Catégorie : Économie

  • TRANSPORT AERIEN – Ethiopian Airlines s’associe au gouvernement de RDC pour lancer une nouvelle compagnie aérienne

    TRANSPORT AERIEN – Ethiopian Airlines s’associe au gouvernement de RDC pour lancer une nouvelle compagnie aérienne

    Addis-Abeba, 18 décembre (Xinhua) — Ethiopian Airlines, l’une des plus grandes compagnies aériennes africaines avec une croissance rapide, annonce le lancement de la compagnie Air Congo en partenariat avec le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC). Dans le cadre de ce partenariat, le gouvernement de RDC détiendra une part majoritaire de 51% dans la nouvelle compagnie, tandis que la participation d’Ethiopian Airlines s’élèvera à 49%, selon un communiqué publié mardi soir par la compagnie aérienne nationale éthiopienne.

    Air Congo, sous la direction d’Ethiopian Airlines, lancera son activité avec deux Boeing 737-800 pour desservir les marchés intérieurs, débutant avec sept aéroports au sein de la RDC, explique le communiqué. Des accords techniques clés ont été signés entre les deux partenaires, portant notamment sur le bail des appareils, l’assistance technique complète et la maintenance des systèmes. Ethiopian Airlines formera des ressortissants congolais aux postes de pilote, technicien, personnel navigant ou encore personnel de vente et de service après-vente.

    Mesfin Tasew, directeur général du groupe Ethiopian Airlines, a déclaré que le lancement d’Air Congo était « une étape majeure » du plan stratégique de la compagnie éthiopienne visant à coopérer avec les gouvernements africains et à améliorer le transport aérien sur le continent. « Ce partenariat assurera une plus grande connectivité à la RDC et à l’Afrique centrale, facilitant les investissements, le commerce et le tourisme et contribuant ainsi à la croissance socioéconomique de la région », selon Mesfin Tasew.

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  • INVESTISSEMENT – Près d’une dizaine de bailleurs prêts à appuyer le tourisme, selon Viviane Dewa

    INVESTISSEMENT – Près d’une dizaine de bailleurs prêts à appuyer le tourisme, selon Viviane Dewa

    Antananarivo, 18 Décembre, 17h25 – Elles étaient pas moins de 80 entités à participer à la Table ronde des bailleurs du tourisme ce jeudi. Neuf d’entre elles se sont engagées à appuyer le secteur pour l’année 2025, d’après ce qu’a indiqué la ministre Viviane Dewa. D’autres partenaires et ambassades ont également déjà manifesté la même intention, mais c’est encore en discussion, confie ce membre du gouvernement.

    Comme expliqué par la ministre Viviane Dewa, son département a besoin de partenaires pour atteindre les objectifs fixés dans la Politique générale de l’Etat. Et ce, en vue de faire du tourisme l’un des leviers du développement du pays. Divers appuis sont néanmoins déjà acquis, ne serait-ce que pour la formation en vue de la professionnalisation des acteurs du tourisme, la digitalisation des produits touristiques ou encore la promotion de la destination Madagascar à l’international, indique-t-elle.

    Pour le secteur privé, des investissements sont nécessaires, comme soulevé par le président du Conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), Lytah Razafimahefa. Il parle notamment d’investissements en matière de transports aériens qui, d’après ses explications, devraient maintenant impliquer le secteur privé. Il y a également les investissements nécessaires pour l’hébergement, dont sur les hôtels répondant aux standards et normes internationales, cite-t-il comme exemple.

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  • BIODIVERSITE – Un financement de 35 millions d’euros de l’UE pour la gestion harmonieuse des aires protégées

    BIODIVERSITE – Un financement de 35 millions d’euros de l’UE pour la gestion harmonieuse des aires protégées

    Antananarivo, 18 Décembre, 14h55 – Une nouvelle contribution en faveur de la biodiversité de la part de l’Union Européenne. Celle-ci vient de signer avec l’Etat malgache la convention de financement du programme “Aires protégées gérées de façon harmonieuse” (Famindra), avec une enveloppe de 35 millions d’euros. Ce financement servira à renforcer le fonctionnement du Système des aires protégées de Madagascar ainsi qu’à améliorer la gestion durable des ressources naturelles, selon ce qui avait été indiqué durant la signature de cette convention ce mercredi.

