Catégorie : Économie

  • BIODIVERSITE – Plus de 150 tortues sur les 1 076 tortues saisies en Thaïlande meurent en captivité

    BIODIVERSITE – Plus de 150 tortues sur les 1 076 tortues saisies en Thaïlande meurent en captivité

    Antananarivo, 16 Décembre, 8h05 – Les dernières tortues saisies en Thaïlande sont arrivées au pays vendredi. Il s’agit de 757 tortues pyxis arachnoides, selon les chiffres donnés samedi par le ministère de l’Environnement et du développement durable. Avec les 155 tortues astrochelys radiata déjà rapatriées le 4 décembre, cela fait 912 tortues rapatriées sur 1 076 tortues saisies en tout.

    Il manque ainsi 164 tortues à l’appel. Lors de l’annonce du retour des animaux au pays, il a été indiqué que “certains animaux n’ont pas survécu à leurs conditions de captivité, malgré des soins adaptés”. Et lors de la saisie des animaux en mai, les autorités thaïlandaises avaient déjà fait état de “1 117 animaux sauvages, morts et vivants” interceptés.

    Sur ces 1 117 animaux, 47 lémuriens, dont 16 lors de la première vague d’arrivée, et 31 lors de la deuxième vague, et 912 tortues ont finalement pu être rapatriés, soit 959 animaux en tout. Il avait été annoncé, initialement 963 animaux à rapatrier. Parmi les lémuriens, un n’a pas pu rentrer au pays.

    “Après leur arrivée à Madagascar, les tortues ont été placées sous la responsabilité de l’Alliance pour la survie des tortues dans une installation de quarantaine spécialisée, construite spécifiquement pour répondre au caractère unique de cette saisie, dans la capitale d’Antananarivo, où elles subiront des évaluations sanitaires complètes”, signale l’Alliance pour la survie des tortues (TSA) dans un communiqué. Et alors que les tortues radiées seront transférées dans la réserve privée de Berenty dans la région d’Anosy, les tortues araignées seront placées transférées au Jardin Botanique Eden, une réserve privée dans la région d’Atsimo-Andrefana avant d’être relâchées dans la nature.

    Photo : MEDD

  • MINES – La Chambre des mines et le GEM saluent le retour sur les rails de Base Toliara

    MINES – La Chambre des mines et le GEM saluent le retour sur les rails de Base Toliara

    Antananarivo, 15 Décembre, 13h20 – Le secteur privé satisfait. La Chambre des mines de Madagascar (CMM) et le Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM) indiquent se réjouir de la décision du gouvernement malgache de lever la suspension du projet Base Toliara dans un communiqué diffusé samedi. Pour les deux entités « la décision du gouvernement malgache d’autoriser la reprise du projet illustre sa volonté affirmée de faire du secteur privé le moteur de la croissance économique et du développement durable du pays ».

    La Chambre des mines et le GEM ont dans le même temps réaffirmé leur soutien total au projet Base Toliara. Selon les deux groupements, le projet apportera des retombées économiques importantes pour la région Atsimo Andrefana et Madagascar. « Nous souhaitons plein succès au projet Base Toliara et comptons sur l’appui sans faille du gouvernement pour faire de ce projet un outil de développement au service de l’intérêt général et de toutes les parties prenantes, y inclus la communauté locale », insistent-ils.

    Pour le secteur privé, Base Toliara peut également montrer la voie à d’autres investisseurs. Le projet constitue également « une vitrine pour la promotion des investissements privés, tant nationaux qu’internationaux », soulignent-ils. « Promouvoir les investissements privés locaux et internationaux, en particulier dans le secteur minier, est une priorité pour la Chambre des mines de Madagascar et le Groupement des entreprises de Madagascar », rappellent-ils.

    Les deux entités rappellent que le projet, « avec un investissement de 700 millions de dollars, vise à produire des minéraux stratégiques essentiels à la transition énergétique et numérique ». Base Toliara avait été suspendu en 2019 à cause de préoccupations environnementales et sociales, notamment sur les impacts pour les communautés locales et l’écosystème. Le Conseil des ministres avait levé la suspension le 27 novembre dernier.

