Catégorie : Économie

  • ENERGIE – L’approvisionnement en carburant de la Jirama au menu d’une réunion tripartite à Mahazoarivo

    ENERGIE – L’approvisionnement en carburant de la Jirama au menu d’une réunion tripartite à Mahazoarivo

    Antananarivo, 24 Janvier, 9h20 – Le sujet brûlant du carburant avait été au centre des discussions entre les représentants de l’Etat, ceux du Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM) et de la Jirama. L’approvisionnement en carburant de la compagnie nationale d’eau et d’électricité avait particulièrement été abordé durant cette réunion tripartite, qui avait eu lieu au Palais de Mahazoarivo, jeudi.

    Selon le compte-rendu fait par la cellule communication du Bureau du Premier ministre, il était question de veiller sur le contrat d’approvisionnement qui lie la Jirama avec le GPM. Ce contrat concerne la fourniture par les pétroliers des carburants qui font tourner les centrales thermiques de la compagnie nationale, qui, depuis quelques jours, se dit contrainte de procéder au délestage sur le réseau interconnecté d’Antananarivo à cause du faible niveau de ses barrages hydroélectriques.

    En novembre, le chef de l’Etat avait donné des instructions pour que toutes les centrales thermiques fournissant la Capitale et ses environs soient opérationnelles afin de mettre fin au délestage de 6h à 22h. Sauf que depuis début janvier, juste après les fêtes, la Jirama avait mis en avant l’insuffisance de carburants pour justifier le retour du délestage.

    Jeudi, face aux sociétés de distribution de carburant et à la Jirama, le Premier ministre Christian Ntsay a soulevé la nécessité de trouver des solutions pérennes sur l’approvisionnement en carburant du pays, et de la Jirama. La vie socioéconomique de toute la population de Madagascar en dépend, souligne le Chef du Gouvernement.

    D’autres sujets ont également été abordés, comme le transport par voie maritime du fuel lourd pour Toliara et Mahajanga. De même pour la mise en place de dépôts de carburant « compact » dans 38 districts pour cette année, d’après toujours ce compte-rendu.

    Pour ces discussions, le Premier ministre Ntsay Christian était entouré de la ministre de l’Economie et des finances Rindra Rabarinirinarison et du ministre de l’Energie et des hydrocarbures Olivier Jean-Baptiste.

    Photo : Bureau du Premier ministre

  • AGRICULTURE – Les autorités lancent le projet « taninketsa iombonana » pour sauver la campagne agricole 2025 dans l’Alaotra

    AGRICULTURE – Les autorités lancent le projet « taninketsa iombonana » pour sauver la campagne agricole 2025 dans l’Alaotra

    Antananarivo, 23 Janvier, 13h55 – Situation d’urgence. De nombreuses rizières dans l’Alaotra ne sont toujours pas cultivées à cause du manque d’eau. Afin de sauver la campagne agricole de cette année, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage met en place le projet « taninketsa iombonana », pépinière commune. Elle s’étale sur une surface d’un hectare, rapporte Gaetan Ramindo, secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’élevage. Il indique que “le tanin-ketsa iombonana peut ravitailler 100 ha de rizière dans l’Alaotra”.

    François Sergio Hajarison, ministre de l’Agriculture a apporté plus d’explications sur ce projet lors de son intervention sur la chaîne de télévision publique TVM. Selon ses dires, le projet a été mis en place “pour sauver et aider les riziculteurs qui font face au manque d’eau actuellement dans l’Alaotra”. “Au lieu de distribuer des semences, le ministère veut directement donner aux paysans les plants pour qu’ils puissent faire le repiquage, dès que l’eau arrive dans leur rizière. Ce projet devait être vulgariser”, poursuit-il

    Pour cette année, le gouvernement vise à augmenter la production de paddy à un millions de tonnes supplémentaire. Le manque d’eau pourrait bouleverser cette ambition si la sécheresse continue dans l’Alaotra. Des solutions concrètes devraient encore être apportées au cours de la concertation nationale organisée au Centre de conférence internationale d’Ivato, ce jeudi et vendredi, avec la participation des différents acteurs de la filière agricole.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • PARTENARIAT – Le Camerounais Constant Lonkeng Ngouana désigné chef de mission du FMI pour Madagascar

    PARTENARIAT – Le Camerounais Constant Lonkeng Ngouana désigné chef de mission du FMI pour Madagascar

    Antananarivo, 22 Janvier, 17h15 – Frédéric Lambert qui avait été le chef de mission du Fonds monétaire international (FMI) pour Madagascar va quitter ce poste au mois de février. Il sera remplacé par le Camerounais Constant Lonkeng Ngouana qui est actuellement le chef de mission de cette institution de Bretton Woods pour le Bénin. C’est ce qu’avait indiqué la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, lundi.

