de farine de blé.

    Un Programme de développement de la filière manioc avait par ailleurs été déjà inclus dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et de résilience de Madagascar, afin d’atteindre ces six millions de tonnes de manioc en 2027 ainsi que la promotion de sa transformation. Le coût de financement de ce Programme était de 49 millions de dollars.

    Le chiffre du jour, décryptage d’un chiffre qui marque l’actualité. Une rubrique à suivre sur 2424FM 92.2Mhz avec notre journaliste Rado Andriamampandry

  • FINANCES – L’atteinte d’un taux de croissance économique à 5% en 2025 parmi les objectifs communs des acteurs budgétaires

    FINANCES – L’atteinte d’un taux de croissance économique à 5% en 2025 parmi les objectifs communs des acteurs budgétaires

    Antananarivo, 30 Janvier, 9h35 – En première ligne. Les acteurs budgétaires auront à s’impliquer dans l’atteinte des objectifs de performances sociales et économiques du pays qui sont définis dans la loi des Finances initiales 2025. Mais ils auront surtout à œuvrer conjointement pour l’atteinte du taux de croissance économique que l’Etat a fixé 5% pour cette année. C’est ce qui a été rapporté de la première journée de présentation officielle de la Circulaire d’exécution budgétaire (CEB) ce mercredi.

    “Cet objectif est ambitieux mais réalisable grâce à une coordination renforcée entre les institutions”, soutient le ministère de l’Economie et des finances. Pour cela, les acteurs budgétaires se doivent d’avoir une compréhension commune des procédures essentielles à travers le CEB. Cela permettra d’assurer une exécution budgétaire harmonisée, fluide et conforme aux objectifs fixés par le Gouvernement, indique le ministère.

    Ces acteurs budgétaires, ce sont les Coordonnateurs de programmes (CdP), les responsables de programmes (RdP), et les Personnes responsables des marchés publics (PRMP). Ce sont également les ordonnateurs, les gestionnaires d’activités (GAC), les Responsables de crédits des droits et taxes à l’importation (RDTI) et les Responsables des taxes sur les valeurs ajoutées (RTVA).

    Comme souligné dans le CEB relatif à la LFI 2025, l’atteinte des objectifs de performances sociales et économiques de Madagascar dépend essentiellement de la bonne gouvernance, du renforcement de l’Etat de droit et de l’amélioration de la transparence dans la gestion des ressources publiques. Et il nécessite l’implication de tous les acteurs budgétaires à tous les niveaux, l’utilisation à bon escient du budget et l’optimisation des ressources et des dépenses publiques.

    Après avoir été présenté à ces acteurs budgétaires, ce Circulaire d’exécution budgétaire sera présenté aux Etablissements publics nationaux. Cette présentation est importante car elle permet aux participants de poser des questions, d’éclaircir d’éventuelles ambiguïtés et de se préparer à appliquer efficacement les directives, conclut le ministère.

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  • 1,3 milliards d’ariary de recettes fiscales attendues avec la hausse du droit d’accises sur les cigarettes électronique

    1,3 milliards d’ariary de recettes fiscales attendues avec la hausse du droit d’accises sur les cigarettes électronique

    Antananarivo, 29 Janvier, 18h33 – Vapoter coûtera un peu plus cher à partir de cette année. Le droit d’accises sur les cigarettes électroniques et les dispositifs de vaporisation électronique passe de 5% en 2024 à 20% en 2025. Avec cette hausse, l’Etat compte augmenter les recettes fiscales de 1,3 milliards d’ariary. 

    L’exposé des motifs de la loi de finances de 2025 considère les cigarettes électroniques comme étant des biens de luxe et de haute technologie. En augmentant le droit d’accises auquel ces produits sont soumis, l’Etat indique mettre en place des politiques pour réguler leur accessibilité. 

    Pour ce qui est des cigarettes provenant des tabacs, le droit d’accises a connu une hausse de 10 ariary par paquet, passant de 1 430 ariary en 2024 à 1 440 ariary en 2025. Les autorités avaient initialement prévu d’aller jusqu’à 1 470 ainsi que cela a été indiqué dans le projet initial de la loi de finances. Mais des corrections y ont été apportées avant que le texte ne passe à l’examen devant la commission finances à l’Assemblée nationale. 

    Par ailleurs, l’apposition de vignettes digitales ou de codes alphanumériques sur les paquets de cigarettes afin d’assurer la traçabilité des produits et de sécuriser les recettes fiscales qu’ils génèrent est toujours en attente. Un appel d’offres sur la mise en place de ce système digital de contrôle avait déjà été lancé et la société à qui la tâche doit être confiée est déjà identifiée, mais le projet semble tarder à se concrétiser. 

