Catégorie : Économie

  • INTERNET – Un opérateur local s’apprête à proposer la fibre optique la moins chère en Afrique à Madagascar

    INTERNET – Un opérateur local s’apprête à proposer la fibre optique la moins chère en Afrique à Madagascar

    Antananarivo, 18 Octobre, 16h45 – De la fibre optique à moins de 50 000 ariary par mois. C’est ce que l’un des opérateurs en télécommunication opérant au pays s’apprête à proposer très prochainement. La population aura ainsi d’ici peu accès à la fibre la moins chère en Afrique, annonce la ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications, Stéphanie Delmotte, devant la presse ce vendredi.

    C’est le fruit des négociations menées ces derniers mois par le ministère avec les acteurs du secteur des télécommunications, fait-elle savoir. Les dialogues initiés ont permis de trouver un terrain d’entente sur un prix d’internet “le plus abordable jamais proposé à Madagascar”. Et c’est “le plus grand opérateur” qui “a la plus grosse expérience dans l’industrie des télécommunications” et qui est “le plus actif en termes d’investissements” qui est le premier à s’y lancer, poursuit la ministre Stéphanie Delmotte.

    “Face au besoin de connecter chaque malgache au reste du monde, nous devons rendre l’internet accessible à tous. Il nous fallait donc trouver non seulement les moyens pour baisser les prix mais également pour éliminer les barrières pour l’utilisation de la fibre”, explique ce membre du Gouvernement. C’est pourquoi, mis à part le tarif abordable que propose cet opérateur, les équipements ainsi que leur frais d’installation seront gratuits, avance la ministre en charge des Télécommunications.

    La clientèle cible de cette offre abordable ne se limitera ainsi pas aux professionnels, comme les développeurs ou encore les programmeurs qui utilisent l’internet pour leur travail. Elle permettra aux particuliers d’avoir du haut débit pour différents usages, avec du tarif qui leur est accessible.
    La ministre Stéphanie Delmotte estime que l’existence d’une telle offre sur le marché améliorera la concurrence dans le secteur. Celle-ci espère d’ailleurs que les autres opérateurs en feront de même, pour “montrer leur redevabilité envers le pays dans lequel ils se sont épanouis économiquement”. La ministre chargée des télécommunications souligne d’ailleurs que “l’Etat ne devrait normalement interférer dans la fixation des prix, sauf en cas de force majeure. Nous laissons la loi de l’offre et de la demande opérer”, souligne-t-elle.

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  • COMMERCE – L’idée de faire du port de Toamasina un port d’éclatement de Madagascar en projet

    COMMERCE – L’idée de faire du port de Toamasina un port d’éclatement de Madagascar en projet

    Antananarivo, 18 Octobre, 15h30 – S’épargner d’un énorme surcoût. C’est ce que pourrait espérer notamment les opérateurs économiques dans les ports secondaires, avec le projet de la direction générale des douanes (DGD) de faire du port de Toamasina un port d’éclatement de Madagascar. L’administration douanière indique avoir déjà mis en place les outils et déploie les moyens nécessaires pour y parvenir, indique-t-elle à l’issue d’une réunion technique qui s’est tenue à Toamasina mardi.

    Il est attendu de ce projet que le port de Toamasina desserve les autres ports du Madagascar via un système de cabotage maritime national et international. “Cette nouvelle approche devra faciliter les opérations d’importation et d’exportation en réduisant considérablement le transit time et les coûts supportés par les opérateurs économiques”, expose la DGD.

    Pratiquement, ce projet permettra à terme de débarquer les marchandises importées au Grand Port avant de rejoindre les ports secondaires pour les procédures de dédouanement. Et inversement pour les exportations, il sera possible de faire la déclaration dans un port secondaire et procéder à l’embarquement à Toamasina. Pour la DGD, l’installation du nouveau scanner à l’intérieur du Terminal à conteneur à Toamasina s’inscrit déjà dans la logique de cette nouvelle démarche.

    Ce projet ne pourra, pour la Douane, qu’être à l’avantage des importateurs et des exportateurs qui opèrent actuellement à travers les ports secondaires. La DGD indique qu’un conteneur qui part du Pakistan à destination de Toamasina prend environ trois semaines, pour un coût de fret d’environ 1 000 dollars. Or, le même conteneur prend environ trois mois pour arriver à Toliara avec un coût de fret avoisinant les 4 000 dollars, indique cette administration.

