Catégorie : Économie

  • La Cour des comptes signale des écarts de livraison de plus de 170 000 litres de carburants à la Jirama entre janvier 2021 et juin 2023

    La Cour des comptes signale des écarts de livraison de plus de 170 000 litres de carburants à la Jirama entre janvier 2021 et juin 2023

    Antananarivo, 1er Décembre, 8h45 – “Des camions-citernes transportent des quantités de carburant supérieures à leurs capacités nominales”. Le constat est rapporté par la Cour des Comptes dans son rapport public de 2024 présenté vendredi. La Cour évoque alors “des risques de débordement et de danger sur la route”, mais elle n’écarte pas non plus “des suspicions de fausses mesures”.

    Dans son rapport, la Cour des comptes se demande clairement “si les quantités de carburants achetées correspondent à celles livrées sur les sites de production”. Elle indique avoir constaté des écarts de livraison de 124 726 litres de fuel oil et de 47 985 litres de gasoil entre janvier 2021 et juin 2023. Ces écarts sont estimés à 498 904 000 ariary pour le fuel oil et à 235 126 500 ariary pour le gasoil, soit un total de 734 030 500 ariary. “Cette situation entraîne de grosses pertes financières pour la Jirama”, souligne la Cour.

    En plus des écarts entre le carburant acheté et le carburant livré, la Cour des comptes se demande également “si les quantités de carburants livrées correspondent à celles utilisées ajoutées à celles restant en stock”. Elle indique avoir également constaté des “défaillances manifestes dans l’enregistrement des stocks de carburants”. Ainsi, des discordances ont également été signalées dans les registres de la Jirama et des producteurs. L’écart des stocks enregistrés atteint, par exemple, 19 823 735 litres pour le fuel oil et 3 080 068 litres pour le gasoil, avec des stocks enregistrés moins importants pour la Jirama.

    Pour expliquer les écarts de stock, la Cour des comptes évoque des retards d’enregistrement de stocks allant de quatre à huit mois sur la plateforme de la Jirama. Mais elle signale également des opérations non enregistrées ainsi que des différences dans les outils de mesures utilisés par les deux parties. Elle indique, par ailleurs, que les agents de la Jirama ont des difficultés pour accéder aux sites des producteurs pour un contrôle sur place.

    Face à toutes ces situations qui présentent des risques financiers pour la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité, la Cour des comptes recommande un “renforcement du suivi en temps réel des l’approvisionnement en carburants des sites”, ainsi qu’un contrôle périodique et/ou inopiné des stocks au niveau des centrales de production.

    Photo : Ministère de la Justice

  • COMMERCE EN LIGNE – Zomapay donne la possibilité de payer en quatre mensualités sans constitution de dossier les achats sur Zoma

    COMMERCE EN LIGNE – Zomapay donne la possibilité de payer en quatre mensualités sans constitution de dossier les achats sur Zoma

    Antananarivo, 30 Novembre, 16h30 – Ce téléphone portable qui vous fait de l’oeil. Cette montre qui n’attend que vous. Et cet aspirateur que vos tapis réclament depuis plusieurs mois. Et cette console que vos enfants lorgnent depuis plusieurs mois et qui est en remise en cette période de Black Friday.

    Si vous n’avez pas encore le budget suffisant pour vous les procurer tout de suite, le site de marketplace Zoma, en collaboration avec la banque BNI, vous propose la possibilité d’effectuer le paiement en quatre mensualités grâce à Zomapay. Il vous suffit, pour cela, d’entrer sur la plateforme et d’y intégrer en toute sécurité le numéro de votre carte bancaire au moment du paiement.

    Vous payez une première mensualité et le produit est disponible pour vous dès le 15ème jour de votre commande. Le reste du paiement, vous pouvez le faire sur trois mois. “Nul besoin d’attendre que le paiement complet ait été fait avant d’entrer en possession de l’achat”, assure Fabien Tozzo, directeur e-commerce de Zoma. Il souligne également que cette facilité de paiement, mise en oeuvre en partenariat avec BNI, ne nécessite pas la constitution de dossier par ceux qui souhaitent en bénéficier.

    Zoma, c’est un catalogue de 150 000 produits neufs, sous carton et sous garantie. Tous les modes de paiement sont acceptés mais avec Zomapay, la plateforme entend “contribuer à la lutte contre la vie chère en proposant des solutions de paiement adaptées à sa clientèle”.