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  • CHIFFRE DU JOUR : 19 millions, le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’électricité à Madagascar

    CHIFFRE DU JOUR : 19 millions, le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’électricité à Madagascar

    Un des évènements marquant le début de cette semaine c’est la tenue du Sommet de l’Energie, « Mission 300 » en Tanzanie, auquel Madagascar a participé. L’évènement était d’autant plus important pour le pays puisqu’il devait y présenter son « Pacte national pour l’Energie » : Un document qui lui servira de feuille de route dans la conduite du secteur.

    Vous savez que Madagascar a beaucoup de défis à relever, ne serait-ce que l’insuffisance de la production pour satisfaire le besoin en électricité de certaines localités. Une situation qui amène souvent au délestage que nous subissons quotidiennement ces derniers temps.

    Mais le délestage, c’est pour ceux qui ont accès à l’électricité. En effet, sachez que près de 19 millions de personnes à Madagascar n’y a pas accès. C’est notamment ce qu’avaient rapporté les autorités malgaches qui ont rédigé ce pacte national.  Intéressons-nous donc à ce chiffre : 19 millions pour être notre chiffre du jour.

    Près de 19 millions de personnes à Madagascar n’ont donc pas accès à l’électricité. Si on considère que le pays compte actuellement autour de 30 millions d’habitants, le niveau de ce taux d’accès n’est ainsi que de 36% de la population. Ce qui place Madagascar au 8e rang des pays ayant la plus grande population non électrifiée au monde, comme précisé dans ce document a majeure partie de ces personnes qui ont accès à l’électricité se trouvent par ailleurs dans les zones urbaines. Seulement 20% d’entre elles se trouvent dans les zones rurales.
    Mais environ 18 millions de personnes pourraient encore être privées de l’électricité d’ici 2030. L’explication donnée par les autorités est que l’électrification n’a pas réussi à dépasser de manière significative la croissance de la population.

    L’Etat se lance néanmoins un grand défi dans le secteur de l’Energie. Le Gouvernement malgache s’engage par exemple à garantir l’accès à une électricité fiable, abordable et durable à 80% de la population d’ici 2030. Ce qui veut dire 44% qui devrait s’additionner aux 36% actuels. Mais pour cela, il faudra du moyen financier. Beaucoup beaucoup de moyens que j’en parlerai avec vous une autre fois. Raison de plus de toujours se brancher à 2424FM. Alors je vous dis à demain. Nous comptons sur vous.

    Le chiffre du jour, décryptage d’un chiffre qui marque l’actualité. Une rubrique à suivre sur 2424FM 92.2Mhz avec notre journaliste Rado Andriamampandry

  • CHIFFRE DU JOUR : 262 100 tonnes, la quantité du riz importé par Madagascar en 2024

    CHIFFRE DU JOUR : 262 100 tonnes, la quantité du riz importé par Madagascar en 2024

    Le chiffre du jour c’est une rubrique où nous faisons quotidiennement le décryptage d’un chiffre de l’actualité, dans une visée informative. Comme nous le savons, Madagascar doit encore importer du riz pour combler le gap entre la production et la consommation nationale de ce produit. L’année dernière, donc en 2024, la Grande île en a importé environ 262 000 tonnes.

    C’était aux alentours de 262 100 tonnes d’après les chiffres arrondis de la direction générale des Douanes.
    C’est cette quantité de riz importé mis à la consommation à Madagascar l’année dernière que nous avons choisi comme chiffre du jour.

    Cette quantité du riz importé mis à la consommation qui s’établit autour de 262 100 tonnes en 2024 est le cumul des 82 300 tonnes importés au premier trimestre, ajoutés aux 43 000 tonnes au second trimestre, plus les 17 400 tonnes au troisième trimestre et les 119 400 tonnes de riz au quatrième trimestre.

    Ce total avait été obtenu à partir de la compilation des chiffres rapportés dans les Tableaux de bord de la direction générale des douanes qu’elle publie mensuellement.
    En s’établissant à 262 100 tonnes, une baisse de 38,26% est à noter par rapport aux 424 500 tonnes importée en 2023. Il y a donc un écart de 162 400 tonnes entre les deux périodes.

    La Grande île a aussi réduit ses dépenses dans l’importation de riz, dont la valeur CAF qui s’est élevé à 876,5 milliards d’ariary en 2023 a baissé à 680,6 milliards d’ariary en 2024.

    Côté production, les chiffres du ministère de l’Agriculture tablaient sur une production de 5,5 millions de tonnes de paddy en 2024, contre un peu plus de 5 millions de tonnes produits en 2023.

    Pour ce qui est des perspectives de la filière, nous en parlerons certainement dans une édition prochaine de notre rubrique.

