Catégorie : Économie

  • CARBURANT – Des ajustements à la hausse du prix du pétrole lampant à entreprendre d’ici quelques mois d’après Andry Rajoelina

    CARBURANT – Des ajustements à la hausse du prix du pétrole lampant à entreprendre d’ici quelques mois d’après Andry Rajoelina

    Antananarivo, 9 Janvier, 6h15 – Les usagers sont avisés. Le prix du pétrole lampant connaîtra une hausse d’ici quelques mois. Des ajustements seront ensuite entrepris progressivement afin de ramener le prix de ce produit pétrolier à la vérité des prix jusqu’à la fin de cette année. Cette disposition avait été exposée par le président de la République Andry Rajoelina et le ministre de l’Energie et des hydrocarbures Olivier Jean-Baptiste lors du Conseil des ministres de mercredi.

    Comme expliqué par le Président Andry Rajoelina, cette mesure est prise afin de mettre fin à la subvention versée annuellement aux compagnies pétrolières pour la compensation de l’écart entre les prix proposés aux consommateurs et la vérité des prix de ce produit. Cet écart tourne ces derniers temps entre 1 200 et 1 400 ariary par litre, indique le ministre Olivier Jean-Baptiste. Aussi, pour 2024, la subvention que l’Etat a dû verser aux distributeurs pétroliers pour maintenir les prix à la pompe du pétrole lampant s’élevait à 95 milliards d’ariary, a-t-il confié.

    Pour 2025, la subvention qui devrait être versée aux compagnies pétrolières pourrait encore s’élever jusqu’à 90 milliards d’ariary, si les prix du carburant à l’international s’avèrent stables. Mais cette dépense pourrait s’alourdir davantage pour l’Etat si les prix du carburant venaient à augmenter.

    Ce membre du gouvernement parle de ces subventions comme étant un « sacrifice » fait par l’Etat. L’objectif dans cette démarche avait en tout cas été de veiller au pouvoir d’achat des utilisateurs de ce produit pétrolier, notamment pour les ménages ruraux, d’après le ministre en charge des Hydrocarbures. Le pétrole lampant est principalement utilisé pour l’éclairage, bien que ce produit soit utilisé pour d’autres usages. Aussi la dotation de kits solaires pour les foyers sera poursuivie afin de réduire l’usage du pétrole lampant à Madagascar.

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  • AGRICULTURE – Le riz hybride à planter sur 22 000 ha cette année

    AGRICULTURE – Le riz hybride à planter sur 22 000 ha cette année

    Antananarivo, 9 Janvier, 6h55 – Le grand bond vers le riz hybride attendu cette année. Tahian’ny Avo Razanamahefa, secrétaire d’Etat chargé de la souveraineté alimentaire, annonce en Conseil des ministres ce mercredi que la Grande île va cultiver le riz hybride sur 22 000 hectares de terrain répartis dans 12 régions du pays. Cette variété de riz sera notamment cultivée sur une superficie de 1 130 hectares dans la région Analamanga, 3 105 hectares dans la région Menabe ou encore 2 280 hectares dans la région Vakinankaratra.

    Pour ce mois de janvier, 200 tonnes de semences de riz hybride sont déjà arrivées dans le port de Toamasina. Ils seront dispatchés sur 8 000 hectares. 150 tonnes sont attendus pour la contre saison qui seront cultivées sur 6 000 hectares et finalement 200 tonnes pour la grande saison 2025 qui seront semées sur 8 000 hectares.

    Les semences de riz hybride importées par l’Etat seront distribuées gratuitement aux agriculteurs. En plus des semences, les agriculteurs recevront également gratuitement des engrais organiques et du NPK. Ils recevront également des matériels comme des vanneuses et des batteuses. En tout, ce seront 88 000 agriculteurs qui vont bénéficier gratuitement des semences et des équipements.

    Entre le mois de décembre et le mois de février ce sont déjà 32 000 agriculteurs qui ont bénéficié de ces intrants. “L’utilisation des semences riz hybride vont permettre d’atteindre l’objectif des 1 millions de tonnes de paddy supplémentaire” visé par l’Etat cette année, indique la secrétaire d’Etat. Le but est l’autosuffisance en riz et la réduction des importations dès 2025, ajoute-t-elle.

