Catégorie : Économie

  • ETATS-UNIS – Donald Trump annonce des entretiens avec les dirigeants du Canada et du Mexique

    ETATS-UNIS – Donald Trump annonce des entretiens avec les dirigeants du Canada et du Mexique

    Washington, 3 Février, (VOANews) – Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il prévoyait de s’entretenir lundi avec les dirigeants du Canada et du Mexique, quelques jours après avoir annoncé des droits de douane sur les marchandises en provenance de ces pays et de la Chine. Ces annonces ont été accueillies par des promesses de droits de douane de rétorsion et d’autres actions.

    En dépit du pacte de libre-échange qu’il a négocié avec le Canada et le Mexique lors de son premier mandat, Donald Trump a imposé samedi des droits de douane de 25 % à ces deux pays, qui entreront en vigueur mardi, et a frappé la Chine d’un nouveau prélèvement de 10 %, qui s’ajoute aux droits de douane déjà appliqués. Selon le 47ème président des Etats-Unis, les trois pays ne faisaient pas assez pour empêcher l’immigration clandestine et le fentanyl, un opioïde mortel, d’entrer aux États-Unis.

    Dans des messages publiés sur Truth Social tôt dimanche, le locataire de la Maison Blanche a reconnu que les consommateurs américains pourraient être confrontés à des prix plus élevés en raison des droits de douane. Les entreprises américaines qui paient les droits de douane au gouvernement fédéral pour importer des marchandises d’autres pays répercutent souvent au moins une partie, voire la totalité, de leurs coûts plus élevés sur les consommateurs, au lieu d’absorber elles-mêmes ces dépenses supplémentaires.

    Avec les nouveaux tarifs douaniers, Donald Trump déclare que “Oui, peut-être (et peut-être pas !) il y aura de la douleur, mais nous allons rendre à l’Amérique sa grandeur, et le prix à payer en vaudra la peine”. Ses collaborateurs avaient initialement évité de reconnaître que les droits de douane pourraient faire augmenter les prix à la consommation aux États-Unis. Des sondages nationaux aux États-Unis ont montré que la frustration des consommateurs face à la hausse des prix au cours des quatre dernières années a été un facteur important dans la victoire de Donald Trump sur la démocrate Kamala Harris lors de l’élection de novembre.

    Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a déclaré samedi que son pays riposterait en imposant lui-même des droits de douane de 25 % sur certains produits américains d’une valeur de 106,6 milliards de dollars, avec une première série de mesures mardi, suivie d’une deuxième dans trois semaines. Les dirigeants de plusieurs provinces canadiennes ont déjà annoncé des mesures de rétorsion, telles que l’arrêt immédiat des achats d’alcools américains, et plus particulièrement de jus d’orange produit dans l’État américain de Floride, de whisky dans le Tennessee et de beurre de cacahuète dans le Kentucky, trois États remportés par M. Trump lors des élections de novembre dernier et tous représentés par des républicains, comme M. Trump, au Sénat des États-Unis.

    Dans le même temps, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a déclaré qu’elle avait demandé à son ministre de l’économie de « mettre en œuvre le plan B », qui comprend des « mesures tarifaires et non tarifaires pour défendre les intérêts du Mexique », sans préciser quels produits américains son gouvernement allait cibler. Les exportations américaines vers le Mexique s’élevaient à plus de 322 milliards de dollars en 2023, selon les données du Bureau du recensement, tandis que les États-Unis importaient pour plus de 475 milliards de dollars de produits mexicains.

    La Chine a dénoncé les nouveaux droits de douane imposés à ses exportations, et Pékin a déclaré qu’elle les contesterait devant l’Organisation mondiale du commerce et qu’elle prendrait des « contre-mesures » non précisées. En 2023, le déficit commercial des États-Unis avec la Chine s’élèvera à 279 milliards de dollars, soit le chiffre le plus élevé de tous leurs partenaires commerciaux.

    Donald Trump a également souvent menacé l’Union européenne de nouveaux droits de douane. Un porte-parole de l’Union européenne a déclaré dimanche qu’elle « répondrait fermement à tout partenaire commercial qui imposerait des droits de douane de manière injuste ou arbitraire ».

