Catégorie : Économie

  • HYDROCARBURES – 797 105m3 de produits pétroliers consommés durant les huit premiers mois de 2024

    HYDROCARBURES – 797 105m3 de produits pétroliers consommés durant les huit premiers mois de 2024

    Antananarivo, 27 Octobre, 13h45 – Madagascar a consommé 797 105m3 de produits pétroliers durant les huit premiers mois de cette année, d’après les réalisations rapportées dans le bulletin sur le marché pétrolier publié par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), jeudi. Cette consommation nationale avait été constituée en grande partie par les produits blancs, à savoir l’essence, le pétrole lampant et le gasoil, dont le total s’élevait à 612 512m3 durant cette période.

    Pour le reste de l’année, l’OMH table sur une consommation de 448 513m3 de produits pétroliers pour les quatre derniers mois de 2024. En ajoutant les réalisations et cette prévision, les consommations pétrolières pourraient atteindre 1 245 618 m3 cette année. Ce qui devrait amener à une hausse du marché de l’ordre de 3,4% en glissement annuel, avance l’OMH dans son bulletin.
    Sur cette prévision de 1 245 618m3, les produits blancs devraient y contribuer à 953 226 m3. Il y aura également le fuel lourd (186 975m3), l’essence aviation et jet fuel (56 091m3), le naphta (32 056m3) et le gaz (17 268m3)

    Par ailleurs, concernant les produits blancs, chaque litre de carburant vendu dans les stations-service avait rapporté 415,40 ariary aux quatre compagnies titulaires de licence de distribution au premier semestre de cette année. Les frais et marges des détaillants, c’est-à-dire des gérants des stations-service, étaient pour leur part fixés à 75,73 ariary par litre durant cette période.

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  • COMMERCE – 2 734,8 milliards d’ariary de recettes douanières collectées durant les neuf premiers mois de 2024

    COMMERCE – 2 734,8 milliards d’ariary de recettes douanières collectées durant les neuf premiers mois de 2024

    Antananarivo, 27 Octobre, 9h50 – La direction générale des Douanes (DGD) indique avoir perçu 2 734,8 milliards d’ariary durant les neufs premiers mois de cette année. C’est soit une plus-value de 8% par rapport aux 2 532,1 milliards d’ariary collectés durant la même période en 2023, selon ce qu’a rapporté l’administration douanière.

    Outre les produits pétroliers, la DGD cite les articles de friperie (5,9%) et le sucre (5,6%) parmi les principaux produits pourvoyeurs de recettes. Il y a également les voitures du tourisme (4,4%), les ciments (3,9%), les voitures de transport de marchandises (3,3%) ou encore les postes téléphoniques (2,3%).

    La loi des Finances rectificative (LFR) 2024 avait ramené à 3 768 milliards d’ariary la prévision de recettes douanières pour cette année, compte tenu des fluctuations générées par les conflits au Moyen-Orient et de la performance fiscale en début d’année. 31% de ces recettes devraient être tirés par la taxation des importations de produits pétroliers et 69% par la taxation des importations de produits non pétroliers.

    La direction générale des douanes rapporte par ailleurs avoir enregistré 15 807 milliards d’ariary d’importation, soit 3 522,6 millions de dollars qui ont été enregistrés à la Douane. Celles-ci incluent les opérations des entreprises franches et les autres opérations non taxables. 215,7 milliards d’ariary de droits et taxes à l’importation ont par ailleurs été exonérés sur notes de Conseil pour les neuf premiers mois de l’année 2024.

    Durant cette période, il y avait eu par exemple 2,669 millions de tonnes de matières premières importées d’une valeur de 3 865,7 milliards d’ariary. Madagascar avait également importé 139 000 tonnes d’équipements qui lui avaient coûté 3 095,7 milliards d’ariary et 1,065 millions de tonnes d’énergies valant 2 995,2 milliards d’ariary, selon toujours les données de la DGD.

