Catégorie : Économie

  • COOPÉRATION – La Turquie, un partenaire économique de Madagascar

    COOPÉRATION – La Turquie, un partenaire économique de Madagascar

    Antananarivo, 30 Octobre, 12h30 – Le 101e anniversaire de la République de Turquie célébré à Madagascar. Lors d’une cérémonie tenue à Ankorondrano, en présence de personnalités de l’administration malgache comme le président du Sénat, Richard Ravalomanana, et le vice-président de l’Assemblée nationale, Augustin Andriamananoro, l’ambassadeur turc İshak Ebrar Çubukçu a mis en avant la volonté de son pays de jouer un rôle clé pour la paix mondiale. « Nous vivons dans un environnement géopolitique difficile. La Turquie a pour mission de faire naître la paix, et nous ferons de notre mieux pour que les conflits prennent fin », déclare l’ambassadeur.

    La Turquie tisse un lien économique fort avec Madagascar. Et les liens entre les deux pays ne cessent de s’agrandir au fil des ans. Présente à Madagascar depuis l’ouverture de son ambassade en 2010, la Turquie s’est impliquée dans de nombreux secteurs. Depuis la visite officielle du président turc Recep Tayyip Erdogan, en 2017, plusieurs accords de coopération ont vu le jour. Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a grimpé de 29 millions de dollars en 2010 à 202 millions de dollars en 2024. Un symbole de cette intensification des relations est Turkish Airlines, qui assure plus d’un vol hebdomadaire entre Istanbul et Antananarivo, et a dépassé le seuil des 10 000 passagers entre Istanbul, Port-Louis et Antananarivo cette année.

    Le mois dernier, des délégations turques ont rencontré les responsables malgaches pour explorer des partenariats dans les domaines du tourisme, de la construction, de l’aviation, de l’industrie lourde et des mines. L’entreprise Ansar Energy, avec un investissement de 80 millions de dollars, continue de développer des projets énergétiques sur l’île. En parallèle, des entreprises turques du textile, de l’alimentation et de la restauration s’intéressent également au potentiel malgache.

    En matière de développement, la Turquie apporte une aide humanitaire notable. En mars dernier, l’agence turque de coopération et de développement Tika a alloué 80 millions d’ariary via l’Organisation des nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) pour soutenir les victimes du cyclone Gamane, permettant à 17 000 personnes de bénéficier d’une aide en un mois. L’éducation n’est pas en reste : la Fondation Maarif, active depuis 2019 à Madagascar, œuvre pour offrir un enseignement de qualité. L’ambassadeur Çubukçu a également salué la volonté de Madagascar d’ouvrir une ambassade à Ankara, un projet qui, selon lui, renforcerait davantage les liens diplomatiques entre les deux pays.

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  • La pénurie d’électricité généralisée parmi les facteurs freinant la croissance à Madagascar  selon le FMI

    La pénurie d’électricité généralisée parmi les facteurs freinant la croissance à Madagascar selon le FMI

    Antananarivo, 30 Octobre, 10h55 – Des points bloquants. Les conflits et l’insécurité (en particulier au Sahel), l’impact de la sécheresse sur l’agriculture (au Malawi, en Zambie et au Zimbabwe) et sur la production d’énergie hydroélectrique sont autant de facteurs qui freinent la croissance de l’Afrique subsaharienne. Mais pour d’autres pays de la région comme Madagascar, les pénuries d’électricité plus généralisées est un facteur pénalisant. Cette situation touche notamment la Grande île, indique le Fonds monétaire international (FMI) dans son bulletin sur les perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne, sorti en ce mois d’octobre.

    Du côté du secteur privé, le délestage figure toujours parmi les principaux facteurs limitant la croissance des entreprises, comme signalé notamment pour les deux premiers trimestres de cette année. Le délestage se trouve juste derrière les deux principales contraintes, à savoir l’incertitude de la conjoncture économique et l’incertitude du contexte socio-politique, rapportées par les entreprises qui avaient participé à l’Enquête sur la conjoncture économique (ECE) de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

    Et ce volet est un risque à gérer pour l’Etat selon le service du FMI, à l’issue de sa mission dans le cadre des consultations au titre de l’article IV et des premières revues des accords appuyés par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Le FMI soutient que sur le plan intérieur, les pénuries d’eau et d’électricité, la dégradation des infrastructures et les problèmes de gouvernance pourraient alimenter le mécontentement populaire.

