Catégorie : Économie

  • SECTEUR BANCAIRE – Une légère baisse des crédits pour les industries extractives et les zones franches industrielles prévue pour le troisième trimestre

    SECTEUR BANCAIRE – Une légère baisse des crédits pour les industries extractives et les zones franches industrielles prévue pour le troisième trimestre

    Antananarivo, 20 Septembre, 9h05 – Au moins quatre secteurs devraient voir leur part de crédits légèrement se contracter au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent. Il s’agit des industries extractives, des bâtiments et travaux publics (BTP), des Zones franches industrielles (ZFI) et des transports. C’est ce qui ressort de l’Enquête auprès du secteur bancaire pour le second trimestre de 2024 que la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) avait entreprise.

    Les industries extractives qui ne bénéficiaient déjà que du 1,6% du total des crédits octroyés par les banques au second trimestre devraient encore voir leur part diminuer à 1,5% au troisième trimestre, selon les prévisions de la BFM qui s’est basée sur les opinions des banques territoriales. Cette tendance pourrait être liée à la baisse de la demande et des prix des minéraux au niveau mondial, d’après la BFM.

    Le secteur des BTP devrait également voir les crédits qui lui sont octroyés, en bénéficiant de 10,8% du total des crédits bancaires au troisième trimestre contre 10,9% au semestre précédent. Entre les deux périodes, les crédits dont devraient bénéficier les ZFI baisseraient de 9,4% à 7,7%. De même pour les transports qui passeraient de 12,5% à 12,3%.

    Le secteur du commerce, qui représente 29,2% des crédits, devrait par contre bénéficier de la plus grande part des crédits à allouer durant le troisième trimestre. “D’ailleurs, ce secteur a toujours été priorisé par les banques en raison de son faible risque”, soutient la BFM dans son rapport.

  • ENERGIE – Le président de la BAD juge « excessif » le niveau des subventions affectées annuellement pour la Jirama

    ENERGIE – Le président de la BAD juge « excessif » le niveau des subventions affectées annuellement pour la Jirama

    Antananarivo, 19 Septembre, 16h55 – “Je suis choqué d’apprendre le niveau de la subvention affectée par l’Etat pour la Jirama”, réagit Akinwumi Adesina par rapport au transfert annuel qui tourne autour de 250 millions de dollars. Le président de la Banque africaine de développement (BAD) juge cet appui financier “excessif”. Il a soulevé cette question dans son discours lors de l’ouverture de l’Assemblée générale des actionnaires de l’Africa 50.

    Le président de la République, Andry Rajoelina, lui-même, admet que “la situation énergétique à Madagascar est insoutenable”. Le chef de l’Etat explique cette situation par le fait que la production d’énergie de la Grande île repose principalement encore sur des centrales thermiques. “Cette dépendance au thermique a un coût économique énorme pour notre pays”, soutient-il.

    Andry Rajoelina détaille que le coût réel du kilowattheure produit est de 1 200 ariary, l’équivalent de 25 cents de dollar. Alors que le prix de vente au public est de 10 cents de dollar. “Cela signifie donc que l’Etat doit combler les 15 cents de dollar. Et cette différence comblée par l’Etat représente un déficit annuel de 250 millions de dollars”, expose-t-il.

    Le président de la République explique alors que le fardeau financier pour Madagascar risque de s’accroître chaque jour avec une telle situation. Aussi, il soutient que “nous ne pouvons plus nous permettre de perdre du temps”. Et que “il est impératif d’optimiser les investissements vers une transition énergétique dans les projets hydroélectriques, dont les études ont déjà été menées”, avance-t-il.

    Miser sur les énergies renouvelables, dont sur l’hydroélectricité, permettra d’éliminer progressivement les subventions coûteuses de l’État pour la Jirama, plaide Akinwumi Adesina. La BAD est d’ailleurs un partenaire clé de Madagascar dans ce domaine, qui a mobilisé plus de 431 millions de dollars pour améliorer l’accès à une énergie moderne, durable et abordable, rapporte-t-il.