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  • Le prix du riz importé à faire baisser jusqu’à 750 ariary le “kapoaka” dans un mois et demi, selon Andry Rajoelina

    Le prix du riz importé à faire baisser jusqu’à 750 ariary le “kapoaka” dans un mois et demi, selon Andry Rajoelina

    Antananarivo, 8 Janvier, 19h45 – Des consignes présidentielles. Le président de la République Andry Rajoelina demande au ministère de l’Industrialisation et du commerce de s’assurer que le prix du riz baisse dans un mois et demi. “Pour le riz importé, le prix d’un “kapoaka” doit baisser jusqu’à 750 ariary”, estime-t-il. “Nous allons travailler avec des importateurs et nous avons déjà effectué les calculs”, souligne le chef de l’Etat durant le Conseil des ministres de ce mercredi.

    Pour le riz local, Andry Rajoelina indique s’en remettre au ministère en charge du Commerce. Il recommande, entre autres, la mise en place d’une réglementation des marges des différents acteurs de la filière. “La population doit pouvoir supporter le prix du riz”, souligne-t-il. “Il est inacceptable qu’une minorité dicte les prix. Il n’y a pas de place pour la spéculation à Madagascar”, poursuit-il.

    Selon le ministre David Ralambofiringa, les calculs effectués par le ministère indiquent que le prix du riz makalioka ne doit pas excéder 1 000 ariary par “kapoaka”, la mesure équivalente à une boîte de lait concentré. Le kapoaka de riz importé, pour sa part, ne devrait pas dépasser 800 ariary.

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  • JOEL RANDRIAMANDRANTO – « Des reformes sont à mettre en place pour l’amélioration du climat des affaires »

    JOEL RANDRIAMANDRANTO – « Des reformes sont à mettre en place pour l’amélioration du climat des affaires »

    Joël Randriamandranto, ancien ministre du Tourisme, a pris ses fonctions en tant que président du Conseil d’administration de l’Economic development board of Madagascar (EDBM) en décemnte. Il succède à ce poste à Lantosoa Rakotomalala, nommé ambassadrice de Madagascar aux Etats-Unis. Il lui revient, ainsi qu’à son équipe de mettre en œuvre toutes les stratégies visant à promouvoir les investissements étrangers et nationaux au pays. Joël Randriamandranto en dit plus sur les missions qui lui sont confiées. Interview.

     

     

  • INFRASTRUCTURE – Le Groupement Probase /SCB intéressé par la réhabilitation la RN1Bis entre Tsiroanomandidy et Ankalalo

    INFRASTRUCTURE – Le Groupement Probase /SCB intéressé par la réhabilitation la RN1Bis entre Tsiroanomandidy et Ankalalo

    Antananarivo, 8 Janvier, 17h15 – Un constructeur qui assure être prêt à s’attaquer au chantier. Le Groupement ProBase/SCB fait part de son intérêt pour la réalisation des travaux d’aménagement de 212,9 kilomètres de la route nationale RN1Bis entre Tsiroanomandidy et Ankalalo. Une manifestation d’intérêt qui avait été accueillie favorablement par le ministère des Travaux publics (MTP) et a amené les deux parties à convenir sur le développement d’une collaboration pour la réalisation de ce projet. Elles ont signé un protocole d’entente à cet effet, ce mercredi.

    Ce projet qui vise le désenclavement du Moyen Ouest de la Grande île à travers la réhabilitation de la RN1Bis, consiste en la construction d’un système d’assainissement, de travaux de terrassement, de la construction ou de la réhabilitation des ouvrages d’arts existants. Mais l’une des innovations qui seront apportées dans ce projet, c’est la réalisation d’une chaussée par application des produits « Probase road technology».

    Le Groupement Probase / SCB, formé par la compagnie malaisienne Probase Manufactiring et la société SCB, est spécialisé dans la construction d’infrastructures d’envergures. Il assure disposer des compétences, des références et des moyens en personnels ainsi que matériels pour la réalisation de ce projet. Et ce, dans le respect des règles et principes internationaux qui y sont applicables.

