Catégorie : Économie

  • EXPLOITATION MINIERE – 60% des ristournes de QMM versées à trois communes de la région Anosy

    EXPLOITATION MINIERE – 60% des ristournes de QMM versées à trois communes de la région Anosy

    Antananarivo, 4 Octobre, 10h25 – Une formule de répartition partagée. Trois communes de la région d’Anosy se partagent les 60% des ristournes versées par QMM (QIT Madagascar Minerals) – pour ses activités minières à Madagascar. La commune d’Ampasy-Nahampoana avec 30% de l’ensemble bénéficie de la plus grosse part. Les communes de Mandromondromotra et de Tolagnaro bénéficient pour leur part de 15% du total chacune.

    QMM parle d’une « approche ciblée » dans la répartition de ces ristournes. L’objectif est de concentrer les bénéfices dans les collectivités les plus touchées par les activités minières, explique cette compagnie. Pour le reste des ristournes qu’elle verse, 39% sont versées à la région Anosy tandis que la province de Toliara perçoit 1%.

    Pour cette compagnie, ces fonds sont destinés au développement économique et social des communautés locales affectées par ses activités minières. Ces ristournes devront ainsi permettre « de financer des projets d’infrastructure, des services publics, ou encore des initiatives locales, améliorant le bien-être des habitants dans les zones concernées », soutient-elle.

    QMM indique d’ailleurs que le taux des taxes minières a été ajusté à la hausse, passant de 2% à 2,5%, suite à la révision de sa Convention d’établissement avec l’Etat malgache. Les ristournes minières destinées aux collectivités locales sont désormais de 1,4%. Les redevances minières, versées à l’État et à ses institutions sectorielles sont, pour leur part, de 1,1%.

    Pour ce qui est de ces redevances, qui sont calculées sur la valeur des produits miniers lors de leur première vente, 83% de cette contribution sont versées par QMM pour alimenter le budget général de l’État. 10% sont alloués au Bureau du cadastre minier (BCMM), 5% reviennent à l’Agence nationale de la filière or et 2% sont destinés au Comité national des mines, indique cette compagnie minière.

  • ENERGIE – Un programme d’appui de 50 millions d’UC de la BAD pour soutenir les réformes économiques dont la gouvernance de la Jirama

    ENERGIE – Un programme d’appui de 50 millions d’UC de la BAD pour soutenir les réformes économiques dont la gouvernance de la Jirama

    Antananarivo, 4 octobre, 9h35 – Une nouvelle aide budgétaire conséquente dans les caisses de l’Etat. Le ministère de l’Economie et des finances a annoncé le lancement de la première phase du Programme d’appui à la gestion financière et à la résilience économique (PAGFRE) en partenariat avec la Banque Africaine de Développement (BAD). Le PAGFRE Phase 1 est doté d’un financement sous forme de prêt de 50 millions d’Unités de Compte (UC). Le programme a pour objectif de soutenir le budget de l’Etat pour 2024 afin de permettre au pays d’engager des réformes économiques majeures. La signature des accords de financement en partenariat avec la BAD a marqué le début du programme.

     

    D’après la communication du ministère de l’Economie et des finances, le renforcement de la gouvernance du secteur énergie est l’une des priorités, voire la priorité, dans cette première phase du PAGFRE dont l’objectif principal est de renforcer la stabilité macroéconomique de Madagascar en augmentant les ressources supplémentaires aux secteurs prioritaires. L’objectif est d’améliorer la transparence et l’efficacité des opérateurs du secteur, notamment la Jirama, avec pour but d’augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. Le but est de faire passer de 45% à 55% la part de l’énergie renouvelable dans ce mix.

     

    “Ce changement soutiendra la transition énergétique du pays, et contribuera également à la réduction des coûts de production d’énergie, renforçant ainsi la compétitivité de l’économie Malagasy” rapporte le MEF.

     

    Pour arriver à la signature de ce financement, plusieurs étapes ont déjà été réalisées. Parmi ces plans l’élaboration de plan d’actions d’amélioration de la performance technique et financière à court terme de la Jirama. La proposition de projets de Partenariat Public-Privé pour le développement des énergies renouvelables a aussi été faite.

