Catégorie : Économie

  • VOYAGE – 23 795 touristes arrivés à Madagascar durant le mois d’août 2024

    VOYAGE – 23 795 touristes arrivés à Madagascar durant le mois d’août 2024

    Antananarivo, 24 Septembre, 6h15 – Le regain de forme du tourisme poursuit sa lancée. D’après les chiffres partagés par le ministère du Tourisme et de l’artisanat dans sa revue mensuelle, ce sont 23 795 touristes qui sont arrivés à Madagascar au mois d’août de cette année. Il s’agit d’un record pour ce mois depuis 2020 et la crise sanitaire.

    Bien que ce chiffre soit supérieur à ceux d’août 2023 et ses 23 288 touristes, il reste bien loin des statistiques d’avant crise. Au mois d’août 2019, Madagascar a accueilli 27 079 touristes.

    Ce regain de forme touristique est également confirmé par la hausse du trafic aérien à Madagascar notifié par l’Aviation civile de Madagascar (ACM). Les chiffres du mois de juillet diffusés par l’ACM ce lundi font état de 126 000 passagers transportés dans les airs durant le mois. Une hausse de 34% par rapport au mois précédent et une hausse de 3% par rapport au même mois l’année dernière est signalée.

  • TRANSPORT AERIEN – Les vols long-courriers d’Air France et d’Emirates à synchroniser avec les vols domestiques de Madagascar Airlines

    TRANSPORT AERIEN – Les vols long-courriers d’Air France et d’Emirates à synchroniser avec les vols domestiques de Madagascar Airlines

    Antananarivo, 23 Septembre, 17h05 – Pour des temps d’attente en correspondance à Antananarivo réduits. Air France s’est convenue de synchroniser ses vols long-courriers avec les vols domestiques de Madagascar Airlines. Une disposition prise par les deux compagnies, qui vise à réduire la durée totale du voyage des passagers en partance de la France vers des destinations domestiques de la Grande île où ils ont prévu de se rendre.

    Un accord de « commercialisation interline » qui cadre cette disposition avait d’ailleurs déjà été signé à Paris. Il permet à Air France et Madagascar Airlines de combiner sur un seul billet des vols assurés par les deux compagnies. Cet accord prévoit que les clients en correspondance pourront enregistrer leur bagage jusqu’à la destination finale, et n’auront ainsi pas besoin de le réenregistrer à Antananarivo.

    Cette synchronisation d’horaires de vols est également prévue par Madagascar Airlines avec la compagnie Emirates Airlines, si l’on s’en tient à la présentation du programme de vols de la compagnie malgache devant les opérateurs touristiques au mois d’août. Le Président Andry Rajoelina avait d’ailleurs avancé lors du vol inaugural d’Emirates que ses les vols d’Emirates seront connectés à Madagascar en moins d’une heure et demie vers les destinations comme Nosy Be, Toliara, Toamasina, Tolagnaro, Mahajanga et Sainte Marie ». Les voyageurs pourraient ainsi être épargnés des attentes qui peuvent durer jusqu’à deux jours avant de pouvoir se rendre aux provinces.

    Madagascar Airlines entend par ailleurs lancer des coopérations en codeshare avec Air France et Emirates Airlines. Madagascar Airlines et Air France indiquent par exemple travailler sur la mise en place d’un accord permettant à Madagascar Airlines d’apposer son code sur les vols Air France reliant Antananarivo et Paris-Charles de Gaulle. Selon les deux parties, « cet accord élargirait les options pour les passagers de Madagascar Airlines, avec des opportunités de correspondances vers des destinations au-delà du hub d’Air France à Paris-Charles de Gaulle ».

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  • COOPERATION – Nicolas Le Guen désigné nouveau directeur de l’Agence française de développement (AFD) à Madagascar

    COOPERATION – Nicolas Le Guen désigné nouveau directeur de l’Agence française de développement (AFD) à Madagascar

    Antananarivo, 23 Septembre, 14h45 – Une nouvelle tête pour diriger l’Agence française de développement (AFD) à Madagascar. Nicolas Le Guen a été désigné pour succéder à Yves Guicquéro en tant que directeur de cette agence au pays.

