Catégorie : Économie

  • TELECOMMUNICATIONS – Telma change d’identité et devient Yas

    TELECOMMUNICATIONS – Telma change d’identité et devient Yas

    Antananarivo, 26 Novembre, 16h20 – Un nouveau chapitre s’ouvre pour Telma. L’opérateur historique malgache change d’identité et devient Yas, une marque unifiée de Axian Telecom. Le nouveau nom a été dévoilé ce mardi devant un parterre d’invités dont Stephanie Delmotte, ministre du Développement numérique, des télécommunications et des postes. Telma s’aligne ainsi avec la nouvelle identité de la marque d’Axian Telecom.

    “Axian Telecom a décidé d’unir les marques de ses opérateurs mobiles à travers l’Afrique”, déclare Patrick Pisal Hamida, directeur général de Yas Madagascar. Le changement d’identité concerne ainsi ses opérations à Madagascar, aux Comores, en Tanzanie, au Sénégal, au Togo et désormais regroupées sous la marque Yas. “C’est une marque panafricaine unifiée, créée par l’Afrique et pour l’Afrique”, souligne non sans fierté, Patrick Pisal Hamida.

    Ce rebranding marque un nouveau chapitre dans l’histoire des télécommunications à Madagascar. Depuis les premières lignes de services téléphoniques en 1904, jusqu’à la privatisation de Telma en 2004 en passant par l’ère Stimad, l’histoire de Telma laisse une empreinte dans l’histoire des télécommunications à Madagascar. La marque a commencé à traverser les frontières depuis 2016 lorsqu’elle a jeté son ancre dans les îles voisines. Telma a obtenu la deuxième licence télécom dans les îles Comores.

    “Nous avons parcouru un chemin extraordinaire, connectant les individus à travers l’Afrique avec nos marques. À mesure qu’Axian Telecom continue de croître et de s’étendre, notre vision évolue également. Pour permettre à la prochaine génération de pionniers numériques de réussir, nous devons devenir un opérateur mobile panafricain multi-marchés”, lance Hassanein Hiridjee, le président du conseil d’administration de Axian Telecom, la maison mère de Telma, durant son discours.

    “Alors que nous disons au revoir aux marques avec lesquelles nous avons grandi, nous accueillons une nouvelle force, Yas ; une marque africaine qui unit l’Afrique autour des possibilités”, ajoute-t-il. Il se dit “convaincu que Yas capitalisera sur le succès et l’héritage que nous avons bâtis et continuera à offrir des solutions technologiques transformatrices et inclusives”. Avec 40 millions d’utilisateurs en Afrique, Axian Telecom est désormais le sixième opérateur du continent.

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  • MINES – Mark Zaborowski aux commandes d’Ambatovy

    MINES – Mark Zaborowski aux commandes d’Ambatovy

    Antananarivo, 26 Novembre, 13h15 – Une nouvelle tête à Ambatovy. Mark Zaborowski vient d’être nommé nouveau président de la compagnie minière. Il prendra ses fonctions à partir du mois de décembre, selon les informations partagées par la compagnie. C’est une personnalité dotée d’une solide expérience dans l’industrie minière et des ressources naturelles. “Il a dirigé avec succès des opérations complexes et à grande échelle en Afrique du Sud et en Australie, notamment les récents redressements réussis des raffineries d’alumine de Kwinana et de Pinjarra d’Alcoa en Australie”, indique Ambatovy.

    Mark Zaborowski succède ainsi à Gus Gomes qui a dirigé l’entreprise pendant trois ans. Le mandat de Gus Gomes a été marqué par de nombreux défis notamment la fluctuation du marché qui a eu des impacts sur les activités de la compagnie. Sumitomo Corporation, le principal actionnaire de la mine d’Ambatovy, a annoncé en février une baisse de production de nickel pour cette année. Elle sera de 10 000 tonnes de moins que ce qui était initialement soit une production d’environ 30 000 tonnes de nickel au lieu de 40 000 tonnes. Une initiative qui vise à améliorer la rentabilité d’Ambatovy.

    L’entreprise se dit confiante sur la capacité de Mark Zaborowski à “guider Ambatovy à travers les opportunités et les défis vers de plus grandes réalisations à l’avenir”. Celui-ci aura du pain sur la planche. Le dossier épineux qui l’attend reste, entre autres, celui relatif au remboursement de la TVA. Le montant de ce crédit de TVA que l’Etat doit rembourser à Ambatovy est conséquent selon ce qu’avait indiqué le ministère des Mines au mois de mai de cette année.