    Pour le président de la BAD, le projet hydroélectrique de Sahofika devrait être l’actif de production de base verte de référence dans le bouquet énergétique du pays. Celui-ci permettra, selon lui, de ramener la part de la production thermique à moins de 10 %, réduisant ainsi le coût de production du pays de plus de 30 %.

    Il souligne également le projet hydroélectrique de Volobe, qui permettra de créer 1 000 emplois directs pendant la phase de construction. Une fois achevé, cette centrale augmentera la capacité de production d’électricité du pays de 20 %, fournissant une énergie fiable et abordable à plus de deux millions de citoyens malgaches et permettra à la Jirama d’économiser 100 millions d’euros par an, rappelle-t-il.

  • ENERGIE – USDFC offre un don de 2 million de dollars au projet Volobe, l’Union européenne s’engage aussi à soutenir la réalisation du projet

    ENERGIE – USDFC offre un don de 2 million de dollars au projet Volobe, l’Union européenne s’engage aussi à soutenir la réalisation du projet

    Antananarivo, 19 Septembre, 16h20 – Deux nouveaux soutiens pour le projet de construction du barrage hydroélectrique de Volobe. Alors que le bouclage financier de ce projet d’envergure n’est toujours pas achevé, la construction du barrage vient une nouvelle fois d’acquérir deux appuis de poids.

    Le premier soutien vient de l’Agence de financement des Etats-Unis pour le développement international (USDFC), une institution d’investissement américaine, qui va apporter un don de 2 millions de dollars au projet. La signature a été effectuée ce mardi au Centre de conférence international d’Ivato entre Remy Huber, directeur général de la Compagnie Générale d’Hydroélectricité de Volobe (CGHV), promoteur du projet, et Christopher Walker, vice président adjoint pour la politique de développement de la DFC durant la cérémonie d’ouverture de l’Assemblée générale de l’Africa50.

    “Nous sommes engagés à participer au développement de Madagascar et ce projet d’aujourd’hui est un pas en ce sens. Nous espérons que ce don aide au développement de ce projet d’hydro-énergie en finançant l’étude de faisabilité”, explique le responsable de l’USDFC.

    L’autre soutien de poids au projet est l’Union Européenne. Ce jeudi, Roland Kobia, le nouvel ambassadeur de l’Union européenne a signé avec Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, une lettre d’intention de l’engagement de l’Union européenne dans le financement du projet de Volobe. Pour l’instant le montant de cette contribution n’est pas encore connu. D’après Roland Kobia, l’Union européenne va encore “discuter avec les partenaires pour faire les étapes nécessaires” afin de voir comment l’Union européenne va apporter son aide au projet.

    Ces nouveaux appuis devraient pouvoir apporter une avancée conséquente dans le projet de construction de la centrale hydroélectrique de Volobe qui va apporter 120 MW d’électricité supplémentaire sur le réseau électrique malgache. Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison laisse pourtant entendre que les travaux devront encore attendre avant de commencer. “Le closing financier ou le regroupement de tous les investisseurs qui souhaitent investir dans le projet prévu en septembre 2024 va être repoussé en 2025”, indique la ministre. Elle explique ce report par l’intérêt de nombreux autres investisseurs sont aussi intéressés à rejoindre le projet, explique la ministre.

  • TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines et Air France signent à Paris un accord de commercialisation « interline »

    TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines et Air France signent à Paris un accord de commercialisation « interline »

     

    Dans le cadre de l’accord commercial signé ce jeudi à Paris en marge du Top Resa, les clients en provenance de Paris via Air France et qui souhaitent rejoindre les principales destinations domestiques de Madagascar Airlines à partir d’Antananarivo devraient pouvoir enregistrer leur bagage jusqu’à la destination finale, et n’auront ainsi pas besoin de le réenregistrer à Antananarivo.
    L’accord qui entre en vigueur à partir du 1er octobre prévoit que les vols assurés par les deux compagnies soient combinés sur un seul billet. Des études sont également en cours pour que Madagascar Airlines puisse apposer son code sur les vols Air France reliant Antananarivo et Paris-Charles de Gaulle.
  • FILIERE AURIFERE – La raffinerie d’or de Madagascar à construire à Ivato

    FILIERE AURIFERE – La raffinerie d’or de Madagascar à construire à Ivato

    Antananarivo, 19 Septembre, 8h55 – C’est à Ivato que sera implantée la raffinerie aurifère de Madagascar. Une partie du terrain appartenant au ministère des Forces armées sur place sera affectée à ce projet présidentiel. Le Conseil des ministres de mercredi avait approuvé le transfert de propriété de ce terrain à la Présidence de la République.