    Nicolas Le Guen a, selon ses explications, comme principale mission de poursuivre le soutien du groupe AFD aux pouvoirs publics, aux acteurs du secteur privé et à la société civile. Et ce, en faveur des besoins de la population de la Grande île. Il souligne d’ailleurs que les besoins en développement à Madagascar sont importants. C’est pourquoi ce nouveau directeur de l’AFD rassure sur son engagement à s’y atteler.

    Nicolas Le Guen avait rejoint l’AFD en 2014, pour en être le responsable d’équipe projet, notamment en Afrique de l’Ouest, en Turquie, ou encore en Asie du Sud-est. Avant de venir à Madagascar, il avait été chargé de gérer des crises et conflits dans des pays africains, pour le compte de la Commission européenne.

    La contribution de l’AFD pour Madagascar n’a par ailleurs cessé de croître au fil des années. Le total de ses engagements passait de 43 millions d’euros en 2019 à 124 millions d’euros l’année dernière. C’est soit près d’un triplement de fonds destinés pour la Grande île en cinq ans, d’après le bilan d’activité de l’AFD pour 2023.

  • ELECTRICITE – Les industriels insistent sur l’importance du respect du planning de délestage

    ELECTRICITE – Les industriels insistent sur l’importance du respect du planning de délestage

    Antananarivo, 23 Septembre, 6h15 – Le secteur privé subit. Les industriels ne peuvent que demander à ce que le planning de délestage programmé soit au moins respecté par la Jirama. Ceci permettrait aux entreprises de mieux planifier leurs horaires et activités, a exposé le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana au ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa, la semaine dernière.

    La situation est préoccupante pour les industriels. Le SIM se dit “ouvert au dialogue” afin de “trouver un juste milieu qui minimise les impacts pour toutes les parties”. Ce groupement demande alors une garantie de qualité de service, tant en termes de coupures qu’en puissance, de la part de la Jirama. Et ce, tout en rassurant que “les industriels ne s’opposent pas au redressement de la Jirama ni à la politique de l’État, mais qu’il est crucial que tous les acteurs s’engagent”, explique Tiana Rasamimanana.

    L’autre préoccupation majeure soulevée par le président du SIM concerne ’état des infrastructures routières, qui ne suit pas les améliorations enregistrées en matière de dédouanement. “Dédouaner rapidement n’a d’intérêt que si nous pouvons acheminer nos produits efficacement. Les retards entraînent des coûts supplémentaires, impactant finalement les consommateurs”, explique Tiana Rasamimanana.

    Selon les résultats de l’Enquête sur la conjoncture économique qu’avait menée la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) pour le second trimestre de 2024, le “délestage” se trouvait à la troisième place des principales contraintes au développement des activités des entreprises. Il se plaçait derrière l’incertitude de la conjoncture économique et l’incertitude du contexte socio-politique.

    La “fiscalité” et les “problèmes liés aux réseaux de transports” occupaient la quatrième et la cinquième place. D’autres facteurs, tels que les “activités informelles”, l’“insuffisance de la demande”, les “conditions de la concurrence” et la “concurrence des importations” avaient également été évoqués par plus de 20% des entreprises enquêtées par la BFM.

  • FORMATION PROFESSIONNELLE – Plus de 200 artisans de la province de Toamasina formés à la production de charbon écologique

    FORMATION PROFESSIONNELLE – Plus de 200 artisans de la province de Toamasina formés à la production de charbon écologique

    Antananarivo, 22 Septembre, 16h50 – Fin de formation pour 216 artisans membres de la Chambre des métiers et de l’artisanat d’Atsinanana. Après quatre semaines de formation à la production de charbon écologique, ils ont reçu leur certificat de formation vendredi. Si 150 d’entre eux ont été formés à la sélection des matières premières et à la production proprement dite de charbon écologique, une vingtaine de participants ont bénéficié de formation à la gestion du conditionnement et la logistique, une quarantaine d’autres ont été formés aux techniques de commercialisation. Cinq d’entre eux ont par ailleurs été certifiés avoir suivi une formation à la construction de machines de production de charbon écologique.

    La formation entre dans le cadre du projet “chaîne d’or écologique” initié par la Fédération des chambres de métiers et de l’artisanat de Madagascar, avec l’appui du Fonds malgache de formation professionnelle et Artisans sans frontières, sur financement de l’Agence française pour le développement. Son objectif est “d’accroître les expériences et le savoir-faire des artisans, pour qu’ils puissent créer, compléter et augmenter leurs revenus, créer leurs propres petites entreprises à l’issue de leur formation”.