    Constant Lonkeng Ngouana assurera les mêmes tâches que son prédécesseur, souligne le ministre en charge des Finances. « Il aura à mener toutes les négociations entre le FMI et les autorités de Madagascar et à préparer notamment le dossier de la Grande île qui est à soumettre devant le Conseil d’administration de cette institution », explique-t-elle.

    Le dossier de Madagascar changera donc de main. Constant Lonkeng Ngouana aura ainsi à boucler les discussions sur les premières revues des programmes de Facilité élargie de crédit et de Facilité pour la résilience et la durabilité. La ministre Rindra Rabarinirinarison estime que sur ce point, « nous sommes sur la bonne voie ».

    Après l’entrée en vigueur du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants, Madagascar espère que son dossier passera devant le Conseil d’administration à fin février au plus tard. Faute de mise en oeuvre du mécanisme durant le second semestre de 2024, le décaissement des deuxièmes tranches des programmes a connu des retards par rapport aux prévisions initiales.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • ART CULINAIRE – L’équipe malgache entre en lice au Championnat du monde des traiteurs ce jeudi

    ART CULINAIRE – L’équipe malgache entre en lice au Championnat du monde des traiteurs ce jeudi

    Antananarivo, 23 Janvier, 10h15 – Top départ pour l’équipe malgache au championnat du monde des traiteurs, ce jeudi, au salon internationale de la restauration, de l’hôtellerie et de l’alimentation (Sirha) à Lyon. L’équipe de la Grande île composée de Fenosoa Rahajamalala et Bodo Rakotovao, sous la direction du Chef Lalaina Ravelomanana, est prête après les trois jours d’entraînement intensif et espère succéder aux États-Unis le champion sortant de la précédente édition.

    Comme à chacune des 11 autres équipes en lice, il est demandé à la team malgache de faire preuve « de créativité, de technique et de maîtrise » selon les mots de Joël Mauvigney, fondateur de l’International Catering Cup. En parallèle de ces compétences figure également la « valeur ajoutée humaine », déclare-t-il. Des points sur lesquels l’équipe de Madagascar doivt briller pour espérer le titre.

    Lors de la dernière édition en 2023, Madagascar était à un cheveu du podium en terminant quatrième au classement. Aujourd’hui, les ambitions sont permises pour une équipe malgache plus entraînée que jamais. L’espoir est permis et le verdict est à connaître au bout des trois jours de compétitions.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • AVIATION CIVILE – L’audit de sûreté mené par les experts de l’OACI touche à sa fin

    AVIATION CIVILE – L’audit de sûreté mené par les experts de l’OACI touche à sa fin

    Antananarivo, 23 Janvier, 6h50 – Clap de fin pour la session du Programme universel d’audits de sûreté (USAP) à Madagascar. L’audit de l’Aviation civile malgache (ACM) menée par les experts de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a officiellement été clôturé ce mardi en présence de Valéry Ramonjavelo, ministre des Transports et de la météorologie.

    L’audit USAP a duré dix jours. D’après l’Aviation civile de Madagascar (ACM) les experts de l’OACI, Éric Abraham, Daniel Milan, Mouniratou Barkire Issoufou et Alidou Sinare, ont pris l’aéroport international d’Ivato comme échantillon pour évaluer les systèmes de sûreté aéroportuaires et aériens du pays. Pour rappel, l’audit USAP a pour objectif de vérifier la conformité de Madagascar aux normes mondiales de sûreté aérienne.

    Les résultats de l’audit sont maintenant attendus. Ces résultats fourniront à Madagascar des orientations pour renforcer la sûreté dans le secteur aérien et garantir une meilleure conformité avec les recommandations internationales, ajoute l’ACM.

    Madagascar vise à augmenter sa note de sûreté qui était, avant l’audit, inférieur à la moyenne mondiale et atteindre un taux de conformité de 75%. Le colonel Gervais Damas, directeur général de l’ACM a également affirmé l’engagement du pays à mettre en œuvre les recommandations issus de l’audit afin de maintenir des standards élevés de sûreté aérienne et de soutenir un développement durable du secteur.