    Certaines informations de cet article ont été fournies par l’Associated Press

  • TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines reprend la liaison Tana-Paris en codeshare avec Air France

    TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines reprend la liaison Tana-Paris en codeshare avec Air France

    Antananarivo, 03 Février, 15h07 – Madagascar Airlines signe son retour sur la destination Antananarivo-Paris. Grâce à un nouvel accord de codeshare avec Air France, la compagnie nationale malgache pourra apposer son code sur les vols de la compagnie française avec le numéro MD 7050 pour la liaison Antananarivo-Paris et MD 7051 pour le trajet retour. L’accord entrera déjà en vigueur à compter du 4 février 2025, d’après le communiqué de Madagascar Airlines.

    Le transporteur aérien malgache pourra ainsi bénéficier des vols opérés par Air France, dont la fréquence de vols sera de quatre à cinq rotations hebdomadaires selon les périodes pour la saison IATA d’hiver 2024. Elle pourra atteindre sept rotations par semaine pour la saison d’été 2025, annonce la compagnie aérienne malgache.

    Les deux compagnies avaient déjà mis en place un accord de commercialisation interline au mois d’octobre 2024. Ceci leur avait permis de combiner sur un seul billet les vols qu’elles assurent, dont Paris-Charles de Gaulle et Antananarivo-Ivato pour Air France d’un côté et Antananarivo vers les principales destinations domestiques de la Grande île pour Madagascar Airlines de l’autre.

    Grâce à ce nouvel accord de codeshare, Madagascar Airlines estime que ses passagers ont plus d’options puisqu’ils auront des opportunités de correspondances vers des destinations au-delà du hub d’Air France à Paris-Charles de Gaulle. Cette compagnie parle entre autres de Lyon, Barcelone, Berlin ou encore Bucarest.

    “Ce partenariat stratégique avec Air France marque une avancée stratégique pour Madagascar Airlines”, d’après son directeur général, Thierry De Bailleul. “Elle permet à notre compagnie de proposer une offre élargie et compétitive, d’offrir à nos passagers une meilleure connectivité ainsi qu’une plus grande flexibilité dans leurs voyages, tout en affichant notre marque sur les marchés européens”, lance-t-il.

    En novembre 2023, la compagnie aérienne malgache avait décidé de suspendre ses opérations sur les lignes internationales, une mesure considérée “nécessaire pour réduire les pertes”. Pendant plusieurs années, elle avait assuré ses vols long-courriers en Acmi, c’est-à-dire en louant des avions avec équipage et maintenance inclus. Elle avait alors décidé de “se concentrer sur les vols domestiques afin de restaurer ses fondamentaux, notamment en matière de maintenance et de gestion des ventes”.

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  • AGRICULTURE – L’autosuffisance rizicole pour 2025 et l’exportation de riz en 2027 comme objectif de l’Etat

    AGRICULTURE – L’autosuffisance rizicole pour 2025 et l’exportation de riz en 2027 comme objectif de l’Etat

    Antananarivo, 3 Février, 10h55 – Ambitions maintenues. Madagascar devrait atteindre l’autosuffisance rizicole cette année et parvenir à être un exportateur régional de riz en 2027. Ce sont des objectifs étatiques rapportés du Conseil des ministres de mercredi, qui avait approuvé la communication relative à la distribution des intrants agricoles dans le cadre du programme Riz Hybride.

    Les autorités malgaches prévoient une hausse de la production rizicole, dont un surplus de 1 million de tonnes de paddy, incluant 176 000 tonnes de riz hybride. Ceci permettra au pays de réduire d’abord ces importations de riz, tout en étant autosuffisant mais également être en mesure d’exporter du riz dès 2027, selon ce qui avait été exposé dans le compte rendu de ce Conseil des ministres.

    Un programme de distribution d’intrants agricoles est lancé, engageant le Secrétariat d’Etat en charge de la Souveraineté alimentaire ainsi que les acteurs publics et privés du secteur agricole. La campagne est officiellement lancée ce lundi par le président de la République à Tanambe, et devrait se poursuivre dans dans 12 régions.

    En tout, pour cette phase, 200 tonnes de riz hybride, 2 400 tonnes d’engrais NPK, 800 tonnes d’urées ainsi que 2 800 tonnes d’engrais seront distribués. Cette initiative couvre 8 000 hectares avec un objectif de rendement de 7 à 10 tonnes par hectare pour la campagne de janvier-avril 2025, précise ce document. Il est également prévu l’octroi de 2 133 vanneuses et de 2 133 batteuses pour parvenir à la réduction à 5% des pertes post-récolte mais aussi pour l’accompagnement de la professionnalisation des acteurs agricoles.