    Aussi dans le cadre du protocole d’entente qui vient d’être signé, ce groupement s’engage dans un premier temps à effectuer les études techniques détaillées, comprenant les investigations sur site ainsi que la collecte d’informations techniques et de données. Il devrait ensuite soumettre au MTP une proposition comportant l’identification d’une institution financière de haut niveau, une offre technique et commerciale détaillée, une offre financière avec une structure des prix détaillée, un schéma de financement.

    Ce groupement aura également à apporter les propositions de financements du projet auprès d’institutions financières habilitées et qui doivent être conformes à la Politique d’endettement de l’Etat. Et puis présenter, après accord sur cette proposition, un projet de Documentation contractuelle pour les travaux du Projet.

    Le ministère des Travaux publics, pour sa part, aura entre autres à fournir à ce groupement toute la documentation et toutes les données, plans et informations techniques en sa possession en lien avec ce projet. Ce département aura également à apporter à ce groupement toutes aides et assistance en vue d’assurer la sécurité nécessaire pour la bonne marche des investigations techniques sur site ou encore d’examiner et donner suite aux rapports, propositions techniques, commerciales et financières qui lui seront soumis.

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  • IMPORTATION – Hausse d’environ 20% du volume du ciment mis à la consommation durant les onze premiers mois de 2024

    IMPORTATION – Hausse d’environ 20% du volume du ciment mis à la consommation durant les onze premiers mois de 2024

    Antananarivo, 8 Janvier, 5h40 – La quantité de ciment mis à la consommation durant les onze premiers mois de 2024 s’élevait aux environs de 1,030 millions de tonnes. Ce qui représente une hausse autour de 20% par rapport au volume de ce produit mis à la consommation durant la même période en 2023. Ces chiffres sont ressortis des tableaux de bord de la direction générale des Douanes (DGD).

    La mise à la consommation est le régime douanier permettant aux marchandises importées d’être mises en libre circulation après l’acquittement des droits et taxes à l’importation et l’accomplissement de toutes les formalités douanières nécessaires. Et c’est durant le second trimestre qu’était enregistrée la plus grande quantité de ciment importé en 2024, atteignant plus de 321 500 tonnes.

    Le montant CAF de ces ciments importés durant les onze premiers mois de l’année dernière, c’est-à-dire leur prix à la frontière de Madagascar avant acquittement des impôts et droits sur les importations et avant paiement de toutes les marges commerciales et de transport, s’élevait par ailleurs à près de 345 milliards d’ariary. Ce qui constitue une hausse de 11,77% par rapport à la valeur des ciments qui avaient été mis à la consommation durant la même période en 2023, et qui s’élevait à environ 308,5 milliards d’ariary.

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  • SECTEUR EXTRACTIF – 1 102 permis miniers en attente de décision d’annulation en 2024

    SECTEUR EXTRACTIF – 1 102 permis miniers en attente de décision d’annulation en 2024

    Antananarivo, 7 Janvier, 6h55 – Non-paiement de frais d’administration (FA) ou non renouvellement. Ce sont les raisons qui ont fait que 1 102 permis miniers sont en attente de décision d’annulation en 2024. Ce chiffre du Bureau du cadastre minier de Madagascar (BCMM) est rapporté dans le rapport de Réconciliation 2022 de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar.

    Sur ces 1 102 permis miniers qui attendent d’être annulés, on compte 102 permis d’exploitation (PE). Cette situation concerne également 414 permis réservés aux petits exploitants (PRE) et 586 permis de recherche (PR). Ces permis en attente de décision d’annulation couvrent au total 113 384 carrés miniers, d’après le BCMM.

    Le Bureau du cadastre minier fait également part de 165 permis miniers en cours de libération en 2024. Ce sont des permis annulés pour non-paiement des frais d’administration ou non renouvelés et dont les actes d’annulation ont été signés. Cette situation concerne 15 permis d’exploitation, 54 permis réservés aux petits exploitants et 96 permis de recherche, dont la couverture s’étend sur 31 362 carrés miniers.