    Cet audit devrait confirmer l’audit blanc mené par des experts de l’OACI en fin d’année dernière qui s’est conclu par une note positive pour la Grande île. A l’époque, les évaluateurs avaient noté l’amélioration des infrastructures et des procédures au niveau des aéroports audités dans la grande île. Ils ont également noté les efforts menés au niveau de la réforme des textes législatifs qui ont été adaptés au Programme national de facilitation du transport aérien (PNFTA) et au Programme de sûreté aéroportuaire (PSA).

    Photo : ACM

  • COOPERATION – Madagascar espère un examen de son dossier par le Conseil d’administration du FMI “à fin février au plus tard”, selon Rindra Rabarinirinarison

    COOPERATION – Madagascar espère un examen de son dossier par le Conseil d’administration du FMI “à fin février au plus tard”, selon Rindra Rabarinirinarison

    Antananarivo, 22 Janvier, 16h15 – “Nous sommes sur la bonne voie”. Rindra Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances ne cache pas son optimisme par rapport à la conclusion des premières revues des deux nouveaux accords sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et sur la Facilité de résilience et de la durabilité (FRD). « L’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants qui était la seule condition qui restait pour aller devant le Board du FMI vient récemment d’être enclenchée », souligne-t-elle.

    A en croire la ministre, Madagascar serait actuellement en train de préparer son dossier qui va être soumis devant le Conseil d’administration. « Nous espérons que ça va passer devant les administrateurs du Fonds à fin février au plus tard », lance le Grand argentier.

    En décembre, le Fonds monétaire International avait déjà avancé l’intention de son conseil d’administration de conclure l’examen des revues sur ces deux programmes au début de cette année. Celui-ci s’assurait de l’intention des autorités malgaches d’adopter un budget 2025 conforme aux objectifs de ces programmes ainsi que de la mise en œuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants adopté au mois de mai en 2024.

    Les discussions sur les premières revues des deux accords ont eu lieu du 30 septembre au 11 octobre 2024. Les deuxièmes tranches des appuis du FMI dans le cadre de ces programmes devaient être décaissées à l’issue des missions menées dans le cadre de ces revues, fin novembre 2024 selon le calendrier prévisionnel des accords. Mais le rapport des missions venues à Madagascar à cette occasion n’a pourtant pas pu être présenté devant le Conseil d’administration. Dans son communiqué de fin de mission, le chef de mission de l’époque avait juste indiqué que “les discussions sur les premières revues des accords au titre de la FEC et de la FRD se poursuivront virtuellement dans les semaines à venir”.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • ÉLECTRIFICATION RURALE – Service d’électricité à étendre dans 39 nouvelles localités de l’Atsimo Andrefana pour Anka avec l’appui de l’Equipe Europe

    ÉLECTRIFICATION RURALE – Service d’électricité à étendre dans 39 nouvelles localités de l’Atsimo Andrefana pour Anka avec l’appui de l’Equipe Europe

    Antananarivo, 22 Janvier, 10h55 – De nouvelles zones à servir. Anka, acteur spécialisé dans l’électrification décentralisée, va étendre ses services dans la région Atsimo Andrefana. Camille André-Bataille, directrice générale de la société, parle de 39 nouvelles localités du district de Toliara II, qui auront à bénéficier de l’énergie produite par cette entreprise à partir du solaire.

    Cette extension de services d’électricité dans cette partie de Madagascar est rendue possible pour Anka, grâce à une subvention de 7,42 millions d’euros octroyée par l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne, ainsi que de l’appui technique de l’Agence allemande pour la coopération internationale (GIZ).

    “Cette subvention vient créer un effet de levier. Elle contribue à diminuer le profil de risque du projet. Ce qui le rend plus attractif pour les partenaires et investisseurs privés que nous faisons venir de l’étranger pour investir à Madagascar afin de développer le secteur”, expose Camille André-Bataille. Mais cette subvention va surtout permettre de proposer des tarifs abordables pour les consommateurs, poursuit-elle.

    Anka gère plusieurs minigrids solaires à Madagascar et en particulier dans la région Atsimo Andrefana, dont ceux de Mangily (400 kWc), Ankililoaka (573 kWc) et Ambohimahavelona (30 kWc), apportant une énergie fiable à divers secteurs : santé, éducation, entreprises locales et tourisme.