     

  • La taxe sur les transactions mobiles à prélever sur le chiffre d’affaires des opérateurs après décision gouvernementale

    La taxe sur les transactions mobiles à prélever sur le chiffre d’affaires des opérateurs après décision gouvernementale

    Antananarivo, 30 Octobre, 9h45 – Le gouvernement ajuste le projet de loi de finances. Face au tollé soulevé par son projet de taxer à hauteur de 0,5% les transactions au-dessus de 150 000 ariary, l’Exécutif apporte des corrections sur la taxe sur les transactions mobiles (TTM). D’après Rindra Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances, la nouvelle mesure fiscale sera désormais prélevée sur les chiffres d’affaires des opérateurs en mobile banking.

    “Si le taux a été de 0,5% du montant total de la transaction, il a été convenu avec les opérateurs que ce sera 5% du chiffre d’affaires, donc des frais de commission, qui seront prélevés”, déclare la ministre de l’Economie et des finances lors de la séance plénière d’adoption du texte vendredi à Tsimbazaza. A l’en croire, la correction, apportée par le gouvernement avant les travaux de commission, a reçu l’approbation des hauts responsables du pays et a été discutée avec les opérateurs.

    Si l’on en croit la ministre, dans une publication sur son compte Facebook, “les opérateurs en mobile banking ont accepté de ne pas augmenter les frais de transaction”. Et pour assurer la collecte de ces taxes, “les autorités prévoient d’instaurer un outil spécial qui permettra de voir toutes les transactions, et de contrôler ce chiffre d’affaires”, selon Rindra Rabarinirinarison.

    Dans leur communiqué contestant l’instauration de la taxe, MVola, Orange Money et Airtel Money se sont surtout inquiétés de la hausse sur les frais payés par les consommateurs si la taxe avait été instaurée. Ils se sont notamment dit préoccupés par la menace que cela aurait eu sur l’inclusion financière et par les risques d’un retour au cash face à un éventuel désabonnement de leurs clients.

    Dans le projet initial déposé au Parlement, le gouvernement avait évoqué des recettes fiscales de 143 milliards d’ariary. Vendredi, Rindra Rabarinirinarison n’a pas donné des détails sur le changement que les modifications du projet par le gouvernement auraient sur le montant des recettes fiscales. Elle a juste assuré que les prévisions de dépenses n’ont pas été modifiées. Ce qui implique que les prévisions de recettes n’aient pas non plus connu de modifications.

    Lors de la présentation du projet de loi de finances à Tsimbazaza, la ministre avait encore soutenu que la taxe sur les transactions mobiles, dans sa version initiale, était un “moindre mal”. Elle avait également soutenu que le taux, particulièrement bas, n’aurait pas d’impact sur l’inclusion financière. La direction générale des impôts avait également soutenu que la taxe, dans sa conception, visait à “préserver les familles aux revenus modestes”.

     

  • Le projet de loi de finances adopté “sans amendements” par les députés mais “avec des modifications” portées par le gouvernement

    Le projet de loi de finances adopté “sans amendements” par les députés mais “avec des modifications” portées par le gouvernement

    Antananarivo, 30 Novembre, 6h30 – Une nouvelle assiette et un nouveau taux pour la taxe sur les transactions mobiles (TTM). A en croire la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, “le ministère, avec l’aval des hauts responsables du pays, a apporté quelques modifications” dans le projet de loi de finances. A l’entendre, ces modifications portent sur les recettes fiscales, notamment sur les dispositions relatives à la nouvelle taxe que le gouvernement avait envisagé de mettre en place.

    Ainsi, si la taxe est maintenue, notamment sa dénomination, son format change. Selon Rindra Rabarinirinarison, la taxe sur ne devrait plus concerner les transactions au-dessus des 150 000 ariary mais plutôt “le chiffre d’affaires généré par les frais de commission” des opérateurs en mobile banking. Son taux ne devrait plus non plus être de 0,5% mais s’élever à 5%.

    Si l’on en croit la ministre, ces modifications voulues par le gouvernement après discussions avec les opérateurs avaient été apportées “avant que le projet de loi ne passe en commission” à l’Assemblée nationale. “L’adoption inclut les modifications qui ont été apportées par le ministère”, souligne-t-elle devant les députés. A la fin de la réunion, l’Assemblée nationale indique que le texte a ainsi été adopté “sans amendements ni modifications”.

    Rindra Rabarinirinarison souligne d’ailleurs que “la prévision de taux de croissance est inchangée. Il n’y a pas non plus de modifications sur les dépenses”. Elle ajoute que “c’est sur les recettes fiscales que des modifications ont été apportées”. Elle insiste sur le fait que “les modifications ont été apportées par le ministère et non par la commission [auprès de l’Assemblée nationale] après les différents débats”. Elles ont été “soumises pendant les travaux de la commission avant que celle-ci ne passe à l’adoption”, assure-t-elle, ajoutant que “le texte adopté inclut déjà les modifications”.

