Catégorie : Économie

  • L’État et les pétroliers ont réglé leurs dettes croisées, estime le ministre Olivier Jean-Baptiste

    L’État et les pétroliers ont réglé leurs dettes croisées, estime le ministre Olivier Jean-Baptiste

    Antananarivo, 19 Janvier, 14h55 – “Il n’y a plus de passifs de l’Etat envers les pétroliers, tandis que les pétroliers ont payé ce qu’ils devaient à l’Etat”. Olivier Jean-Baptiste, ministre de l’Energie et des hydrocarbures assure que les dettes croisées entre l’Etat et les pétroliers ont été réglées. “Un protocole d’accord en ce sens avait été signé vers la fin de l’année”, indique-t-il au cours d’une rencontre avec la presse, samedi.

    Dans sa déclaration, Olivier Jean-Baptiste rappelle que l’Etat devait certes de l’argent aux pétroliers en raison du maintien des prix à la pompe malgré les écarts entre le prix à la pompe et le prix réel. Mais “n’oubliez pas qu’eux aussi nous devaient de l’argent”, poursuit-il, évoquant les redevances d’entretien routier (RER) à destination du fonds routier, mais aussi d’autres droits et taxes. Mais avec la signature du protocole d’accord sur lequel le Conseil des ministres a donné son feu vert le 19 décembre, ces dettes croisées ont été réglées, assure le ministre.

    Le règlement des dettes croisées entre les deux parties fait également partie des engagements de l’Etat envers le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre du programme de Facilité élargie de crédit (FEC). Dans son communiqué de fin de mission après la première revue du programme FEC en octobre, la FMI avait rappelé que “les négociations avec les distributeurs de carburant devraient reprendre pour régler les dettes croisées dans le budget 2024, en veillant au respect des obligations fiscales et parafiscales et au règlement des dettes gouvernementales”. Ce qui a été fait en décembre, ouvrant ainsi la voie à un nouvel accord avec le FMI pour le déblocage de la deuxième tranche de la FEC.

     

  • HYDROCARBURES – “Nous devons commencer à nous habituer à une fluctuation mensuelle des prix des carburants”, souligne Olivier Jean Baptiste

    HYDROCARBURES – “Nous devons commencer à nous habituer à une fluctuation mensuelle des prix des carburants”, souligne Olivier Jean Baptiste

    Antananarivo, 18 Janvier, 15h30 – Le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants est bien lancé. “Nous, les consommateurs, devrons apprendre à nous habituer à ce que les prix des carburants varient chaque mois”, prévient Olivier Jean-Baptiste, ministre de l’Energie et des hydrocarbures, ce samedi en conférence de presse. La baisse décidée ce samedi est le premier de tous les mouvements qui vont venir tous les mois, souligne-t-il.

    A partir du mois prochain, les prix devraient s’ajuster de façon automatique en fonction des divers paramètres, dont le cours international du brent et le cours du dollar, insiste le ministre, soulignant que “ajustement ne signifie pas forcément hausse”. Les changements devraient ainsi s’opérer à chaque début du mois, “entre le 1er et le 5 du mois courant”.

    Le ministre rappelle cependant que la fluctuation, que ce soit à la hausse ou à la baisse, ne devrait pas dépasser les 200 ariary. A en croire Olivier Jean-Baptiste, Madagascar est encore dans le système d’administration des prix des carburants par l’Etat. Mais le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants avec le système de plafond est mis en place pour que “à la fin de l’année, l’Etat n’ait pas à payer de grosses subventions aux pétroliers”, souligne-t-il.

    Le décret de mise en place de ce mécanisme a éte adopté en juin 2024, et celui-ci devait être appliqué dès juillet 2024. “Mais diverses preparations ont dû être faites”, explique Olivier Jean-Baptiste. “Si nous avons pris du temps, du temps pour discuter, du temps pour négocier, c’est pour préserver l’intérêt des consommateurs”, ajoute-t-il encore.

    “Même si cet ajustement avait été une condition du FMI (Fonds monétaire international) depuis 2024, nous n’avons pas suivi à la lettre ces conditions mais nous avons discuté”, renchérit Lova Ranoromaro. Elle parle d’une stratégie qui a payé, la baisse des prix ayant été le premier mouvement mis en oeuvre.

    Avec l’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants, le Conseil d’administration du FMI devrait pouvoir examiner le dossier de Madagascar dans les prochains jours. Dans sa dernière publication sur Madagascar, l’institution de Bretton Woods avait indiqué que la conclusion de la première revue du programme de Facilité élargie de crédit (FEC) devait se conclure après “l’adoption d’un budget 2025 conforme aux objectifs du programme et la mise en œuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants adopté en mai 2024”. Cette revue devrait normalement aboutir au décaissement de la deuxième tranche des appuis du FMI. Selon le calendrier initial, ce décaissement devait se faire en fin novembre.