    Une délégation de l’Equipe Europe a visité mardi la concession d’électrification rurale opérée par celle-ci à Mangily, qui va doubler sa capacité de stockage afin d’augmenter le nombre de ses clients et des utilisateurs au niveau des communautés.

    La disponibilité d’une énergie fiable contribue au développement de divers secteurs. “Il y a, grâce à la fourniture de l’électricité, des entreprises qui peuvent fonctionner et créer des richesses, une création d’emplois dans le tourisme, ainsi que la possibilité de tout un chacun d’exercer correctement ses activités”, cite l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, comme exemple.

    L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, Oliver Knoerich, a alors souligné l’importance de la coopération entre le secteur public et le secteur privé, pour le succès des projets énergétiques au pays, surtout ceux portés par les Petites et moyennes entreprises. L’Equipe Europe réitère en tout cas son appui pour ce secteur.

    “L’Union Européenne et ses États membres font des véritables efforts pour essayer d’aider le pays dans la reconstruction d’un réseau de fourniture d’électricité, surtout les énergies vertes qui ne polluent pas et qui préservent l’environnement et les populations”, conclut alors l’ambassadeur Roland Kobia

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • HYDROCARBURES – Comment les prix des carburants sont-ils fixés ?

    HYDROCARBURES – Comment les prix des carburants sont-ils fixés ?

    Les prix du sans-plomb et du gasoil ont baissé le samedi 18 janvier. Pour les autorités, c’était le premier mouvement du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants. Les changements vont désormais s’opérer tous les mois en fonction de divers paramètres. Lesquels? Le point dans la vidéo ci-dessous.

     

    Samedi 18 janvier. Les prix du supercarburant sans-plomb et du gasoil ont baissé. Cette baisse est le premier mouvement enregistré dans le cadre de la mise en oeuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants.  Donc, à partir du mois prochain, les prix devraient commencer à changer tous les mois.  Le changement va tenir compte des prix internationaux du carburant, mais aussi du cours du dollar. 

    “100% des carburants que nous utilisons à Madagascar sont importés de l’étranger. Or, le prix fluctue sur le marché international. Donc, le cours des produits affinés, comme le gasoil ou l’essence, fluctue aussi en fonction de cela. Donc, même si on fixe les prix, nous sommes tenus de tenir compte de l’aspect économique.

    Il faut noter que l’ajustement automatique des prix ne signifie pas que ce sera toujours une augmentation. Parce que le cours international fluctue: parfois cela augmente, parfois cela baisse. Puis, il y a le taux de change, le deuxième grand paramètre à prendre en compte dans le calcul parce que les carburants sont des produits importés, donc, quand nous convertissons le prix en ariary, il faut aussi tenir compte du cours de change”, a expliqué Olivier Jean-Baptiste, ministre de l’Energie et des hydrocarbures

     

    Les prix des carburants vont donc varier en fonction du prix international du baril et du cours du dollar. Mais ces prix sont aussi composés de plusieurs autres éléments. Selon le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, la structure des prix ne change pas. « Donc, la structure des prix ne change pas sur le principe. Cela suit toujours la logique, le cheminement du carburant. Cela commence par le cours international, le transport maritime, l’assurance, les frais de débarquement, les frais logistiques pour la distribution puis les différents frais et marges des pétroliers », continue-t-il d’expliquer..

     

    Les prix pris en compte pour calculer les prix à la pompe sont la moyenne des prix internationaux du mois M-2. Idem pour le taux de change qui sera utile au moment de convertir les prix internationaux en ariary. 

    « Dans le principe du calcul des prix, il faut donc prendre les cours internationaux de M-2 (d’il y a deux mois). On prend la moyenne du mois M-2 du cours international. Parce que l’opérateur peut acheter en début de mois, puis le 10 du mois,  ou alors le 20 du mois. En fonction du rythme et de la rotation du bateau. Donc, on prend la moyenne du mois entier. L’avantage de la moyenne du mois, c’est pour éviter les fluctuations brusques. Parce qu’en un mois, en cas de changement du contexte international, en deux trois jours, cela peut augmenter, puis quelques jours après, cela va baisser. Puis, cela va se stabiliser. Donc, on va le prendre sur la moyenne pour que cela soit lissé sur un mois », explique toujours le membre du gouvernement.  