    Selon l’Assemblée nationale, ils sont “118 députés sur les 119 votants à avoir adopté le projet de budget sans amendements ni modifications”. Sur les modifications apportées par le gouvernement, le compte-rendu de la séance plénière souligne que “par rapport à la taxe sur les transactions mobiles qui ont fait l’objet de beaucoup de débats ces derniers temps, l’on sait qu’elles seront prélevées sur les commissions prises par les opérateurs mais ne seront pas payées par les consommateurs”.

     

  • BUDGET – Le gouvernement décide de prélever la taxe sur les transactions mobiles sur les chiffres d’affaires des opérateurs en mobile banking

    BUDGET – Le gouvernement décide de prélever la taxe sur les transactions mobiles sur les chiffres d’affaires des opérateurs en mobile banking

    Rindra Rabarinirinarison, ministre des Finances annonce une révision des dispositions du projet de loi de finances sur la taxe sur les transactions mobiles. A l’entendre, cette nouvelle taxe sera désormais prélevée sur les chiffres d’affaires des opérateurs en mobile banking. Elle s’élèvera par ailleurs à 5%. Elle ajoute également que ce taux et l’assiette de la taxe ont été décidés en accord avec les opérateurs. Initialement, le gouvernement avait proposé de taxer à hauteur de 0,5% le montant des transactions. Cette proposition avait soulevé un tollé du côté des opérateurs. Selon la ministre, cet amendement avait été décidé par l’Exécutif avant même que le projet de texte ne passe en commission à l’Assemblée nationale.

  • LIAISON AÉRIENNE – Tel Aviv et Nosy Be désormais connectées par la compagnie israélienne Arkia

    LIAISON AÉRIENNE – Tel Aviv et Nosy Be désormais connectées par la compagnie israélienne Arkia

    Antananarivo, 29 Novembre, 14h50 – La compagnie aérienne israélienne Arkia Israeli Airlines lorgne Nosy Be. Elle programme trois vols charter entre Tel Aviv et Nosy Be pour ce mois de décembre. L’appareil de la compagnie va ramener des touristes depuis la ville juive sur le tarmac de Fascène les 4, 11 et 18 décembre. Cette nouvelle connexion renforce l’attractivité internationale de l’île aux Parfums, désormais desservie par neuf compagnies aériennes.

    Le gouvernement malgache, par le biais de son ministère des Transports et de la météorologie, a souligné que cette initiative s’inscrit dans sa stratégie de promotion du tourisme, moteur clé du développement économique national. « Nous mettons en place des mesures spécifiques pour garantir le succès de cette nouvelle route », ont affirmé les autorités à l’issue d’une réunion avec les acteurs aéroportuaires. Une rencontre qui a permis de coordonner les démarches administratives et techniques nécessaires au bon déroulement de ces opérations.

    Avec l’arrivée d’Arkia, Nosy Be bénéficie d’une meilleure visibilité sur le marché israélien et au-delà. Dans cette dynamique, la compagnie Emirates prévoit également d’augmenter la fréquence de ses vols vers la capitale malgache à cinq par semaine.

     

  • SECTEUR EXTRACTIF – Environ cinq milliards de dollars attendus du projet Base Toliara pour Madagascar, selon l’administration minière

    SECTEUR EXTRACTIF – Environ cinq milliards de dollars attendus du projet Base Toliara pour Madagascar, selon l’administration minière

    Antananarivo, 29 Novembre, 6h15 – Une manne financière en cours d’extraction. Environ cinq milliards de dollars de recettes publiques directes et de dépenses de développement communautaire sont attendus de Base Toliara au cours de la durée de vie initiale de ce projet qui est de 38 ans. Cette contribution inclut les divers taxes et impôts qui seront versés par son promoteur ou encore les investissements sociaux et communautaires que celui-ci prévoit. C’est ce qu’a avancé le ministre des Mines, Olivier Herindrainy Rakotomalala, lors d’une conférence de presse sur la levée de la suspension de ce projet minier, ce jeudi.

    Ce membre du Gouvernement soutient que ce projet contribuera grandement à l’économie du pays. Il estime que l’investissement de 700 millions de dollars, prévu pour sa phase de construction, contribuerait déjà par exemple à l’équilibre de la balance commerciale de Madagascar. Mais il faudrait également compter les milliers d’emplois directs et indirects qu’il va générer, ajoute-t-il. De même pour les infrastructures locales qui seront construites dans la région Atsimo Andrefana, dont dans les communes hôtes de ce projet, expose encore le ministre en charge des Mines.