    890 artisans venus de cinq régions du pays sont prévus participer aux formations organisées dans le cadre du projet “chaîne d’or écologique”. Dans la région d’Atsinanana, la formation a surtout porté sur la valorisation des chutes d’acacia à travers un processus de transformation et de recyclage. Pour les autres régions comme celle du Boeny, ce sont les déchets provenant des noix de coco qui seront transformés en charbon. Dans l’Itasy, la matière première est principalement la balle de paddy. Pour les régions de Vakinankaratra et d’Analamanga, il sera, entre autres, question de transformer en charbon écologique les chutes de tissus provenant des usines textiles.

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  • FINANCE – Un appui budgétaire de 67 millions de dollars de la part de la Banque africaine de développement pour Madagascar

    FINANCE – Un appui budgétaire de 67 millions de dollars de la part de la Banque africaine de développement pour Madagascar

    Antananarivo, 22 Septembre, 8h20 – C’est OK ! Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé vendredi un appui budgétaire de 50 millions de DTS, l’équivalent de 67 millions de dollars, en faveur de Madagascar. Il s’agit d’une première tranche des 100 millions de DTS attendus par l’Etat malgache de cette institution financière, dont la seconde moitié est prévue être attribuée l’année prochaine. La nouvelle avait été communiquée par le ministère de l’Economie et des finances (MEF), ce samedi.

    Ce décaissement est déjà inscrit parmi les opérations en capital de la dette publique prévues dans la loi des finances rectificatives (LFR) 2024. La ministre Rindra Rabarinirinarison avait expliqué vers la fin du mois d’août que l’acquisition de cette aide budgétaire avait été conditionnée par plusieurs actions préalables, incluant la présentation du plan de redressement de la Jirama.

    Par ailleurs, selon ce qui avait été convenu entre les autorités malgaches et des missionnaires de la BAD au mois de juin, cette aide budgétaire devrait servir à financer le développement de l’économie du pays. Ce, à travers notamment l’appui au secteur de l‘énergie, l’intégration des questions de genre et l’environnement.

    La LFR 2024 prévoit également le décaissement d’un appui budgétaire de la part de la Banque Mondiale. Le pays espère l’approbation par le Conseil d’administration de cette institution de Bretton Woods d’un deuxième crédit à hauteur de 100 millions pour une opération à l’appui des politiques de développement (DPO) à Madagascar.

    Cet appui de la Banque mondiale est censé soutenir les réformes pour libérer les moteurs d’une croissance inclusive et résiliente à Madagascar. Ces réformes visent à améliorer la transparence et la stabilité macro-budgétaire, la concurrence sur les marchés et la gouvernance d’entreprise dans les secteurs de l’énergie, des télécommunications et de l’exploitation minière.

    Par ailleurs, la LFR 2024 prévoit deux décaissements de 73,2 millions de DTS, dans le cadre du nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI). A cela s’ajouteront les soutiens financiers dans le cadre du programme au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) de 40,7 millions de DTS, qui sont conditionnés par des mesures à prendre sur l’environnement, selon ce document budgétaire.

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  • TELECOMMUNICATION – 996 milliards d’ariary de chiffres d’affaires pour le service de la téléphonie mobile en 2023

    TELECOMMUNICATION – 996 milliards d’ariary de chiffres d’affaires pour le service de la téléphonie mobile en 2023

    Antananarivo, 22 Septembre, 6h15 – Les affaires se portent bien pour les opérateurs de téléphonie mobile. L’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec) qualifie l’année 2023 comme étant une année fructueuse pour eux. L’Artec rapporte une hausse significative de 18% des revenus générés par le service de téléphonie mobile pour ces opérateurs, avec un chiffre d’affaires qui est passé de 844 milliards d’ariary en 2022 à 996 milliards d’ariary en 2023. En 2021, leur chiffre d’affaires s’élevait encore à 714 milliards d’ariary.

    Pour 2023, le service « voix » restait le premier service générateur de revenus pour ces opérateurs, représentant 74% de ces revenus et s’établissant à 742 milliards d’ariary. Une croissance de 22,8% avait été enregistrée par rapport aux recettes générées par ce service en 2022.