     

    Le PAGFRE comme son nom l’indique vise également le renforcement de la gestion des finances publiques malgaches. Parmi les objectifs fixés d’ici 2025 il y a l’augmentation des recettes fiscales que l’Etat souhaite faire passer de 12.2% à 13% du PIB. En second lieu, il y a l’amélioration de la gouvernance économique, avec une progression de la note EPIP de la Bad de 3.1 à 3.3. L’Etat ambitionne aussi une hausse de l’investissement privé faisant passer ce dernier de 25.3% à 29% du PIB afin de stimuler croissance économique à long terme. Pour la Jirama, l’amélioration de cette gestion financière passera par une augmentation du taux de recouvrement qui devrait passer à 60%.

     

    Photo : MEF

  • COMMERCE – 2,358 millions de tonnes de matières premières importées durant les huit premiers mois de 2024

    COMMERCE – 2,358 millions de tonnes de matières premières importées durant les huit premiers mois de 2024

    Antananarivo, 3 Octobre, 17h15 – Madagascar a importé 2,358 millions de tonnes de matières premières de janvier à août 2024. La valeur de ces importations s’élevait à 3 407,9 milliards d’ariary, selon le rapport sur le commerce extérieur durant cette période, publié par la direction générale des Douanes (DGD). C’est le premier produit d’importation de Madagascar, que ce soit en termes de volume ou de valeur.

    L’importation d’énergie qui s’établissait à 956 500 tonnes durant les huit premiers mois de cette année viennent en seconde place. Le pays avait dépensé 2 665 milliards d’ariary pour en acquérir. Et bien qu’elle soit moins conséquente en termes de volume, avec 120 800 tonnes, l’importation d’équipements ferme le top 3 en termes de valeur, en s’élevant à 2 645,7 milliards d’ariary.

    Durant cette période sous revue, Madagascar avait dépensé davantage pour ses importations en provenance du bloc géoéconomique “Grande Chine” (Chine, Taiwan, Hong Kong et Macao), pour un montant s’élevant à 3 404,8 milliards d’ariary. Vient ensuite le Moyen Orient pour 3 311 milliards d’ariary et l’UE (Union Européenne à l’exclusion des Régions ultrapériphériques) pour 2 567,5 milliards d’ariary, rapporte la DGD.

    L’administration douanière indique par ailleurs avoir collecté 2 400,9 milliards d’ariary de recettes budgétaires pour les huit premiers mois de l’année 2024.

  • DÉVELOPPEMENT RURAL – L’approche Shep vulgarisée pour promouvoir l’agriculture orientée vers le marché

    DÉVELOPPEMENT RURAL – L’approche Shep vulgarisée pour promouvoir l’agriculture orientée vers le marché

    Antananarivo, 3 Octobre, 10h50 – Une formule qui se veut gagnante. Madagascar mise davantage sur l’agriculture orientée vers le marché, en vulgarisant l’approche « Smallholder horticulture empowerment and promotion » (Shep) ou l’Autonomisation et promotion des petits exploitants horticoles. Déjà mis en œuvre dans deux régions pilotes que sont Amoron’i Mania et Vakinankaratra, cet outil de vulgarisation et de formation agricole et rurale est amené à s’étendre dans six régions pilotes à moyen terme. Et ce, dans l’objectif de couvrir l’ensemble du territoire de la Grande île au final, d’après Fanja Randrianarison, consultante technique pour ce projet.

    Ce projet de promotion de l’agriculture orientée vers le marché se base sur une convention signée entre le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae) et de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). L’approche Shep est incorporée dans le système de vulgarisation agricole, afin d’encourager le changement de comportement des producteurs. L’idée est de les pousser à « produire pour vendre » au lieu « de produire et vendre comme auparavant », explique Fanja Randrianarison. « Cette approche leur permet d’être professionnels et autonomes ».

    Le Shep a déjà fait ses preuves, notamment dans la commune rurale Ivony, comme témoigne Anjomara Rakotozafy, technicienne auprès de la direction régionale de l’Agriculture et de l’élevage de l’Amoron’i Mania. Cette approche a permis de renforcer la capacité des agriculteurs sur place à entreprendre l’agriculture de manière durable en leur donnant les compétences nécessaires en matière de commercialisation et de production. « Ils connaissent au préalable les besoins du marché, les périodes durant lesquelles les ventes des produits leurs sont profitables », expose-t-elle, en indiquant que cette commune approvisionne le marché d’Ambositra, notamment en pommes de terre ou encore en carottes.