    Olivier Herindrainy Rakotomalala explique d’ailleurs que les négociations menées depuis la suspension de Base Toliara en 2019 visaient justement à s’assurer à ce que ce projet soit bénéfique non seulement pour son promoteur, mais également pour les communautés locales impactées ainsi que le pays tout entier. Le ministre des Mines se félicite alors que ces discussions ont permis d’aboutir à un accord « exemplaire », qui a augmenté considérablement les avantages pour le pays. Il estime que c’est « une grande première pour l’histoire des négociations des grands projets miniers à Madagascar ».

    Ce n’était par ailleurs pas seulement les conditions financières et sociales qui ont été discutées lors de ces négociations, précise-t-il. Les conditions environnementales ont été également considérées. De même pour la sécurité sur la gestion des rayonnements. Ces points sont tous inscrits dans ce protocole qui va être signé entre Base Toliara et l’Etat malgache, indique le ministre Olivier Herindrainy Rakotomalala.

    Base Resources, la maison-mère de Base Toliara, avait déjà avancé qu’il faudra environ 14 mois pour mener à bien les travaux nécessaires à la prise d’une décision finale d’investissement, une fois que les conditions fiscales auront été consignées dans des accords obligatoires et que la suspension de son projet aura été levée. Cette période devra inclure l’achèvement des acquisitions foncières nécessaires, la finalisation des accords de financement, la ratification de l’accord d’investissement et la certification de son éligibilité à la Loi sur les grands investissements miniers à Madagascar (LGIM) ainsi que la finalisation des accords d’enlèvement et des contrats de construction importants.

     

  • Olivier Rakotomalala : “Base Toliara va nous rapporter jusqu’à 5 milliards de dollars”

    Olivier Rakotomalala : “Base Toliara va nous rapporter jusqu’à 5 milliards de dollars”

    Cinq ans après sa suspension, Base Toliara peut reprendre ses activités. Le Conseil des ministres de mercredi a levé toute suspension de ses activités.
    Plusieurs points doivent cependant encore être réglés avant l’exploitation proprement dite. En attendant, le gouvernement assure avoir tout examiné avant d’autoriser la réouverture. Le ministre des Mines met en avant les bénéfices pécuniaires que Madagascar en tirera. Il parle d’une somme globale de 5 milliards de dollars durant la durée de vie du projet. Une somme qui inclut les investissements sociaux mais aussi les impôts et les redevances.

    “C’est la première fois dans l’histoire du pays, après les négociations menées sous l’égide du président de la République, que nous voyons au début même du projet que celui-ci va nous rapporter jusqu’à 5 milliards de dollars. C’est le montant dont va bénéficier Madagascar grâce au projet Base Toliara”

    Nous avons regardé quels sont les investissements sociaux que va mener le projet. Comment contribuera-t-il aux grands projets du pays. Il est prévu un montant jusqu’à 80 millions de dollars pour réaliser ces grands projets, aussi bien à l’échelle nationale qu’au niveau régional. Sans parler de ses programmes RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) au niveau local, qui est de 4 millions de dollars par an, avec une indexation de 2% par an.

    Ce montant (5 milliards de dollars) inclut les investissements sociaux, les investissements dans des grands projets. Cela inclut aussi les ristournes et les redevances perçues par l’Etat, les divers impôts. Puis, comme ce sont des compagnies étrangères, quand elles font des bénéfices, il y a ce qu’on appelle les retenues à la source sur le dividende. Tous les impôts, comme les impôts sur les revenus des sociétés, les redevances, les contributions sociales au niveau communautaire, tout à l’heure, j’ai évoqué la somme de 4 millions de dollars par an, avec une indexation de 2% par an. Tout cela fait partie de cette somme qui est déjà globale.

    “N’oubliez pas que les investissements de Base Toliara s’élèvent à 700 millions de dollars. Cela inclut tous ses investissements. Rien que cela, cela équilibre les investissements directs étrangers (IDE). Cela fait longtemps qu’il n’y en a pas eu autant. La dernière fois, c’était à l’époque d’Ambatovy, en 2008-2012. C’était à cette époque qu’on avait eu pour la dernière fois autant d’investissements au pays. Et on n’en a un nouveau que maintenant. C’est pourquoi, je dis que l’ouverture de ce type de projet est important pour le pays. Et pour les autres investisseurs, c’est un signal positif de montrer que des investisseurs osent investir. Cela dénote une confiance envers le pays, le fait qu’il y ait un investissement de 700 millions de dollars à Madagascar.