    Le Président Andry Rajoelina avait indiqué dans son discours en marge de la 13ème édition du congrès de la Réunion annuelle de l’investissement (AIM) à Abu Dhabi que l’ouverture de la première raffinerie aurifère de Madagascar sera entreprise en collaboration avec les Emirats Arabes Unis. Et celle-ci devra être opérationnelle à partir de l’année 2025, d’après ce qui est avancé dans la Politique générale de l’Etat (PGE).

    La Centrale de l’or de Madagascar (COM) sera par ailleurs chargée de la mise en place de la raffinerie nationale d’or, dont elle assurera l’établissement “avec des acteurs de renom mondial, bénéficiant d’une expertise reconnue dans ce domaine”. Après sa mise en place effective, l’or destiné à l’exportation, à l’exclusion des ouvrages d’or et des bijoux, doit passer par cette raffinerie pour y être affiné, officiellement poinçonné et marqué d’un numéro de série. L’or issu de ce processus d’affinage est présenté soit sous forme de pièces d’or, soit sous forme de lingots, d’après le Régime de l’or.

  • DISTRIBUTION – Le magasin Sanifer de Morarano rouvre ses portes après des travaux de rénovation

    DISTRIBUTION – Le magasin Sanifer de Morarano rouvre ses portes après des travaux de rénovation

    Antananarivo, 18 Septembre, 14h55 – Les clients sont de nouveau les bienvenus. Le magasin Sanifer de Morarano Alarobia a officiellement rouvert ses portes à sa clientèle après une période de rénovation. Des rénovations menées dans le cadre du partenariat de Sanifer avec le groupe Adeo via son enseigne Weldom.

    Les travaux entrepris ont pour objectif d’offrir une meilleure expérience au client, selon les responsables de l’enseigne. Tout a été pensé pour simplifier et enrichir l’expérience d’achat des clients. “C’est le mariage de Weldom qui est dans la grande distribution et Sanifer qui est professionnel”, explique Pierre Yves, directeur d’exploitation Sanifer durant la cérémonie de réouverture mardi. “On a cherché le meilleur des deux mondes pour pouvoir marier les deux, c’est un concept dans un concept”, ajoute-t-il.

    Dans ses magasins rénovés, Sanifer souhaite également mettre en avant sa nouvelle stratégie qui est de répondre aux besoins spécifiques du marché malgache en offrant des produits adaptés au pouvoir d’achat des malgaches. L’enseigne propose dans ses rayons des produits de toutes les gammes pour tout type de clients.

    Sanifer prévoit une célébration de la réouverture de son magasin avec ses clients le 27 septembre prochain. La date marquera également le début de diverses animations et de promotions au niveau du magasin toujours dans le cadre de cette réouverture.

  • ENERGIE – Africa 50 rapporte un vif intérêt des institutions financières pour le financement du projet Volobe

    ENERGIE – Africa 50 rapporte un vif intérêt des institutions financières pour le financement du projet Volobe

    Antananarivo, 18 Septembre, 11h20 – Le projet Volobe Amont se présente comme un bon investissement pour les institutions financières. Elles sont déjà plusieurs à manifester leurs intérêts à le financer le projet, confie le directeur général d’Africa50, Alain Ebobissé. C’était en marge d’une conférence de presse sur l’Assemblée générale des actionnaires de ce groupe d’investissement panafricain mardi.

    Cet intérêt croissant pour le financement de ce projet hydroélectrique est constaté depuis que celui-ci avait été jugé « dérisqué » par les institutions financières, explique Alain Ebobissé. Il soutient que “une fois le projet dérisqué, notamment au niveau des études et des négociations avec le gouvernement, l’intérêt croît. Et à un moment donné, il croît tellement qu’il n’y a plus de place pour tout le monde”. Selon lui, “nous sommes aujourd’hui à une phase où l’intérêt pour Volobe augmente significativement”.