     

  • STRATEGIE – La contribution du secteur industriel à 30% du PIB comme objectif en quinze ans de la SDSP

    STRATEGIE – La contribution du secteur industriel à 30% du PIB comme objectif en quinze ans de la SDSP

    Antananarivo, 15 Décembre, 12h15 – Une ambition exprimée. L’Etat s’est engagé à accompagner le secteur privé dans l’atteinte de leur objectif commun, qui est de porter à 30% la contribution du secteur industriel au Produit intérieur brut (PIB) du pays d’ici 15 ans. Cette contribution n’est encore que de 17% à l’heure actuelle et nécessite donc des efforts concertés entre les deux parties, soutient le ministère de l’Industrialisation et du commerce (MIC).

    La mise en œuvre de la Stratégie de développement du secteur privé (SDSP), récemment présentée, devrait permettre d’atteindre non seulement ce niveau de contribution mais également l’atteinte d’un taux de croissance économique avec une moyenne annuelle de 7%. Et elle devra par ailleurs contribuer à accroitre de 15% le taux d’emploi formel de la population active à l’horizon 2040.

    Le secteur privé entend alors mettre en œuvre une vision commune et entend prendre en main son avenir, comme soutenu par la Chambre des mines de Madagascar (CMM). Ces objectifs énoncés constituent d’ailleurs “une ambition tout à fait pertinente et légitime”, selon le président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Francis Rabarijohn.

    “Il n’y a aucune raison ne permettant pas d’atteindre ces objectifs avec les matières premières, la production agricole, les talents et les compétences que Madagascar dispose. Il faut que le pays parvienne à se réindustrialiser et s’assure de pouvoir exploiter de manière satisfaisante et optImale toutes les opportunités qui se présentent”, soutient le président du GEM.

    Selon les prévisions du ministère de l’Economie et des finances (MEF), le secteur secondaire devrait afficher une croissance de 3,4% en 2025, avec une accélération qui atteindrait 5% en 2028. Après une forte baisse de -20,8% en 2024, la branche “Industrie extractive” devrait amorcer une reprise l’année prochaine avec une croissance de 4,0%. La branche “Textile”, pour sa part, devrait croître de 4% en 2025. Selon le ministère de l’Economie et des finances, les acteurs du secteur anticipent une croissance des exportations et soulignent l’importance de la transformation locale des matières premières.

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  • PRODUITS MINIERS – 21 399 tonnes de nickel exportées durant les neuf premiers mois de 2024

    PRODUITS MINIERS – 21 399 tonnes de nickel exportées durant les neuf premiers mois de 2024

    Antananarivo, 14 Décembre, 19h55 – Madagascar a exporté 21 399 tonnes de nickel durant les neuf premiers mois de cette année. C’est soit une baisse de 24,3% par rapport aux 28 284 tonnes exportées durant la même période en 2023, d’après les chiffres de la direction générale des Douanes (DGD).

    Ces exportations de nickel avaient également connu une variation négative de 44,3% en termes de valeur. Entre les deux périodes, la valeur des exportations de ce produit minier était passée de 3 007 milliards d’ariary en 2023 à 1 670 milliards d’ariary pour 2024.

    Pour ce qui est du cobalt, Madagascar avait exporté 1 955 tonnes durant les trois premiers trimestres. La valeur de ces opérations s’élèvent à 27 milliards d’ariary, d’après toujours les données livrées par l’administration minière.

    Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) prévoit alors une baisse significative de 20,8% des exportations pour la branche « industrie extractive ». Cette contraction importante est principalement attribuée à la baisse de production annoncée par Ambatovy, qui a considérablement impacté les perspectives de croissance du secteur pour l’année en cours, selon ce département ministériel.

    L’Etat se veut cependant optimiste par rapport aux perspectives autour du secteur minier. En se basant sur plusieurs résultats d’étude, le ministère de l’Economie et des finances avance que Madagascar “pourrait bénéficier des tendances favorables” et “pourrait atteindre à nouveau une capacité de production annuelle de 40 000 tonnes avec Ambatovy”.

    Le ministère s’appuie notamment sur les projections de l’International Nickel Study Group (INSG) qui indiquent une augmentation substantielle de la demande mondiale de nickel, avec l’essor des véhicules électriques et des énergies renouvelables. Ce ministère se réfère également sur les prévisions de BMI du groupe Fitch Solutions qui suggèrent une appréciation du cours du nickel, avec une estimation à 20 500 dollars la tonne en 2025.