    L’objectif de ce nouveau programme est de contribuer au renforcement de la protection des Aires protégées à Madagascar, souligne l’ambassadeur de l’Union européenne, Roland Kobia. Il sera mis en œuvre par la KfW, en collaboration avec la Fondation pour les aires protégées et la biodiversité de Madagascar (FAPBM) et Madagascar national parks (MNP). Et en intégrant les communautés locales dans la gestion des ressources, ce projet aspire à avoir un impact positif sur leur qualité de vie, tout en préservant les services écosystémiques fournis par la nature.

    “Il y aura toute une série d’initiatives qui vont se mettre en place et nous serons dans l’action à court terme”, précise Roland Kobia. Selon les explications du dipliomate, ce programme va durer uniquement sur cinq ans, bien qu’il soit susceptible de prolongation.

    Côté institutionnel, le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine, indique que ce programme regroupe à la fois son département, le ministère de l’Economie et des finances (MEF) ainsi que le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP).

    Au niveau du département en charge de l’Environnement, Famindra a déjà contribué par exemple dans la construction de la Maison de la diplomatie verte et participera au renforcement des actions de l’Union européenne dans la protection des Aires protégées à Madagascar, indique ce membre du gouvernement. Avec le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, il y aura un aspect de renforcement de capacité, notamment dans les métiers verts, c’est-à-dire les métiers respectueux de l’environnement et les métiers qui contribue dans la lutte contre le changement climatique.

    “J’espère que la signature de cette convention activera, de la meilleure manière qui soit, aussi bien les agents opérationnels que les engagements financiers correspondants”, lance la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison. Cette initiative est par ailleurs un des moyens à disposition du pays pour la protection de l’environnement, qui est un pilier de son développement durable, conclut-elle.

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  • STRATÉGIE DE DÉVELOPPEMENT – La transformation du système alimentaire pour surmonter les défis de la pauvreté et de la malnutrition

    STRATÉGIE DE DÉVELOPPEMENT – La transformation du système alimentaire pour surmonter les défis de la pauvreté et de la malnutrition

    Antananarivo, 18 Décembre, 11h15 – Penser au-delà de la production. Madagascar aura plus qu’à améliorer sa capacité à produire. Le pays devra également s’assurer que sa population soit nourrie de manière saine. Un point que la coordinatrice de la Coalition Zéro faim, Francine Picard avait mis en avant durant l’atelier de renforcement de l’opérationnalisation de la feuille de route des systèmes alimentaires de la Grande île.

    Le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Sergio Hajarison, souligne également que ces systèmes alimentaires sont bien plus que des chaînes de production, de commercialisation ou de consommation. “Ce sont le socle de la santé de notre population, de la vitalité de nos écosystèmes et de la stabilité de notre économie”, explique-t-il. C’est pourquoi, “leur transformation est un impératif pour surmonter les défis de la pauvreté, de la malnutrition et des effets de changement climatique”, a-t-il lancé.

    Les parties engagées dans ce domaine se sont alors concertées lors de cet atelier afin de s’entendre sur des engagements fermes pour la mise en œuvre effective du Plan d’opérationnalisation de la Feuille de route sur les systèmes alimentaires de Madagascar. C’est un plan jugé essentiel, puisqu’il aligne les priorités nationales avec les objectifs internationaux. Ce plan vise également à renforcer les capacités locales dans une perspective où la sécurité alimentaire, la durabilité et la résilience constituent les piliers du développement national.

    Une délégation béninoise ainsi que des spécialistes issus de la République démocratique de Congo avaient par ailleurs participé à cet atelier. Les échanges avaient alors permis de partager les bonnes pratiques et d’accélérer les progrès vers une transformation efficace des systèmes alimentaires à l’échelle régionale.

