Catégorie : Économie

  • Deux avions loués en Acmi par Madagascar Airlines pour le renforcement de sa flotte

    Deux avions loués en Acmi par Madagascar Airlines pour le renforcement de sa flotte

    TRANSPORT AÉRIEN – Deux avions loués en Acmi par Madagascar Airlines pour le renforcement de sa flotte

    Antananarivo, 12 Décembre, 15h05 – Deux avions en location dans la flotte de Madagascar Airlines. La compagnie aérienne nationale annonce ce jeudi l’arrivée d’un ATR72-500 qu’elle loue en Acmi (Aircraft, Crew, Maintenance, Insurance). Celui-ci vient s’ajouter à l’avion Q400 qu’elle loue déjà auprès de la compagnie CemAir depuis le mois de juin de cette année.

    C’est sur un contrat de location incluant l’aéronef, l’équipage, la maintenance et l’assurance que cet ATR72-500 est donc loué par Madagascar Airlines. Et ce, jusqu’au 10 janvier 2025 selon la précision de cette compagnie. Cet appareil dispose d’une capacité de 72 sièges et l’avion vient compléter sa flotte pour renforcer surtout ses opérations durant la haute saison.

    Louer des appareils n’est qu’une solution temporaire pour Madagascar Arilines, explique la compagnie. Elle rappelle que deux nouveaux ATR72 devaient déjà intégrer sa flotte depuis le mois de juillet mais la livraison de ces appareils n’est jusqu’à ce jour pas effective. Aussi, « ces deux locations se révèlent indispensables ».

    Madagascar Airlines doit d’ailleurs redoubler d’effort pour continuer à honorer ses engagements, soutient la compagnie. Le ministre des Transports et de la météorologie, Valery Ramonjavelo, avait annoncé la semaine dernière que Madagascar Airlines devra se doter de trois nouveaux avions jusqu’à la fin de cette année. Ce qui devrait porter à cinq le nombre des avions opérationnels de la compagnie jusqu’à cette période, a-t-il avancé.

    Madagascar Airlines annonce par ailleurs que “malgré une situation financière encore fragile, elle réaffirme sa détermination à honorer son rôle de transporteur national et de vecteur de développement économique et touristique pour Madagascar”.

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  • L’adaptabilité face aux crises jugée comme une nécessité pour les entreprises de la région océan Indien

    L’adaptabilité face aux crises jugée comme une nécessité pour les entreprises de la région océan Indien

    Antananarivo, 12 Décembre, 10h30 – Ce n’est plus une option. L’adaptabilité est vraiment une nécessité, comme l’a soutenu la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata. C’était lors du panel intitulé “Anticiper les crises de demain avec des stratégies durables”, lors du CEO Summit la semaine dernière. L’événement qui avait rassemblé des experts et leaders de renom pour discuter des solutions visant à anticiper les crises et mettre en œuvre des stratégies résilientes.

    Dans son intervention, la cheffe de la diplomatie malgache avait fait comprendre que plusieurs paramètres peuvent échapper au contrôle des Etats avec la situation géopolitique actuelle. “Nous sommes dans une situation géopolitique difficile, marquée par l’incertitude et la volatilité”, expose la ministre. L’océan Indien, en particulier, est exposé à des risques qui sont vraiment spécifiques à sa situation géographique, dont entre autres sa surexposition aux effets du changement climatique, expose-t-elle. Pour Madagascar, Rafaravavitafika Rasata parle des risques systémiques récurrents du pays. La ministre des Affaires étrangères insiste donc que “l’adaptabilité n’est pas une option mais une nécessité”.

    Le Dr Fabrice Lollia, spécialiste des nouvelles technologies en contexte de crise et directeur sûreté du groupe Axian abonde dans ce sens en soutenant que l’anticipation face aux crises n’est plus une option. C’est, selon lui, une “obligation pour la survie des entreprises”.

    Alors que l’évolution technologique s’accélère en Afrique, se manifestant notamment par une forte pénétration d’internet et une prolifération des nouvelles technologies, le Dr Lollia fait remarquer le manque de main d’œuvre qualifiée pour accompagner ces projets. Il insiste sur le besoin d’une formation technologique inclusive, valorisant les savoirs locaux et favorisant une complémentarité entre compétences humaines et innovation technologique. Et ce, face aux enjeux de cybercriminalité et de fraudes numériques à Madagascar. Il estime par ailleurs que des stratégies robustes de gestion de crise sont nécessaires.