    Donc, à partir de maintenant, nous allons commencer à travailler, surtout dans la finalisation des détails. Pour l’instant, il y a encore les questions foncières et autres. Il faut aussi mener des discussions auprès de la base, faire connaître le projet, ce qu’on ne pouvait pas faire avant. Donc, à partir de maintenant, on peut lancer tout cela pour que nous puissions mieux connaître le projet en détails. Comme je le disais, en raison de la suspension, certaines choses n’ont pas pu se poursuivre. C’est par exemple le cas de la relocalisation de tombeaux et autres qui avaient déjà commencé. Donc, il faut encore du temps pour arranger tout cela. Les compensations sur les terrains, tout cela doit encore être réglé. Puis, il faut encore consolider le protocole d’accord. Puis, ils (la compagnie) souhaitent encore être certifiés LGIM (Loi sur les grands investissements miniers). Donc, il faut encore une certaine période pour boucler cela. Quand tout sera bien en place, c’est seulement là que les détails comme la construction, le bouclage des financements pourront commencer. Et cela nécessite encore du temps, plus d’un an. Il faudrait encore 14 mois pour que tout cela soit bien en place. L’exploitation en elle-même se fera après tout cela.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Le Conseil des ministres autorise la reprise des activités de Base Toliara

    SECTEUR EXTRACTIF – Le Conseil des ministres autorise la reprise des activités de Base Toliara

    Antananarivo, 28 Novembre, 7h55 – Base Toliara devrait bientôt pouvoir reprendre ses activités. Le Conseil des ministres de mercredi annonce la levée de la suspension des activités de ce projet d’exploitation de sables minéralisés, comme l’ilménite ou le zircon. Le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif fait état de plusieurs années de négociations dirigées par le président de la République pour aboutir à cette réouverture.

    Le communiqué évoque de meilleurs bénéfices aussi bien pour la région d’Atsimo Andrefana que pour tout Madagascar dans les prochaines années. Il parle notamment des emplois qui seront créés, des infrastructures sociales qui seront construites, comme les écoles, les hôpitaux mais aussi les routes. Une convention de partenariat entre l’Etat malgache et Base Toliara devrait être signée prochainement “pour garantir la reprise du projet mais aussi pour mieux clarifier les conditions financières, légales et sociales”, souligne le compte-rendu du Conseil des ministres.

    Les activités de Base Toliara avaient été suspendues depuis 2019, suite à des tensions sociales constatées à l’époque dans la région d’Atsimo Andrefana.

     

    Photo : Base Ressources

  • PARTENARIAT – La CCIFM et le SIM scellent une alliance pour dynamiser l’industrie malgache

    PARTENARIAT – La CCIFM et le SIM scellent une alliance pour dynamiser l’industrie malgache

    Antananarivo, 27 Novembre, 15h35 – La Chambre de commerce et d’industrie France-Madagascar (CCIFM) et le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) ont scellé, ce 26 novembre, une convention de partenariat stratégique. L’accord, axé sur le partage de ressources et d’expertises, ambitionne de renforcer les capacités des membres de chaque entité. Activités conjointes, formations, mentorat et événements collaboratifs seront les piliers de cette coopération, favorisant à la fois l’innovation et la compétitivité. Les deux structures vont travailler également à mobiliser des ressources financières pour soutenir des projets d’envergure.

    Ce partenariat se distingue par son ambition d’améliorer la compétitivité des entreprises membres et d’encourager l’innovation. En créant un espace d’échanges privilégié, la CCIFM et le SIM entendent jouer un rôle clé dans la structuration et la croissance du tissu économique malgache.

    Le SIM, à travers son label « Malagasy ny Antsika », met un point d’honneur à valoriser la production locale, un objectif qui converge avec la mission de la CCIFM de renforcer les courants d’affaires entre Madagascar et ses partenaires internationaux.

    Pour la présidente de la CCIFM, Johanne Raharinosy, « ce partenariat ouvre de nouvelles perspectives pour les entreprises malgaches, en leur offrant un accompagnement adapté à leurs besoins et en renforçant leur capacité à saisir des opportunités internationales ». De son côté, le président du SIM, Tiana Rasaminanana souligne que « le développement industriel est un pilier incontournable pour l’avenir économique du pays. »

    La CCIFM, forte de ses 450 membres, met depuis plus de 20 ans son expertise au service des entreprises malgaches, notamment en les connectant avec un réseau mondial de 35 000 entreprises affiliées aux Chambres de commerce et d’industrie France International. Le SIM, avec ses 138 membres issus de secteurs variés, milite pour un environnement d’investissement stable et la valorisation des industries locales.