    L’Etat a déjà avancé des solutions face au gap de production d’énergie enregistré actuellement. Il y a entre autres le recours davantage à la production thermique pour suppléer les centrales hydroélectriques qui n’exploitent pas leur plein potentiel à cause de l’insuffisance des ressources hydrauliques pour les faire tourner. Il y a également l’accélération des projets solaires, en attendant la mise en opération des nouvelles centrales hydroélectriques de Sahofika ou encore de Volobe.

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  • BUDGET – Le projet de loi de finances 2025 adopté par le Conseil des ministres

    BUDGET – Le projet de loi de finances 2025 adopté par le Conseil des ministres

    Antananarivo, 30 Octobre, 6h15 – Transformation agricole. Energie renouvelable. Infrastructures. Les priorités de l’Etat pour 2025 sont fixées. Un Conseil des ministres spécial vient d’adopter mardi le projet de loi de finances initiales de 2025. “La réunion a duré toute la journée”, précise le compte-rendu de la réunion. Et il était question de discuter des “secteurs prioritaires qui ont des impacts directs sur le quotidien de la population”. “Chaque projet prévu dans le budget a été examiné dans les détails pour s’assurer que les projets qui seront réalisés répondent aux besoins de la population”, indique encore le communiqué du Conseil des ministres.

    En matière de transformation agricole, les projets prioritaires portent ainsi sur la vulgarisation de la culture de riz hybride, la distribution de semences aux producteurs et la construction d’usines de fabrication d’engrais.

    En matière d’énergie renouvelable, il sera principalement question de mettre en place des centrales solaires de 250MW dont les 100MW seront affectés à Antananarivo. Mais le Conseil des ministres évoque également le bouclage des projets de construction de centrales éoliennes et hydroélectriques. Le budget devrait également prévoir la baisse des subventions accordées à la Jirama.

    En matière d’infrastructures, il s’agira surtout de poursuivre les travaux déjà en cours comme la réhabilitation de la Route nationale 13 (RN13), la construction de l’autoroute Antananarivo-Toamasina, ou encore le début des travaux liés au fly-over Anosizato – Andohatapenaka.

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  • ENTREPRENEURIAT – CCI France Madagascar et le Carrefour des Entrepreneurs de l’Océan Indien signe un partenariat pour soutenir l’entrepreneuriat à l’échelle régionale

    ENTREPRENEURIAT – CCI France Madagascar et le Carrefour des Entrepreneurs de l’Océan Indien signe un partenariat pour soutenir l’entrepreneuriat à l’échelle régionale

    Antananarivo, 29 Octobre, 16h45 – Un accord pour dynamiser l’entrepreneuriat régional. La semaine dernière, la Chambre de commerce et d’industrie France Madagascar (CCIFM), sous l’égide de Johanne Raharinosy sa présidente, et le Carrefour des entrepreneurs de l’océan Indien, représenté par son président Xavier Desplanques, ont signé un accord dans le but d’asseoir le partenariat entre les deux entités économiques. Ce partenariat a comme principal objectif de booster les entreprises de l’océan Indien et de soutenir l’entrepreneuriat à l’échelle régionale.

    Les deux entités étant des réseaux économiques bien ancrés dans la sous région, l’accord devrait permettre de dynamiser les échanges commerciaux régionaux via le renforcement de l’entrepreneuriat et la croissance économique dans la Grande île. Dans les faits, il s’agira de “favoriser les opportunités commerciales” entre les membres des deux organisations, de “faciliter les échanges entre les entreprises européennes, réunionnaises, mahoraises, malgaches, mauriciennes, comoriennes et des autres îles de la région”, et surtout “l’accompagnement des projets de partenariat et d’investissement de ces entreprises”.

    Actuellement, la CCI France Madagascar compte pas moins de 450 entreprises membres. A l’échelle mondiale, ce sont 35 000 entreprises qui sont réparties dans les 119 chambres de commerce et d’industrie de CCI France dans 94 pays dans le monde. Sa mission principale est de “promouvoir les échanges bilatéraux, économiques, les investissements et les relations commerciales entre Madagascar et les autres pays”. Le Carrefour des entrepreneurs, pour sa part, est une association malgache qui sert de plateforme de rencontre et d’échange aux entrepreneurs de la région. L’objectif est que ces derniers puissent partager leurs expériences dans le milieu économique de Madagascar et de l’océan Indien.