    Pour l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, les acteurs publics peuvent bien apporter des réponses aux différentes crises. Ce diplomate français parle entre autres de réformes structurelles. Il souligne que c’est en effet l’Etat qui est le responsable de la création d’un environnement favorable aux affaires. Ces réponses ne peuvent cependant pas être que nationales. Et c’est là, d’après ses explications, l’importance des outils dont dispose la région de l’océan Indien dans les domaines de la santé ou de la formation qui, selon Arnaud Guillois, devraient être déployés.

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  • FINANCEMENT – La transition entre le onzième FED et le NDICI se passe de manière normale pour Madagascar

    FINANCEMENT – La transition entre le onzième FED et le NDICI se passe de manière normale pour Madagascar

    Antananarivo, 12 Décembre, 9h45 – Une transition qui suit un cours normal. C’est ce qui se passe actuellement pour Madagascar avec le onzième Fonds européen de développement (FED) qui servait à financer le Programme indicatif national (PIN) couvrant la période 2014-2020 et le Neighbourhood, development and international cooperation instrument (NDICI) qui finance le Programme pluriannuel (PIM) entre l’Union européenne et la Grande île pour la période de 2021 à 2027. L’ambassadeur Roland Kobia avait fait le point sur ces instruments financiers, la semaine dernière.

    Selon ce qui avait été déjà indiqué par d’autres responsables auparavant, le Programme indicatif national (PIN) 2014-2020 est financé à hauteur de 492 millions d’euros par le onzième FED. Sa mise en œuvre est prévue encore s’étaler jusqu’en 2025. Pour le programme pluriannuel (PIM), une allocation initiale de 325 millions d’euros provenant du NDICI était prévue pour la période 2021-2024, avec un bilan à mi-parcours qui devait s’effectuer cette année.

    “Nous sommes dans une phase transitoire. Nous utilisons le reliquat du FED, tout en engageant les nouveaux fonds sous le NDICI”, explique alors Roland Kobia. Ce diplomate européen fait cependant part de l’adoption d’approches différentes pour ces deux instruments. “Nous renforçons notre appui avec des enveloppes très importantes. Mais nous allons miser sur des grands projets plutôt que de faire du saupoudrage de petits projets”, poursuit-il. Roland Kobia entend par “grand projet” le projet hydroélectrique de Volobe, les routes, ou encore les infrastructures d’adduction d’eau potable.

    L’Union européenne ne se limitera par ailleurs pas aux infrastructures physiques dans ses appuis pour Madagascar, rassure Roland Kobia. Avec sa stratégie « Global Gateway », elle entend renforcer les connexions intelligentes, propres et sécurisées.

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  • L’accès à des infrastructures adaptées aux besoins du secteur industriel reste un défi majeur pour les projets miniers selon la Chambre des mines

    L’accès à des infrastructures adaptées aux besoins du secteur industriel reste un défi majeur pour les projets miniers selon la Chambre des mines

    Antananarivo, 12 Décembre, 8h50 – Des facteurs bloquants. L’accès à des infrastructures adaptées aux besoins du secteur industriel reste un défi majeur que Madagascar doit encore relever pour ses projets miniers. Le président de la Chambre des mines, Jean Luc Marquetoux, évoque notamment les routes, les ports ou encore l’énergie dans une récente publication.
    Mais il y a également encore le capital humain national, dont l’éducation et la formation restent encore à renforcer, expose-t-il. Jean Luc Marquetoux ne manque par ailleurs pas de signaler “une certaine bureaucratie administrative” qui, combinés, restent “autant d’entraves à l’attractivité et la compétitivité de Madagascar”.

    Le président de la Chambre des mines estime que des efforts restent à déployer pour permettre au secteur minier d’être un des piliers du développement économique de Madagascar, comme le souhaiterait l’Etat.
    Les résultats obtenus jusqu’ici sont en-deçà des attentes de l’Etat. Celui-ci prévoit déjà que la branche devrait enregistrer une baisse significative de -20,8% en fin d’année 2024. Cette situation serait attribuée à la baisse de production annoncée par Ambatovy, qui a considérablement impacté les perspectives de croissance du secteur pour l’année en cours.