    Le service « Data mobile » occupe la seconde place, en représentant 17% de leur chiffre d’affaires. Les revenus générés par ce service sont passés de 125 milliards d’ariary à 172 milliards d’ariary entre ces deux années de référence.

    La vente des équipements et accessoires arrive à la troisième place, contribuant à 4% du chiffre d’affaires de ces opérateurs. Ce service avait aussi connu une hausse de 17% avec 39 milliards d’ariary de chiffre d’affaires en 2023 contre 33 milliards d’ariary en 2022.

     

    Le service « SMS » constitue pour sa part 3% des revenus totaux, et a connu une hausse prépondérante de 34% en une année. Le chiffre d’affaires généré par ce service pour les opérateurs de téléphonie mobile est passé de 20 milliards d’ariary à 27 milliards d’ariary entre les deux années de comparaison.

  • CONJONCTURE – Anticipation d’un taux d’inflation entre 6% et 9% pour ce mois de septembre pour deux tiers des banques territoriales

    CONJONCTURE – Anticipation d’un taux d’inflation entre 6% et 9% pour ce mois de septembre pour deux tiers des banques territoriales

    Antananarivo, 21 Septembre, 14h35 – 65,4% des banques territoriales à Madagascar anticipent un taux d’inflation compris entre 6 et 9% pour ce mois de septembre. C’est la proportion des banques qui se sont exprimées sur le sujet dans le cadre de l’Enquête auprès du secteur bancaire pour le second trimestre que la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) avait menée. Les 34,6% restants n’ont pas donné leurs avis par rapport à leurs prévisions du taux d’inflation qui avaient été demandées par l’autorité monétaire pour cette enquête.

    Une proportion de 82% des banques prévoyait déjà ce taux d’inflation compris entre 6% et 9% pour le mois de juin de cette année. Le taux d’inflation officiel à l’époque était de 7,2 %, indique la BFM.

    Pour ce qui est de la perspective à moyen termes, celles qui prévoient ce niveau d’inflation entre 6% et 9% en décembre ne représentent plus que 48,2%. Un pourcentage de 26,0 % des banques anticipe que le taux d’inflation en décembre 2024 sera compris entre 9,0 % (strictement supérieur) et 10,0 %. Les 25,9% restants n’ont pas donné de réponse.

    La BFM table pour sa part sur un glissement annuel d’inflation de fin de période de 8,0 % pour l’ensemble du panier de biens, et de 7,8% pour l’inflation sous-jacente. Ces projections prennent en compte les éventuels prochains ajustements des prix à la pompe du carburant. Elles sont par ailleurs conditionnées par l’évolution des taux de change et le surplus de hausse saisonnière des prix à la consommation habituellement observés pendant le mois de décembre dans les années antérieures.

  • NOTATION DES PAYS – La BAD entend contribuer à l’accès de Madagascar aux marchés financiers internationaux

    NOTATION DES PAYS – La BAD entend contribuer à l’accès de Madagascar aux marchés financiers internationaux

    Antananarivo, 21 Septembre, 8h40 – La Banque africaine de développement (BAD) devrait contribuer au soutien de la réforme sur la révision de la méthodologie de notation de crédit par les agences internationales de notation. L’idée est notamment de permettre à Madagascar d’accéder aux marchés financiers internationaux, et de disposer de ressources plus importantes pour financer sa transformation structurelle.

    Cette contribution de la BAD devrait se manifester par un appui dans le renforcement des méthodes d’évaluation du risque souverain. L’objectif est alors de réduire la part de subjectivité dans les notations de crédit ainsi que le risque perçu de l’investissement privé dans les pays africains, avance cette institution financière dans son rapport pays 2024 pour Madagascar.

    Le président de la BAD, Adesina Akinwumi, avait exposé le « caractère biaisé » des notations de crédit. C’est un obstacle qu’il faudrait surmonter à travers la poursuite des réformes de l’architecture financière mondiale pour combler le déficit croissant de capitaux, plaide-t-il dans son discours d’ouverture de l’Assemblée générale des actionnaires de l’Africa50, vendredi.