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  • GOUVERNANCE – Gil Razafintsalama élu nouveau président de la Chambre de commerce et d’industrie Antananarivo

    GOUVERNANCE – Gil Razafintsalama élu nouveau président de la Chambre de commerce et d’industrie Antananarivo

    Antananarivo, 25 Novembre, 17h50 – La Chambre de commerce et d’industrie Antananarivo (CCIA) a un nouveau président. Gil Razafintsalama est élu à la présidence de cette plateforme qui regroupe les opérateurs économiques à l’issue d’une assemblée générale élective qui s’est tenue à Antaninarenina, ce vendredi 22 novembre. Il succède ainsi à Rivo Rakotondrasanjy pour un mandat de deux ans.

    Lors de cette assemblée générale, le nouveau Président du CCIA a partagé avec les membres présents ses projets ainsi que les stratégies qu’il souhaite mettre en œuvre pour les deux années à la tête de la présidence de la CCIA. Gil Razafintsalama connaît bien les rouages de cette chambre consulaire ainsi que les challenges qui l’attendent. Il a été le vice-président de la CCIA durant le précédent mandat.

    L’ancien président du Groupement des opérateurs des technologies de l’information et de la communication (Goticom) compte, durant son mandat à la CCIA, à prioriser les formations et l’accès aux marchés des petites et moyennes entreprises. Cela de va de pair avec la principale mission de la Chambre de commerce de défendre les intérêts des entreprises dans le secteur du commerce et de l’industrie.

  • FMI – L’examen du dossier de Madagascar en vue du décaissement des deuxièmes tranches de la FEC et de la FRD décalé

    FMI – L’examen du dossier de Madagascar en vue du décaissement des deuxièmes tranches de la FEC et de la FRD décalé

    Antananarivo, 25 Novembre, 13h41 – L’inscription de Madagascar sur l’agenda du Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) en attente. Alors que le décaissement des deuxièmes tranches de la Facilité élargie de crédit et de la Facilité pour la résilience et la durabilité était prévu au 30 novembre, la Grande île ne figure pas encore sur l’agenda provisoire du Conseil d’administration du FMI pour les sept prochains jours.

    L’agenda mis à jour le 22 novembre sur le site du FMI prévoit des réunions du Board les 2, 4 et 5 décembre, mais aucune d’entre elles ne concerne Madagascar. Pour la semaine prochaine, le Conseil d’administration du FMI devrait plutôt se pencher sur les dossiers du Ghana, du Koweit et sur la politique d’accès exceptionnel du FMI. Quant aux réunions des dix derniers jours, elles ont plutôt concerné la République du Sud Soudan (15 novembre), Haïti (20 novembre) et le Royaume du Bahrain (22 novembre).

    Le communiqué de fin de mission des services du FMI dans le cadre de la consultation au titre de l’article IV de 2024 et des premières revues des accords appuyés par la FEC et la FRD n’avait d’ailleurs déjà annoncé aucune date pour l’examen du dossier de Madagascar. Il y avait juste été indiqué que “les discussions sur les premières revues des accords au titre de la FEC et de la FRD se poursuivront virtuellement dans les semaines à venir”.

    Dans leur communiqué de fin de mission, les services du FMI évoquent encore un certain nombre de recommandations. Cela inclut, entre autres, “une réduction des dépenses fiscales de 280 milliards d’ariary pour soutenir les objectifs de recettes de l’État”, une suppression progressive des coûteuses exonérations de taxes à l’importation et de TVA, une réforme complète des droits d’accises et une révision de l’impôt sur le revenu des personnes physiques”. La mise en œuvre rapide du plan de redressement de la Jirama ainsi que la mise en place d’un mécanisme d’ajustement automatique des prix du carburant sont également parmi les recommandations de la dernière mission du FMI.