    Les agriculteurs de cette commune travaillent désormais comme « des businessmen » en ne se contentant plus de produire pour l’autoconsommation, se réjouit Rajaonarivelo Andriatsiferana, membre du Tranoben’ny Tantsaha d’Ivony, et non moins président de l’Organisation paysanne « Fanirisoa ». « L’adoption de l’approche a ainsi permis d’augmenter le revenu des agriculteurs cibles et d’améliorer le bien-être de leur ménage », rapporte-t-il.

    Durant sa première année de mise en œuvre, le projet SHEP compte 11 formateurs nationaux, 91 formateurs régionaux et 43 formateurs auprès des Centres d’appui et de formation professionnelle agricole (CAFPA), et Ecoles de formation des techniciens agricoles (EFTA) et autres centres agricoles. Il ambitionne de former 1 555 agriculteurs dans les régions Amoron’i Mania et Vakinankaratra dans un premier temps.

  • INTÉGRATION RÉGIONALE – L’accès de Madagascar au marché régionaux facilité grâce aux trois projets compris dans le Programme Indicatif Régional financé par l’Union Européenne

    INTÉGRATION RÉGIONALE – L’accès de Madagascar au marché régionaux facilité grâce aux trois projets compris dans le Programme Indicatif Régional financé par l’Union Européenne

    Antananarivo, 1er Octobre, 18h30 – Outre les projets de développement locaux, l’Union Européenne met en oeuvre depuis 2018 de nombreux projets pour faciliter l’intégration régionale des acteurs de l’économie malgache. Ces différents projets ont été regroupés dans le Programme indicatif régional (PIR) signé entre l’Union Européenne et les différentes organisations sous-régionales de l’Afrique et de l’Océan Indien tels que la Commission de l’Océan Indien, la Communauté de développement de l’Afrique Australe ou encore le marché commun de l’Afrique Orientale et l’Afrique Australe (Comesa) pour un financement de plus d’un milliards d’euro compris dans le 11ème FED.

    Pour Madagascar, le financement a été regroupé en trois projets pour un montant total de plus de 20 millions d’euros. Le premier projet est le Programme d’appui au développement des exportations et à l’intégration régionale (Padeir) signé en 2019. Ce programme a permis de donner accès au marché international à des milliers de producteurs malgaches via le renforcement de la compétitivité des produits locaux et la simplification des processus d’exportation. Ce programme a permis de faciliter l’intégration de Madagascar chaînes de valeur régionales à travers le Comesa ou encore la Sadc et a ainsi permis d’accroître les revenus des acteurs économiques.

    Le deuxième programme est le programme de sécurité maritime (Mase), un programme destiné à transformer la gestion des zones côtières malgaches. Grâce à Mase, Madagascar a pu sécuriser son espace maritime contre les menaces de piraterie et d’activités illicites ce qui a permis de protéger les communautés locales et les échanges commerciaux.

    Le dernier programme est le programme Clim’invest qui a pour objectif de soutenir l’accès au financement et la promotion des pratiques agricoles et industrielles plus durables. Ce soutien direct aux entreprises a permis de booster la productivité et d’améliorer la résilience des chaînes de valeur face aux défis climatiques et économiques et a eu un impact sur la création d’emplois et la croissance des PME malgaches.

    Depuis le début de sa mise en œuvre, le Programme PIR a dispensé des formations et des appuis techniques aux exportateurs et aux institutions telles que l’EDBM (Economic Development Board of Madagascar). Ce qui a permis de renforcer la compétitivité de l’économie malgache sur la scène internationale. De nombreuses missions organisées en coopération avec le Ministère de l’Industrialisation et du Commerce (MIC) et les divers accompagnement des acteurs locaux dans la mise en œuvre des accords commerciaux régionaux, ont par ailleurs permis de multiplier l’impact du projet sur le terrain.