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  • Se passer des bailleurs de fonds nécessite d’avoir les ressources intérieures suffisantes, d’après la ministre Rindra Rabarinirinarison

    Se passer des bailleurs de fonds nécessite d’avoir les ressources intérieures suffisantes, d’après la ministre Rindra Rabarinirinarison

    Antananarivo, 26 Octobre, 16h15 – Recourir aux financements des bailleurs de fonds n’est pas obligatoire pour Madagascar. Toutefois, il faudrait que le pays soit en mesure de mobiliser des ressources intérieures suffisantes, avant de pouvoir s’en passer. C’est ce qu’a exposé la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, durant une émission spéciale sur la participation de la délégation malgache aux réunions annuelles du groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à Washington, transmise par la chaîne privée TV Plus.

    Pour l’heure, la faible mobilisation de ces ressources intérieures, que ce soit à travers le recouvrement des recettes fiscales, la perception de diverses redevances ou encore par les investissements privés, ne permet pas à Madagascar de se passer des aides des bailleurs de fonds. Le taux de pression fiscale, qui n’est que de 10,2% du PIB pour la Grande île, est un exemple cité par la ministre Rindra Rabarinirinarison pour justifier cette dépendance. Et c’est pourquoi ce sont ces partenaires de Madagascar qui financent la majeure partie des projets de développement du pays, indique ce membre du gouvernement.

    La vice-présidente des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Est et du Sud, Victoria Walk, a insisté sur l’importance d’accroître les ressources internes pour stimuler la croissance et limiter la dépendance de la région aux aides étrangères. La mobilisation des ressources domestiques, qui inclut les impôts, les redevances et les recettes publiques, est perçue comme une solution stratégique pour répondre aux défis socio-économiques actuels, selon ce qui était exposé lors de la réunion des pays d’Afrique de l’Est et du Sud, en marge des Assemblées annuelles du groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

    Les efforts de Madagascar pour améliorer la collecte des impôts et l’efficacité des dépenses publiques, avaient été mis en avant par la ministre Rindra Rabarinirinarison durant cette réunion. Elle avait également profité de cette occasion pour insister sur la nécessité de coopération régionale, afin de renforcer les capacités fiscales et réduire la dépendance aux aides étrangères.

    D’après la stratégie de la dette pour 2024-2026, les besoins de financement brut (BFB) s’élèveront à 25 008,8 milliards d’ariary pour la période de trois ans. Les besoins devraient s’élever à 6 056 milliards d’ariary pour 2024, 9 319,4 milliards d’ariary pour 2025 et 9 633,4 milliards pour 2026. Le besoin de financement extérieur a une part totale de 71,1% dans le BFB total, pendant la période sous revue.

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  • Valery Ramonjavelo maintient l’arrivée des deux ATR de Madagascar Airlines avant la fin de cette année

    Valery Ramonjavelo maintient l’arrivée des deux ATR de Madagascar Airlines avant la fin de cette année

    Antananarivo, 26 Octobre, 12h45 – Enième report. Madagascar Airlines devrait avoir, comme convenu, de nouveaux appareils pour renforcer sa flotte. Et avec notamment l’appui financier de la Banque mondiale, la compagnie nationale devrait se voir livrer deux avions avant la fin de cette année. C’est ce qu’a confié le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo dans une émission spéciale diffusée sur la chaîne privée TVPlus sur la participation de la délégation malgache aux réunions annuelles du groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à Washington.

    La date de livraison de ces appareils est ainsi repoussée. Lors de la remise en service de son appareil MSN 813, qui a permis de ramener à trois le nombre de ses ATR-72 au mois de juillet, les responsables de Madagascar Airlines avaient annoncé la livraison de deux appareils du même type au mois de septembre et pour ce mois d’octobre.

    Au mois de mars de cette année, le gouvernement avait approuvé en Conseil des ministres le décret habilitant le ministère de l’Econome et des finances (MEF) à émettre une garantie au nom de l’Etat malgache dans le contrat de location de deux ATR72-500 auprès de l’ACIA Aero Leasing. Madagascar Airlines avait alors avancé, “en se basant sur les informations disponibles au mois de mai, et sous réserve de la finalisation des accords”, qu’un troisième ATR devait déjà entrer en service à fin juin 2024. Un quatrième devrait opérer à partir de fin juillet. Les cinquième et sixième avions devraient pour leur part entrer en service entre mars et avril 2025.