    L’Etat estime que la branche “Industrie extractive” devrait néanmoins amorcer une reprise en 2025 avec une croissance de 4%. “L’analyse des tendances du marché mondial du nickel et du graphite révèle des perspectives de croissance significatives pour ces deux matières premières stratégiques”, avance-t-il dans le document de performance annexé au projet de loi des Finances (PLFI) 2025.

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  • DÉVELOPPEMENT RURAL – 120 millions de dollars en faveur des jeunes ruraux

    DÉVELOPPEMENT RURAL – 120 millions de dollars en faveur des jeunes ruraux

    Antananarivo, 11 Décembre, 9h20 – Un nouveau programme en soutien aux jeunes en milieu rural. Le Programme de renforcement de l’entrepreneuriat durable et de soutien à l’insertion économique des jeunes ruraux (Progres) vient d’être officiellement lancé mardi. Etalé sur huit ans et mis en œuvre dans douze régions de Madagascar, celui-ci bénéficie d’un financement à hauteur de 120 millions de dollars, dont 83,5 millions de dollars de la part du Fonds international de développement agricole (Fida).

    Pour le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, François Sergio Hajarison, le lancement de ce programme marque une étape décisive dans la transformation de l’agriculture à Madagascar. Il devrait permettre de relever certains défis structurels du pays, comme la pauvreté rurale persistante, un accès limité aux infrastructures de base, une vulnérabilité climatique accrue ou encore des opportunités limitées pour les jeunes.

    Le programme Progres entend alors améliorer les conditions de vie, la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales. Il contribuera également à réduire la pauvreté, générer des opportunités d’emplois pour les jeunes et renforcer la résilience climatique de nos systèmes agricoles.

    Selon ce qui avait été indiqué durant son lancement, ce programme devra profiter à 130 000 ménages ruraux pauvres. Au moins 50 000 emplois devront être créés et la situation alimentaire de 110 500 ménages devrait être améliorée. 75 000 jeunes seront également formés sur la création d’entreprises rurales. Par ailleurs, 1 842 ha de terrains seront aménagés à travers des infrastructures hydrauliques, 10 000 jeunes et femmes auront un accès sécurisé à la terre, 40 kilomètres de routes et 68 installations de commercialisation, de transformation et de stockage seront construites ou réhabilitées.

    Le Fida indique s’y être particulièrement investi par rapport notamment aux défis de pauvreté et de manque de possibilités d’emploi pour les jeunes ruraux. “La meilleure manière d’investir à Madagascar c’est d’investir dans la population jeune. Nous réitérons alors notre intérêt et notre engagement à continuer à travailler aux côtés du Gouvernement malgache, de manière générale, et particulièrement avec le ministère de l’Agriculture et de l’élevage dans ce sens”, lance le directeur pays de ce Fonds à Madagascar, Rostand Olinga Biwole.

     

    Photo : Ministère de l’Agriculture et de l’élevage

     

  • INSTITUTION INTERNATIONALE – Ngozi Okonjo-Iweala reconduite à la tête de l’Organisation mondiale du commerce

    INSTITUTION INTERNATIONALE – Ngozi Okonjo-Iweala reconduite à la tête de l’Organisation mondiale du commerce

    Antananarivo, 10 Décembre, 8h20 – Un deuxième mandat de quatre ans pour Ngozi Okonja-Iweala. Le Conseil général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) avait décidé de la reconduire dans ses fonctions de directrice générale de cette institution. Son nouveau mandat débutera à partir du 1er septembre 2025.

    Pour l’OMC, cette décision témoigne d’une large reconnaissance du leadership exceptionnel et de la vision stratégique de Ngozi Okonja-Iweala pour l’avenir de cette institution internationale qui régule les échanges commerciaux entre ses pays membres.

    Étant la seule à avoir déposé sa candidature, elle avait exposé sa vision prospective pour l’OMC vers la fin du mois de novembre. À l’issue de cet exposé et d’une séance de questions-réponses avec ses membres, le Conseil a formellement approuvé la reconduction de Ngozi Okonja-Iweala par consensus.