    Dans son communiqué, le FMI appelle également à une “amélioration de la gouvernance pour générer une croissance plus élevée et plus inclusive”. Il s’inquiète, entre autres, du “manque de transparence et de prévisibilité ainsi que des soupçons de mainmise sur l’État par des intérêts privés”. Pour le FMI, les priorités consistent alors “à assurer la stabilité juridique, à éviter les réglementations rétroactives, à faire appliquer les lois existantes, à assurer une protection efficace des droits de propriété et le respect des contrats, à garantir des conditions de concurrence équitables et à créer des mécanismes efficaces de règlement des litiges”.

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  • Andry Rajoelina : “Lorsque Emaar sera là, le million de touristes que nous visons sera multiplié par trois”

    Andry Rajoelina : “Lorsque Emaar sera là, le million de touristes que nous visons sera multiplié par trois”

    Le président de la République Andry Rajoelina mise sur la présence des investisseurs émiratis pour booster le tourisme sur la Grande île. Il espère que grâce aux investissements du groupe Emaar, Madagascar pourrait tripler son objectif du million de touristes. Il a été à l’ouverture de la Grande foire du tourisme et de la Grande foire de l’artisanat jeudi. Extraits.

    Le président de la République Andry Rajoelina a tenu à être présent à Mahamasina jeudi.
    Il voulait se rendre à l’ouverture de la Grande Foire du tourisme et de celle de l’artisanat.
    Pour le chef de l’Etat, il s’agissait de montrer l’importance qu’il accorde à ces secteurs.
    Il entend s’appuyer sur le tourisme, entre autres, pour développer le pays.
    Il mise notamment sur les investissements que va faire le groupe Emaar sur la Grande île.

    Andry Rajoelina, Président de la République : “Le président du groupe Emaar est déjà venu ici. Quand on parle d’Emaar, pour les gens qui peuvent regarder sur les réseaux sociaux ou qui ont déjà visité Dubaï, c’est celui qui a complètement changé Dubaï. Quand vous allez là-bas, vous allez voir. C’est lui qui a construit la plus grande tour du monde, là où Tom Cruise a tourné son film. Cela se trouve à Dubaï. Ce groupe Emaar a déjà construit de nombreux hôtels.
    Le groupe Emaar est venu ici. Je l’ai accompagné en personne pour leur montrer les sites où il est possible de promouvoir le tourisme à Madagascar. Il est convaincu de venir à Madagascar. Beaucoup de pays souhaitent et veulent convaincre le groupe Emaar à investir chez eux. Mais il ne l’a pas convaincu. Mais grâce à notre entente, et aux richesses dont nous disposons à Madagascar, aux plages que nous avons, aux baobabs, à la nature, un touriste qui vient chez nous peut rester jusqu’à 15 jours, même un mois, pour aller du Nord au Sud. Je veux dire par là qu’il y a beaucoup de choses que l’on peut regarder et que l’on peut visiter dans notre pays.
    Le groupe Emaar a mis en place un grand projet en Egypte. Le projet Marassi. Vous pouvez regarder sur Internet, sur youtube. Marassi. A Marassi, en Egypte, il y a eu un grand aménagement, il y a été construit une sorte de grand village touristique. Il y a quatre millions de touristes qui s’y rendent tous les ans. Nous à Madagascar, on envisage un million en 2028. Mais lorsque Emaar viendra, ce million sera multiplié par trois, ou même plus. Je vous le dis: j’ai la foi et j’ai confiance.

  • FORMATION  – Le FMFP et le METFP s’associent pour appuyer la formation des jeunes

    FORMATION – Le FMFP et le METFP s’associent pour appuyer la formation des jeunes

    Antananarivo, 22 Novembre, 10h25 – Le partenariat renforcé dans la formation professionnelle. Le Fonds malgache de formation professionnelle (FMFP) et le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP) ont signé ce jeudi une convention de partenariat dans le but de renforcer la coopération entre les deux entités. La signature s’est tenue à Alarobia lors de la cérémonie de célébration des cinq ans du FMFP.

    “Ce partenariat est important pour les jeunes malgaches, pour les jeunes dans l’enseignement technique et professionnel”, indique Marie Marcelline Rasoloarisoa, ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle à l’issue de l’évènement. “Comme notre devise le dit : “ny olo mahay raha tsy very mandeha”, ajoute-t-elle.