    Photo : MEF

  • Un parc solaire flottant de 50MW à construire sur le futur parc urbain “Lac Iarivo”

    Un parc solaire flottant de 50MW à construire sur le futur parc urbain “Lac Iarivo”

    Antananarivo, 26 Octobre, 7h45 – Ce devrait être “le plus grand parc solaire d’Afrique”. Il s’agira du parc solaire flottant envisagé par le président de la République Andry Rajoelina. Prévu s’étendre sur une surface de 50ha, ce parc solaire sera implanté sur le site du futur parc urbain “Lac Iarivo” qui sera construit “juste à la sortie de l’aéroport”. Il devrait être deux fois et demi plus grand que la centrale solaire flottante de Kossou en Côte d’Ivoire qui, selon Andry Rajoelina, s’étend “sur une surface de 20ha pour une puissance de 20MW”. La centrale solaire du Lac Iarivo, elle, devrait avoir une puissance de 50MW.

    Le projet de construction de ce parc solaire flottant a été officiellement annoncé par le président de la République dans son discours à l’occasion de la première édition du Forum du programme d’échanges d’expériences gouvernementales (GEEP) qui s’est tenu vendredi à Iavoloha et qui a vu la participation d’une importante délégation des Emirats Arabes Unis. Le projet de Lac Iarivo, lui, a été officialisé durant le Conseil des ministres du 9 octobre.

    Le chef de l’Etat n’a pas donné de précisions sur le délai que les autorités se donnent pour la construction du parc solaire flottant. Andry Rajoelina rappelle néanmoins dans son discours que les autorités envisagent de “construire avec les investissements propres de l’Etat 250MW de parcs solaires en un an”.

    Par ailleurs, lors de son intervention sur la chaîne de télévision publique le 9 octobre dernier, le président de la République avait également confirmé la construction de centrales solaires de 350MW pour les grandes villes, dont 100MW pour Antananarivo. En tout, les autorités prévoient de construire jusqu’à 1 000MW de parcs solaires, indique encore Andry Rajoelina. Celui-ci indique que les “750MW seront mis en place avec des partenaires stratégiques”.

    Pour ce qui est du parc urbain Lac Iarivo, par contre, est annoncé pour juin 2025 en vue d’accueillir le Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) prévu en août 2025. Le budget nécessaire aux premiers travaux a déjà été transféré par décret adopté le 9 octobre à la Région d’Analamanga.

    Outre le lac qui sera construit entre Ivato et Tsarasaotra, le parc devrait aussi inclure des aires de repos, des allées piétonnes, des aires de jeux, des zones de promenade, des restaurants, des espaces verts ainsi que des mobiliers urbains. Le tronçon de route qui relie l’aéroport d’Ivato et Tsarasaotra devrait également être aménagé et accueillir des arrêts de bus.

    Photo : Pixabay

  • INTEGRATION REGIONALE – Le conseil des ministres adopte le projet de loi portant ratification de création de la Zone de libre échange continentale africaine

    INTEGRATION REGIONALE – Le conseil des ministres adopte le projet de loi portant ratification de création de la Zone de libre échange continentale africaine

    Antananarivo, 24 Octobre, 14h50 – Un pas de plus effectué par Madagascar vers son entrée dans la Zone de libre échange continentale africaine (Zlecaf). Le Conseil des ministres a adopté mercredi le projet de loi portant ratification par Madagascar de l’accord de mise en place de cette zone économique signé par le pays et de nombreux autres pays africains en 2018. D’après le compte-rendu du Conseil des ministres, l’entrée de Madagascar dans cette zone de libre échange a été approuvée par le secteur privé et doit maintenant passer devant les deux chambres du parlement.

    La Zlecaf est toujours en cours de création. Une création qui a été initiée dès 2012. Les négociations pour sa création ont été lancées en juin 2015 lors de la 25ème session ordinaire de la Conférence de l’Union africaine à Johannesburg. Le 21 mars 2018, 44 pays sont signataires lors d’un sommet à Kigali dont Madagascar. La Grande île est aujourd’hui l’un des derniers pays signataires à ne pas encore avoir ratifié la création de la Zlecaf.

    En attendant la ratification et l’entrée effective de Madagascar dans la zone, la Grande île continue de se préparer. Un programme d’appui à la Zlecaf a notamment été lancé cette année par le ministère de l’industrialisation et du commerce. Ce programme tend à l’accélération de la ratification mais également à préparer les acteurs notamment les opérateurs économiques à cette intégration. L’augmentation de la production et l’augmentation des exportations en est la base.