    La Coalition Zero Faim réitère par ailleurs son engagement à appuyer le gouvernement de Madagascar. “Le pays nous a démontré qu’elle peut passer du discours aux actions. Toutes les parties prenantes s’activent dans la mise en place d’une meilleure stratégie”, se félicite Francine Picard.

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  • PORTES OUVERTES – Deux jours pour faire connaître et faire découvrir les activités et les services auprès du ministère de l’Industrialisation et du commerce

    PORTES OUVERTES – Deux jours pour faire connaître et faire découvrir les activités et les services auprès du ministère de l’Industrialisation et du commerce

    Antananarivo, 18 Décembre, 12h35 – Une initiative de proximité. Pendant deux jours, mardi et ce mercredi, le ministère de l’Industrialisation et du commerce ouvre ses portes pour permettre à ses usagers et plus largement au grand public de mieux connaître et de mieux comprendre ses services et ses activités. Et plutôt que de rester dans les bureaux, les différents services et projets sont sortis dans la cour du ministère à Ambohidahy, sous des chapiteaux érigés en 40 stands “pour faire connaître en détails et en toute transparence la raison d’être du département”, comme l’indique le ministère dans un communiqué.

    Outre les expositions dans les stands, des conférences ont aussi été données durant les journées portes ouvertes pour mieux faire connaître au public les différentes étapes pour créer une entreprise coopérative ou pour bénéficier des projets One District One Factory (Odof). Mais il était aussi question de donner plus de détails sur les normes industrielles, environnementales et commerciales applicables au pays et exigés par les marchés. Les expositions ont aussi permis de présenter les différents projets du ministère offrant des appuis aux entrepreneurs et commerçants.

    L’intégration régionale, son intérêt et les bénéfices dont la Grande île peut en tirer ont également été abordés durant les journées portes ouvertes. “L’objectif est que Madagascar ne soit pas seulement un marché pour les autres, mais que les opérateurs malgaches puissent vraiment tirer parti des intégrations régionales”, souligne le ministre David Ralambofiringa durant la cérémonie d’ouverture.

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  • PRODUITS MINIERS – 63 886 tonnes de graphite exportés par Madagascar durant les neuf premiers mois de 2024

    PRODUITS MINIERS – 63 886 tonnes de graphite exportés par Madagascar durant les neuf premiers mois de 2024

    Antananarivo, 18 Décembre, 10h45 – Une hausse significative du volume des graphites exportés rapportée. Selon la direction générale des Douanes, Madagascar avait expédié 63 886 tonnes de ce produit minier durant les neuf premiers mois de cette année. Et ce, contre une exportation s’établissant à 42 101 tonnes pour la même période en 2023.

    Une hausse de 38,9% est alors rapportée en termes de valeur d’exportation de graphite entre les deux périodes. Elle était passée de 89 milliards d’ariary pour les trois premiers trimestres de 2023 à 124 milliards pour la même période en 2024, selon toujours les chiffres de la Douane.

    Le pari semble ainsi tenu pour l’Etat qui a beaucoup misé sur ce produit minier cette année. Les autorités malgaches prévoyaient au premier semestre que la décision de la Chine de limiter ses exportations de graphite fin 2023 devait contribuer à la hausse de la production du graphite de Madagascar. La Grande île faisant partie des trois plus grands exportateurs de ce produit au monde avec la Chine et le Mozambique.

    Comme rapporté par le ministère de l’Economie et des finances (MEF), la bonne performance de Madagascar dans ses exportations de graphite vient de la mine de Molo détenue par NextSource qui a atteint la pleine capacité de sa phase au mois de juillet 2023 et qui porte sa production à 17 000 tonnes par an. Turipati Graphite a également introduit sur la mine de Sahamamy un nouveau module d’une capacité de production annuelle de 18 000 tonnes de graphite en février 2023. Ce module porte à 30 000 tonnes la capacité de production annuelle de la compagnie sur Madagascar, détaille le ministère.