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  • COMMERCE – Une balance commerciale excédentaire avec les Etats-Unis durant les dix premiers mois de 2024

    COMMERCE – Une balance commerciale excédentaire avec les Etats-Unis durant les dix premiers mois de 2024

    Antananarivo, 10 Décembre, 8h55 – Le total des échanges commerciaux entre Madagascar et les Etats-Unis s’est établi à 667,8 millions de dollars durant les dix premiers mois de cette année. Il avait été constitué d’une exportation malgache vers le marché américain s’élevant à 622,7 millions de dollars. Les importations de la Grande île en provenance des Etats-Unis s’élevaient pour leur part à 45,1 millions de dollars. La balance commerciale entre les deux pays se penche ainsi en faveur de Madagascar, avec un excédent de 577,6 millions de dollars, en se référant aux chiffres publiés par le Bureau de recensement américain.

    Une légère baisse des échanges entre Madagascar et les Etats-Unis est néanmoins notée par rapport à la même période de l’année dernière, durant laquelle ils totalisaient 701,4 millions de dollars. La balance commerciale de Madagascar avait à l’époque été excédentaire de 588,6 millions de dollars, avec ses exportations valant 645 millions de dollars et ses importations en provenance du marché américain qui s’élevaient à 56,4 millions de dollars.

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  • FINANCEMENT – L’Etat espère des décaissements totalisant 1 100,4 milliards d’ariary de la part du FMI en 2025

    FINANCEMENT – L’Etat espère des décaissements totalisant 1 100,4 milliards d’ariary de la part du FMI en 2025

    Antananarivo, 9 Décembre, 9h55 – Des financements attendus du Fonds monétaire international (FMI) l’année prochaine. Cette fois-ci, l’Etat espère des décaissements totalisant 1 100,4 milliards d’ariary, soit 174,5 millions de DTS, provenant de cette institution financière, dont 72,7 millions de DTS au titre du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) et 101,8 millions de DTS au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Ces deux financements figurent parmi les opérations en capital de la dette publique, inscrites dans la loi des Finances initiale de 2025.

    La ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, avait toutefois déjà précisé que les financements inscrits dans une Loi des finances ne sont pas acquis à l’avance. Elle avait notamment expliqué que leur élaboration consiste en un acte de prévision. La loi des Finances rectificatives de 2024 avait par exemple prévu deux décaissements de 73,2 millions de DTS dans le cadre de la FEC, auxquels devraient s’ajouter les soutiens financiers de 40,7 millions de DTS dans le cadre de la FRD qui sont conditionnées par des mesures à prendre sur l’environnement. Mais ces décaissements prévus dans la LFR n’ont jusqu’à ce jour été effectués par le FMI.

    L’achèvement de la première revue de la FEC et de la FRD programmé initialement au mois de novembre de cette année et qui devait aboutir à ces décaissements avait d’ailleurs été reporté. Le Conseil d’administration du FMI ne procèdera à l’examen des dossiers de Madagascar et ne conclura cette revue qu’au début de l’année prochaine. Et ce, sans date précise.

    Le Fonds monétaire international avait récemment indiqué que les autorités malgaches ont l’intention d’adopter un budget 2025 conforme aux objectifs de son programme. Celles-ci auraient également prévu de mettre en œuvre le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants avant ce bouclage de la première revue de la FEC et de la FRD, prévu au début 2025, par le Conseil d’administration du FMI.

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  • PARTENARIAT – “Les relations économiques entre Madagascar et la France restent solides”, estime l’ambassadeur Arnaud Guillois

    PARTENARIAT – “Les relations économiques entre Madagascar et la France restent solides”, estime l’ambassadeur Arnaud Guillois

    Antananarivo, 7 Décembre, 18h55 – Au beau fixe. Les relations économiques entre Madagascar et la France restent solides. C’est ce qu’a assuré l’ambassadeur Arnaud Guillois, en marge de la clôture du sommet des leaders de l’Océan Indien, CEO Summit, vendredi.

    Le diplomate français indique d’abord que les échanges commerciaux entre les deux pays ont déjà dépassé le milliard d’euros, à l’avantage de la Grande île. Il indique, pour appuyer son propos, que la balance commerciale de ces échanges penche en faveur de Madagascar.

    En matière d’investissement, l’ambassadeur Arnaud Guillois met en avant la forte présence d’entreprises françaises qui sont déjà en activité à Madagascar, dans le domaine bancaire, hôtelier, ou encore dans les infrastructures de transports.