    De nombreuses activités sont prévues dans le cadre du partenariat. Un des objectifs principaux est d’assurer la formation des formateurs de l’enseignement technique pour assurer la pérennité et l’extension des compétences dans leur secteur. “La formation vise à augmenter le niveau de la formation offert aux étudiants, les formateurs seront ainsi formés”, explique la ministre. Pour les jeunes formés, le projet envisage aussi de les accompagner dans leur insertion professionnelle.

    Outre les formations, le projet prévoit également d’appuyer la mise en place du programme de certification professionnelle et d’accompagner la mise en place d’un système de validation des acquis de l’expérience ou VAE. “Beaucoup de personnes ont de l’expérience mais ne sont pas certifiées, il faut y remédier” ajoute toujours le membre du gouvernement.

    Un des points forts du partenariat est également de mettre en place les dispositifs de formations en alternance et de structuration de l’apprentissage en milieu informel. L’Etat malgache a déjà adopté en 2023 un décret relatif à la création et l’organisation de la formation en alternance, il s’agira de le rendre effectif.

    Pour le FMFP, cette signature avec le METFP fait partie des perspectives à court terme alors que l’institution vient de fêter ses cinq ans. En cinq ans le FMFP a formé plus de 100.000 personnes, salariés et citoyens. C’est plus de 54 milliard ariary qui ont été investis dans des projets de formations. Le FMFP compte bien poursuivre sur sa lancée et accélérer encore plus sa vitesse afin de former encore plus de travailleurs en se tournant également vers de nouveaux secteurs qui n’ont pas été soutenus jusqu’ici.

  • ENERGIE – Le transport sur la RN2 des blocs moteurs de 70 tonnes pour la centrale thermique de 105MW à partir du 2 décembre

    ENERGIE – Le transport sur la RN2 des blocs moteurs de 70 tonnes pour la centrale thermique de 105MW à partir du 2 décembre

    Antananarivo, 22 novembre, 8h35 – Le Premier ministre en visite sur la route nationale (RN) 2. Christian Ntsay a tenu à voir de près les travaux d’urgence en cours sur les 13 ponts de cet axe qui devrait accueillir dans quelques jours les véhicules transportant les blocs moteurs destinés à la construction de la nouvelle centrale thermique de 105MW d’Ambohimanambola.

    Selon un communiqué du bureau du Premier ministre, le transport de ces immenses équipements et matériels de construction du groupe de 105MW devrait se faire à partir du 2 décembre. Sachant que chacun des sept blocs moteurs de 15MW pèse 70 tonnes, le renforcement des ponts sur lesquels ils vont passer est incontournable.

    “Nous devons trouver des solutions urgentes pour faire monter ces matériels”, souligne le Premier ministre dans des propos rapportés par Mahazoarivo. C’est pour trouver les moyens d’accélérer leur transport de Toamasina à Antananarivo que le chef du gouvernement s’est rendu à Toamasina jeudi. Il a été, pour cette visite, accompagné des ministres en charge des Transports, de l’Energie et des Travaux publics. Les techniciens des entreprises concernées par le projet, Trigu, HFF, Jirama, LNTPB ainsi que les responsables des partenaires techniques et financiers sur les projets de réhabilitation de la RN2 ont également fait partie de la délégation.

    Le président de la République Andry Rajoelina avait donné jusqu’en avril 2025 pour la fin des travaux de construction de la nouvelle centrale d’Ambohimanambola. “La centrale de 105MW doit être fonctionnelle en avril prochain”, avait-il indiqué lors de son intervention sur la chaîne de télévision nationale le 10 novembre dernier. “Les groupes sont déjà à Toamasina, ce n’est pas comme si on devait encore les importer”, avait-il rappelé. Arrivés à Maurice en décembre 2023, les sept blocs-moteurs devaient initialement être transportés jusqu’à Antananarivo par avion spécial. Ils ont finalement été transportés par bateau jusqu’à Toamasina en janvier 2024.

  • L’administration fiscale assure que la taxe sur les transactions mobiles vise à préserver les familles aux revenus modestes

    L’administration fiscale assure que la taxe sur les transactions mobiles vise à préserver les familles aux revenus modestes

    Antananarivo, 22 Novembre, 7h45 – Une administration fiscale qui se veut rassurante. Dans un communiqué publié ce jeudi, la direction générale des impôts apporte des clarifications sur le projet de taxe sur les transactions mobiles. Et pour rassurer les utilisateurs de mobile money, elle rappelle que la nouvelle mesure ne devrait avoir aucun impact pour les transferts inférieurs à 150 000 ariary.