    Le chiffre du jour, décryptage d’un chiffre qui marque l’actualité. Une rubrique à suivre sur 2424FM 92.2Mhz avec notre journaliste Rado Andriamampandry

  • L’Artec annonce des mesures contre les utilisateurs et vendeurs de répéteurs de téléphonie mobile non autorisés

    L’Artec annonce des mesures contre les utilisateurs et vendeurs de répéteurs de téléphonie mobile non autorisés

    Antananarivo, 26 Janvier, 12h45 – Un rappel à l’ordre. L’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec) rappelle la nécessité d’avoir une “autorisation expresse exclusive” pour toute “utilisation et commercialisation des répéteurs de téléphonie mobile”. Elle laisse entendre des actions et des mesures contre tous ceux qui, sans autorisation, vendraient et recouraient à ces “équipements de télécommunication utilisant des fréquences radioélectriques” à l’origine de perturbations enregistrées sur les réseaux des opérateurs mobiles. 

    “Il est du devoir de l’Artec de faire cesser ces perturbations par tous moyens, y compris par la voie légale”, souligne alors l’Artec dans un communiqué publié à mi-janvier. Elle met notamment en avant que “l’utilisation des fréquences et/ou l’établissement des réseaux de télécommunication non autorisés exposent leurs auteurs à l’application des peines prévues par la loi portant réforme institutionnelle des télécommunications”. 

    Les répéteurs de de téléphonie mobile sont principalement utilisés pour capter, amplifier et redistribuer le signal réseau mobile. Utilisés dans les zones où la réception est faible ou instable, ces équipements sont utilisés pour optimiser la couverture Wifi. Ils sont de plus en plus recherchés par les utilisateurs depuis l’arrivée de Starlink sur la Grande île. 

  • La caution sur les litiges fiscaux réduite à 25% du montant contesté et à payer auprès du Trésor public, selon le ministère des Finances

    La caution sur les litiges fiscaux réduite à 25% du montant contesté et à payer auprès du Trésor public, selon le ministère des Finances

    Antananarivo, 26 Janvier, 10h05 – La garantie exigée d’un contribuable concerné par un litige fiscal n’est plus de 50% mais de 25% du montant contesté. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) apporte des précisions sur cette nouvelle disposition apportée dans la loi des Finances initiale (LFI) 2025 et qui est effective depuis le début de ce mois de janvier.

    Dans un communiqué publié samedi, le ministère parle d’une “réforme majeure du dispositif de sursis de paiement en matière fiscale” qui devrait être “une mesure en faveur des entreprises”. Les entreprises qui demandent un sursis de paiement n’ont plus qu’à payer cette caution de 25% du montant contesté, contre 50% auparavant. Celle-ci est à verser directement auprès de la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Sur demande, ces entreprises bénéficient, selon le ministère en charge des Finances, d’une flexibilité de paiement, selon leur capacité financière.

    Elles auront par ailleurs droit à la restitution intégrale des ces 25% si elles gagnent le contentieux. Le montant leur sera alors versé via le Trésor public. Dans le cas contraire toutefois, elles devront régler en intégralité ce que l’administration fiscale leur réclame dans le litige.

    Durant la procédure, elles seront épargnées de mesures de recouvrement forcé et seront protégées contre les Avis à tiers détendeur, rassure le ministère. “Cette réforme s’inscrit dans la politique de modernisation de l’administration fiscale et de soutien au développement des entreprises”, conclut alors le MEF.

  • PLAN STRATEGIQUE – 16 projets de modernisation à mener en cinq ans pour la Douane

    PLAN STRATEGIQUE – 16 projets de modernisation à mener en cinq ans pour la Douane

    Antananarivo, 25 Janvier, 19h00 – De la normalisation aux infrastructures, en passant par la mobilisation des données. Le programme de modernisation de la douane, développé pour la mise en œuvre de son nouveau Plan stratégique 2025-2029, comprend en tout 16 projets. Ceux-ci ont été présentés lors du lancement de ce plan quinquennal, vendredi.

    Parmi les projets phares dans ce programme de modernisation de l’administration douanière figure entre autres la construction de l’Académie des douanes et du “Customs house”. La mise en place d’une politique de cybersécurité avancée et d’un “data center backup” y est également comprise. De même pour la gestion des mesures tarifaires et non tarifaires ou encore son projet “douane verte”.

    Des financements sont déjà acquis pour la mise en œuvre de ce Plan stratégique, confie le directeur général des Douanes, Ernest Lainkana Zafivanona. Celui-ci indique que l’administration douanière avait déjà approché ses partenaires techniques financiers nationaux, régionaux et internationaux, avant même la finalisation de ce Plan.

    “Au cours des cinq prochaines années, nous mettrons en œuvre des réformes audacieuses visant à accroître notre efficacité et à renforcer notre rôle essentiel à l’intersection de l’économie et de la sécurité”, poursuit le directeur général de l’administration douanière. La douane avance alors 12 objectifs comprenant l’optimisation des processus, le renforcement des capacités humaines, l’innovation technologique, et le développement de partenariats stratégiques.