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  • AGRICULTURE – Andry Rajoelina attendu à Tanambe dans l’Alaotra pour démarrer la campagne de distribution de semences de riz hybride

    AGRICULTURE – Andry Rajoelina attendu à Tanambe dans l’Alaotra pour démarrer la campagne de distribution de semences de riz hybride

    Antananarivo, 2 Février, 16h30 – La transformation en marche. L’Etat commence officiellement à convertir les paysans malgaches au riz hybride. Les premières semences gratuites de riz hybride offertes par l’Etat seront officiellement remises aux paysans producteurs de Tanambe ce lundi. C’est le président de la République lui-même qui se chargera de cette première distribution ce lundi. Un communiqué vidéo diffusé ce dimanche par la présidence de la République annonce le lancement officiel de la campagne de distribution officielle des semences de riz hybride en présence du chef de l’Etat.

    Dans la vidéo, la présidence parle d’une “mobilisation pour la transformation agricole et pour le soutien aux paysans”. Dans son discours à l’occasion de l’ouverture de la concertation nationale pour l’agriculture le 23 janvier, le président de la République a assuré que “le seul moyen qui permettra à Madagascar de vaincre la pauvreté est l’agriculture”. Pour cela, il mise sur “le soutien aux paysans” en leur “donnant, entre autres, du matériel agricole comme les tracteurs”. Mais le chef de l’Etat avait aussi annoncé “l’importation de conteneurs, voire de bateaux de semences de riz hybride”.

    La loi de finances 2025 consacre d’ailleurs un budget de 573 milliards d’ariary à l’achat de cette variété de riz qui devrait encore, pour l’instant, être importée. Le Conseil des ministres de mercredi a annoncé l’arrivée des semences de 200 tonnes qui vont commencer à être distribuées dans tout le pays. Après la cérémonie de lancement officiel par le président de la République, la secrétaire d’Etat en charge de la souveraineté alimentaire, Tahiana Razanamahefa, prendra le relais pour assurer la distribution dans tout le pays.

    Avec cette nouvelle variété de riz hybride, Madagascar espère tripler le rendement de ses rizières, allant de 2,5t/ha à 8t/ha ou même plus. L’objectif, selon le Conseil des ministres de mercredi, est de s’assurer que les 176 000 tonnes du million de tonnes de riz supplémentaires produits cette année soit du riz hybride. En plus des 200 tonnes de semences de riz hybride achetés en Chine, les autorités vont aussi distribuer 2 400 tonnes d’engrais NPK, de 800 tonnes d’urée et de 2 800 tonnes d’engrais organiques. 2 133 vanneuses et 2 133 sarcleuses seront également distribuées.

     

  • IMPAYÉES – Environ 400 millions de dollars d’arriérés envers ses fournisseurs du secteur privé pour la Jirama en 2024

    IMPAYÉES – Environ 400 millions de dollars d’arriérés envers ses fournisseurs du secteur privé pour la Jirama en 2024

    Antananarivo, 2 Février, 9h55 – Une énorme ardoise à effacer. Les arriérés de la Jirama vis-à-vis de ses fournisseurs du secteur privé tournaient autour des 400 millions de dollars en 2024. Ces arriérés incluent les coûts du carburant et de l’énergie que doit la compagnie nationale d’eau et d’électricité à ces opérateurs, selon ce qui est rapporté dans le Pacte énergétique national pour Madagascar.

     

    Les producteurs indépendants d’électricité (IPP) sont parmi ceux qui souffrent de retards de paiement de la part de la Jirama. Et ce, bien que le Gouvernement se soit souscrit à la Facilité régionale de soutien à la liquidité (RLSf) en 2019, afin que les producteurs lui fournissant moins de 50MW aient une assurance qui les protège contre le risque de retard de paiement de la part de la Jirama. Mais comme rapporté dans ce document national, les IPP ciblés continuent de souffrir de ce défaut de paiement.