    L’administration fiscale parle alors de “petits transferts [qui] restent inchangés”. Dans cette catégorie, elle inclut le “soutien familial” qui concerne la nourriture, l’éducation, la santé. Elle évoque également les “dépenses courantes” comme les loyers, les factures et les courses, ou encore “l’envoi d’argent vers les régions ou les villages”.

    Pour la direction générale des impôts, l’approche choisie “garantit une protection accrue pour les plus vulnérables”. En ne taxant pas les “petits transferts”, et en limitant la perception aux transferts supérieurs à 150 000 ariary, elle estime “préserver les familles aux revenus modestes”.

    Pour motiver la décision de l’Etat, l’administration fiscale rappelle qu’il s’agit d’élargir l’assiette fiscale. Elle indique que “les fonds collectés seront dédiés à l’amélioration des services publics”, ce qui inclut “la continuité des services publics essentiels” mais aussi “le financement du développement des infrastructures collectives”.

    Pour poursuivre ses explication, la direction générale des impôts souligne également que la taxe ne s’applique pas aux opérations de dépôt quel que soit le montant ni au transfert de compte à compte d’une même personne ni au paiement d’impôt via hetraphone. Il en est de même pour la réception d’argent sauf s’il s’agit d’un transfert venant de l’étranger.

    Des utilisateurs ont montré leur inquiétude par rapport à ce qui va se passer si cette mesure était appliquée. Les opérateurs en mobile money, eux, craignent que cette taxe ne soit “un fardeau pour les 23 millions de Malgaches qui utilisent leurs services” et ne “mettent en péril l’économie nationale ainsi que l’avenir de l’inclusion financière”.

     

  • FISCALITÉ  – Pour Rindra Rabarinirinarison, la taxe sur les transactions mobiles est un “moindre mal” par rapport à d’autres

    FISCALITÉ – Pour Rindra Rabarinirinarison, la taxe sur les transactions mobiles est un “moindre mal” par rapport à d’autres

    Antananarivo, 21 Novembre, 6h15 – “Nous pourrions gagner plus en taxant le riz. Nous pourrions gagner plus en taxant les médicaments. Nous ne l’avons cependant pas fait”. Rindra Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances, explique le choix du gouvernement de taxer les transactions mobiles plutôt que d’autres secteurs. Sur le plateau de la chaîne de télévision publique TVM, elle explique que l’Etat a choisi le “moindre mal” en instaurant cette nouvelle taxe.

    “Se faire taxer fait toujours mal, que l’on prélève peu ou beaucoup”, reconnaît la ministre. “Personne n’est content de se faire prélever de l’argent. Mais nous avons choisi le principe du moindre mal, de prélever là où cela ferait le moins mal”, ajoute-t-elle. Rindra Rabarinirinarison indique alors que l’Etat pourrait instaurer une taxe sur le riz ou encore sur les médicaments. Cela permettrait à l’Etat de gagner beaucoup d’argent selon elle. “Lorsqu’on a fait les calculs, on a vu que l’Etat pourrait gagner jusqu’à 730 milliards si on instaurait une taxe sur le riz mais on ne le fait pas, c’est cela le moindre mal”, confie-t-elle.

    La déclaration de la ministre intervient après la réaction des trois opérateurs en mobile banking qui avaient dénoncé que taxer à hauteur de 0,5% les transactions mobiles au-dessus de 150 000 ariary serait un “fardeau pour les 23 millions de Malgaches qui utilisent leur service” et “met en péril l’économie nationale ainsi que l’avenir de l’inclusion financière”. Mais Rindra Rabarinirinarison indique que non seulement l’Etat est prêt à discuter, mais que son équipe est prête à faire face aux opérateurs. “Prélever les impôts nécessite un état d’esprit spécial. Ce n’est pas tout le monde qui a le mental pour faire face et pour prélever les impôts, les services des impôts sont prêts car il faut améliorer les recettes de l’Etat”, martèle-t-elle.

    Face à la presse lors de la présentation du projet de Loi de finances 2025 lundi, Rindra Rabarinirinarison avait indiqué que la décision d’instaurer cette taxe n’aurait pas d’impact sur l’inclusion financière au vu de son taux qui, selon elle, est particulièrement bas. Selon elle, cette taxe de 0,5% n’est qu’un geste symbolique alors que la taxe à Madagascar est de 20%.