     

  • Madagascar Oil devrait déjà produire environ 50 000 barils/jour de fuel lourd depuis un certain temps, selon le ministre Herindrainy Rakotomalala

    Madagascar Oil devrait déjà produire environ 50 000 barils/jour de fuel lourd depuis un certain temps, selon le ministre Herindrainy Rakotomalala

    Antananarivo, 18 Janvier, 14h50 – Un objectif de production non atteint. Madagascar Oil aurait déjà dû produire à l’heure actuelle jusqu’à 50 000 barils/jour de fuel lourd, suivant le plan de développement de son projet, d’après le ministre des Mines Herindrainy Rakotomalala, vendredi. Mais cette compagnie qui exploite le gisement du bloc 3104 ne parvient pour le moment qu’à commercialiser une partie du stock de ce qu’elle a produit, avant l’arrêt de sa production de pétrole brut à Tsimiroro en 2016.

    “Si cette exploitation avait tourné comme il se devait, nous aurions déjà pu avoir une production conséquente de fuel lourd”, souligne le ministre Herindrainy Rakotomalala. Cette compagnie pétrolière devait déjà produire par exemple 6 000 barils/jour en 2015, rappelle-t-il. Le ministre indique d’ailleurs avoir déjà saisi les responsables de Madagascar Oil en 2022, par rapport au retard accusé par cette compagnie pétrolière dans la mise en œuvre de son plan de développement.

    Les nouveaux dirigeants locaux de Madagascar Oil avaient déjà annoncé la poursuite de ce plan de développement au mois de mai 2024. Ils ont avancé à l’époque un objectif de production dans la Phase 1 de plus de 8 000 barils jour qui devrait répondre à la demande intérieure estimée à 4 000 barils/jour et à l’exportation.

    Pour le ministre Herindrainy Rakotomalala, ce projet pétrolier à Tsimiroro devrait contribuer à l’indépendance de Madagascar en fuel lourd. Il rappelle que le potentiel du gisement du bloc 3104 exploitée par Madagascar Oil est de 1,47 milliards de barils. Le besoin de la Jirama, qui est le premier utilisateur de ce produit au pays, n’est pour sa part que d’environ 3 500 barils jours.

    Ce membre du gouvernement avait par ailleurs annoncé la révision du Contrat de partage de production entre l’Etat et Madagascar Oil dans ce projet pétrolier. Celui-ci devrait être un « contrat équilibré mutuellement avantageux ».

    Le partage de la production est prévu dans le contrat pétrolier, comme rappelé par l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis). “C’est le profit pétrolier qui est partagé entre l’Etat malgache et la compagnie pétrolière”, explique-t-il. C’est la part d’hydrocarbures revenant à l’Etat et à la compagnie pétrolière, diminuée de la quantité d’hydrocarbures destinée au recouvrement des coûts pétroliers et au paiement de la redevance. Et ce taux de partage est négociable, selon l’Omnis.

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  • HYDROCARBURES – Le prix du sans-plomb baisse à 5 700 ariary, le gasoil à 4 760 ariary

    HYDROCARBURES – Le prix du sans-plomb baisse à 5 700 ariary, le gasoil à 4 760 ariary

    Antananarivo, 18 Janvier, 07h15 – Les prix des carburants en baisse. Les stations-services affichent ce samedi le sans-plomb à 5 700 ariary au lieu de 5 900 ariary, et le gasoil à 4 760 ariary au lieu de 4 900 ariary. La baisse est ainsi de 200 ariary pour le sans-plomb et de 140 ariary pour le gasoil.

    Les nouveaux prix devaient avoir été affichés depuis minuit, selon des sources concordantes, certaines stations n’avaient pu changer leur prix que ce samedi dans la matinée. Une station avait même préféré fermer ses pompes jusqu’à ce que le responsable en charge des affichages des prix passe pour procéder au changement.

    Cette révision de prix de carburant est la première depuis juin 2022 et la troisième depuis le retour de Andry Rajoelina au pouvoir. Sauf changement, les prix à la pompe devraient connaître, à partir de ce mois, une fluctuation mensuelle suivant le nouveau mécanisme d’ajustement de carburant. Le décret qui prévoit la mise en place de ce mécanisme avait été adopté en mai 2024 mais n’a pas encore été appliqué.