    La Douane soutient d’ailleurs que disposer d’un réseau de routes maritimes pour desservir les provinces malgaches est avantageux. Et pour la DGD, le transport maritime reste de loin le plus économique surtout au regard de l’état actuel du réseau routier national et de l’insuffisance du réseau ferroviaire.

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  • VANILLE – La Maison Jean Laborde à Andohalo va abriter la “Maison de la Vanille de Madagascar”

    VANILLE – La Maison Jean Laborde à Andohalo va abriter la “Maison de la Vanille de Madagascar”

    Antananarivo, 18 Octobre, 13h25 – Un nouvel écrin pour la promotion de la vanille Malgache. L’ambassade de France à Madagascar et le Groupement des exportateurs de vanille de Madagascar ont signé jeudi une convention pour la création d’une nouvelle vitrine pour la promotion de la vanille malgache, la “Maison de la vanille de Madagascar”. Cette nouvelle entité va prendre place au niveau de la Maison Jean Laborde à Andohalo mise à disposition suite à la signature de jeudi.

    D’après le communiqué de l’ambassade de France, la « Maison de la Vanille de Madagascar » sera un site vitrine unique qui va offrir aux visiteurs une immersion dans l’univers de la vanille malgache pour les locaux, enfants, adultes mais également les touristes. Le local va accueillir des expositions notamment sur les méthodes de culture et de transformation de la vanille. Il s’agira de mettre en avant les savoir-faire des producteurs locaux. Il y aura également des conférences, des ateliers et des événements culturels à destination du grand public pour faire découvrir la vanille malgache.

    Outre l’aspect culturel, l’aspect commercial n’est pas en reste. Le site sera également un point de vente privilégié. Sur place, les visiteurs pourront découvrir et acheter de la vanille de qualité, des produits à base de vanille ainsi que d’autres épices du pays.

    Afin de pouvoir accueillir ces projets, la maison Jean Laborde construite à la base en bois va faire l’objet d’une grande réhabilitation. Le jardin va également être aménagé. Un parcours botanique sera installé pour les visiteurs ou ils pourront découvrir des pieds de vanille, et d’autres espèces d’épices et d’orchidées malgaches.

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  • ÉVÉNEMENT – Le golf, le beach soccer, le kitesurf, le trail pour booster le tourisme à Madagascar, selon le ministère

    ÉVÉNEMENT – Le golf, le beach soccer, le kitesurf, le trail pour booster le tourisme à Madagascar, selon le ministère

    Antananarivo, 18 Octobre, 12h50 – Viviane Dewa, ministre du Tourisme et de l’artisanat, préconise que le sport soit un levier du secteur du tourisme. Elle a présenté jeudi les diverses orientations de son département pour le développement du secteur à Madagascar. Certains projets liés au sport ont été annoncés alors que d’autres, déjà en cours, seront poursuivis, souligne la ministre. “Nous allons offrir une place spéciale au sport”, lance Viviane Dewa au cours d’une rencontre avec la presse.

    Le ministère du Tourisme parle notamment de l’organisation de nombreuses compétitions sportives à Madagascar pour attirer les touristes. “Nous avons par exemple récemment organisé la coupe féminine de golf de l’océan Indien qui a attiré dans le pays les joueuses de golf des îles voisines”, explique Viviane Dewa. “Nous allons réitérer cela l’an prochain et nous allons faire mieux pour attirer plus de touristes”, insiste-t-elle.

    Outre le golf, le beach soccer est également dans la ligne de mire du ministère. Le ministère du Tourisme et de l’artisanat prévoit une coopération avec la Fédération malgache de football pour y arriver. Madagascar étant déjà l’une des destinations privilégiées pour les amateurs de kitesurf, le ministère prévoit de le mettre encore plus en avant pour attirer encore plus de touristes. Et enfin il y a le trail. “Nous allons organiser un trail avec une agence événementielle de la Réunion l’an prochain du côté de Marojejy, Diégo et au parc de Bemaraha”, indique la membre du gouvernement.

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  • VOYAGE – Madagascar Airlines améliore sa visibilité à l’international avec le système de distribution Galileo

    VOYAGE – Madagascar Airlines améliore sa visibilité à l’international avec le système de distribution Galileo

    Antananarivo, 18 Octobre, 8h30 – Des canaux de distribution élargis. C’est l’un des objectifs de Madagascar Airlines dans son intégration au système de distribution globale (GDS) Galileo, géré par le groupe Travelport. Mais c’est également un moyen pour la compagnie aérienne malgache d’élargir sa visibilité à l’international, comme elle l’a communiqué, jeudi.