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  • La traduction en langue chinoise du Code minier évoquée entre le ministère et l’ambassade de Chine

    La traduction en langue chinoise du Code minier évoquée entre le ministère et l’ambassade de Chine

    Antananarivo, 29 Octobre, 12h45 – Pour une meilleure compréhension. La possibilité de traduire le nouveau code minier en langue chinoise avait été discutée lors de la rencontre entre le ministre des Mines Herindrainy Rakotomalala et l’ambassadeur de la République populaire de Chine, Ji Ping.

    Cette initiative devrait permettre aux investisseurs chinois de mieux cerner le contenu de ce texte. Les objectifs avancés par le membre du gouvernement sont notamment la prévention des pratiques non conformes à la législation en vigueur ainsi que le renforcement de la lutte contre la corruption, rapporte l’administration minière.

    Le nouveau Code minier et son décret d’application attireraient d’ailleurs davantage d’investisseurs chinois, selon ce qu’aurait fait part l’ambassadeur Ji Ping. Les deux pays auraient d’ailleurs plusieurs domaines du secteur minier qu’ils pourraient explorer ensemble, d’après toujours le communiqué du ministère des Mines qui a rapporté la rencontre.

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  • IMPORTATION – Hausse de 12,5% de la quantité des friperies mises à la consommation pour les neufs premiers mois de 2024

    IMPORTATION – Hausse de 12,5% de la quantité des friperies mises à la consommation pour les neufs premiers mois de 2024

    Antananarivo, 29 Octobre, 9h55 – La direction générale des Douanes (DGD) rapporte 45 900 tonnes de friperies mises à la consommation durant les neuf premiers mois de cette année. Ce qui constitue une hausse de 12,5% par rapport à la même période de l’année dernière, au cours de laquelle 40 500 tonnes de friperies avaient été importées et avaient été récupérées par leurs propriétaires après l’acquittement des droits et taxes. Ces chiffres proviennent des tableaux de bord de l’administration douanière pour les exercices 2022 et 2023.

    Le pays a aussi dépensé davantage pour ces articles. Le montant CAF, c’est-à-dire le prix de ces friperies à la frontière du pays avant acquittement de tous les impôts et droits sur les importations et paiement de toutes les marges commerciales et de transport, s’établissait à 287,9 milliards d’ariary pour les neufs premiers mois de cette année. Alors que le pays y a dépensé 237,8 milliards d’ariary durant les trois trimestres de 2023.

    Comme pour l’année dernière, c’est durant le second trimestre de cette année que Madagascar a effectué la plus grosse opération d’importation de friperies, s’élevant à 21 100 tonnes mise à la consommation pour une valeur CAF totale de 129,7 milliards d’ariary. La Grande île en avait importé 14 100 tonnes (94 milliards d’ariary) au troisième trimestre et 10 700 tonnes (64,2 milliards d’ariary) au premier trimestre.

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  • INFRASTRUCTURES – Le budget nécessaire pour assurer l’entretien périodique et de routine des routes nationales estimé à environ 250 millions de dollars par an

    INFRASTRUCTURES – Le budget nécessaire pour assurer l’entretien périodique et de routine des routes nationales estimé à environ 250 millions de dollars par an

    Antananarivo, 28 Octobre, 14h30 – Il faudrait environ 250 millions de dollars par an pour assurer l’entretien périodique et de routine des routes nationales. Ce budget estimatif est avancé par la Banque mondiale dans le Rapport sur le climat et le développement de Madagascar qu’elle a récemment publié.

    Mais l’inaction pourrait encore coûter davantage. Il est exposé dans le rapport que l’absence d’entretien courant et périodique augmenterait les coûts de remise en état. Et que l’absence de remise en état des routes selon des normes de conception résistantes au climat augmenterait de son côté les coûts d’entretien courant et périodique.

    C’est le Fonds routier qui s’occupe de la gestion du financement relative à la construction, la réhabilitation et l’entretien périodique. Celle se rapportant à la maintenance du patrimoine routier, comprenant l’entretien courant et les travaux d’urgence est également à sa charge.