  • EVALUATION – Le prix du carburant et le budget 2025 au menu de la première revue du programme sur la Facilité élargie de crédit du FMI

    EVALUATION – Le prix du carburant et le budget 2025 au menu de la première revue du programme sur la Facilité élargie de crédit du FMI

    Antananarivo, 1er octobre, 9h15 – Les autorités malgaches au tableau. La première revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et de celui sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD) a démarré lundi. Une délégation du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Fréderic Lambert, est à Madagascar pour effectuer cette évaluation vis-à-vis des critères de performance attendus pour la FEC et de la mise en œuvre des réformes que l’Etat s’est engagé à entreprendre pour la FRD.

    Les missionnaires de Bretton Woods effectueront le suivi des réformes macroéconomiques essentielles dont dépend la réalisation des objectifs de ces programmes. Et ceci, sur la base des repères structurels convenus entre l’Etat et le service du FMI. Ce sont les progrès accomplis par rapport à ces repères qui sont évalués lors de cette revue. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) indique que les sujets brûlants comme la mise place du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants ou encore le budget 2025 seront particulièrement discutés dans le cadre de cette revue.

    Pour la première revue de la FEC, Madagascar devra entreprendre, de manière continue, plusieurs actions. C’est le cas de la communication auprès du service du FMI d’un tableau de bord mensuel sur des indicateurs clés de performance des administrations fiscales et douanières. Les autorités malgaches auront également à fournir au FMI un tableau de bord mensuel sur les recettes et les coûts de la Jirama, ainsi que les détails de tout transfert budgétaire aux fournisseurs de la Jirama. De même pour la publication des appels d’offres, les résultats de ces appels d’offres et les contrats d’achat de carburant de la Jirama.

    D’autres mesures sont à entreprendre cette année suivant des dates d’échéance précises. Parmi ces mesures figure l’opérationnalisation et de l’approvisionnement, au mois d’octobre, de 10 banques alimentaires avant le début de la période de soudure. Il y a également la finalisation et l’approbation par le Conseil des ministres du plan de relance de la Jirama préparé par sa nouvelle équipe de direction, pour le mois de novembre.

    L’achèvement de ce premier examen par le Conseil d’administration du FMI sur la base du respect des critères de performance pour fin juin 2024 est prévu vers la fin du mois de novembre de cette année. Et l’Etat malgache espère un décaissement de 36,66 millions de DTS.

    Pour la première revue de la FRD, Madagascar s’est engagé à mener deux réformes visant à renforcer la gouvernance et intégrer le programme d’action climatique dans les procédures de Gestion des finances publiques (GFP) et Gestion des investissements publics (GIP). La première mesure de réforme est l’adoption d’un décret précisant que le mandat du Comité interministériel pour l’environnement (CIME) couvre toutes les politiques climatiques.

    La seconde mesure de réforme consiste en l’adoption d’un nouveau décret sur les évaluations d’impact environnemental pour remplacer le décret de 2004 relatif à la mise en compatibilité des investissements avec l’environnement (Mecie) et la publication des critères de hiérarchisation et de sélection des projets d’investissement comprenant des éléments liés au changement climatique. Chacune de ces deux mesures de réformes de la FRD devra permettre le décaissement de 20,366 millions de DTS.

     

    Photo : MEF

  • AGRICULTURE – 22  fonds de développement agricole régional opérationnel  dans toute l’île grâce au programme Rindra

    AGRICULTURE – 22 fonds de développement agricole régional opérationnel dans toute l’île grâce au programme Rindra

    Antananarivo, 1er Octobre, 7h45 – L’Union européenne continue à faire le bilan de ses activités à Madagascar. Parmi ces programmes, il y a le programme de renforcement institutionnel vers le développement de la résilience agricole ou Rindra. Mis en œuvre depuis 2017, ce programme avait pour objectif de renforcer le secteur agricole malgache via la mise en place d’infrastructures agricoles et environnementales, tout en renforçant les capacités institutionnelles des acteurs clés du développement rural. Parmi les réalisations phares du projet il y a la mise en place des Fonds de développement agricole régional (FDAR). Grâce au programme, 22 FDAR sont opérationnels dans toute l’île si il n’étaient que 15 avant l’intervention du projet.