    Les GDS sont connus pour être des systèmes de réservation mondiale qui agit comme un intermédiaire entre les voyageurs et les fournisseurs. Madagascar Airlines collabore déjà avec la GDS Amadeus. Mais elle soutient que l’intégration de Galileo va lui permettre de “solidifier sa présence sur des marchés stratégiques”. Alors qu’Amadeus est réputé pour être particulièrement fort en Europe, Madagascar Airlines entend renforcer sa présence sur les marchés où Galileo est bien implanté, notamment en Afrique, en Asie et en Amérique.

    “En combinant les forces de Galileo et d’Amadeus, Madagascar Airlines élargit son accès à une clientèle diversifiée et améliore sa visibilité sur des marchés clés. Ce qui facilitera ainsi la promotion de ses offres, tout en répondant aux attentes variées des voyageurs”, avance la compagnie nationale.
    Madagascar Airlines voit d’ailleurs Travelport, qui gère Galileo, comme un grand intermédiaire efficace. Celui-ci détient actuellement environ 30% du marché mondial des GDS, offrant ainsi à Madagascar Airlines l’accès à plus de 68 000 agences de voyages. “Avec cette nouvelle collaboration, nous réaffirmons notre engagement à offrir une service de haute qualité, tout en s’adaptant aux exigences des marchés internationaux et en poursuivant sa mission de promouvoir la connectivité de Madagascar au reste du monde”, souligne le directeur général de la compagnie aérienne nationale, Thierry de Bailleul.

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  • AFRICA’S PULSE – La Banque mondiale maintient à 4,5% sa prévision de croissance pour Madagascar pour l’année 2024

    AFRICA’S PULSE – La Banque mondiale maintient à 4,5% sa prévision de croissance pour Madagascar pour l’année 2024

    Antananarivo, 17 Octobre, 8h45 – La Banque mondiale table sur une croissance économique de 4,5% pour Madagascar durant l’année en cours. Elle maintient ainsi sa prévision de croissance pour la Grande île dans son rapport économique semestriel sur l’Afrique subsaharienne, publié lundi.

    Dans les données sur Madagascar qu’elle a mises à jour au début de ce mois d’octobre, la Banque mondiale avait déjà avancé que la croissance économique du pays devrait être tirée par l’agriculture, les mines, l’industrie manufacturière, dont le textile en particulier, et les télécommunications. La reprise post-pandémique, ainsi que l’amélioration de la production agricole devrait également contribuer à une croissance globale.

    Cette prévision de la Banque mondiale s’aligne avec l’objectif des autorités malgaches qui prévoient aussi une croissance économique de 4,5% pour 2024. Dans la Revue de milieu de l’année (RMA) de la situation économique du pays, le ministère de l’Economie et des Finances (MEF) mise sur l’augmentation des investissements privés prévue pour le second semestre de l’exercice en cours. Le ministère indique dans ce document que les entreprises ont déjà anticipé une reprise de leurs activités dès le deuxième trimestre de cette année.

    Une hausse du volume des importations de matières premières et d’équipements durant les six premiers mois de cette année par rapport à la même période de l’année dernière présage d’ailleurs une perspective positive pour le second semestre 2024, selon le ministère de l’Economie et des finances. Ce département déduit alors que “cette dynamique devrait stimuler la croissance économique grâce à une augmentation des investissements privés”. Le ministère en charge de l’Economie soutient toutefois que la baisse annoncée des investissements publics pourrait, éventuellement, entraver cette croissance.

    Pour l’Afrique subsaharienne, la Banque mondiale estime que l’activité régionale devrait croître de 3% en 2024, grâce notamment à la hausse de la consommation et de l’investissement privés. L’inflation pour la région devrait pour sa part s’atténuer, pour passer de 7,1 % en 2023 à 4,8 % cette année. Et ce, sous l’effet de politiques monétaires et budgétaires plus strictes, de la stabilisation des devises et d’une diminution des perturbations d’approvisionnement, soutient toujours la Banque mondiale.