    Pour ce qui est des permis réguliers, c’est-à-dire ceux qui se sont acquittés de leurs frais d’administration pour 2023, et qui n’ont pas de dossiers en suspens au niveau du BCMM, ils sont au nombre de 241. Ce total est constitué de 231 PE et de 10 PRE pour une couverture de 16 938 carrés miniers.

    Mais il y a également d’un côté les permis en cours de mouvement, c’est-à-dire les permis qui ont encore des dossiers en attente de signature au niveau de l’administration minière pour leur renouvellement, leur transformation ou leur transfert. C’est une situation qui concerne 1 415 permis miniers, d’après toujours le BCMM.

    Le Bureau de cadastre minier de Madagascar indique par ailleurs 1 650 permis en cours d’octroi. C’est l’ensemble des demandes de permis, déposées avant fin novembre 2010.
    Toutes ces classifications englobent donc en tout 4 573 permis miniers. Et ces permis sont tous concernés par le Plan d’assainissement adopté en Conseil des ministres en juillet 2024.

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  • TOURISME : Cinq bateaux de croisières attendus au port d’Ehoala de janvier à juillet

    TOURISME : Cinq bateaux de croisières attendus au port d’Ehoala de janvier à juillet

    Antananarivo, 6 Janvier, 18h05 – La saison des croisières bat son plein à Tolagnaro. Le port d’Ehoala implanté dans cette partie de l’île est prévu accueillir cinq paquebots jusqu’à la clôture de la saison 2024-2025, d’après ce qu’a communiqué la compagnie QMM qui gère cette infrastructure portuaire.

    C’est le navire PS Silver Spirit qui devrait être le premier à y accoster en 2025, avec une escale programmée le 16 janvier. S’en suivra l’arrivée du paquebot Europa, prévue le 3 mars. C’est le 26 mars qu’est pour sa part programmé l’accostage du navire MSC Explora au port d’Ehoala, avant celui de l’Amadea qui est programmé au 1er avril. Et enfin, le Blue Dream Star programme deux escales à Taolagnaro les 9 mai et 25 juillet pour clôturer la saison 2024-2025, selon le calendrier détaillé par la compagnie QMM

    Ce sont en tout dix escales qui sont programmées au niveau du Port d’Ehoala, pour cette saison qui s’étend de décembre 2024 à juillet 2025. QMM parle d’une période élargie par rapport aux saisons précédentes qui étaient limitées du mois de novembre au mois d’avril. Pour la saison qui est en cours, le port d’Ehoala a déjà enregistré quatre escales au mois de décembre de l’année dernière. On y compte les deux escales effectuées par le navire MS Hebridean Sky, ajoutées à celles du Dumont d’Urville et du Crystal Symphony.

    QMM estime ainsi que la diversité des navires et la qualité des escales illustrent l’attractivité croissante du port d’Ehoala. Ce port est devenu une porte d’entrée stratégique pour le tourisme maritime dans le sud de Madagascar en quelques années, avance alors cette compagnie. Ce port a accueilli plus de 73 navires de croisière, transportant environ 50 000 passagers, depuis son inauguration en 2009, selon ce qu’elle a rapporté.

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  • FISCALITE – La taxe de 5% sur les transactions mobiles à prélever sur les frais de transfert et de retrait perçus par les établissements de monnaie électronique

    FISCALITE – La taxe de 5% sur les transactions mobiles à prélever sur les frais de transfert et de retrait perçus par les établissements de monnaie électronique

    Antananarivo, 6 Janvier, 9h30 – Plus de détails sur les “corrections” apportées à la taxe sur les transactions mobiles. La version finale de la loi de finances de 2025 précise que désormais cette “taxe est établie sur le montant du chiffre d’affaires de l’établissement de monnaie électronique constitué par les frais hors taxes de l’opération”.

    Contrairement à ce qui avait été initialement prévu, le paiement de la taxe n’incombe plus à la personne qui effectue l’envoi pour les opérations domestiques ni à la personne qui reçoit l’argent pour le transfert venant de l’étranger. Celui-ci relève désormais de l’établissement de monnaie électronique qui perçoit les frais de l’opération.