     

    Une certaine réticence dans la mobilisation des capitaux privés dans la production pour la Jirama est alors signalée, par rapport à la solvabilité de cette dernière en tant qu’acheteur d’électricité. Seule une poignée de sociétés de mini-réseaux avaient été en mesure de mobiliser leurs capitaux, grâce à ce que les autorités qualifient d ‘“approche spontanée”.

     

    Les subventions et financements basés sur les résultats (FBR) du Projet de développement d’accès à l’électricité au moindre coût (Lead) auraient néanmoins contribué à catalyser un marché pour les systèmes solaires domestiques. Ce qui aurait permis aux entreprises de mobiliser des capitaux privés pour soutenir leur croissance à Madagascar.

     

    587 MW sur les 828 MW de capacité installée sur les réseaux de la Jirama sont fournis par le secteur privé. Ce sont les opérateurs privés qui représentent donc près de 70% de cette capacité. Ils fournissent de l’électricité à la Jirama par le biais de contrats d’achat d’électricité (CAE) et de contrats de location.

     

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  • FINANCE – Bred Madagascar Banque populaire se veut « généraliste »

    FINANCE – Bred Madagascar Banque populaire se veut « généraliste »

    Antananarivo, 31 Janvier, 15h30 – “Nos portes sont ouvertes à tous types de clients”. Une autre manière pour Thierry Charras-Gillot de réaffirmer que la Bred Madagascar Banque populaire qu’il dirige est une banque généraliste. Et que c’est avec cette approche que cet établissement bancaire entend développer son portefeuille clients composé actuellement de plus de 300 000 particuliers et d’environ 1 500 entreprises.

    Bred Madagascar Banque populaire va néanmoins porter une attention particulière aux Petites et moyennes entreprises (PME), ou encore les artisans. “Ce sont ces acteurs qui avaient créé notre banque. Aussi nous allons veiller en particulier sur cette clientèle”, a expliqué Thierry Charras-Gillot.

    Opérer à Madagascar est considéré comme un bon coup par les responsables de cette banque coopérative. Le directeur général de la Bred Banque populaire, Jean Paul Julia, estime que le marché malgache a un potentiel de croissance très fort. Il confie d’ailleurs que l’envie de s’implanter à Madagascar remontait déjà à des années auparavant pour cette banque membre du groupe BPCE.

    Pour la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, le modèle de banque coopérative de proximité, fondé sur des valeurs de solidarité, s’inscrit dans le dynamique de développement souhaité pour Madagascar. “Nous sommes persuadés que cette banque, avec son expérience internationale et sa culture coopérative saura s’adapter aux spécificités du marché malgache et contribuer au renforcement du marché financier de Madagascar”, lance-t-elle.

    Concernant d’éventuelles améliorations des offres pour ses clients à Madagascar, Thierry Charras-Gillot estime que ceux existants sont déjà excellents. “Nous sommes là pour écouter et comprendre le marché malgache. Ce qui va nous permettre de proposer des offres encore plus dédiées et plus proches des besoins de nos clients”, rassure-t-il.

    L’arrivée d’une banque et singulièrement d’une banque française témoigne d’une vraie croyance dans le potentiel de développement de Madagascar, soutient pour sa part l’ambassadeur de France, Arnaud Guillois. La Bred, avec son riche héritage et son expertise, va apporter à la fois des services financiers de qualité ainsi qu’un soutien structurant aux entrepreneurs et aux entreprises, lance-t-il.

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  • VALERY RAMONJAVELO – “Les faire fonctionner coûte tellement cher, que vendre les deux Airbus A340 était un choix qui s’imposait”

    VALERY RAMONJAVELO – “Les faire fonctionner coûte tellement cher, que vendre les deux Airbus A340 était un choix qui s’imposait”

    Antananarivo, 31 Janvier, 8h20 – Une confirmation officielle. Les deux Airbus A340 d’Air Madagascar sont bel et bien vendus. Leur acquéreur est une entreprise chinoise, pour un montant de deux millions de dollars, indique le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo. Ce membre du Gouvernement a apporté des éclaircissements sur le sujet, jeudi.

    Les appels à manifestation d’intérêt international pour ces appareils avaient été lancés il y a déjà plus d’un an. A leur terme, l’entreprise chinoise a été retenue pour “pouvoir faire le démontage de ces deux A340”, indique le ministre Valery Ramonjavelo. Les fonds générés par la vente sont entièrement versés dans le compte séquestre prévu à cet effet et seront utilisés pour honorer les dettes des créanciers privilégiés. “Toute a été entrée dans ce compte séquestre au nom d’Air Madagascar et tout mouvement ne devra se faire que par le Syndic et le juge commissaire qui était nommé pour cela”, rassure-t-il.