     

  • EXPORTATION – Le textile malgache mis à mal par le marché extérieur, selon le GEFP

    EXPORTATION – Le textile malgache mis à mal par le marché extérieur, selon le GEFP

    Antananarivo, 14 Décembre, 10h15 – Les affaires ne se sont pas bien portées pour les opérateurs dans le textile cette année. La filière avait été mise à mal par le marché extérieur, rapporte la présidente du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), Béatrice Chan Ching Yiu. C’était en marge des Assises du secteur privé, jeudi.

    La présidente du GEFP fait part d’une baisse de consommation des produits textiles malgaches, avec notamment le contexte économique qui prévaut. Le textile ne figurait alors pas parmi les consommations premières, déplore-t-elle.

    Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) avait rapporté, de son côté, une croissance de 4,4% des exportations du secteur textile et habillement durant le premier semestre de cette année. Et ce, malgré une baisse de 6,4% en valeur pendant cette période. Cette situation serait en partie expliquée par une hausse de la demande sur les marchés d’exportation majeurs de Madagascar, notamment les États-Unis, l’Afrique du Sud et la France.

    La branche « Textile » devrait par ailleurs croitre de 4% en 2025 selon les estimations du ministère de l’Economie et des finances. Selon ce département, les acteurs du secteur anticipent une croissance des exportations et soulignent l’importance de la transformation locale des matières premières.

    Madagascar devra en tout cas se rattraper, reprend Béatrice Chan Ching Yiu du GEFP. “Nous avons raté cette opportunité quand l’Ethiopie n’avait par exemple plus été éligible à loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa). Il faut dorénavant que nous ayons cette capacité à absorber toutes les opportunités qui se présentent”, lance-t-elle.

     

  • Gil Razafintsalama prend officiellement son poste de président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo

    Gil Razafintsalama prend officiellement son poste de président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo

    Antananarivo, 14 Décembre, 6h45 – Accompagner le développement des entreprises par la formation, l’information et l’accès aux marchés. C’est ce que se fixe comme mission le nouveau président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA), Gil Razafintsalama. Celui-ci prend officiellement cette fonction en succédant à Rivo Rakotondrasanjy, avec lequel la passation de service avait été effectuée vendredi.

    Gil Razafintsalama prévoit de s’attaquer à plusieurs chantiers durant son mandat, dont travailler par exemple pour une montée en visibilité de la CCIA. Pour ce faire, cet établissement public à caractère professionnel devra voir toutes ses infrastructures rénovées pour être plus dynamiques et modernes.

    Des services d’appuis aux entreprises devraient également voir le jour, dont un service d’accès à l’information statistique dédié notamment aux PME. La CCIA continuera par ailleurs à appuyer les entreprises sur leur accès aux marchés, que ce soit le marché local, les marchés d’exportation ou encore les marchés publics, énumère entre autres Gil Razafintsalama.

    Appuyer les entreprises est la vocation première de la CCIA, rappelle son nouveau président. Elle assure une mission de représentation des intérêts des entreprises dans le secteur du commerce, de l’industrie et des services auprès des pouvoirs publics et contribue au développement économique de la région Analamanga et du pays. Ce rôle de la Chambre est toutefois technique et ne devrait pas être mélangé au rôle de plaidoyer qui revient normalement aux groupements patronaux.

    Photo : Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo

  • MONDE DES AFFAIRES – La redynamisation de l’écosystème industriel de Madagascar jugée impérative

    MONDE DES AFFAIRES – La redynamisation de l’écosystème industriel de Madagascar jugée impérative

    Antananarivo, 13 Décembre, 8h35 – Le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) plaide pour la redynamisation de l’écosystème industriel du pays. Le président d’honneur de ce syndicat professionnel, Amiraly Hassim, avait fait part de son regret par rapport à la disparition de plusieurs industries malgaches. Le SIM estime alors qu’une réindustrialisation s’impose, d’après ce que ce groupement avait exposé lors de la présentation de la Stratégie de développement du secteur privé (SDSP), durant les Assises nationales du secteur privé, jeudi.

    Comme exposé lors de ces Assises, le développement du secteur privé nécessite une vision à long terme et une stratégie lui permettant de contribuer de manière durable et sur le long terme au développement économique de Madagascar. Et c’est ainsi le but de la SDSP, dont la préparation avait mobilisé plusieurs dizaines de représentants du secteur privé dans différents secteurs, sous l’impulsion d’un Comité de pilotage mis en place par les groupements membres de la plateforme de Dialogue public-privé (DPP).