    « Pour le taux de change, il faut aussi tenir compte d’une période car en vue d’importer le carburant, les compagnies pétrolières doivent acheter des devises au quotidien pour constituer le fonds nécessaire à l’importation. Et donc, il faut tenir compte de cette période et non du prix à l’instant T », a fait savoir Olivier Jean Baptiste. 

    Les prix des carburants sont constitués de plusieurs composantes.

    Une fois arrivés au port, la première composante est le prix de référence frontière.

    Cette rubrique inclut : 

    • Le prix CAF calculé, c’est à dire le prix du carburant à son arrivée à la frontière,
    • Plus les frais d’approche incluant les pertes sur le transport maritime, la lettre de crédit, les frais de débarquement, les droits de port et les frais d’inspection à l’arrivée du navire. 

    Pour fixer les prix affichés à la pompe, d’autres composantes vont être ajoutées au prix de référence frontières.

    • Il s’agit d’abord de la taxe sur les produits pétroliers qui est de: 
      • 503 ariary par litre pour le super-carburant,
      • 228 ariary par litre pour le gasoil,
      • 10 ariary par litre pour le pétrole lampant. 

     

    • Viennent ensuite les frais de passage au terminal importation de Toamasina qui couvre les coûts des prestations dus par les distributeurs à l’exploitant du terminal Toamasina pour toutes les opérations effectuées à partir du déchargement du navire jusqu’au chargement des moyens de transport destinés à acheminer les produits vers leurs destinations respectives. Ces frais sont fixés à 44,50 ariary par litre,
    • Les pertes sur le passage au terminal sont aussi incluses dans le coût, mais des seuils sont fixés pour chaque produit: 
      • 0,45% du prix de référence frontière pour le supercarburant,
      • 0,12% du prix de référence frontière pour le gasoil,
      • Et 0,23% du prix de référence frontière pour le pétrole lampant. 
    • Il y a également les frais de passage péréqué au système logistique qui sont constitués des frais et marges des exploitants du système logistique et qui s’élèvent à 277 ariary par litre. 
    • Les pertes sur le passage au système logistique ont également un coût, et les seuils tolérés dans la structure des prix sont: 
      • 0,86% du prix de référence frontière plus les frais de passage au terminal pour le supercarburant,
      • 0,25% du prix de référence frontière plus les frais de passage au terminal pour le gasoil,
      • 0,35% du prix de référence frontière plus les frais de passage au terminal pour le pétrole lampant
    • Les prix incluent également 
      • les frais et marges des distributeurs en gros qui sont de 415,40 ariary par litre.
      • Les frais de livraison dans les zones situées aux alentours de 15km des dépôts qui sont fixés à 22 ariary par litre
      • Les frais et les marges des détaillants qui sont de 75,73 ariary par litre,
    • Pour ce qui est des taxes et des redevances, en dehors des taxes sur les produits pétroliers, il faut compter: 
      • La redevance environnementale qui est de 1 ariary par litre,
      • La redevance OMH qui est 8,6 ariary par litre,
      • La redevance allouée au fonds routier qui est de: 
        • 288 ariary par litre pour le supercarburant,
        • 134 ariary par litre pour le gasoil,
        • 0 ariary par litre pour le pétrole. 
      • La redevance de développement du secteur pétrolier aval fixée à 
        • 10 ariary par litre pour le supercarburant,
        • 10 ariary par litre également pour le gasoil,
        • Et 0 ariary par litre pour le pétrole lampant.
      • A tout cela s’ajoute: 
        • La TVA douanes qui s’applique au supercarburant et au gasoil et qui s’élève à 20% du prix CAF, c’est à dire le prix à l’arrivée aux frontières, plus la taxe sur les produits pétroliers,
        • Ainsi que la TVA intérieure qui s’applique toujours au supercarburant et au gasoil, et qui est de 20%. 

    Et ce sont toutes ces composantes ajoutées les unes aux autres qui constituent le prix réel des carburants. Dans le cadre de l’ajustement automatique des prix, si le prix réel est identique au prix à la pompe appliqué sur M-1, le prix affiché au mois M ne change pas. Si le prix réel est supérieur au prix à la pompe appliqué sur le mois M-1, le prix devrait augmenter mais l’augmentation ne doit pas dépasser 200 ariary,

    Si le prix réel est inférieur au prix à la pompe appliqué sur le mois M-1, le prix devrait baisser mais la baisse ne doit pas aller au-delà de 200 ariary.