    La direction générale de la CGHV avait déjà indiqué au mois de février de cette année qu’une dizaine de banques de développement étaient déjà intéressées à financer ce projet. Ce promoteur du projet Volobe avait alors mandaté la Société financière internationale (SFI) du groupe de la Banque mondiale pour l’appuyer dans cette quête de financement. Un tour de table des bailleurs, en vue de sélectionner les banques qui offrent les meilleures conditions et de négocier les contrats avec ces institutions financières avait été annoncé à l’époque.

    Selon ce qui était avancé au mois de février, le coût total de développement, de construction et de financement du projet hydroélectrique de Volobe s’élève autour de 550 millions d’euros. 25% de ce besoin seront financés par son promoteur si les 75%, soit environ 400 millions d’euros, devront être fournis par les banques de développement, d’après ce qui avait été exposé.

    Actuellement, les actionnaires de la CGHV sont le groupe panafricain Axian et Africa 50. L’Etat est également prévu entrer dans le capital de ce consortium, avec une prise de participation à hauteur de 20% au moment de la clôture financière de ce projet hydroélectrique.

    Concernant le retard qu’accuse la réalisation de ce projet, Alain Ebobissé estime que “il est tout à fait normal, dans un projet mené en Partenariat public-privé (PPP) que le gouvernement et ses promoteurs discutent de manière âpre sur ses termes et ses conditions”. Il soutient alors que “il faut trouver un équilibre, dans une négociation constructive et parfois difficile. C’est comme ça que nous assurons la soutenabilité des projets sur le long terme”, a-t-il lancé.

    Alain Ebobissé insiste toutefois qu’étant donné que le projet arrive déjà à maturité et que plusieurs institutions sont prêtes à l’accompagner, “nous devons capter et accélérer le dynamisme positif déjà constaté”. Aussi, “nous allons pousser tout le monde à aller plus vite”, a-t-il avancé. Car selon lui “chaque retard dans la mise en œuvre de projet réduit l’opportunité de baisser le prix de l’électricité qui est attendu par la population”.

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  • PROCEDURES DOUANIERES – Une formation sur l’utilisation des modules d’exonération sous Sydonia World dispensée aux transitaires

    PROCEDURES DOUANIERES – Une formation sur l’utilisation des modules d’exonération sous Sydonia World dispensée aux transitaires

    Antanananarivo, 18 Septembre, 9h30 – La direction générale des douanes (DGD) programme des formations sur les nouveaux modules d’exonération sous Sydonia World. Ces formations sont dispensées aux transitaires afin de les familiariser à cet outil numérique qui, d’après la DGD, est conçu pour simplifier les processus d’octroi des exonérations douanières.

    Les transitaires qui suivront ces séances de formations à partir du 20 septembre se pencheront sur les aspects techniques et pratiques de l’utilisation de ces modules qui servent à faciliter la soumission des demandes de franchises. Ils auront également droit à des explications détaillées sur les fonctionnalités de la plateforme, les procédures à suivre pour soumettre une demande d’exonération et les critères d’éligibilité.

    Pour l’administration douanière, cette initiative entre dans le cadre de son engagement à faciliter les échanges commerciaux et à améliorer la transparence des procédures douanières. La DGD se dit alors convaincue qu’“elle contribuera à renforcer la confiance entre l’administration douanière et les opérateurs économiques, et à favoriser un environnement des affaires plus favorable”.

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  • FILIERE AURIFERE – La Centrale de l’or prendra le relais de l’Anor avec une mission plus élargie

    FILIERE AURIFERE – La Centrale de l’or prendra le relais de l’Anor avec une mission plus élargie

    Antananarivo, 18 Septembre, 7h25 – Une nouvelle entité en charge de l’or. Le ministère des Mines travaille à la mise en place de la Centrale de l’or de Madagascar (COM). C’est cet établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) qui prendra le relais de l’Agence nationale de la filière or (Anor), avec une mission plus élargie, si l’on en croit les explications du ministre Herindrainy Rakotomalala, lundi.