    Le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa, avait alors soutenu que le développement ne pourra se faire que par un appui du secteur privé, ainsi que par un climat des affaires propice et par un environnement adéquat. Avec la SDSP, toutes les parties prenantes se disent engagées pour l’atteinte des objectifs qu’elles se sont fixées à l’horizon 2040, à savoir une meilleure employabilité, la réduction du chômage, une meilleure formalisation et une augmentation significative de la contribution de l’industrie manufacturière au PIB, comme avancé par ce membre du gouvernement.

    Le président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Francis Rabarijohn, parle d’un “alignement parfait entre les parties prenantes”. C’est le secteur privé, l’Etat, les partenaires internationaux et les salariés des entreprises qui vont œuvrer ensemble afin de contribuer au développement économique du pays.

    Mais comme soutenu par l’ambassadeur de l’Union européenne, Roland Kobia, “une stratégie c’est bien, et il faut désormais passer au plan tactique”. Le diplomate européen soutient que “il va falloir travailler, se rencontrer de manière régulière et développer des politiques concrètes qui donnent des résultats et qui puissent permettre la croissance et générer des emplois pour les malgaches”. L’Union européenne indique par ailleurs que l’élaboration de la SDSP avait bénéficié de l’assistance de son programme ClimInvest, réaffirmant son engagement envers la coopération économique avec Madagascar.

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  • Les travaux de réfection de la route menant vers le futur site de production de Volobe lancés

    Les travaux de réfection de la route menant vers le futur site de production de Volobe lancés

    Antananarivo, 13 Décembre, 7h45 – Démarrage du chantier. Les travaux de réfection de la route reliant les communes de Fanandrana et d’Ambodilazana, menant vers le futur site de production hydroélectrique de Volobe II ont démarré officiellement ce jeudi. Ce sont des travaux qui seront menés sur une piste d’une distance de 33,8 kilomètres presque impraticable sur la majorité des zones et notamment pendant la période de pluie.

    La Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) se donne six mois pour l’exécution de ces travaux. Ceux-ci s’effectueront en deux phases. La première phase qui est prévue être exécutée pendant deux mois consiste en un traitement de 11 points noirs d’une longueur totale de 3,55 kilomètres, du cantonnage sur 3 500 mètres et la réhabilitation de deux ponts. La deuxième phase qui sera entreprise par la suite prendra deux mois. La CGHV collabore étroitement avec la région Atsinanana dans l’exécution de ces travaux.

    Pour le directeur général de la CGHV, Rémy Huber, “la réalisation de ces travaux de réfection va permettre de faciliter la circulation des personnes et produits et démarrer des activités économiques comme le commerce et le transport”. Il indique par ailleurs que c’est une première étape pour le projet Volobe. “La construction d’une nouvelle route et l’installation d’un pont de 150 mètres seront faites avant le début de la construction des infrastructures majeurs du barrage”, avance-t-il.

  • 45% du montant du portefeuille des marchés de la Banque mondiale à Madagascar attribués aux entreprises locales

    45% du montant du portefeuille des marchés de la Banque mondiale à Madagascar attribués aux entreprises locales

    Antananarivo, 13 Décembre, 6h15 – Une part non négligeable. “Les gens ont tendance à penser que les entreprises malgaches ne gagnent généralement pas de marchés. La réalité est que 45% du montant du portefeuille des marchés de la Banque mondiale à Madagascar leur étaient attribuées”. Sidy Diop, spécialiste de passation de marchés de cette institution de Bretton Woods, fait le point sur la participation des entreprises locales aux marchés publics de la Banque mondiale, jeudi.

    Afin d’accroître cette participation des opérateurs locaux, la Banque mondiale, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA), a organisé un forum sur les marchés publics destiné au secteur privé. Il s’agissait pour ceux qui y ont participé d’échanger sur les nombreuses thématiques liées à l’accès aux marchés publics financés par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD).

    Beaucoup de facteurs limitent encore l’accès des entreprises malgaches à ces marchés, expose le président de la CCIA, Gil Razafintsalama. Il parle des procédures qui sont non seulement méconnues mais également lourdes. “Nous devons travailler sur la manière d’alléger ces procédures”, avance-t-il. Gil Razafintsalama fait par ailleurs remarquer l’importance pour une entreprise de disposer des ressources administratives nécessaires. “Car sans ces ressources, elle ne pourra pas répondre convenablement à l’appel d’offres, même en ayant les ressources techniques”, explique-t-il.