    Le budget du Fonds routier est constitué en recettes par les dotations allouées par les maîtres d’ouvrage ou bailleurs de fonds, les prélèvements effectués sur les redevances perçues sur les carburants et lubrifiants pour les projets de maintenance. Il y a également les quotes-parts perçus sur les divers impôts, taxes, amendes et autres redevances ou encore les rémunérations des prestations de service de conseil technique et financier. Et c’est avec ceux-ci que sont notamment financées ses opérations liées aux investissements et celles liées à la maintenance.

    Le renforcement du Fonds routier, afin d’augmenter les ressources pour l’entretien routier, est une des réformes politiques clés avancées par la Banque mondiale dans son rapport. Ceci passe par une stratégie de financement qui augmente et diversifie les revenus dédiés. Cette institution de Bretton Woods suggère également l’intégration des considérations de risque climatique dans le système de gestion du patrimoine routier afin d’améliorer la planification et la priorisation des dépenses.

    La Banque mondiale soutient par ailleurs dans son rapport que Madagascar devrait à court terme se concentrer sur le rétablissement de l’entretien de routine et la mise en œuvre de l’entretien périodique des routes, suivi de la réhabilitation des routes qui ont dépassé le seuil d’entretien. Elle souligne dans la même foulée que la résilience climatique des routes peut être assurée par une combinaison de mesures tout au long du cycle de vie des actifs routiers. Pour la Banque mondiale, les investissements visant à accroître la redondance du réseau routier peuvent être justifiés sur la base des pertes annuelles évitées pour les usagers en raison des inondations et des glissements de terrain.

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  • INÉGALITÉS – Le revenu à Madagascar à multiplier par 27,3 pour atteindre le niveau de prospérité mondial fixé à 25 dollars par personne par jour

    INÉGALITÉS – Le revenu à Madagascar à multiplier par 27,3 pour atteindre le niveau de prospérité mondial fixé à 25 dollars par personne par jour

    Antananarivo, 28 Octobre, 9h35 – Un grand challenge. Le fossé de prospérité, qui mesure l’écart moyen entre le revenu actuel et le niveau de prospérité mondial fixé à 25 dollars par personne et par jour, est estimé à 27,3 pour Madagascar. C’est ce qui est indiqué dans le Rapport sur la pauvreté, la prospérité et la planète 2024 de la Banque mondiale. Pour un spécialiste de cette institution financière, “cela signifie que les revenus de la Grande île doivent être multipliés en moyenne par 27,3 pour atteindre ce niveau de prospérité”.

    Madagascar figure parmi les économies présentant de fortes inégalités de revenu puisque les revenus dans le monde ne devraient être multipliés que par cinq, en moyenne, pour atteindre ce niveau de 25 dollars par personne et par jour. Et ce niveau correspond au seuil minimum de prospérité pour les pays à revenu élevé.

    En revanche, si l’inégalité à Madagascar était au niveau de référence hypothétique, le fossé de prospérité serait de 18,8 au lieu de 27,3. “En d’autres termes, l’excès d’inégalité à Madagascar est responsable d’un fossé de prospérité 45 % plus grand”, reprend notre source auprès de la Banque mondiale. “Cela ne signifie cependant pas que Madagascar a le plus haut niveau d’inégalité, mais que l’inégalité contribue fortement à l’écart de prospérité à hauteur de 45 %”, précise-t-elle.

    Dans son Rapport sur la pauvreté, la prospérité et la planète 2024, la Banque mondiale montre à travers une figure les 20 nations les plus pauvres du monde, classées en fonction du revenu moyen par habitant des ménages (du plus pauvre en haut au plus riche en bas). Madagascar y est placé en haut du tableau.

    Pour chaque pays, la figure présente un écart de prospérité hypothétique avec un niveau d’inégalité de référence. Celui-ci équivaut à l’inégalité la plus faible observée dans la base de données de la Plateforme sur la pauvreté et les inégalités (barre bleu foncé) et l’écart de prospérité avec le niveau actuel d’inégalité dans le pays (barres bleu foncé + jaune). La différence qui en résulte dans les écarts de prospérité indique l’ampleur de l’influence de l’inégalité “excédentaire” (segment jaune de la barre).