    Photo : TVM

  • Les opérateurs de mobile money s’insurgent contre l’introduction de la taxe sur les transactions mobiles

    Les opérateurs de mobile money s’insurgent contre l’introduction de la taxe sur les transactions mobiles

    Antananarivo, 20 Novembre, 14h45 – Les opérateurs mobile money haussent le ton. Ils s’inquiètent pour l’avenir de l’inclusion financière à Madagascar. Airtel Money, Mvola et Orange Money s’insurgent contre le projet du gouvernement d’introduire une taxe indirecte dénommée taxe sur les transactions mobiles (TTM). “Cette taxe constituera un fardeau pour les 23 millions de Malgaches qui utilisent nos services et met en péril l’économie nationale ainsi que l’avenir de l’inclusion financière”, indiquent les trois opérateurs dans un communiqué conjoint.

    Selon le projet de loi de finances 2025, cette nouvelle mesure fiscale vise à appliquer une taxe de 0,5% sur les transactions mobiles au-dessus de 150 000 ariary. Les opérateurs dressent ainsi un tableau noir sur les conséquences de cette mesure fiscale au niveau des ménages ou de l’économie nationale. A en croire leur communiqué, l’application de cette nouvelle taxe ne fait que pénaliser les utilisateurs finaux avec une possible hausse des frais de transactions pouvant aller jusqu’à dix fois pour certains paiements. Ils évoquent aussi une réduction du pouvoir d’achat des ménages et les revenus des 164 000 agents de distributions. MVola, Airtel Money et Orange Money alertent aussi sur les impacts économiques graves avec le retour au cash, le recul de la digitalisation, la hausse de l’économie informelle et même le découragement des investissements.

    « Il y aurait un impact sur l’inclusion financière si le taux avait été de 20% »

    Pour Rindra Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances, l’introduction de la TTM ne devrait pourtant pas avoir d’impacts sur l’inclusion financière. “Il y aurait un impact sur l’inclusion financière si le taux avait été de 20% et cela serait très pesant si c’était au même niveau que les autres taxes. Ce n’est qu’un geste, cette taxe à 0,5%”, a-t-elle déclaré à l’issue de la présentation du projet de loi de finances devant les députés à Tsimbazaza lundi. Le gouvernement espère récolter 143 milliards d’ariary de recettes avec l’application de cette nouvelle mesure fiscale.

    @2424.mg

    Le projet de loi de finance initiale 2025 prévoit l’instauration d’une taxe à hauteur de 0,5% sur les transactions mobiles au-dessus de 150.000 ariary. Selon Rindra Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances, cette taxe est symbolique et ne devrait pas affecter les concernés.

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    Recettes obtenues inférieures aux prévisions

    Du côté des opérateurs, la mesure est loin d’apporter les recettes fiscales attendues. “Les recettes obtenues à la suite de la mise en place de cette taxe se révéleront bien inférieures aux prévisions, ne dépassant pas les 50 milliards d’ariary”, indiquent-t-ils. MVola, Orange Money et Airtel Money parlent ainsi des expériences dans d’autres pays africains où le nombre d’utilisateurs ou encore de valeur de transactions ont enregistré une baisse considérable après l’application d’une telle taxe. Les trois opérateurs invitent ainsi l’Etat malgache à “soutenir le secteur du mobile money pour accélérer son adoption à grande échelle”. Pour eux, “le développement libre et sans entrave du secteur en 2025 devrait générer d’office plus de 50 milliards ariary de recettes fiscales additionnelles”.

     

    Le mobile money est un outil de paiement de plus en plus adopté par de nombreux foyers malgaches. Le nombre de transactions connaît une croissance accrue. D’après le rapport du service de coordination nationale de la finance inclusive (CNFI), une structure rattachée au sein de la direction générale du trésor, 211 millions de transactions ont été enregistrées en 2021 pour une valeur de 24 786 milliards d’ariary. En 2022, le nombre des transactions avaient augmenté à 273 millions en 2022, avec une valeur s’élevant à 31 408 milliards d’ariary. Et 342 millions de transactions financières ont été effectuées via mobile money en 2023. Ces opérations avaient valu 38 161 milliards d’ariary.

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