    Le président de la CCIA insiste également sur la notion de confiance. Il évoque notamment le mécontentement des opérateurs privés face au retard de paiements de leurs prestations ou des travaux qu’ils ont déjà achevés. “Il faudra ainsi les rassurer et les aider dans les procédures afin que les paiements ne prennent pas trop de temps”, lance-t-il. Et Gil Razafintsalama soulève la corruption qui, d’après ses explications, nourrit les inquiétudes des entreprises locales par rapport aux appels d’offres publics.

    Lever les barrières d’accès à l’information est ainsi important, selon Sidy Diop. La Banque mondiale a déjà développé un portail où toutes les opportunités et les appels d’offres sont consultables en temps réels et en un clic. La publication en large diffusion des avis d’appels d’offres et d’opportunités d’affaires dans les journaux est également obligatoire, rappelle-t-il.

    Concernant les entreprises qui ne disposent pas du chiffre d’affaires demandé ou des qualifications requises, ce spécialiste de passation de marchés explique que celles-ci pourraient se repositionner en groupement ou en sous-traitant. Elles peuvent également travailler à développer leurs capacités. “Le problème de capacité demeure certes un frein à l’accès aux marchés. Mais cette capacité se construit dans le temps, au fur et à mesure que l’entreprise évolue”, lance-t-il.

     

  • Un prêt acquis du Fonds africain de développement pour le financement de l’aménagement et le bitumage de la route Bevoay-Morombe

    Un prêt acquis du Fonds africain de développement pour le financement de l’aménagement et le bitumage de la route Bevoay-Morombe

    Antananarivo, 12 Décembre, 10h55 – Du financement acquis. Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement (FAD) vient d’accorder, mercredi, un prêt de 165 millions de dollars en faveur de Madagascar. Il s’agit d’une enveloppe qui servira à financer la mise en œuvre de la troisième phase du Projet d’aménagement de corridors et de facilitation du commerce (PACFC). Ce projet inclut l’aménagement et le bitumage de la route nationale 55 (RNT55) entre Bevoay et Morombe.

    Comme détaillé par la Banque africaine de développement (BAD), le PACFC III prévoit plusieurs travaux routiers et ouvrages d’art. Cette institution panafricaine parle notamment de l’aménagement et du bitumage de la route qui relie Bevoay et Morombe, longue de 78 kilomètres, qui sera aménagée en 2×1 voies dans ses sections en rase campagne. La réhabilitation des ouvrages d’art existants ainsi que le dédoublement du pont de Manombo sur la route nationale 9 (RN9) est également prévue. De même pour la construction de deux autres ponts à deux voies pour permettre de raccorder la RNT55 et la RN9.

    Le projet de travaux d’aménagement et de bitumage de la RNT55 entre Bevoay et Morombe avait déjà obtenu son permis environnemental de la part de l’Office national pour l’environnement (ONE). Ce permis environnemental avait cependant été octroyé sous réserve du respect du cahier des charges environnementales qui lui est annexé par le promoteur de ce projet routier.

    Le PACFC III devra ainsi impacter grandement sur les perspectives d’avenir de la partie Sud de Madagascar, selon Solomon Quaynor, vice-président du Groupe de la BAD chargé du Secteur privé, de l’Infrastructure et de l’Industrialisation. “En améliorant les infrastructures routières vitales, nous ne nous contentons pas de construire des voies, nous débloquons des lignes de vie qui ouvrent la voie aux opportunités économiques et au progrès social”, explique-t-il. D’après lui, “ces routes relieront directement les communautés rurales aux marchés, aux soins de santé et à l’éducation, tout en favorisant de manière indirecte l’esprit d’entreprise, en stimulant le commerce et en permettant aux femmes et aux jeunes d’accéder à des emplois durables”.

    Ce projet comprend également une composante relative à la facilitation du commerce. Celle-ci bénéficiera en particulier à l’administration douanière, à la communauté des acteurs portuaires, aux opérateurs économiques, aux entreprises exportatrices et importatrices, aux consommateurs, à l’écosystème en charge de la promotion de la recherche et de l’innovation technologique, aux start-ups, mais aussi, et surtout, aux pouvoirs publics et à l’économie malgache en général, indique la BAD.