  • ENTREPRENEURIAT – L’appel à projets pour la troisième vague des programmes Miary lancé

    ENTREPRENEURIAT – L’appel à projets pour la troisième vague des programmes Miary lancé

    Antananarivo, 21 Janvier, 9h45 – A vos projets. Les nouvelles cohortes des programmes Miary dans le cadre du projet PIC ont été officiellement lancées ce lundi à Toliara. L’appel à projet pour la troisième vague du programme Miary Agribusiness et Tourisme et la deuxième vague du programme Miary Digital a été officiellement lancé par Rindra Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances lors d’une cérémonie qui s’est tenue à Toliara ce lundi.

    Pour cette nouvelle édition, ce sont une centaine de candidatures qui seront retenues pour les programmes Miary Agribusiness et Tourisme et une cinquantaine pour le programme Miary Digital. Les candidats retenus bénéficieront d’une formation et d’une incubation de neuf mois après cela les candidats dont le projet répond aux exigences et critères d’évaluation recevront une subvention entre 5.000 et 15.000 dollars. “Il est attendu des bénéficiaires de Miary de créer des emplois et de générer des revenus pour l’entreprise”, indique Ladislas Adrien Rakotondrazaka, coordinateur du projet PIC.

    Miary est un programme du gouvernement malgache dans le cadre du projet PIC 3, un projet financé par la Banque mondiale qui intervient dans dix régions de Madagascar dont les régions Diana, Atsimo-Andrefana, Anosy,l’Île de Sainte-Marie, Analanjirofo, Atsinanana, Vatovavy, Fitovinany, l’Atsimo-Atsinanana, et de la région Analamanga. Les programmes Miary Agribusiness et Tourisme soutiennent les projets de jeunes entrepreneurs, start-ups et micro entreprises existantes pour des projets liés à l’agribusiness ou au tourisme tandis que le projet Miary Digital est un programme visant à soutenir les entrepreneurs du secteur numérique à Madagascar en leur offrant un environnement d’incubation propice à la croissance de leurs entreprises.

    Durant les précédentes cohortes des programmes Miary Agribusiness et Tourisme , ce sont déjà 760 emplois qui ont été créés dont 263 tenus par des femmes. Les projets soutenus ont généré à ce jour un chiffre d’affaires de 12 milliards ariary, selon David Ralambofiringa, ministre de l’industrialisation et du commerce. “Ce programme renforce les capacités des entrepreneurs mais également leur impact sur l’économie nationale”, ajoute le membre du gouvernement.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • IVATO – Inauguration de nouvelles installations et équipements de la douane à Ivato

    IVATO – Inauguration de nouvelles installations et équipements de la douane à Ivato

    Antananarivo, 20 Janvier, 19h20 – Le président de la République Andry Rajoelina n’a pas seulement distribué des primes lors de son passage à Ivato lundi. Il a également inauguré les nouvelles installations et équipements mis en place au niveau des services de la douane dans l’aéroport international d’Antananarivo.

    Parmi les nouveaux équipements, il y a les nouvelles caméras de surveillance. “Ces caméras sont mises en place pour surveiller les zones sensibles”, indique Lainkana Zafivanona, directeur général des douanes. Il y a également les nouveaux scanners pour tous types de surveillance des bagages, les nouveaux badges pour l’entrée et la sortie des employés et les différents écrans de contrôle dans le centre de surveillance.

    Outre les nouveaux équipements, le passage des voyageurs a également été repensé. Tout l’espace a été réaménagé pour mettre une trajectoire verte pour les passagers qui n’ont rien à déclarer et la voie jaune pour les passagers qui ont des objets à déclarer.

    Outre les équipements divers inaugurés, le directeur général de la douane a également évoqué l’utilisation de nouvelles technologies pour améliorer l’effectivité des services de la douane. Il évoque notamment l’utilisation de l’API, ou Advanced Procédure information pour détecter en amont les risques faire un profiling plus efficace pour détecter qui contrôler. Pour lutter contre les corruptions, le paiement par carte bancaire a également été introduit, explique toujours le directeur général.

    Toujours selon le directeur général de la douane, en six mois de mise en place de ces nouveaux équipements et nouvelles procédures, les résultats de la douane sont notables. Il parle notamment de la détection des différentes tentatives d’exportation illicite d’or qui ont été déjouées ces derniers jours. Selon lui, près de 1400 infractions ont été détectées dans toute l’île au niveau de la douane en 2024.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.