  • JIRAMA – Le ministre de l’Energie rapporte un coût de production de 22 cents, soit 1 000 ariary, par kWh pour l’électricité

    JIRAMA – Le ministre de l’Energie rapporte un coût de production de 22 cents, soit 1 000 ariary, par kWh pour l’électricité

    Antananarivo, 16 Octobre, 16h05 – Un prix de vente qui ne couvre pas le coût de production. A en croire Olivier Jean-Baptiste, ministre de l’Energie et des hydrocarbures, la production de l’électricité coûte environ 22 cents de dollar, soit à peu près 1 000 ariary, par kWh. La facturation moyenne de l’ensemble de la clientèle de la compagnie, résidentielle et business, tourne cependant autour d’une moyenne de 12 cents de dollar, soit environ 550 ariary, par kWh. La vente à perte de l’électricité par la Jirama a été exposée par le ministre durant la table ronde sur les financements climatiques à Madagascar.

    Le ministre rappelle alors que “la Jirama continue d’être en déficit d’exploitation dans la mesure où ses recettes ne sont pas suffisantes pour couvrir ses charges. Les chiffres rapportés par le ministre font état de revenus mensuels de 85 milliards d’ariary à 100 milliards d’ariary pour des dépenses allant de 140 milliards à 170 milliards d’ariary par mois.

    Cette situation impacte non seulement ses opérations courantes de la compagnie, mais également le budget de l’Etat. Le ministre en charge de l’Energie rappelle que l’Etat doit encore supporter financièrement la compagnie nationale d’eau et d’électricité, à travers des subventions, pour l’aider à assurer ses services pour les usagers.

    La Jirama fait ainsi face à plusieurs challenges liés à ses opérations courantes, poursuit le ministre Olivier Jean-Baptiste. Il assure néanmoins que des réformes sont en cours et d’autres en préparation, et la réduction du coût de production en constitue un élément clé.

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  • PARTENARIAT – L’homme d’affaires émirati Mohammed Alabbar, fondateur du groupe Emaar, montre son intérêt pour Madagascar

    PARTENARIAT – L’homme d’affaires émirati Mohammed Alabbar, fondateur du groupe Emaar, montre son intérêt pour Madagascar

    Antananarivo, 15 Octobre, 19h50 – “L’une des quatre plus belles îles au monde se trouve dans le nord de Madagascar”. L’homme d’affaires émirati Mohammed Alabbar ne tarit pas d’éloges sur la Grande île. Sur son compte instagram, il publie des photos de son passage à Nosy Be, notamment sur l’île Iranja qu’il qualifie de “l’une des quatre plus belles îles au monde”, et de l’accueil qui lui a été fait sur place.

    La présidence de la République qui fait part de la rencontre officielle avec Andry Rajoelina lundi après-midi, rapporte le “vif intérêt” du fondateur d’Emaar Properties, l’entreprise à l’origine de projets emblématiques tel que le Burj Khalifa à Dubaï, pour Madagascar, “pour sa beauté” mais aussi pour son “énorme potentiel dans le développement de projets touristiques de grande envergure”, ainsi que “pour le domaine de l’agriculture, notamment la culture de la canne à sucre, le riz et d’autres cultures”.

    Sur sa page Facebook, Andry Rajoelina se réjouit des échanges qu’il a eus avec celui qu’il qualifie “d’ami de longue date”. “Nous avons discuté des investissements qu’il peut apporter chez nous”, souligne le chef de l’Etat. A l’entendre, “ces investissements devraient notamment porter sur le tourisme, l’agriculture et l’agro-alimentaire, l’énergie, les infrastructures, ainsi que les routes”. Les ministres concernés par ces secteurs ont d’ailleurs assisté à l’audience officielle qui a eu lieu à Iavoloha, lundi.

    Les communiqués officiels ne donnent pas de détails sur le montant potentiel des investissements, mais le magazine Arabian Business fait état d’un investissement potentiel pouvant “dépasser largement le milliard de dollars”. Le président de la République, lui, voit dans cette éventuelle collaboration “une opportunité unique d’impulser le changement dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture et le tourisme”, comme le rapporte le communiqué d’Iavoloha. Selon le communiqué, “cette rencontre [devrait également] ouvrir la voie à des investissements qui auront un impact positif sur le développement durable du pays”.

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  • PRIX DU CARBURANT – Les modalités d’application du mécanisme d’ajustement automatique toujours en discussion avec le FMI

    PRIX DU CARBURANT – Les modalités d’application du mécanisme d’ajustement automatique toujours en discussion avec le FMI

    Antananarivo, 15 Octobre, 13h45 – L’horizon reste toujours “incertain” concernant l’effectivité de l’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix du carburant à Madagascar. Olivier Jean Baptiste, ministre de l’Energie et des hydrocarbures, a réitéré une nouvelle fois ce lundi en marge de la table ronde conjointe de la Banque Mondiale et Fond monétaire international (FMI) sur le financement des actions climatiques à Madagascar à Alarobia que des points sont encore en discussion avec le FMI avant de pouvoir appliquer le texte.