    Actuellement le commerce intra africain ne représente que 15% du total continental. L’objectif avec l’instauration de la Zlecaf est de l’amener jusqu’à 52,3% d’ici 2025.

  • INDUSTRIE TEXTILE – 10 300 tonnes de smokings produits par Madagascar pour une valeur de 110 millions dollars en 2023

    INDUSTRIE TEXTILE – 10 300 tonnes de smokings produits par Madagascar pour une valeur de 110 millions dollars en 2023

    Antananarivo, 23 Octobre, 17h55 – Madagascar conforte davantage sa présence le monde de prestige. Les smokings avaient été les vêtements les plus produits par le pays en 2023. Madagascar en avait confectionné 10 300 tonnes l’année dernière, pour une valeur de 110 millions de dollars, selon les chiffres partagés par l’Economic development board of Madagascar (EDBM).

    Les pulls, chandails et cardigans figurent également parmi les produits phares de Madagascar. Elle en avait produit 3 700 tonnes pour une valeur de 99 millions de dollars. Les tee-shirt et maillots ferment le top 3, pour une quantité produite de 6 000 tonnes, d’une valeur de 67 millions de dollars.

    Pas moins d’une quinzaine de grandes marques avaient accordé leur confiance aux doigts de fée malgaches en 2023. L’EDBM parle entre autres d’Hermes, de Prada ou encore de Chanel. Mais Madagascar produit également pour des marques comme Lacoste, Nike ou Levis, entre autres.

    Comme indiqué par l’agence malgache de promotion des investissements au pays, Madagascar est le premier exportateur d’Afrique subsaharienne vers le marché européen. Elle est le second exportateur de la région vers le marché américain. Les principaux clients de Madagascar en 2023 étaient alors, les Etats-Unis (39,4%), la France (21,6%), l’Afrique du Sud (14,9%), le Royaume-Uni (8,2%) et l’Allemagne (5,2%).

    Pour cette année, les exportations du secteur textile et habillement ont enregistré une croissance modeste de 1,1% en volume durant le premier semestre de cette année, et par rapport aux six premiers mois de 2023. La quantité exportée est passée de 22 108 tonnes à 22 356 tonnes entre les deux périodes. Cette évolution est principalement attribuable à l’augmentation de 7,7% du volume des exportations d’habillement, selon le rapport du ministère de l’Economie et des finances (MEF).

    La valeur des exportations de ces produits ont cependant baissé de 1 147 milliards d’ariary à 1 054 milliards d’ariary entre les deux périodes. Une situation qui s’explique en partie par une contraction de la demande sur les marchés d’exportation majeurs de Madagascar, notamment les États-Unis et la France, d’après le MEF. Le ministère en charge de l’Economie estime néanmoins que grâce à l’éligibilité de Madagascar à la Loi sur la croissance et les possibilités en Afrique (Agoa), la branche « textile » devrait croître de +2,4%.

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  • Le Conseil des ministres valide la hausse des tarifs de l’électricité pour les entreprises abonnées en moyenne et haute tension

    Le Conseil des ministres valide la hausse des tarifs de l’électricité pour les entreprises abonnées en moyenne et haute tension

    Antananarivo, 24 Octobre, 6h15 – Le tarif entreprise de la Jirama modifié une nouvelle fois. Le conseil des ministres de mercredi a validé la révision du plan tarifaire de l’optima business de la Jirama. Cette hausse sera de 20% dès la première année et de 16% les deux années suivantes selon le rapport de l’exécutif. Cette révision a été déjà convenue entre la Jirama et les patronats, selon toujours le compte rendu du conseil des ministres.

     

    L’optima business est le plan tarifaire dédié aux entreprises et industriels. Donc,la hausse concerne uniquement les catégories haute tension et moyenne tension, les catégories entreprise et non les particuliers.

     

    La correction du tarif optima business de la Jirama vient du constat que le coût de vente de l’électricité n’est plus en adéquation avec le coût de production explique le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif. Lors de sa présentation durant la table ronde sur le climat, le ministre en charge de l’Energie a parlé d’un coût de production moyen de 1 000 ariary contre un prix de vente moyen de 550 ariary. A la suite de ce constat, des discussions et des négociations ont eu lieu entre la Jirama et les groupements patronaux en l’occurrence le Groupement des entreprises de Madagascar et le Syndicat des industries de Madagascar.