    Son avis est d’ailleurs partagé par le directeur général de l’Africa50, Alain Ebobissé. “Ce qui est clair, c’est que la perception du risque africain est plus négative que la réalité”, soulève-t-il. Il a pris l’exemple du taux de défaut sur le financement des infrastructures africaines qui est l’un des plus faibles mondialement. “Mais quand nous posons des questions à des investisseurs potentiels, ils pensent que les risques sont beaucoup plus élevés qu’ils ne le sont. Il y a ainsi une différence entre la perception du risque et la réalité”, déplore-t-il.

    Aussi, “ce que nous demandons aux agences de notation c’est de prendre en compte dans son ensemble à la fois les challenges et les opportunités”, poursuit Alain Ebobissé. Il estime néanmoins que les pays africains devraient également reconnaître que ces challenges doivent être résolus. “Je préfère ainsi ne pas m’attarder sur les agences de notation mais plutôt mettre en avant ce que nous pouvons faire et ce que nous contrôlons”, lance-t-il. Il parle notamment des réformes et de la mobilisation des propres ressources du continent. “Il faut aussi faire en sorte que nous travaillons suivant les standards internationaux. Le reste suivra”, explique-t-il.

    Madagascar avait obtenu sa première notation souveraine en avril 2022. A l’époque, Standard and Poor’s avait attribué la note B-/B pour le pays, avec une perspective positive. Il s’agissait pour le ministère de l’Economie et des finances (MEF) d’une étape franchie pour accéder aux marchés des capitaux internationaux. “Cette notation constitue une incitation pour les investisseurs à financer le développement de Madagascar”, avait alors soutenu le ministère.

    Pour le département en charge des finances, l’augmentation du recours aux financements non concessionnels, dits prêts commerciaux, de la part des banques commerciales, s’avère inévitable, vu le déséquilibre entre la disponibilité des financements concessionnels et l’importance des investissements nécessaires au développement de Madagascar. Le MEF avait également souligné qu’afin d’obtenir des conditions financières plus favorables, des mécanismes de garanties offerts par les bailleurs de fonds traditionnels ou les agences d’assurance peuvent être exploités, pour accompagner la levée de financement au niveau international.

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  • Les entreprises qui assureront les travaux de construction pour Volobe prévues être connues avant le second semestre de 2025

    Les entreprises qui assureront les travaux de construction pour Volobe prévues être connues avant le second semestre de 2025

    Antananarivo, 20 Septembre, 9h45 – Un processus qui est en cours. La Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) annonce le lancement dans les semaines à venir d’un appel d’offres international visant à sélectionner les entreprises qui vont réaliser les travaux de construction pour le projet Volobe Amont. “C’est un processus qui va être long”, estime le directeur général de la CGHV, Rémy Huber. Il rassure toutefois que ces entreprises devraient être “connues et sélectionnées entre mai et juin de 2025”. Une information soulevée en marge de l’Assemblée générale des actionnaires de l’Africa 50, jeudi.

    C’est à partir des offres proposées par les entreprises que les coûts des travaux seront définis. “Nous connaîtrons les travaux à entreprendre en ce moment-là et ce sera leurs coûts de marché qui seront pris en compte”, explique Rémy Huber.

    Ce ne sera toutefois qu’après la clôture financière du projet que cette phase de construction pourra être lancée. La CGHV prévoit de franchir cette étape en 2025. Elle a signé un accord de financement avec l’Agence des Etats-Unis pout le financement du développement international (DFC) sur un appui technique qui contribuera à accélérer cette clôture financière du projet d’aménagement hydroélectrique de Volobe.

    Sous le leadership de Africa 50, un des actionnaires du projet Volobe, DFC a accordé un financement, à hauteur d’environ 2 millions de dollars. Ce financement sera utilisé pour apporter tous les appuis techniques nécessaires à la clôture financière. “Cette étape du projet nécessite des études spécifiques qui sont demandées par les prêteurs. Ce financement obtenu du DFC sera alors décaissé au fur et à mesure des dépenses que nous aurons”, indique le directeur général de la CGHV.

    La CGHV va par ailleurs poursuivre l’ensemble des travaux liés à l’acquisition des terrains pour le compte de l’Etat qui vont rentrer dans la concession hydroélectrique. Ce consortium travaillera également sur la déclinaison de ses obligations dans le cadre de son Plan de gestion environnemental (PGE) et de son permis environnemental, à travers un plan d’action de relocalisation, un plan d’action sur la biodiversité terrestre et aquatique et un plan de pré-mobilisation pour préparer les personnes impactées par le projet aux grands travaux.