  • COMMERCE – La région Atsinanana invite les acteurs de la filière litchi à se préparer bien en amont du début de la campagne

    COMMERCE – La région Atsinanana invite les acteurs de la filière litchi à se préparer bien en amont du début de la campagne

    Antananarivo, 28 Octobre, 8h25 – La région Atsinanana se prépare pour la campagne de litchi pour cette année. Laurent Jean Maurice, directeur des infrastructures et de développement dans cette région de l’Est, invite les acteurs à se régulariser d’avance, avant même l’ouverture officielle de la campagne, sans attendre le guichet unique qui sera installé au niveau de la région.
    ⭕“Nous pouvons déjà rejoindre le bureau de la fiscalité, le bureau de la statistique pour le droit de stationnement”, indique le responsable au niveau de la région d’Atsinanana. Il a aussi indiqué que l’agrément peut déjà être récupéré dans les bureaux de la région.
    ⭕La campagne de collecte de litchi devrait démarrer bientôt. Le Centre horticole de Tamatave (CTHT), propose l’intervalle entre le 11 et le 14 novembre de façon à assurer des livraisons sur le marché européen dès fin novembre ou début décembre.
  • ENERGIE – Plus de 100 millions de dollars de coût pour la Jirama pour chaque retard annuel dans les grands projets hydroélectriques

    ENERGIE – Plus de 100 millions de dollars de coût pour la Jirama pour chaque retard annuel dans les grands projets hydroélectriques

    Antananarivo, 28 Octobre, 7h25 – Des reports qui ne sont pas sans impact. La Banque mondiale estime à plus de 100 millions de dollars le coût de chaque retard annuel dans les grands projets hydroélectriques. Il s’agit d’une estimation avancée par cette institution de Bretton Woods dans le Rapport sur le climat et le développement de Madagascar qu’elle a récemment publié.

    Sa dépendance à l’égard des carburants importés a fait que la Jirama continue d’enregistrer des déficits opérationnels. Avec ses prêts et ses dettes financières, le déficit s’élevait à près de 355 millions de dollars au bilan de la compagnie nationale d’eau et d’électricité, indique le rapport de la Banque mondiale. Et pour cause, les prix du fuel lourd et du gasoil avaient augmenté respectivement de 29% et de 48% en 2022 par rapport à 2021, soit une hausse des coûts de 75 millions de dollars. Dans le même temps, l’ariary s’est également dévalué de 27% par rapport au dollar américain et de 30% par rapport à l’euro depuis 2018.

    Les autorités malgaches semblent déjà être conscientes des risques budgétaires et macroéconomiques du report du bouclage financier et par conséquent de la phase de construction et de la production des projets hydroélectriques qui sont déjà arrivés à maturité. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) expose par exemple le cas des deux projets hydroélectriques Sahofika et Volobe dans le Document budgétaire annexé à la loi des Finances initiales (LFI) 2024.

    Dans ce Document budgétaire, le MEF soutient que le report de ces deux projets retardera l’adoption des mesures de redressement et de réformes du secteur de l’électricité ainsi que l’amélioration de la situation de la Jirama. Ce département a également déjà mis en avant les risques macroéconomiques qui pourraient être générés par le report de la phase de construction de ces projets hydroélectriques. Le MEF estime que celui-ci entraînera un impact limité des dépenses d’investissement et ses composantes sur la croissance du PIB et dans l’amélioration et la stabilité du niveau du taux de change.

    La Banque mondiale recommande alors à ce que les projets hydroélectriques tels que Volobe (121 MW), Sahofika (192 MW), Antetezambato (142 MW), et Mahavola (300 MW) soient développés dès que possible, dont notamment dans un délai de 15 ans. Ces grands projets seront concentrés principalement sur les trois réseaux interconnectés du pays, et représentent ensemble environ 80% de la consommation nationale.

    Pour la Banque mondiale, la substitution de l’énergie fossile par l’énergie renouvelable devrait avoir des avantages financiers immédiats pour la Jirama, ses consommateurs et les contribuables du pays en réduisant le besoin d’importations coûteuses de combustibles fossiles. Elle devrait également avoir des effets bénéfiques à long terme sur l’environnement et la santé, souligne cette institution financière.

    Signés en novembre 2021 et en mai 2023, les contrats de concession respectifs de Sahofika et de Volobe prennent du temps à se concrétiser en raison des négociations sur le prix du kilowattheure, mais aussi des coûts des constructions et de la participation de l’Etat dans les capitaux.

     

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