    La vente de ces deux Airbus A340 avait été décidée dans la démarche de l’apurement des dettes d’Air Madagascar ainsi que la nécessité impérieuse d’amorcer son redressement, explique alors le ministre en charge des Transports. “Faire fonctionner ces deux avions coûte tellement cher que le choix qui s’imposait à Air Madagascar était de les vendre”, confie-t-il, en indiquant que tous les moteurs de ces appareils ne fonctionnaient déjà plus.

    Or, pas moins de quatre millions de dollars sont nécessaires pour la remise en état d’un seul moteur, poursuit encore le ministre Valery Ramonjavelo. Remettre en état les quatre moteurs aurait nécessité pas moins d’une vingtaine de millions de dollars, expose-t-il.

    Ces deux Airbus figuraient par ailleurs parmi les « épaves » que l’Aviation civile de Madagascar avait ordonné d’enlever à la suite de l’incendie qui était survenu à l’aéroport d’Ivato. “Et heureusement qu’ils n’ont pas été sujets au feu. C’est pour ça qu’ils ont été enlevés et nous les avons vendus après”, poursuit-il.

    Les prix d’acquisition de ces deux Airbus seraient déjà amortis, d’après le ministre Valery Ramonjavelo. “D’ailleurs, plus les années passent, plus leur valeur se déprécie. Et cette valeur de reprise risque encore de descendre”, estime-t-il.

    Pour ce qui est de la dette d’Air Madagascar, elle se chiffre à plus de 100 millions de dollars, d’après toujours le ministre en charge des Transports. “Une action dans le cadre du redressement judiciaire de la compagnie est en cours et un concordat va être appelé pour voir avec les créanciers jusqu’à combien nous sommes en mesure d’honorer et payer afin de donner une seconde vie à Air Madagascar”, conclut-il.

    Ces deux appareils ont été acquis durant la Transition, précisément en 2012, afin de redresser la compagnie aérienne nationale Air Madagascar. Ils ont été accueillis en grande pompe à l’aéroport d’Ivato à l’époque. Air Madagascar avait acquis les deux Airbus auprès d’Air France via un contrat de location-vente. Les appareils ont fait l’objet d’un litige entre les deux compagnies quelques années plus tard.

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  • PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ  – Le contrat de Jovena pour l’approvisionnement en fuel lourd de la Jirama à prolonger de trois mois

    PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ – Le contrat de Jovena pour l’approvisionnement en fuel lourd de la Jirama à prolonger de trois mois

    Antananarivo, 30 Janvier, 16h55 – Un nouveau deal. Le contrat de Jovena pour l’approvisionnement en fuel lourd de la Jirama devra être prolongé de trois mois. Le Conseil des ministres de mercredi avait approuvé la communication relative à la demande d’autorisation de signature du protocole de paiement sur cet approvisionnement. Il devra couvrir la période du 1er janvier au 31 mars 2025.

    Un protocole d’accord liait déjà les deux parties avec l’Etat auparavant. Mais celui-ci avait expiré le 21 décembre 2024, indique le compte rendu de ce Conseil des ministres. Un nouvel avenant avait alors été jugé indispensable pour couvrir le premier trimestre de cette année « afin de garantir la sécurité énergétique du pays », souligne ce rapport.

    L’engagement de Jovena dans cet avenant durant la période de son contrat est de 15 000m3 de carburant. Ce qui est supérieur à la quantité de ces produits pétroliers nécessaires à la production d’électricité estimée à 12 000m3. Mais la décision de disposer de ce surplus serait prise “afin de constituer un stock de réserve permettant de faire face à d’éventuelles situations imprévues”.

    L’Etat se veut ainsi prudent. Le président de la République aurait d’ailleurs soutenu “qu’il n’est plus acceptable que l’approvisionnement en électricité soit interrompu en raison d’un manque de stock de carburant”, selon toujours le compte rendu du dernier Conseil des ministres.