    Les FDAR sont des organismes régionaux qui octroient des fonds destinés à soutenir largement les producteurs agricoles dans tout le pays. Sous la supervision du Fonds de développement agricole (FDA), ces structures permettent notamment une meilleure répartition des ressources pour tous les paysans de l’île tout en soutenant les initiatives agricoles locales.

    Outre l’opérationnalisation des FDAR, le programme Rindra a également soutenu la réhabilitation de nombreuses infrastructures clés pour les secteurs agricole, environnemental et de la pêche. On peut citer la réhabilitation des bâtiments du ministère de l’environnement et du développement durable, ceux du ministère de l’Agriculture et de l’élevage ou encore la construction de la Maison de la diplomatie verte à Antsahavola. Le programme a également fourni des équipements roulants, audiovisuels et informatiques, incluant des voitures et motos-cross pour faciliter la mobilité sur le terrain, ainsi que des ordinateurs pour moderniser les opérations au ministère de l’Agriculture et à d’autres entités gouvernementales.

    Outre les infrastructures, le capital humain a également été soutenu. Le programme a permis de renforcer les capacités de gestion des acteurs du développement rural à travers diverses subventions. Cela a permis une meilleure coordination entre les différents intervenants dans le secteur rural et une gestion plus efficace des projets sur le terrain indique les porteurs du projet.

    Le programme Rindra a été financé à hauteur de 40 millions d’euros par l’Union Européenne
    à travers le Programme indicatif national (PIN) du 11ème Fonds européen de développement. Le programme continue aujourd’hui d’apporter des changements positifs pour les populations malgaches, notamment “en améliorant la gestion des ressources naturelles, en modernisant les infrastructures et en renforçant la gouvernance environnementale”.

  • TELECOMMUNICATION – Axian s’intéresse au rachat du groupe kenyan Wananchi

    TELECOMMUNICATION – Axian s’intéresse au rachat du groupe kenyan Wananchi

    Antananarivo, 30 Septembre, 18h15 – Le groupe Axian veut renforcer sa présence en Afrique de l’Est. Actuellement, le groupe malgache s’intéresse à l’acquisition de l’opérateur kényan Wananchi Group qui est présent sur plusieurs marchés de l’Afrique de l’Est. D’après le document de la commission de la concurrence du Marché commun de l’Afrique orientale et australe, Axian Telecom, la filiale télécom du groupe Axian, s’apprête à acquérir une participation à hauteur de 99,63% dans ce groupe kenyan.

    Le groupe kenyan Wananchi, fondé en 2008, est le propriétaire de la marque Zuku, un des opérateurs triple play, c’est-à-dire présent dans les secteurs de la télévision, de l’internet et de la téléphonie, de la région. Le groupe a surtout connu une rapide expansion sur ce segment du marché en Afrique de l’Est. Wananchi est actuellement présent non seulement au Kenya mais aussi en Ouganda, en Tanzanie, au Malawi et en Zambie. Cette transaction constitue une opportunité pour le groupe Axian de renforcer sa présence en Afrique de l’Est.

    L’opération est soumise au feu vert de la commission de concurrence du Comesa. Celle-ci devrait encore scruter de près le document et fera des évaluations sur l’impact de cette opération. Cette évaluation examinera si la fusion est contraire ou non à l’intérêt public. Il s’agira, pour la commission, d’apprécier si l’opération réduirait la concurrence ou entrerait en conflit avec l’intérêt public du marché commun.

  • BANQUE – AFG Holding prend le contrôle d’AccèsBanque Madagascar

    BANQUE – AFG Holding prend le contrôle d’AccèsBanque Madagascar

    Antananarivo, 30 septembre, 12h15 – AccèsBanque change d’actionnaires. Sa maison-mère Access Holding annonce le 18 septembre l’acquisition par le groupe ivoirien Atlantic Group d’une participation majoritaire dans Access Microfinance Holding AG. Selon un communiqué publié par Access Holding, cette opération concerne, entre autres, le rachat des activités de l’institution financière basée en Allemagne dans cinq pays africains dont le Liberia, Madagascar, le Nigeria, le Rwanda et la Zambie. Dans la Grande île , AFG Holding devrait ainsi prendre le contrôle de AccèsBanque Madagascar.

