Catégorie : Économie

  • CÉRÉALES – La FAO avance un besoin d’importation de 430 000 tonnes de riz pour la campagne de commercialisation 2024-2025

    CÉRÉALES – La FAO avance un besoin d’importation de 430 000 tonnes de riz pour la campagne de commercialisation 2024-2025

    Antananarivo, 12 Septembre, 10h05 – Un gap à combler. Madagascar a besoin d’importer 430 000 tonnes de riz, si on se réfère aux bilans de l’offre et de la demande de céréales pour la campagne de commercialisation 2024-2025. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui a sorti cette publication s’est basée sur la situation de juin 2024. La FAO avance une disponibilité intérieure en riz, qu’elle estime à 3,410 millions de tonnes pour Madagascar. C’est le cumul d’une production nationale qui devrait s’établir à 3,330 millions de tonnes et d’une prévision de déstockage de 80 000 tonnes.

    Pour ce qui est de la demande, elle devrait se situer à 3,840 millions de tonnes. La grande partie, 3,275 millions de tonnes, servira pour l’alimentation. La FAO indique que la consommation est de 105 kilos par habitant pour la Grande île. 565 000 de tonnes de riz sont par ailleurs destinés à d’autres utilisations.

    En 2023, 484 500 tonnes de riz importés avaient été mis à la consommation d’après la direction générale des Douanes (DGD). Le pays avait dépensé 876,6 milliards d’ariary pour ces opérations. La production rizicole de Madagascar qui s’établissait à 5,320 millions de tonnes l’année dernière devra pour sa part augmenter à 5,880 millions de tonnes cette année. Ce volume correspond à une hausse de 10,6% entre les deux périodes, d’après les données du ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae), rapportées dans le Document de performance annexé à la loi des finances rectificatives (LFR) 2024.

    La FAO avance par ailleurs un besoin d’importation de 261 000 tonnes de blé pour la Grande île, étant donné que pour une utilisation de 262 000 tonnes, Madagascar n’en produit que 1 000 tonnes. Le pays devrait également importer 711 000 tonnes de céréales secondaires. Selon toujours les chiffres de la FAO, le besoin national de ces céréales est estimé à 4,388 millions de tonnes alors que la disponibilité intérieure est de 3,677 millions de tonnes.

     

  • RESERVE NATIONALE D’OR – La Banky foiben’i Madagasikara en quête de fournisseurs de doré

    RESERVE NATIONALE D’OR – La Banky foiben’i Madagasikara en quête de fournisseurs de doré

    Antananarivo, 10 Septembre, 8h30 – Banky foiben’i Madagasikara (BFM) cherche fournisseurs de doré. Elle vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt (AMI) visant à solliciter des opérateurs aurifères qui voudront lui vendre tout ou une partie de l’or qu’ils ont collecté ou extrait. La BFM entend « nouer des partenariats ciblés, avec des entités formelles, professionnelles dans la commercialisation d’or éthiques ». Et ce, dans une perspective de l’approvisionner en or collectés localement suivant une chaine d’approvisionnement responsable, explique-t-elle dans son appel à manifestation d’interêt.

    Ce projet de partenariat entre dans le cadre de la poursuite de l’initiative pour le renforcement et la diversification des réserves officielles de change, dans lesquelles la Banque centrale avait incorporé l’or monétaire dans ses avoirs.

    La BFM entend traiter avec des titulaires d’agrément de comptoir de l’or, des titulaires de Permis d’exploitation (PE) et Permis réservé aux exploitants artisanaux (PREA), des collecteurs professionnels et des groupements d’orpailleurs légalement constitués.

    Une telle disposition signifie un pas vers la relance du programme d’achat local de doré, suspendu en raison des procédures inhérentes à la constitution de l’or monétaire. Pour parvenir à cette relance, la BFM était amenée à réactualiser sa stratégie de gestion des réserves en matière de change et à élaborer une stratégie opérationnelle pour les achats d’or avant toute reprise des achats de doré, mais également à réviser son protocole d’accord avec le ministère des Mines.

    Aussi, dans le cadre des négociations pour le nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), les autorités malgaches se sont engagées vis-à-vis du Fonds monétaire international (FMI) à respecter les termes de ces documents, notamment en ce qui concerne la fixation du prix d’achat de doré ou d’or non-affiné, ainsi qu’à minimiser la durée de détention de doré au bilan de BFM afin de réduire les risques financiers. Elles se sont également engagées à limiter la part de l’or monétaire dans le total de nos réserves à 8%, avec un horizon d’investissement fixé à 10 ans.