     

    Une correction des tarifs entreprise de la Jirama a déjà été mise en place lors de l’application du Tarif Optima à la fin de l’année 2022. Suite aux négociations avec les groupements d’entreprise, l’application de la hausse avait été échelonnée en trois étapes pour une application totale au début de l’année 2023. La mise en place du tarif Optima avait pour objectif de permettre à la Jirama d’aller progressivement vers l’équilibre financier.

     

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  • DEVELOPPEMENT URBAIN – Le programme Padeve étend à six ses villes d’intervention dans sa deuxième phase

    DEVELOPPEMENT URBAIN – Le programme Padeve étend à six ses villes d’intervention dans sa deuxième phase

    Antananarivo, 23 Octobre, 9h55 – Un champ d’intervention qui s’élargit pour le Programme d’appui et de développement des villes d’équilibre (Padeve). Trois autres villes viennent s’ajouter aux trois villes ayant déjà bénéficié de ce programme lors de sa première phase. Aussi, le Padeve 2 qui est prévu démarrer en 2025 va intervenir non seulement à Antsiranana, Fianarantsoa et Toliara mais également à Antsirabe, Mahajanga et Toamasina.

    Comme présenté par la secrétaire générale du ministère de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire (MDAT), Sandrina Randriamananjara, ce programme qui vise à rééquilibrer le développement territorial comporte deux composantes, dont celle sur l’investissement et celle sur le renforcement des capacités opérationnelles.

    L’investissement servira à financer la construction et la réhabilitation d’infrastructures, telles que les voiries, les équipements marchands, les infrastructures de drainage ou encore des espaces publiques. La seconde composante consiste en un renforcement de capacités opérationnelles, qui vise à assurer les compétences nécessaires à la maîtrise d’ouvrage et au pilotage efficace du projet.

    56 millions d’euros seront mobilisés pour la mise en œuvre de ce programme, indique Sandrina Randriamananjara. La France y contribuera, à travers l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de 42 millions d’euros sous forme de prêt, auquel s’ajoutera un don de 7 millions d’euros. Le financement des indemnisations des personnes impactées par le projet qui s’élèvera à 7 millions d’euros sera supporté par l’Etat malgache.

    Le Padeve 2 a déjà un Comité de pilotage qui est chargé de son orientation stratégique, le contrôle et le pilotage des études et des travaux à entreprendre. Ce comité s’est réuni mardi pour la finalisation de la liste des infrastructures à réhabiliter et à construire dans les six villes concernées.

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  • Andry Rajoelina discute des ses grands projets d’infrastructures avec la China Communication Construction Company

    Andry Rajoelina discute des ses grands projets d’infrastructures avec la China Communication Construction Company

    Antananarivo, 23 Octobre, 6h15 – Les rencontres avec des délégations d’entreprises chinoises se suivent à la présidence de la République. Mardi, ce sont les responsables de l’entreprise chinoise China Communication Construction Company (CCCC) conduite par son directeur général Wang Tongzhou qui a été reçue au Palais présidentiel.

    Au menu des discussions : les infrastructures figurant dans les projets présidentiels et que le président de la République Andry Rajoelina indique vouloir “démarrer dès maintenant pour permettre la coordination avec les autres projets de développement qui sont déjà en cours”, comme le souligne le communiqué de la présidence.

    Parmi ces projets se trouve en pôle position “la Route du Soleil qui va relier toutes les grandes villes de la côte orientale du pays”. La réalisation de ce projet est l’un des défis qu’il a confiés au ministre des Travaux publics après la nomination du gouvernement en août dernier.

    La construction de barrages hydroélectriques a également été discutée avec l’entreprise chinoise durant l’audience. Après les sociétés Longi et Sany, spécialisées dans les infrastructures et les équipements pour la production d’énergie solaire, le président de la République entend compter sur CCCC pour les infrastructures hydroélectriques.

    Mais il a également été question d’infrastructures de voies ferrées et de ports durant les discussions entre les deux parties.