    Selon ce décret, l’ajustement des prix, aussi bien à la hausse qu’à la baisse, devrait être plafonné à 200 ariary, et si jamais la variation devait dépasser ce plafond, l’ajustement se ferait le mois suivant. L’ajustement automatique des prix des carburants est l’une des conditions d’approbation de l’octroi du programme de Facilité élargie de crédit (FEC) par le Fonds monétaire international (FMI).

     

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  • TELECOMMUNICATION – Benoit Janin nommé directeur général de Yas Madagascar

    TELECOMMUNICATION – Benoit Janin nommé directeur général de Yas Madagascar

    Antananarivo, 17 Janvier, 18h00 – Changement de nom, changement de dirigeant. Après son rebranding, il y a du mouvement chez Yas Madagascar. Patrick Pisal Hamida n’est plus le directeur général de l’opérateur en télécommunication. Promu vice-président d’Axian Telecom, il est remplacé par Benoît Janin, un spécialiste des télécommunications qui connaît bien Madagascar. »

    Benoît Janin dispose de 25 ans d’expériences dans le secteur télécom notamment sur des marchés émergents, matures très compétitifs en Europe, Afrique, Asie, Moyen Orient, et océan Indien, comme il se définit sur son profil Linkedin. Avant cette nomination, le successeur de Patrick Pisal Hamida était directeur général de Virgin Mobile pour la région Moyen Orient et Afrique. Il a aussi occupé par le passé le poste de directeur général de Airtel au Congo Brazzavile, de Tigo Tchad ou encore de Tigo Tanzanie.

    Mais Madagascar n’a pas de secret pour Benoit Janin. Celui-ci a déjà travaillé dans le passé dans la Grande île. Il a assisté à l’essor de la téléphonie mobile à Madagascar en ayant été parmi les cadres d’Antaris de 1999 jusqu’en 2001. Il est revenu au pays en tant que directeur du développement commercial d’Orange Madagascar de novembre 2008 à Avril 2009. En 2025, il fait donc son come-back à Madagascar et passe chez l’autre opérateur.

    C’est donc une page qui se tourne pour Yas Madagascar, anciennement Telma, qui a été dirigé par Patrick Pisal Hamida depuis avril 2008. Dans ses nouvelles fonctions de vice-président de Axian Telecom, PPH joue un rôle clé dans les relations avec les autorités, les partenaires stratégiques de la société, dans les négociations et mise en œuvre de nouvelles opérations en Afrique. Une promotion qui s’inscrit dans la nouvelle dynamique de ce sixième opérateur télécom de l’Afrique

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  • OPPORTUNITÉS D’AFFAIRES – Une mission économique pour s’attaquer au marché nord-américain

    OPPORTUNITÉS D’AFFAIRES – Une mission économique pour s’attaquer au marché nord-américain

    Antananarivo, 17 Janvier, 18h30 – Elles sont prévues être une trentaine d’entreprises malgaches à participer à la sixième Mission économique et commerciale au Canada (MECC) 2025. Leur objectif sera de saisir les opportunités qui se présenteront durant cette grande manifestation économique, qui est une porte d’entrée au marché nord-américain. C’est ce qu’avait indiqué la présidente de la Chambre de commerce et de coopération Canada Madagascar (Cancham), Andolalaina Ratovomanana, vendredi.

    La participation à la MECC n’est pas une première pour Madagascar. Et l’objectif de la délégation malgache pour l’édition 2025 de cette mission sera de parvenir à un doublement des résultats obtenus par une quinzaine d’entreprises malgaches lors de la mission précédente, a-t-elle avancé. “Nous devons être en mesure de doubler les ventes officielles conclues durant la mission pour atteindre deux millions de dollars, et pour parvenir à négocier jusqu’à quatre millions de contrats de vente”, lance-t-elle comme défi.

    L’inscription pour la participation des entreprises malgaches à cette mission économique au Canada est déjà ouverte. Dix secteurs prioritaires, établis suite à l’étude du marché canadien, avaient déjà été définis. Et ce seront les entreprises en mesure de répondre à la demande de ce marché qui seront sélectionnées.

    Ces entreprises sélectionnées bénéficieront par ailleurs d’un programme de formation. Elles seront également mises en relation avec des entreprises canadiennes avec lesquelles elles pourront établir des partenariats, d’après la présidente de la Cancham, Andolalaina Ratovomanana.