    L’accord révisé entre la BFM et le ministère des Mines sur la constitution de la réserve d’or nationale avait déjà été signé au mois d’août de 2023, avec une ambition d’acquisition d’une tonne par mois, selon ce qui avait été avancé à l’époque. La reprise de cette opération était toutefois soumise à plusieurs conditions. L’or livré à la Banque centrale, au-delà de sa pureté supérieure, devra se distinguer par son respect des conditions de travail, des droits de l’homme et de l’environnement. La BFM ne pourra par ailleurs pas acheter de l’or qu’auprès d’opérateurs locaux qui remplissent leurs obligations administratives, fiscales et parafiscales entre autres.

    Ils étaient 11 opérateurs extractifs à avoir vendus de l’or à la BFM dans le cadre du précédent programme d’achat local. L’or « doré » acquis depuis 2020 auprès d’opérateurs locaux sélectionnés avait été transformé en lingots d’or monétaire par l’affineur turc Istambul Gold Refinery (IGR). Une tonne de dorés avait alors été acheminée en Turquie en mai 2023 et rapatriée le 15 juin 2023 sous forme de lingots d’or d’une pureté de plus de 995‰, pesant chacun près de 12,0 kilos, et estampillés du label LBMA.

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  • HYDROCARBURES – Le plafonnement à 200 ariary de l’ajustement des prix des carburants susceptible de redéfinition selon l’évolution de la conjoncture, selon le décret sur le mécanisme d’ajustement automatique des prix

    HYDROCARBURES – Le plafonnement à 200 ariary de l’ajustement des prix des carburants susceptible de redéfinition selon l’évolution de la conjoncture, selon le décret sur le mécanisme d’ajustement automatique des prix

    Antananarivo, 9 Septembre, 11h14 – L’Etat se donne une marge. Il prévoit la possibilité de réviser en fonction de la conjoncture les limites supérieure et inférieure des ajustements à porter mensuellement sur les prix des carburants. Prévue à -200 ariary en cas de baisse et à +200 ariary en cas de hausse, “la valeur de cette fourchette de bande de prix peut être redéfinie par l’Administration selon l’évolution de la conjoncture”, peut-on lire dans le décret portant application du mécanisme d’ajustement automatique des prix maxima affichés à la pompe pour le second semestre de cette année. Le texte ne précise pas si la redéfinition peut se faire à la hausse ou à la baisse.
    ⭕Adopté en mai 2024 en vue des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), le décret qui prévoit la mise en place du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants avec le plafond à 200 ariary devait être appliqué dès le deuxième semestre de cette année. Mais l’Etat a décidé de ne pas tout de suite l’appliquer. “J’ai demandé au FMI de reporter l’entrée en vigueur du mécanisme jusqu’à ce que toutes les mesures d’accompagnement soient mises en place”, avait déclaré le président de la République lors du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement en août. En juillet, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures Olivier Jean-Baptiste a également indiqué qu’en attendant, l’Etat continuera à administrer les prix.
    ⭕Selon le décret sorti par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH), c’est l’Etat qui fixe le prix affiché à la pompe de chaque produit pétrolier, à savoir le Super Sans plomb (SP95), le Pétrole lampant (PL) et le Gasoil (GO) hors soutes, pour “démarrer l’ajustement”. Et que “la suite se poursuivra suivant le mécanisme d’ajustement automatique de prix”.
    ⭕Le rapport sur la FEC souligne par ailleurs que la subvention résultant de l’écart initial entre les prix à la pompe et les prix de référence et de l’ajustement différé serait payée aux distributeurs de pétrole dans un délai d’un mois suivant la fin de chaque trimestre. Il est expliqué dans ce document que le paiement ponctuel de la subvention est essentiel “pour ne pas mettre à mal la trésorerie des distributeurs pétroliers et pour éviter l’accumulation de passifs croisés observée par le passé”.
  • MINES – Energy Fuels mise  sur le projet Base Toliara pour être un leader mondial de la production d’éléments de terres rares

    MINES – Energy Fuels mise sur le projet Base Toliara pour être un leader mondial de la production d’éléments de terres rares