    Ce Plan stratégique contribuera à faire de la douane malgache “un exemple d’administration publique empreinte de modernité et d’efficacité”, d’après la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison. “Ce plan ambitionne de réfléchir profondément sur une meilleure modernisation et une meilleure efficacité de l’administration douanière. Et il s’inscrit parfaitement dans la continuité de la Politique générale de l’Etat ainsi que les stratégies gouvernementales”, souligne-t-elle.

  • AIDE BUDGETAIRE – Des conditionnalités restent à compléter pour l’obtention de la deuxième tranche de l’appui DPO de la Banque mondiale

    AIDE BUDGETAIRE – Des conditionnalités restent à compléter pour l’obtention de la deuxième tranche de l’appui DPO de la Banque mondiale

    Antananarivo, 25 Janvier, 12h45 – L’Etat s’active. Quelques conditionnalités sont encore à compléter pour le second appui des politiques de développement (DPO) de la Banque mondiale. “Nous tâchons de les compléter petit à petit”, rassure la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, interrogée sur le sujet à Toliara, lundi.

    Le Conseil du Gouvernement du 12 novembre de 2024 avait déjà fait le point sur la situation de la préparation de cet appui budgétaire après l’Assemblée annuelle du groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international qui s’était tenu à Washington. Cette réunion de l’Exécutif avait alors donné son accord pour l’accélération de la mise en œuvre des réformes des opérations de politique de développement (DPO) pour une croissance équitable et résiliente (MERG).

    La DPO avait été convenue entre Madagascar et la Banque mondiale en 2023. Elle vise à renforcer la gouvernance et la résilience macro-budgétaire ainsi qu’à améliorer le climat d’investissement et approfondir les réformes structurelles dans les secteurs critiques comme la connectivité numérique, l’énergie et les mines. Cette DPO devrait fournir trois tranches de 100 millions de dollars chacune, en soutien budgétaire sur la période 2023-2025.

    Une première tranche de cet appui avait déjà été décaissée en juin 2023. L’Etat attend la seconde tranche qui, comme pour ce premier décaissement, est conditionnée par plusieurs actions préalables à entreprendre ou des déclencheurs dans différents domaines et qui devait être décaissée en 2024. 

    Les autorités malgaches y travaillent, à en croire les explications de la ministre Rindra Rabarinirinarison. “Nous sommes en train de compléter ces conditionnalités, comme le cas du décret USSD qui vient d’être adopté la semaine dernière”, prend-elle comme exemple.

     

  • INFRASTRUCTURES – La construction du pont Mangoky prévue se terminer vers fin 2026, selon le ministère des Travaux publics

    INFRASTRUCTURES – La construction du pont Mangoky prévue se terminer vers fin 2026, selon le ministère des Travaux publics

    Antananarivo, 25 Janvier, 10h10 – Il reste encore près de 24 mois avant que le pont Mangoky soit complètement terminé. En déplacement dans le Sud-Ouest du pays, le ministre des Travaux publics, Richard Rafidison, évoque une réalisation des travaux à environ 15%. Il estime la fin des travaux à fin 2026. 

    Prévu avoir une longueur de 880m, le pont Mangoky devrait être le pont le plus long de Madagascar. Pour la réaliser, “l’entreprise chinoise CRCC utilise une nouvelle technologie de façon à ce que l’ouvrage puisse résister au courant du fleuve Mangoky durant la saison des pluies”, confie le ministre.

    La construction du pont Mangoky devrait signer la fin des chantiers prévus sur la route nationale RN9. Richard Rafidison rappelle que même si “la réhabilitation de la route reliant Toliara à Manja est déjà terminée, il faut encore deux heures pour traverser le fleuve Mangoky”. Une fois le pont mis en place, la circulation devrait être plus fluide, souligne-t-il alors. 

    Les travaux de réhabilitation de la route reliant Toliara à Manja avaient été répartis en trois tranches. La première, reliant Toliara à Analamisampy avait été bouclée en 2018. Les deux autres, reliant Analamisampy à Bevoay, puis Bevoay à Manja, ont été inaugurées en août 2023. Il ne reste plus que la construction du pont Mangoky, du côté de Bevoay pour que le projet RN9 soit bouclé. Lors de l’inauguration des deux portions de route entre Analamisampy et Bevoay, le président de la République avait indiqué que les travaux de construction du pont Mangoky prendront 30 mois.

    Ce projet a pour but de désenclaver des zones rurales vastes, offrant ainsi des opportunités significatives pour le développement de l’agriculture, du tourisme et de l’économie en général de la Région Atsimo Andrefana. Il est financé par le gouvernement malgache et des banques arabes, comme la Banque arabe pour le développement de l’Afrique (Badea), le Fonds saoudien pour le développement, le Fonds koweitien et le Fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid).