Catégorie : Économie

  • L’accélération de la construction des Fly-Over discutée lors de la rencontre entre Richard Rafidison et les représentants de la BADEA

    L’accélération de la construction des Fly-Over discutée lors de la rencontre entre Richard Rafidison et les représentants de la BADEA

    Antananarivo, 9 Octobre, 20h30 – Les Fly-Over d’Anosizato et Maki seront-ils pour bientôt ? Le sujet sur ces deux projets a été abordé mardi entre Richard Rafidison, ministre des Travaux publics, et des représentants de la Banque Arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) qui finance le projet. D’après les informations partagées par le ministère, les deux parties ont discuté de la stratégie à adopter afin d’accélérer la mise en chantier de ces deux passages clés qui vont soulager la circulation dans la Capitale.

    Pour l’heure, aucune date précise n’est annoncée pour le début effectif des travaux. Selon les informations reçues auprès du ministère des Travaux publics, l’appel d’offres relatif à la construction du Fly Over d’Anosizato lancé en septembre 2023 a été infructueux car les soumissionnaires ne correspondaient pas aux exigences des bailleurs. Une source auprès du ministère avait notamment indiqué que la Badea aurait souhaité que les travaux soient effectués par une entreprise africaine ou arabe.

    Un nouvel appel d’offres a ainsi dû être lancé. Les représentants de la Badea mais également ceux du Fonds Saoudien pour le Développement (FSD) et du Fonds d’Abu Dhabi pour le Développement (ADFD) sont actuellement en mission à Madagascar. Ils sont dans le pays pour superviser l’avancement des divers projets qu’ils financent notamment les travaux d’aménagement de la tronçon 1 de la RN5 entre Soanierana Ivongo et Vahibe mais aussi du projet de construction du pont Mangoky, sur la RN9.

    Photo : Ministeran’ny Asa vaventy

  • FINANCEMENT – Le montant du portefeuille de la Banque mondiale à Madagascar en septembre 2024 à 3,8 milliards de dollars

    FINANCEMENT – Le montant du portefeuille de la Banque mondiale à Madagascar en septembre 2024 à 3,8 milliards de dollars

    Antananarivo, 9 Octobre, 10h55 – Mise à jour. La Banque mondiale indique que son portefeuille à Madagascar s’élevait à 3,8 milliards de dollars au mois de septembre 2024. Celui-ci comprenait 19 projets nationaux et cinq opérations régionales, selon la précision de ce partenaire de la Grande île.

    Ce portefeuille s’élevait encore à 4,1 millions de dollars au mois de mars de cette année et avait couvert 26 projets nationaux et quatre opérations régionales. La baisse constatée au mois de septembre s’explique par la clôture de certains projets qui avaient été financés par la Banque mondiale à Madagascar. C’est notamment le cas du Projet d’amélioration de la gouvernance et des activités du secteur de l’électricité (Pagose), le Projet d’agriculture durable par une approche paysage (Padap), ou encore le projet Croissance agricole et de sécurisation foncière (Casef).

    Ce sont les infrastructures qui représentent toujours la plus grande part du financement de la Banque mondiale, avec 39 % et auxquelles sont affectés 1,5 milliard de dollars. Elles sont suivies du développement humain pour 1,1 milliard de dollars, du développement durable qui bénéficie de 905 millions de dollars et de la croissance équitable, du financement et des institutions avec 404 millions de dollars.

    La Banque mondiale rappelle par ailleurs qu’elle fournit également des services d’analyse et de conseil pour Madagascar. Et ce, pour soutenir la prise de décisions fondées sur des données probantes et la mise en œuvre plus forte du développement.

  • Adhésion obligatoire au « système de paiement instantané » de la banque centrale pour les institutions financières

    Adhésion obligatoire au « système de paiement instantané » de la banque centrale pour les institutions financières

    Antananarivo, 8 Octobre, 12h10 – Un raccordement obligatoire. Les établissements ayant obtenu un agrément auprès de la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF) devront tous adhérer au Système de paiement instantané (SPI) mis en place et géré par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM). Ils en ont déjà été avisés, à travers une instruction faite par l’autorité monétaire au début de ce mois d’octobre.

    Cette obligation concerne les établissements agréés pour la prestation de services bancaires rattachés à un compte de transaction, comme les banques commerciales mais aussi les établissements de monnaie électronique (EME). Les institutions de microfinance (IMF) de dépôt et de crédit, disposant d’un total de bilan supérieur ou égale à 100 milliards d’ariary et ayant un nombre de clientèle ouverts, supérieur ou égal à 100 000 dans leurs livres, doivent également s’y conformer, souligne la BFM.

    Cette disposition entre dans le cadre du projet de mise en place du Switch national de paiement, dont la mise en service avait été annoncée par les autorités malgaches pour 2025. Le SPI est une “composante” de ce mécanisme centralisé qui est conçu pour faciliter les transactions électroniques entre les différents acteurs du système financier malgache. Le rôle du Switch national est d’acheminer, traiter et sécuriser les paiements électroniques effectués par les entreprises, les banques, les établissements de monnaie électronique, les institutions de microfinance, et autres acteurs financiers.

    Un participant au SPI est donc un acteur de l’écosystème financier, enregistré dans le système du Switch national, et qui participe et intervient dans les flux des différentes transactions transitant sur la plateforme SPI, explique la BFM. Sont éligibles pour être des participants au SPI, les établissements ayant obtenu leur agrément auprès de la CSBF mais également les établissements ayant obtenu l’accord préalable de la BFM pour l’être.

    Comme précisé par la Banque centrale, les institutions ayant obtenu leur agrément après la date d’entrée en vigueur de l’instruction, disposent d’un délai de 6 mois, à compter de la date d’obtention de leurs agréments définitifs de la CSBF, pour la finalisation et l’obtention de l’homologation de la BFM dans le cadre du raccordement technique au SPI. Mais afin de tenir compte des contraintes liées au niveau technologique du système des participants, les dates butoirs pour la finalisation et l’obtention de l’homologation de la BFM dans le cadre du raccordement technique à la plateforme du SPI sont fixées au 31 janvier 2025 pour les banques et les établissements de monnaies électroniques et au 31 juillet 2025 pour les IMF remplissant les critères d’éligibilité, annonce la BFM.

  • TRAVAUX PUBLICS – Appel d’offre lancé pour la réhabilitation de la RNS5 entre Toamasina et Foulpointe

    TRAVAUX PUBLICS – Appel d’offre lancé pour la réhabilitation de la RNS5 entre Toamasina et Foulpointe

    Antananarivo, 8 Octobre, 11h45 – Une autre portion de route nationale devrait bientôt entrer en chantier. Le ministère des Travaux publics a lancé lundi l’appel d’offres pour la réhabilitation de la route nationale secondaire numéro 5 (RNS5) entre Toamasina et Foulpointe. Les travaux consiste en des travaux d’entretien périodique entre le PK0 et le PK56, soit toute la longueur de la route. La date limite de la soumission des offres est fixée au 24 novembre prochain.

    Les travaux de réfection de ce tronçon de la RNS5 sont menés à travers le Projet de développement durable du secteur routier de Madagascar (PDDR) financé par la Banque mondiale via l’Association internationale de développement (IDA). Ce programme, débuté en 2021, dispose d’un crédit de 200 millions de dollars et a pour but d’améliorer la longévité, la sécurité et la résilience climatique de 1 200 kilomètres de routes à Madagascar. Un financement additionnel de 100 millions de dollars a été approuvé en 2022.

    C’est déjà à travers le programme PDDR que sont financés les travaux de réhabilitation actuellement en cours sur la RN2. Les travaux sont divisés en deux lots, la première portion se situe entre Antananarivo et Moramanga tandis que la deuxième est localisée entre Moramanga et Toamasina. C’est également à travers le PDDR qu’ont été lancés les travaux d’entretien sur la RN4, la RN7, la RN6, la RN34, la RN12 et la RN24.

  • TRANSPORT TERRESTRE – Hausse de la consommation de carburant au premier semestre

    TRANSPORT TERRESTRE – Hausse de la consommation de carburant au premier semestre

    Antananarivo, 8 Octobre, 9h45 – La consommation de carburants destinés aux transports terrestres au premier semestre de cette année a enregistré une hausse de 6%. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) rapporte que d’après les statistiques fournies par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), le volume des produits pétroliers utilisé dans le transport était passé de 286 041 m3 durant les six premiers mois de 2023 à 305 014 m3 pour la même période en 2024.

    Selon ministère, cette hausse de consommation “pourrait être due à la détérioration des infrastructures routières”. L’état des routes aurait engendré une surconsommation de carburant, indique le département en charge des Finances dans la Revue de milieu d’année (RMA) de l’évolution de l’économie nationale.

    Les usagers contribuent au financement de l’entretien routier à Madagascar, à travers la Redevance allouée au Fonds routier (RER) qui est prélevée pour chaque litre de produit blanc vendue. La valeur versée pour ce poste est de 288 ariary par litre pour le Super Carburant, 134 ariary par litre pour le Gasoil et 0 ariary par litre pour le pétrole lampant.

    Les consommations nationales de produits pétroliers, tous produits confondus, sont par ailleurs prévues s’établir à 1,245 million de m3 pour cette année, selon les prévisions faites par l’OMH sur le marché pétrolier au premier trimestre. Ces consommations devront être constituées principalement par les produits blancs utilisés majoritairement pour les transports terrestres. La consommation de gasoil (GO) pour 2024 devrait s’élever à 701 386 m3 si elle est prévue s’établir à 186 577 m3 pour le Super Carburant (SC), d’après les projections de l’OMH.

  • CLIMAT DES AFFAIRES – Madagascar dans le groupe des économies du “quintile inférieur” en raison de ses faibles performances dans la première édition du rapport « Business Ready »

    CLIMAT DES AFFAIRES – Madagascar dans le groupe des économies du “quintile inférieur” en raison de ses faibles performances dans la première édition du rapport « Business Ready »

    Antananarivo, 8 Octobre, 7h50 – Madagascar fait partie des 50 premières économies à être évaluées dans la première édition du rapport « Business Ready » (B-Ready) de la Banque mondiale, qui vient d’être présenté la semaine dernière. Dans cette nouvelle publication qui succède au projet Doing business et qui évalue l’environnement des affaires, la Grande île est classée parmi les économies du “quintile inférieur”, c’est à dire à faible performance dans les trois piliers du rapport.

    Le cadre analytique du B-Ready porte sur dix thèmes, trois piliers et trois thèmes transversaux. Ce rapport est organisé selon des thèmes essentiels au développement du secteur privé qui correspondent aux différentes étapes du cycle de vie d’une entreprise et à sa participation au marché lors de l’ouverture, de l’exploitation (ou de l’expansion) et de la fermeture (ou de la réorganisation). Ainsi, les dix thèmes sont l’entrée dans l’entreprise, la localisation de l’entreprise, les services publics, le travail, les services financiers, le commerce international, la fiscalité, le règlement des différends, la concurrence sur le marché et l’insolvabilité de l’entreprise.

    Pour chaque thème, ce rapport considère trois piliers, à savoir le cadre réglementaire, les services publics et l’efficacité opérationnelle. Les économies sont alors classées en fonction de leur score dans chacun de ces trois piliers et sont réparties en cinq quintiles, allant des plus performantes aux moins performantes.

    Madagascar est dans le quintile inférieur pour ses performances dans ces trois piliers. Pour le « cadre réglementaire » qui est constitué des règles et réglementations que les entreprises doivent respecter lorsqu’elles ouvrent, exploitent (ou se développent) et ferment (ou se réorganisent), le pays a obtenu un score de 57,38 sur 100.

    Pour le pilier « services publics », la Grande île a eu un score de 31,64 sur 100. Ce pilier couvre les équipements que les gouvernements mettent à disposition pour favoriser le respect des réglementations, ainsi que les institutions et les infrastructures qui permettent aux entreprises d’exercer leurs activités.

    Pour ce qui est du pilier III qui est l’ « efficacité opérationnelle », Madagascar a obtenu un score de 52,29 sur 100. Celui-ci évalue la facilité de respect du cadre réglementaire et l’utilisation efficace des services publics directement utiles aux entreprises.

    Comme résumé dans ce rapport, les économies du quintile inférieur représentent les performances les plus faibles dans chaque pilier. Il y est indiqué que ces économies sont particulièrement en difficulté dans le pilier des services publics, avec un score moyen de 26,73 points. Elles affichent, en revanche, des scores moyens relativement plus élevés dans le pilier du cadre réglementaire (52,75 points) et dans celui de l’efficacité opérationnelle (48,03 points).

    La première édition de Business Ready a évalué le climat des affaires dans 50 économies pour permettre d’identifier les domaines à améliorer et d’encourager des réformes. Le rapport s’enrichit au cours des trois prochaines années, pour atteindre une couverture complète de 180 économies environ en 2026, offrant ainsi un outil de référence et de comparaison mondial, annonce la Banque mondiale.

  • FINANCEMENT – Pas moins d’une vingtaine d’actions préalables à entreprendre pour la seconde tranche de l’appui budgétaire de la BAD pour Madagascar

    FINANCEMENT – Pas moins d’une vingtaine d’actions préalables à entreprendre pour la seconde tranche de l’appui budgétaire de la BAD pour Madagascar

    Antananarivo, 6 Octobre, 9h45 – Il n’y aura pas cadeau ! Madagascar devra répondre aux 21 mesures préalables exigées par la Banque africaine de développement (BAD) pour espérer bénéficier du financement de la deuxième phase du Programme d’appui à la gestion financière et à la résilience économique (PAGFRE). C’est ce qui conditionnera la seconde tranche d’appui budgétaire attendue par les autorités malgaches de la part de cette institution panafricaine de développement en 2025, qui s’élève à 50 millions d’Unités de compte (UC). La ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, a fait le point sur ce sujet, jeudi.

    La première tranche de cet appui budgétaire, avait déjà été accordée à Madagascar, avec l’approbation du Conseil d’administration du groupe de la BAD d’un prêt de 67 millions de dollars pour mettre en œuvre la première phase du PAGFRE. 19 actions préalables avaient été initiées pour parvenir à cet accord, selon la ministre Rindra Rabarinirinarison.
    La ministre cite, entre autres, l’adoption en Conseil de gouvernement d’un décret portant sur le redéploiement complet du Système d’administration fiscale intégré (SAFI). Il y a également l’élaboration et l’adoption d’un arrêté ministériel portant sur la mise en place d’un comité sur les risques budgétaires, la nomination par le président du Comité national Partenariat Public Privé (PPP) des membres du comité de suivi pour la relecture de la loi sur les Partenariats publics-privés (PPP), ou encore le plan d’actions d’amélioration de la performance technique et financière à court terme de la Jirama.

    Selon le ministère en charge des Finances, cette première tranche du PAGFRE qui s’élève à 50 millions d’UC servira à soutenir le budget national pour l’exercice 2024. Elle est d’ailleurs déjà inscrite dans la loi des Finances rectificatives (LFR) pour cette année, indique Rindra Rabarinirinarison. Cet accord de prêt devra cependant encore être ratifié par les parlementaires de la Chambre basse et ceux du Sénat pour permettre son décaissement, précise-t-elle.

    Comme déjà expliqué par le responsable de la BAD à Madagascar, Adam Amoumoun, “ce programme vise à contribuer à la création des conditions favorables à une croissance économique forte et inclusive par le renforcement de la gouvernance économique et financière et l’amélioration de la résilience économique”. Aussi, il va appuyer les autorités malgaches dans la mise en œuvre des réformes prioritaires de la Politique générale de l’État (PGE) et la Nouvelle politique énergétique (NPE) de Madagascar pour 2015-2030, souligne-t-il. Ce programme “permettra ainsi de remédier au déficit d’investissement par l’élargissement de l’espace budgétaire en dégageant des ressources supplémentaires pour la relance économique, tout en améliorant la gouvernance du secteur de l’énergie”, soutient-il.

    Le PAGFRE 1 travaille donc sur l’amélioration de la gestion des finances publiques, nécessitant la mise en œuvre de plusieurs réformes clés, comme l’optimisation de la mobilisation des recettes fiscales, le renforcement de l’efficacité des dépenses publiques, et la lutte contre la corruption. Ce programme prévoit également le renforcement de la gouvernance du secteur énergétique en améliorant la transparence et l’efficacité de ses opérateurs, dont la Jirama.

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  • ELECTRICITE – La Jirama prévoit de mettre en service la nouvelle centrale thermique d’Ambohimanambola en juin 2025

    ELECTRICITE – La Jirama prévoit de mettre en service la nouvelle centrale thermique d’Ambohimanambola en juin 2025

    Antananarivo, 6 Octobre, 7h10 – Une “solution à court terme” contre le délestage dans huit mois. La “mise en service de la centrale thermique de 105 MW à Ambohimanambola” est annoncée pour “juin 2025” par les responsables de la Jirama. Lancés en 2022 afin de réduire la dépendance de la compagnie nationale d’eau et d’électricité aux services des prestataires privés, les travaux de construction de la centrale d’Ambohimanambola tardent à être bouclés.

     

    Bien que les gros oeuvres au niveau du site soient quasiment achevés, ayant conduit la société d’Etat à prévoir une mise en service en début 2024, les difficultés d’acheminement des blocs moteurs de 15MW chacun vers la capitale ralentissent la mise en service de la centrale. Selon le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, chaque bloc moteur pèse 70 tonnes et transporter les sept moteurs de Toamasina à Antananarivo risque d’endommager la route nationale 2. En janvier, les autorités avaient évoqué la nécessité de renforcer les ponts sur cette route nationale pour sécuriser le transport des blocs moteur.

     

    En attendant la mise en service de cette nouvelle centrale d’Ambohimanambola qui fonctionnera au fuel lourd, la Jirama prévoit de recourir aux turbines à combustion de 30 MW d’Ambohimanambola qui fonctionnent au gasoil et qui ont besoin de 14 000 de carburant pour produire quatre heures d’électricité.

    Photo : MEH

  • TRANSPORT AERIEN – Daniel Lefebvre aux commandes de Ravinala Airports

    TRANSPORT AERIEN – Daniel Lefebvre aux commandes de Ravinala Airports

    Antananarivo, 3 Octobre, 12h45 – Changement de tête au sein de Ravinala Airports. Daniel Lefebvre prend désormais les commandes du consortium qui gère les aéroports d’Ivato et de Nosy Be. “ Nous avons le plaisir de vous annoncer que M. Daniel Lefebvre prend les rênes de Ravinala Airports”, indique la société dans un communiqué. Celui-ci succède à Julien Coffinier à ce poste.

    Avant cette nomination, le nouveau patron de Ravinala Airports était à la tête d’Aerco depuis juillet 2019. Il avait aussi été directeur général de l’aéroport de Libreville de 2017 à 2018. Avec ses expériences dans le domaine aéroportuaire, les actionnaires misent sur lui pour faire de Ravinala Airports un opérateur aéroportuaire de référence dans la région de l’océan Indien.

    Le challenge ne s’annonce pas facile face à des concurrents comme Maurice, La Réunion ou Seychelles, des destinations qui accueillent déjà chaque année des millions de touristes. C’est un gros chantier qui attend le nouveau numéro un de Ravinala Airports surtout avec l’ambition du gouvernement de faire venir chaque année un million de touristes à l’horizon 2028.

    En ce qui concerne son prédécesseur, Julien Coffinier est devenu président du directoire de l’aéroport Marseille Provence en France. Il a pris ses fonctions de président du directoire le jeudi 3 octobre, pour un mandat de cinq ans. C’est durant son mandat à la tête de Ravinala Airports que l’Airport Council International (ACI) a attribué à l’aéroport d’Ivato le prix prestigieux de “ meilleur aéroport de moins de 2 millions de passagers en Afrique” en 2023.

    Photo : Ravinala Airports

  • ENERGIE – Le non-accès à de moyens de cuisson propre concerne 95% de la population malgache

    ENERGIE – Le non-accès à de moyens de cuisson propre concerne 95% de la population malgache

    Antananarivo, 5 Octobre, 7h45 – Du grain à moudre. 95% de la population de Madagascar, soit environ 25 millions de malgaches, n’ont pas accès à des énergies ou à des technologies de cuisson propre. La plupart d’entre eux reste toujours dans un mode de cuisson traditionnel, en recourant principalement au charbon de bois et au bois énergie. Des pratiques qui sont inefficaces en termes de consommation d’énergies, mais aussi néfastes pour la santé, d’après ce qu’a exposé le ministre de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) Olivier Jean-Baptiste. C’était lors du lancement officiel des travaux d’élaboration de la politique nationale de développement de la cuisson propre à Madagascar.

    Avec une dépendance au bois pour la cuisson et une croissance démographique de de la population qui suit un rythme effréné, les forêts de la Grande sont grandement menacées, alerte le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine. Etablir cette politique sur la cuisson propre est donc une priorité pour l’Etat, lance-t-il. “Au-delà de l’aspect énergétique et de la protection de l’environnement, il y a aussi l’aspect sanitaire à considérer”, soutient ce membre du gouvernement. Et ce, en rapportant l’étude sortie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’année dernière qui exprimait que près de 22% des décès à Madagascar provenaient des pollutions, dont la pollution de l’air.

    Comme expliqué par le ministre Olivier Jean-Baptiste, la cuisson propre se réfère à l’utilisation de technologies, d’équipements et de combustibles qui réduisent les émissions nocives, consomment moins d’énergies et qui sont durables pour l’environnement. Le foyer économique, les cuisinières améliorées, le système de cuisson à l’énergie solaire, les dispositifs fonctionnant au bioéthanol ou encore les charbons écologiques existent aujourd’hui dans le monde. “Une grande partie de ces moyens existe déjà à Madagascar, nous avons besoin de les développer”, poursuit le ministre en charge de l’Energie

    Pour le Programme des nations unies pour le développement (Pnud), le lancement de cette initiative sur la cuisson propre est très important. Le représentant résident de cet organisme onusien, Edward A. Christow, estime que son lancement va contribuer dans cinq Objectifs de développement durable (ODD). Et le Pnud s’engage à accompagner ses partenaires locaux sur des priorités d’une telle importance. “Nous allons orienter nos efforts vers trois axes pour promouvoir une transition énergétique durable au service de développement. Il s’agit de combler les inégalités d’accès à l’énergie, accélérer la transition énergétique et renforcer la résilience face aux crises et aux fragilités”, soutient-il.

    Les travaux d’élaboration de la lettre de politique pour le développement de la cuisson propre sont ainsi lancés. Les acteurs clés publics et privés du secteur, les organisations de la société civile et les partenaires au développement y sont engagés.

    Photo : MEH