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  • BUDGET – La loi de finances 2025 déclarée conforme à la Constitution

    BUDGET – La loi de finances 2025 déclarée conforme à la Constitution

    Antananarivo, 18 Décembre, 7h55 – Feu vert de la Haute cour constitutionnelle. Les conseillers d’Ambohidahy n’ont formulé aucune objection sur la loi de finances 2025. Ils viennent de la déclarer conforme à la Constitution dans une décision rendue publique mardi. Le texte peut ainsi être promulgué par le président de la République et entrer en vigueur dès janvier 2025.

    Parmi les nouveautés apportées par cette loi figure la taxe sur la transaction mobile qui est passé de 0,5% des transactions de plus de 150 000 ariary à 5 % des chiffres d’affaires des opérateurs. Les amendements annoncés par la ministre de l’Economie et des finances mais dont les détails n’ont pas encore été rendus publics ont été introduits par le gouvernement après le dépôt des textes et leur présentation auprès des députés mais avant les travaux de commission.

    Outre cela, la loi de finances prévoit aussi une hausse de la TVA sur le gaz. Celle-ci passe de 5% à 10%. “Cela a été discuté avec les opérateurs du secteur du gaz afin de réduire le remboursement de la TVA qui doit leur être versée chaque année”, avait soutenu Rindra Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances lors de la présentation du projet de loi de finances à Tsimbazaza.

    Avec les différentes réformes fiscales, le gouvernement prévoit des recettes fiscales de 5 628,4 milliards d’ariary, soit une augmentation de 21,39 % par rapport à 2024. Pour l’année 2025, Madagascar vise une croissance économique de 5% avec une ambition d’atteindre 5,6% en 2028.

    La loi de finances a franchi toutes les étapes sans difficulté. Les membres des deux chambres du parlement n’ont pas touché au texte proposé. Les dispositions relatives à la taxe sur les transactions mobiles, contestées par les opérateurs, avaient été révisées par le gouvernement avant même que les députés aient examiné le projet.

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  • PROJET MINIER – Les initiatives RSE de QMM réajustées pour toucher davantage de bénéficiaires

    PROJET MINIER – Les initiatives RSE de QMM réajustées pour toucher davantage de bénéficiaires

    Antananarivo, 17 Décembre, 16h05 – Pour un champ d’impacts élargis. La récente mission d’une délégation de l’administration minière auprès de QMM a visé non seulement à veiller au respect par cette compagnie de ses engagements en matière de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Elle a également consisté à réajuster les priorités pour que ces initiatives RSE bénéficient au plus grand nombre, d’après les informations rapportées par QMM.

    Le réajustement concerne les orientations de QMM qui misent davantage sur des domaines clés comme l’agriculture, l’élevage et la pêche, ainsi que l’eau, la santé, l’éducation, l’électrification ou encore la reforestation, détaille cette compagnie minière. Le ministère des Mines a alors avancé la nécessité de bien coordonner les actions, suivant les besoins réels des entités bénéficiaires.

    QMM, à travers sa nouvelle convention d’établissement avec l’Etat, avait déjà revu à 4 millions de dollars son budget alloué ou développement et à la promotion de ses actions RSE. Ce budget est augmenté pour tenir compte de l’inflation à hauteur de 2% par an. Les deux parties se sont par ailleurs convenues à ce qu’il soit sous l’administration de QMM. Mais la sélection des projets est faite en coordination avec les Collectivités territoriales décentralisées et les communautés.

    Sur l’enveloppe de 4 millions de dollars, le développement régional et le développement des communes bénéficie chacun d’une part s’élevant à 1,750 millions de dollars. Les 500 000 dollars restants sont destinés à la reforestation, rappelle l’administration minière.

    Le ministre des Mines Olivier Herindrainy Rakotomalala avait effectué l’évaluation des réalisations de QMM en matière de RSE. Une séance de présentation ainsi que des visites sur terrain liées à ces réalisations et aux projets en cours ont été organisées sur place.