    Le programme de mise en œuvre de la Politique générale de l’Etat (PGE) présenté par le Premier ministre au mois d’août prévoit l’opérationnalisation de la Centrale de l’or avant la fin de cette année. “Nous y travaillons”, soutient Herindrainy Rakotomalala, en avançant que le décret pour la création et les statuts de la COM devra être adopté prochainement.

    La COM, une fois en place, aura comme tâche la formalisation des activités aurifères, incluant des campagnes de sensibilisation et de communication sur les meilleures pratiques et les réglementations en vigueur, l’encadrement et le développement d’outils pratiques pour la formalisation. La COM aura également à gérer les autorisations et agréments, dont les « kara-bolamena », les cartes de collecteurs ainsi que les agréments des comptoirs de l’or.

    Le suivi administratif figure aussi parmi les activités de la COM. De même pour la gestion et la valorisation des données, le contrôle de qualité et l’authentification de l’or avant exportation, l’amélioration de la réglementation et la mise en œuvre des bonnes pratiques pour la filière.

    La COM est également chargée de la mise en place de la Raffinerie nationale d’or, dont elle assurera l’établissement en partenariat avec des acteurs de renom mondial bénéficiant d’une expertise reconnue dans ce domaine. Cette raffinerie est quant à elle prévue être opérationnelle en 2025.

    Selon le Guide officiel des mines qui vient d’être publié, l’efficacité de la COM repose sur une structure organisationnelle qui favorise la coordination et la collaboration entre ses différentes composantes. Son bureau central sera basé à Antananarivo. Mais elle disposera également de trois antennes locales à Mananjary, à Ambilobe et à Maevatanana qui assureront une présence locale et un appui direct aux acteurs de la filière aurifère dans ces zones géographiques.

     

  • ENERGIE – Signature du financement de la construction du barrage de Volobe par Africa 50 ce jeudi

    ENERGIE – Signature du financement de la construction du barrage de Volobe par Africa 50 ce jeudi

    Antananarivo, 17 Septembre, 17h15 – La participation d’Africa 50 dans la construction du barrage hydroélectrique de Volobe va être officialisée. La signature officielle du financement sera effectuée ce jeudi en marge de l’Assemblée générale de la plateforme d’investissement qui se tiendra au centre de conférence internationale d’Ivato. “On signera aussi à cette occasion, l’autorisation pour Africa 50 à aller chercher des investisseurs qui pourraient être intéressés par ce projet”, explique Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances lors d’une conférence de presse à Antaninarenina ce mardi.

    Africa 50 finance déjà actuellement le développement du projet Volobe à en croire Alain Ebobissé, directeur général de la plateforme panafricaine. “On est prêt à finaliser le développement du projet et à mettre un montant encore plus important pour financer la construction”, explique-t-il à la presse ce mardi. Pour l’instant, la somme finale qui sera investie par Africa 50 dans le projet n’a pas encore été révélée mais la plateforme deviendra actionnaire du projet, poursuit son dirigeant.

    Toujours selon Alain Ebobissé, le projet Volobe est le type de projet qui répond aux critères d’éligibilité d’Africa 50. “On est convaincu que c’est un projet qui va réduire le coût d’électricité à Madagascar donc c’est un élément de important de bancabilité”, explique-t-il. “C’est également un projet qui peut fédérer de nombreux partenaires notamment les institutions financières internationales qui vont apporter des soutiens financiers longs”, ajoute-t-il. D’autres partenaires qui vont participer au projet seront par ailleurs également présentés ce jeudi.

    L’Africa50 est un groupe d’investissement panafricain créé par 32 pays africains sous l’impulsion de la Banque africaine de développement (BAD). Son objectif est de développer et d’investir dans des projets d’infrastructures à fort impact en termes de développement en Afrique via la mobilisation de fonds publics et privés.

    Outre la participation d’Africa 50 au projet Volobe, d’autres signatures sont attendues lors de l’assemblée générale de la plateforme qui se tiendra à Madagascar ce jeudi dans la matinée. Parmi celles-ci figure la signature qui marquera l’engagement des investisseurs à investir à Madagascar ou encore des signatures de don selon le programme annoncé ce mardi. L’après-midi sera quant à elle réservée à une réunion à huis clos des investisseurs de la plateforme.

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