    La taxe ne sera plus prélevée sur le montant total du transfert effectué par le client. Selon les dispositions de la loi, “le fait générateur et l’exigibilité de la taxe sont constitués par la perception des frais par l’établissement de monnaie électronique à la suite d’une opération via mobile money”. Comme déjà annoncé par la ministre de l’Economie et des finances, le taux de la taxe est fixé à 5% des frais perçus.

    Les frais taxés sont cependant limités aux frais de transfert et aux frais de retrait perçus par l’établissement. Selon la version finale de la loi de finances de 2025, “les frais et produits d’intérêt résultant des prêts et placements financiers” des établissements sont exclus de la liste des opérations taxables.

    Quant aux opérations taxables, elles incluent tout transfert d’argent via mobile money à un autre utilisateur ainsi que son retrait ultérieur, tout paiement d’achats de biens et services par téléphone mobile ou par carte visa rattachée au compte mobile money, tout transfert d’argent depuis un compte mobile vers un compte bancaire et toute autre opération liée à l’utilisation du service mobile money moyennant paiement des frais. Aucune opération n’est exonérée, comme cela a failli être le cas dans la version initiale du projet de loi de finances.

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  • EXPORTATION LÉGALE – Cinq kilos sur l’objectif de six tonnes d’or fixés par l’Etat pour 2024 effectivement exportés

    EXPORTATION LÉGALE – Cinq kilos sur l’objectif de six tonnes d’or fixés par l’Etat pour 2024 effectivement exportés

    Antananarivo, 5 Juillet, 19h15 – A moins d’un millième de l’objectif. Les entreprises qui avaient obtenu leur agrément de comptoir de l’or n’ont finalement réussi à n’exporter que 5 kilos d’or l’année dernière. C’est ce qui est indiqué dans le Rapport de réconciliation 2022 de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar.

    Ils étaient neuf opérateurs à avoir déposé leur demande d’agrément auprès de l’Agence nationale de la filière or (Anor) au départ. Six d’entre eux avaient reçu leur agrément de comptoir de l’or en date du 17 octobre 2023 pour une durée d’un an, rappelle cet organe tripartite œuvrant pour la transparence minière.

    Avec la levée de la suspension de toutes activités relatives à l’exportation de l’or, déjà décidée au mois de mars 2023, l’Etat avait misé sur ces comptoirs, en fixant des objectifs ambitieux pour 2024. Le premier ministre Ntsay Christian avait par exemple avancé qu’au moins 500 kilos d’or devaient être exportés 100 jours après la présentation du Programme de mise en œuvre (PMO) de la Politique générale de l’Etat (PGE). Le chef du gouvernement avait ensuite ajouté que six tonnes d’or devaient être exportées de manière formelle en 2024.

    Des difficultés auxquelles étaient confrontés ces exportateurs agréés avaient pourtant été soulevées au mois de mars de l’année dernière. Il était expliqué que ces opérateurs légaux avaient eu du mal à collecter l’or au niveau local. Le prix élevé de l’or proposé par les orpailleurs qui s’avérait plus cher que le prix sur le marché international était la contrainte avancée.

    Dans le compte rendu du Conseil des ministres en date du 6 mars, il était alors rapporté que l’Etat avait donné une instruction accordant un délai de deux mois pour les exportateurs titulaires d’agrément de comptoir pour respecter l’accord qu’ils avaient signé. Et ce, sous peine d’un retrait d’agrément. Il était également insisté à l’époque que les exportateurs d’or agréés devaient pouvoir exporter au moins 15% du poids total pour lequel ils se sont engagés et effectuer le rapatriement correspondant.

    Mais les exportateurs agréés ne sont donc parvenus à n’exporter que 5 kilos d’or selon le dernier rapport de l’ITIE. Un taux de rapatriement de 88,42% des devises issues de l’exportation légale de l’or qui a repris en février 2024 est rapporté dans ce document.
    Lors de la présentation de la PGE, l’Etat avait indiqué qu’il tablait sur une exportation légale de 75 tonnes d’or pour les cinq prochaines années, l’équivalent d’une exportation moyenne annuelle de 15 tonnes. Et pour y parvenir, l’Etat avait indiqué qu’il misait sur l’exploitation industrielle de l’or en complément de l’exploitation artisanale de ce produit minier.

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