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  • ENERGIE – Démarrage de la construction de la centrale hydroélectrique de Ranomafana dans les prochains jours

    ENERGIE – Démarrage de la construction de la centrale hydroélectrique de Ranomafana dans les prochains jours

    Antananarivo, 16 Décembre, 19h20 – Début imminent de la construction du nouveau barrage hydroélectrique de Ranomafana. Le président Andry Rajoelina a annoncé ce lundi le démarrage de la construction du nouveau barrage hydroélectrique de Ranomafana dans les prochains jours. “La semaine prochaine, je vais poser la première pierre du barrage hydroélectrique de 64 MW à Ranomafana”, indique-t-il lors de son discours durant le lancement de la campagne de reboisement 2024-2025 à Andekaleka.

    Pour Andry Rajoelina, la construction de ce barrage devrait être une des solutions au problème de délestage qui touche actuellement le pays et notamment la capitale. “Lorsqu’il sera achevé, le barrage approvisionnera 30% des besoins en électricité de la capitale”, souligne le président de la République.

    Durant une émission diffusée sur la chaîne nationale au mois de novembre alors que la population de la capitale et ses environs ont face à une terrible série de délestage, Andry Rajoelina avait annoncé le début imminent des travaux. Selon lui, les travaux nécessitent du temps et la centrale ne devrait produire les 64MW attendus que dans trois ans.

    La construction du barrage est financée par un prêt de l’EximBank de Chine pour un montant de près de 240 millions de dollars, soit 1 065 milliards d’ariary. Les travaux devraient être assurés par l’entreprise chinoise Sinohydro Corporation Limited à qui le marché a été attribué après un appel d’offres international lancé en 2018, comme l’indique un communiqué publié en 2022 par la présidence de la République.

    Photo : MEH

  • CONDITION DE VIE – Madagascar dans le peloton de tête des pays ayant les taux d’extrême pauvreté les plus élevés au monde, selon la Banque mondiale

    CONDITION DE VIE – Madagascar dans le peloton de tête des pays ayant les taux d’extrême pauvreté les plus élevés au monde, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 16 Décembre, 6h15 – L’Afrique subsaharienne abrite les deux tiers de l’extrême pauvreté mondiale. Neuf des dix pays ayant les taux d’extrême pauvreté les plus élevés au monde en 2024 y sont localisés. Ces pays sont, “par ordre décroissant des taux de pauvreté”, Madagascar, la République démocratique du Congo, le Mozambique, le Soudan du Sud, le Malawi, la République centrafricaine, la Zambie, le Burundi, la République du Yémen et le Niger. La Banque mondiale fait état de cette situation dans son Rapport sur la pauvreté, la prospérité et la planète 2024 publié en octobre et rappelé dans sa newsletter du 15 décembre.

    Comme exposé par la Banque mondiale dans ce document, la répartition régionale de la pauvreté varie en fonction de la norme. Cette institution de Bretton Woods souligne toutefois que dans l’ensemble, la plupart des pauvres sont concentrés en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud. La Banque mondiale souligne alors que même si l’Afrique subsaharienne ne représente que 16 % de la population mondiale, elle abrite 67 % de la population mondiale vivant dans l’extrême pauvreté.

    Dans ses Perspectives macroéconomiques de la pauvreté à Madagascar ou les « Macro poverty outlook » (MPO) du pays publiés au mois d’octobre de cette année, la Banque mondiale avait indiqué que le taux de pauvreté à Madagascar devrait se maintenir à environ 79,7% pour 2024. Il s’agit de la proportion des malgaches disposant de moins de 2,15 dollars par jour, et qui se verraient considérés comme vivant dans l’extrême pauvreté. Ce taux de pauvreté devrait néanmoins baisser à 79,1% en 2025 pour se situer à 78,4% en 2026, d’après le même document.

    Par ailleurs, selon ce qui est exposé dans le Rapport sur la pauvreté, la prospérité et la planète 2024, Madagascar figure parmi les économies présentant de fortes inégalités de revenu. Le fossé de prospérité, qui mesure l’écart moyen entre le revenu actuel et le niveau de prospérité mondial fixé à 25 dollars par personne et par jour, est estimé à 27,3 pour Madagascar. Cela signifie que les revenus de la Grande île doivent être multipliés en moyenne par 27,3 pour atteindre ce niveau de prospérité.