    Depuis début janvier, la Jirama s’est dit contrainte de recourir à nouveau au délestage alors que la période d’étiage s’est prolongée. La compagnie nationale avait mis en avant le niveau exceptionnellement bas de la rivière Vohitra qui alimente le barrage hydroélectrique d’Andekaleka pour expliquer le retour du délestage malgré les consignes présidentielles.

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  • PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ – First Energy déploie l’hybridation pour alléger les charges de la Jirama

    PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ – First Energy déploie l’hybridation pour alléger les charges de la Jirama

    Antananarivo, 30 Janvier, 16h55 – Des coûts de revient réduits et une amélioration de la qualité de service. C’est ce qu’aura à gagner la Jirama en bouclant son nouveau contrat de vente et d’achat d’énergie hybride thermique/photovoltaïque avec la société de production First Energy. Ce contrat qui annule et remplace les contrats signés auparavant entre les deux parties prend effet dès le début du mois de février.

    First Energy fournit à la Jirama de l’énergie à partir du système hybride auprès de sept sites de production d’électricité à Madagascar. Ces sites qui tournent partiellement au vert, d’une puissance de 8 535 KWc, sont localisés le long de la route nationale RN6, à Ambanja, a Anahidrano, à Anivorano Nord, à Mampikony, à Port Bergé, à Maevatanana et à Antsohihy.

    Cette transition répond à un double enjeu pour la Jirama. Passer d’une production 100% thermique à une production hybride lui permettra de réduire son recours au carburant. Mais cette disposition va également lui permettre de participer à la préservation de l’environnement, expose-t-elle.

    L’hybridation des centrales thermiques avec les énergies renouvelables pour réduire le coût de production de l’électricité se conforme d’ailleurs aux orientations de la politique énergétique de Madagascar. L’Etat estime par ailleurs que les fournisseurs de services d’électricité du secteur privé devraient continuer à être les principaux moteurs de l’accès à l’électricité à Madagascar.

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  • CHIFFRE DU JOUR : 3 636 000 tonnes, la quantité de manioc prévue être produite par Madagascar en 2025

    CHIFFRE DU JOUR : 3 636 000 tonnes, la quantité de manioc prévue être produite par Madagascar en 2025

    Nous nous sommes davantage intéressés aux importations lors des précédentes éditions de cette rubrique. Aujourd’hui nous allons accorder une place à la production locale.  Et nous allons parler de l’une des filières agricoles qualifiées de prioritaires par l’Etat. Mais comme on a déjà parlé du riz, aujourd’hui, on va discuter manioc. Il s’agit de l’un des tubercules les plus populaires dans l’alimentation à Madagascar. Et comme le manioc est une filière prioritaire pour l’Etat, son développement a intégré dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et de résilience de Madagascar en 2023.

    Pour cette année, l’Etat espère une production nationale de manioc s’élevant à 3 636 000 tonnes. C’est donc la prévision de production nationale de manioc pour cette année. Comparé aux 3 417 000 tonnes en 2024, l’Etat prévoit donc une hausse de 6,4% de hausse en volume. Ces chiffres sont avancés dans le Document de performance, annexé à la loi des Finances initiales de 2025.

    Mais ce n’est pas la première fois que Madagascar cible une bonne performance pour la filière manioc.
    Dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et de résilience de Madagascar, les objectifs que l’Etat s’était fixés étaient l’augmentation de sa production, l’amélioration de sa conservation et la promotion de sa transformation des produits pour augmenter sa valeur ajoutée.

    Alors que la production de manioc se situait à 3 millions de tonnes sur 400 000 hectares en 2023, avec un rendement de 7,5 t/ha, le Pacte vise de doubler ce rendement en 2027, c’est-à-dire 14 t/ha.
    Les produits serviront pour la consommation humaine, dont la consommation directe, la production de Gari, d’autres produits comme la pâte de manioc fermentée et le pudding, ou encore pour la substitution de farine de blé.

    Un Programme de développement de la filière manioc avait par ailleurs été déjà inclus dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et de résilience de Madagascar, afin d’atteindre ces six millions de tonnes de manioc en 2027 ainsi que la promotion de sa transformation. Le coût de financement de ce Programme était de 49 millions de dollars.

    Le chiffre du jour, décryptage d’un chiffre qui marque l’actualité. Une rubrique à suivre sur 2424FM 92.2Mhz avec notre journaliste Rado Andriamampandry