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  • VOYAGE – Le passeport malgache classé 25ème passeport africain le plus puissant avec un accès sans visa dans 60 pays

    VOYAGE – Le passeport malgache classé 25ème passeport africain le plus puissant avec un accès sans visa dans 60 pays

    Antananarivo, 17 Janvier, 12h05 – Savez-vous que le passeport malgache vous permet d’accéder dans 60 pays sans visa ou du moins avec visa à l’arrivée ? Ce qui classe ce document de voyage malgache à la 25ème place des pays africains sur le classement 2025 établi par le cabinet international Henley. Il se trouve à égalité avec les passeports gabonais et burkinabè, derrière le passeport togolais et devant les passeports guinéen et ivoirien.

    Au niveau mondial, le passeport malgache est dans le top 100. Avec les destinations que ce passeport ouvre, il se place plus précisément à la 82ème place sur les 199 passeports pris en compte par le classement Henley. L’accès sans visa autorisé par le passeport malgache est surtout possible dans des pays d’Afrique, notamment dans les pays de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

    En Afrique, c’est le passeport seychellois qui donne accès à 156 pays sans visa ou avec visa à l’arrivée qui arrive en tête. À l’échelle mondiale, c’est le passeport singapourien qui tient la première place en ouvrant à 195 destinations. En deuxième place vient le passeport japonais qui ouvre à 193 destinations. La troisième place est occupée par de nombreux pays comme la Finlande, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Corée du Sud ou l’Espagne dont le passeport permet l’entrée sans visa ou avec visa à l’arrivée dans 192 pays.

    Le classement des passeports Henley est l’un des classements de passeports les plus larges en tenant en compte de 199 passeports ainsi que 227 destinations de voyage. Les analystes et experts qui le réalisent disposent d’une base de données historique de 19 ans qui est mise à jour régulièrement.

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  • OPÉRATION MINIÈRE – D’importantes mesures de réduction de coûts pour Ambatovy

    OPÉRATION MINIÈRE – D’importantes mesures de réduction de coûts pour Ambatovy

    Antananarivo, 17 Janvier, 11h35 – Réduction des gaspillages, report de projets non essentiels ou encore optimisation des processus de production. Ambatovy multiplie les mesures pour réduire ses coûts. L’objectif est de garantir la durabilité de ses opérations, indique cette compagnie minière www.2424.mg.

    Pour Ambatovy, qui est dans une sérieuse difficulté financière, c’est sur la sécurité et l’efficacité de ses opérations qu’elle entend actuellement se concentrer. C’est pourquoi cette compagnie minière réitère son application “à maintenir un contrôle strict des coûts”. L’objectif est de garantir, d’une part sa compétitivité sur le marché international, mais surtout d’éviter le sort d’autres compagnies minières à l’étranger qui ont dû fermer ou suspendre leurs opérations” de l’autre, expose-t-elle.

    L’industrie du nickel est d’ailleurs confrontée à d’importantes difficultés, d’après ses explications. Plusieurs raisons sont à considérer, comme la baisse des prix du nickel et du cobalt, la concurrence mondiale dans la filière, tout comme l’incertitude économique sur des marchés clés. Et pour le cas particulier d’Ambatovy, les récents problèmes techniques survenus à son usine et son pipeline qui avaient perturbé ses opérations n’ont fait qu’intensifier ses difficultés financières.

    L’Etat, qui mise beaucoup sur le secteur minier, estime pourtant que Madagascar pourrait bénéficier de tendances favorables et “potentiellement atteindre à nouveau une capacité de production annuelle de 40 000 tonnes avec Ambatovy”. C’est ce qu’il a avancé dans le Document budgétaire annexé à la loi des Finances initiale de 2025.

    Lors de l’élaboration de ce document, l’Etat s’était appuyé, entre autres, sur les projections de l’International nickel study group (INSG) qui tablaient sur une augmentation substantielle de la demande mondiale de nickel. Celle-ci qui devrait passer de 3,47 millions de tonnes en 2024 à 6,2 millions de tonnes en 2030. Les autorités alignaient également leurs prévisions à celles de BMI du groupe Fitch Solutions qui suggèrent une appréciation du cours du nickel, avec une estimation à 20 500 dollars la tonne en 2025, progressant jusqu’à entre 21 500 et 23 000 dollars la tonne en 2028.

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  • RECETTE BUDGÉTAIRE – Objectif de recouvrement atteint à 101% pour la Douane en 2024

    RECETTE BUDGÉTAIRE – Objectif de recouvrement atteint à 101% pour la Douane en 2024

    Antananarivo, 17 Janvier, 10h45 – La direction générale des douanes avait recouvré 3 793,2 milliards d’ariary en 2024 contre un objectif de 3 768,0 milliards d’ariary prévues dans la loi de Finances rectificative de 2024. Ce montant représente un taux de réalisation de 101%, rapporte l’administration douanière, mercredi.