    “Nous souhaitons qu’il y ait davantage d’investissements français au pays car Madagascar a un besoin de financements internationaux extrêmement important. Le potentiel de la Grande île dans tous les domaines est très important. Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous faisons venir des entreprises françaises à Madagascar pour qu’elles puissent se renseigner sur le marché”, soutient l’ambassadeur..

    Mais attirer les investissements nécessite des cadres qui devraient leur être favorables. “Il faut naturellement que l’environnement des affaires soit optimal non seulement pour les entreprises françaises, mais également pour les entreprises malgaches mais aussi pour toutes les entreprises internationales”, plaide l’ambassadeur. “Nous ne demandons pas de droit de priorité”, tenait par ailleurs à préciser Arnaud Guillois. Bien que “tout ne soit pas simple”, le diplomate français note “un certain nombre de progrès faits pour améliorer le climat des affaires” et qui est, d’après ses explications, “très important”.

    La France continue d’ailleurs de contribuer au développement des relations économiques franco-malgaches, selon l’ambassadeur Arnaud Guillois. Il cite alors les contributions antérieures de son pays, notamment dans la mise en place de la Maison des entrepreneurs à Madagascar, le financement par l’Agence française de développement (AFD) de la formation de centaines de jeunes malgaches dans le domaine du tourisme, du développement durable ou de l’hôtellerie. De même pour l’organisation de rencontres avec les conseillers du Commerce extérieur de la France, ou les réunions des membres de la Chambre du commerce et d’industrie France-Madagascar.

     

  • Une production annuelle de 960 000 tonnes d’ilménite de prévue pour Base Toliara une fois son exploitation lancée

    Une production annuelle de 960 000 tonnes d’ilménite de prévue pour Base Toliara une fois son exploitation lancée

    Antananarivo, 7 Décembre, 13h05 – Base Toliara balance du lourd. Son projet d’exploitation de sable minéralisé à Ranobe devrait lui permettre de produire annuellement 960 000 tonnes d’ilménite, d’après ce qu’a avancé son directeur général, Jean Bruno Ramahefarivo. Mais il faudra également compter les 66 000 tonnes de zircon et les 8 000 tonnes de rutile qui seront extraits de ce gisement chaque année, selon l’étude de faisabilité définitive de ce projet.

     

    La récente combinaison d’Energy Fuels avec Base Resources, la maison-mère de Base Toliara, prévoit également la production de 28 000 tonnes de monazite par an, à partir du recyclage des déchets obtenus lors du traitement des sables minéralisés provenant de ce site d’exploitation. Toutefois, la valorisation de la monazite nécessite des autorisations supplémentaires afin d’être ajoutée au permis d’exploitation de Base Toliara.

     

    Jean Bruno Ramahefarivo apporte par ailleurs des précisions sur cette combinaison entre les deux compagnies. Base Ressources fait maintenant partie du groupe Energy Fuels, et s’occupe des exploitations minières de cette société américaine pour des produits de sables minéralisés, comme l’ilménite et la monazite, explique-t-il. Energy Fuels mise alors sur l’acquisition de Base Resources afin de mieux gérer les projets miniers comme celui de Base Toliara, le projet de sable minéral de Bahia au Brésil et le développement du projet de Donald en Australie.

     

    “La combinaison avec Energy Fuels nous donne plus d’envergure au niveau international. La course à l’approvisionnement des minéraux critiques qui sont vraiment indispensables pour la transition énergétique est très importante. Nous faisons maintenant partie de cette chaîne d’approvisionnement mondial”, se félicite Jean Bruno Ramahefarivo.

     

    Base Toliara estime d’ailleurs que la demande des minéraux critiques comme l’ilménite, le zircon ou le rutile, qu’elle aura à exploiter devrait s’accroître à moyen et long termes. Ce sont des minerais à multiples usages industriels, tels que les pigments dans la peinture et le papier, la production de titane métallique et les céramiques. La monazite, pour sa part, est nécessaire à la fabrication de batteries de véhicules électriques. Base Toliara soutient alors que “la valorisation de ce produit renforce l’importance stratégique du gisement de Ranobe et accroît significativement la valeur du projet et ses retombées positives pour Madagascar”.

     

    Base Toliara rappelle que sur la durée de vie initiale de sa mine qui est de 38 ans, son projet devrait générer plus de 23 000 milliards d’ariary, soit environ 5 milliards de dollars. Il s’agit de l’ensemble des revenus gouvernementaux directs et de ses investissements sociaux communautaires.

     

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