    “Cette acquisition représente une étape importante dans notre ambition de groupe bancaire panafricain intégré offrant des services de pointe entièrement numériques”, avance Léon Konan Koffi, Président du Conseil d’administration de AFG Holding, dans un communiqué publié par Access Holding à l’issue de l’opération. A en croire toujours Access Holding, “AFG Holding a pu obtenir tous les agréments bancaires et toutes les autorisations réglementaires pour cette opération de grande envergure auprès des banques centrales compétentes”.

    AFG Holding vient de s’installer récemment à Madagascar. La toute première agence de AFG Bank a été inaugurée en juin dernier à Ivandry. Avec cette prise de participation majoritaire, elle hérite ainsi d’un vaste réseau d’agences d’AccèsBanque sur la Grande île. “Avec cette acquisition d’un acteur clé de la microfinance en Afrique, AFG est désormais outillé pour contribuer pleinement à l’inclusion financière des populations de nos pays d’implantation, couvrant désormais tous les niveaux de financement”, poursuit encore le Président du conseil d’administration de AFG Holding.

  • 64 forages et des dizaines d’hectares de périmètres hydroagricoles mis en place à Madagascar par le programme Afafi

    64 forages et des dizaines d’hectares de périmètres hydroagricoles mis en place à Madagascar par le programme Afafi

    Antananarivo, 30 Septembre, 8h55 – Le projet Afafi ou Appui au financement de l’agriculture et aux filières inclusives est actuellement en fin d’exercice. Le bilan est conséquent pour ce projet mis en œuvre dans le Sud, dans le Centre et dans le Nord de Madagascar depuis quatre années afin d’appuyer durablement les filières agricoles rurales du pays, de promouvoir la sécurité alimentaire et la résilience des populations.

    Pour l’Afafi Sud mis en œuvre dans l’Androy, l’Anosy et l’Atsimo Atsinanana, le projet a notamment permis d’améliorer l’accès à l’eau potable et l’agriculture au bénéfice de la population . Le projet a, entre autres, construit 64 forages dont 31 en 2023 pour améliorer l’accès à l’eau potable aux populations des zones rurales dans ses zones d’intervention dans le Sud. Le projet a également mis en place 10 périmètres hydroagricoles, améliorant la gestion des ressources en eau pour l’agriculture. La construction d’un barrage a également permis une augmentation des capacités d’irrigation au bénéfice des populations locales.

    Côté agriculture, le projet a réhabilité de nombreux micro-périmètres agricoles dans diverses localités. Il a également mis en place huit magasins de stockage afin de permettre aux agriculteurs de conserver et de gérer leurs récoltes. La production de semence a également été boostée. Près de 250 tonnes de semences ont été produites pour encourager l’autosuffisance et la résilience des producteurs locaux. Grâce au projet, les revenus de 6 652 foyers ont pu être améliorés. Cela a eu un impact sur la réduction des pressions sur les ressources forestières.

    Côté infrastructure, Afafi Sud a aussi permis de réhabiliter 144 km de pistes rurales, ce qui a permis de faciliter l’accès des producteurs aux marchés et d’améliorer les conditions logistiques dans les zones rurales. Le programme a également permis la réhabilitation de l’usine de sucrerie de Mahatalaky, un des projets majeurs pour relancer cette industrie locale.

    Les impacts sont tout autant importants pour l’Afafi Nord mis en œuvre dans les régions de la Sava, de Diana et d’Analanjirofo. On peut citer la réhabilitation et l’extension des infrastructures agricoles à Sambava. Le projet a également permis d’autonomiser de nombreuses organisations paysannes dans les secteurs du riz, de la banane, de la pisciculture, et de la pêche continentale ou encore de réhabiliter des périmètres irrigués, dont le canal Andrangazaha.

    Les projets Afafi étaient un des engagements de l’Union Européenne à Madagascar. L’objectif était de mettre en place des infrastructures modernisées, des pratiques agricoles innovantes et des initiatives communautaires renforcées pour poser les bases d’un secteur agricole plus compétitif, résilient, et durable. Le programme a été financé par l’UE via le Fonds Européen de Développement (FED) à hauteur de 492 millions d’euros et a été mis en œuvre en coopération avec l’Etat malgache.

    Photo : BACE