    Cet excédent avait été tiré par des recettes à hauteur de 2 733,2 milliards d’ariary sur les produits non pétroliers, qui avaient enregistré un taux de réalisation de 104% par rapport aux objectifs fixés dans le Budget révisé. Les recettes sur les produits pétroliers, pour leur part, avaient présenté un déficit de 8% par rapport aux objectifs qui étaient fixés à 1 150,7 milliards d’ariary dans la LFR 2024.

    Cette performance de l’administration douanière pour l’année dernière avait été le résultat de la mise en œuvre de plusieurs réformes, d’après son directeur général, Ernest Zafivanona Lainkana. Il a également insisté sur les efforts entrepris qui avaient permis de réduire les exonérations ainsi que l’efficacité des contrôles mis en place qui ont permis de déjouer de manière efficace les tentatives de fraudes en matière fiscale.

    Malgré un contexte économique mondial complexe, la Douane se félicite alors d’avoir mobilisé des recettes importantes, pour contribuer au financement des politiques publiques. La DGD avait alors annoncé son ambition de collecter pour cette année 600 milliards d’ariary de plus que ce qu’elle avait recouvré en 2024. Pour 2025, la prévision de recettes douanières dans la loi des Finances initiales est fixée à 4 366 milliards d’ariary. 72% de ces recettes devraient être tirées par la taxation des importations de produits non pétroliers et 28% par la taxation des importations de produits pétroliers.

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  • HYDROCARBURES – Madagascar poursuit les négociations relatives à la mise en oeuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants

    HYDROCARBURES – Madagascar poursuit les négociations relatives à la mise en oeuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants

    Antananarivo, 17 Janvier, 8h05 – Des discussions qui se poursuivent. Madagascar est encore en train de négocier sur la manière de mettre en oeuvre le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants, si l’on en croit Lova Hasinirina Ranoromaro, directrice des relations internationales auprès de la présidence de la République et porte-parole du président de la République. “Les négociations et les discussions se poursuivent”, indique-t-elle au cours de son intervention sur la chaîne de télévision publique jeudi.

    Selon Lova Ranoromaro, “les discussions avec le président de la République sont bouclées”. Elle précise que “celles-ci se poursuivent encore avec le Premier ministre et les ministres concernés, en l’occurrence celle en charge des Finances et celui en charge des Hydrocarbures”. Elle ajoute que ces discussions portent notamment sur les conditions du Fonds monétaire international (FMI) mais aussi sur les mesures d’accompagnement social à appliquer si Madagascar décidait d’avancer vers l’ajustement automatique des prix des carburants.

    Comme le souligne la porte-parole du président de la République, l’objectif, des négociations est de “tenir compte de l’intérêt de la population”, soulevant qu’une décision en ce sens aurait des “impacts sur le coût de la vie”. “Le président de la République a rappelé au représentant du FMI qu’il a rencontré la semaine dernière qu’il défend toujours l’intérêt de la population”, ajoute-t-elle.

    Les décisions ne devraient néanmoins plus tarder. “Nous sommes dans la période où nous devons prendre des décisions sur l’ajustement des prix des carburants”, indique Lova Ranoromaro. La mise en oeuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants est l’une des conditions du FMI pour que le dossier de Madagascar soit examiné par son Conseil d’administration et que la Grande île bénéficie du décaissement de la deuxième tranche de la Facilité élargie de crédit (FEC) conclue en juin 2024.

    Dans l’une de ses dernières publications sur Madagascar en décembre, le FMI avait indiqué que “la revue devrait se conclure début 2025”. Celle-ci est pourtant conditionnée par “l’adoption d’un budget 2025 conforme aux objectifs du programme et la mise en œuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants adopté en mai 2024”.

    L’adoption du décret portant application du mécanisme d’ajustement automatique des prix maxima affichés à la pompe avait été l’une des conditions ayant décidé le FMI à conclure un nouveau programme FEC avec Madagascar en juin 2024. Mais le décret qui devait être appliqué dès juillet ne l’a pas été, d’où le retard de la conclusion de la première revue du programme, et le non-décaissement de la deuxième tranche en novembre comme prévu dans le calendrier initial des décaissements.

    Ce décret adopté en mai 2024 prévoit une fluctuation mensuelle des prix à la pompe suivant le prix de référence calculé.A l’époque, le gouvernement avait décidé que l’ajustement, aussi bien à la hausse qu’à la baisse, devrait être plafonné à 200 ariary, et si jamais la variation devait dépasser ce plafond, l’ajustement se ferait le mois suivant.

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