    “Vous avez vu le texte adopté au mois de mai concernant l’instauration du mécanisme d’ajustement automatique des prix. Actuellement, nous sommes encore en discussion sur comment l’appliquer car il y a de nombreux aspects à voir”, indique à la presse le membre du gouvernement. “Ce texte installe purement le système mais on doit encore voir en général l’aspect social, économique et conjoncturel en globalité. Il y a de nombreux paramètres à voir et non seulement cette simple décision”, argumente le ministre.

    Ces points ont été soulevés une nouvelle fois lors de la dernière revue du programme facilité élargie de crédit (FEC) et du facilité de la résilience et durabilité (FRD) effectuée dernièrement par le FMI à Madagascar à en croire Olivier Jean Baptiste. La suite reste ainsi encore incertaine. Dans ses observations préliminaires à l’issue de la revue, le FMI rappelle le caractère “essentiel d’appliquer effectivement le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants pour réduire les risques budgétaires”.

    Parmi les points évoqués par le FMI, il est également question des mesures d’atténuation, telles que des transferts monétaires, à mettre en œuvre lorsque les augmentations de prix dépassent un certain seuil trimestriel. Il souligne également la nécessaire budgétisation de manière appropriée de la subvention et son versement trimestriel aux distributeurs pétroliers.

    Le décret qui prévoit la mise en place du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants a été adopté en mai 2024. Ce décret prévoyait un plafond de 200 ariary tant à la hausse qu’à la baisse de l’ajustement automatique des prix et devait être appliqué dès le deuxième semestre de cette année. Son adoption était l’une des conditions de la conclusion des accords avec le FMI. Quant à son application, l’Etat en avait sollicité le report, comme l’avait indiqué le président de la République dans l’un de ses discours.

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  • Le processus de nomination des nouveaux membres du Conseil d’administration de la Jirama en cours

    Le processus de nomination des nouveaux membres du Conseil d’administration de la Jirama en cours

    Antananarivo, 14 Octobre, 17h25 – Du changement est en train de s’opérer au niveau de la gouvernance de la Jirama. Le processus de nomination des nouveaux membres du Conseil d’administration de la compagnie nationale d’eau et d’électricité est en cours, indique le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste ce lundi. C’est une fois la liste complète des administrateurs désignés validée en Conseil des ministres que suivra la nomination de celui qui présidera ce Conseil d’administration, avance le ministre de tutelle de la Jirama en marge de la Table ronde sur les financements climatiques à Madagascar.

    Le Conseil d’administration de la Jirama actuel a été constitué au mois de septembre 2019. Les dix membres de cette structure ont été désignés en conseil des ministres. Solo Andriamanampisoa avait été nommé pour le présider. Mais ce dernier ne pouvait plus assurer cette fonction, en étant nommé ministre de l’Energie et des hydrocarbures en 2023, souligne Olivier Jean-Baptiste.
    D’après son statut, c’est le Conseil d’administration qui dirige la Jirama et le directeur général répond à cette entité. Ce Conseil est composé des représentants de l’Etat, dont notamment des ministères de tutelle ainsi que des représentants des employés. Pour sa composition faite en 2019, celui-ci est composé de représentants de la Primature, du ministère de l’Économie et des finances, de l’Énergie, de l’Eau et des hydrocarbures, du secteur privé, de la Jirama et de deux personnes « à compétence particulière ».

    L’adoption de décrets relatifs à la gouvernance de la Jirama figure par ailleurs parmi les actions qui devraient être entreprises dans le cadre de l’appui aux politiques de développement (DPO) de la Banque mondiale à Madagascar. Celle-ci tiendrait compte de sa forme juridique, de la composition de son conseil d’administration, de sa gestion, de ses recrutements et de sa performance. Elles considèreraient aussi les modalités de mise en œuvre du plan de développement à moindre coût (PDMC) pour la sélection et la priorisation des projets de production ainsi que de transmission, et conditionnant toutes les concessions et les contrats d’achat d’énergie. L’Office de régulation de l’électricité (ORE), devrait également publier des règles pour un marché concurrentiel.

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