    Antananarivo, 8 Septembre, 10h57 – Une ambition prononcée. Energy Fuels ne se contente pas de maintenir sa position de producteur minier d’uranium de premier plan aux Etats-Unis. Cette entreprise américaine spécialisée dans les minéraux critiques compte également devenir un leader mondial de la production d’éléments de terres rares (ETR), de titane et de zirconium. Energy Fuel mise pour cela sur l’acquisition de Base Resources et de son projet de sable minéral à Toliara, le projet de sable minéral de Bahia au Brésil et la coentreprise récemment annoncée par la société avec Astron Corporation pour développer le projet de sable minéral de Donald en Australie.
    ⭕Energy Fuels explique, dans un communiqué publié jeudi, que ces trois projets de sable minéral lourd produiront principalement des minéraux de titane et de zirconium, notamment de l’ilménite, du rutile et du zircon, une fois développés. Sous réserve de l’obtention d’autres autorisations et du développement, ils devraient également produire un sous-produit de sable monazite de grande valeur. Ce sous-produit sera, d’après Energy Fuels, l’une des meilleures sources de terres rares « magnétiques » utilisées dans les véhicules électriques, les véhicules hybrides rechargeables, l’énergie éolienne à entraînement direct et d’autres technologies.
    ⭕C’est son projet qui va être mené à Toliara qui devrait être la pierre angulaire de l’approvisionnement en monazite d’Energy Fuels. Celui-ci lui assurera un approvisionnement à long terme et à grande échelle de monazite à son usine White Mesa dans l’Utah pour la transformation en oxydes d’ETR et autres matériaux avancés d’ETR, ainsi que pour la récupération de l’uranium contenu dans la monazite. « Comme la monazite devrait être un sous-produit à très faible coût de la production primaire d’ilménite et de zircon de Toliara, la production d’oxydes d’ETR à l’usine devrait être peu coûteuse et compétitive à l’échelle mondiale », avance cette entreprise américaine.
    ⭕Energy Fuels souligne toutefois que ce projet à Toliara est encore soumis à la négociation de conditions fiscales avec le gouvernement malgache ainsi qu’à l’obtention de certaines approbations et actions du gouvernement malgache. Ce qui conditionnerait la levée de la suspension actuelle de ses activités ainsi que son développement.
    ⭕La compagnie Energy Fuels annonce par ailleurs avoir franchi une étape importante en vue de son acquisition prévue de Base Resources. Elle fait part de l’approbation de cette acquisition par les actionnaires de la compagnie australienne lors d’une assemblée extraordinaire tenue le 5 septembre 2024. Elle ajoute également que toutes les approbations réglementaires requises pour cette acquisition avaient été obtenues.
    Photo : Base Ressources.

  • MINES – Madagascar montre ce qu’elle a dans le ventre à l’Africa down under 2024 en Australie

    MINES – Madagascar montre ce qu’elle a dans le ventre à l’Africa down under 2024 en Australie

    Antananarivo, 6 Septembre, 11h05 – Madagascar entend être un “acteur incontournable de l’industrie minière africaine”. C’est ce que le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala, s’efforce de démontrer durant la participation d’une délégation malgache à l’Africa down under (ADU) 2024 en Australie.

    Ce membre de Gouvernement saisit l’opportunité sur place pour présenter le potentiel minier de la Grande île ainsi que les opportunités d’investissement qu’elle recèle, indique le rapport de son département. Il y expose notamment les ressources minières, tout comme le potentiel important en hydrocarbure en offshore et onshore du pays.

    Le ministre Herindrainy Rakotomalala profite également de la tribune qui lui a été offerte pour présenter les séries de réformes récemment entreprises dans le secteur minier. Il évoque en particulier l’adoption du nouveau Code minier et de ses textes d’application. Ce qui, d’après ses explications, “marque un tournant significatif pour le secteur extractif.

    Le pays aura encore un “Madagascar showcase”, une séance qui lui sera réservée, ce vendredi pour mettre en avant ce nouveau cadre juridique ainsi que ses potentialités minières. L’ADU est le principal forum pour les relations commerciales et gouvernementales entre l’Australie et l’Afrique. Il a d’abord été lancé pour sensibiliser aux intérêts de l’Australie dans les secteurs de l’exploitation minière et de l’énergie en Afrique.

  • HÔTELLERIE ET RESTAURATION – Plusieurs centaines de jeunes formés gratuitement par la FHORM 

    HÔTELLERIE ET RESTAURATION – Plusieurs centaines de jeunes formés gratuitement par la FHORM 

    Antananarivo, 5 Septembre, 15h35 – Renforcer la disponibilité du personnel qualifié dans le THR (Tourisme, hôtellerie et restauration). Plusieurs centaines de jeunes bénéficient des formations dispensées gratuitement par la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (FHORM). Ces formations portent sur le tourisme de luxe et le tourisme durable ainsi que sur les standards de la relation client, comme présenté par le président du Conseil d’administration de cette association professionnelle, Johann Pless, mercredi.

    Ils seront 300 jeunes diplômés à bénéficier d’une formation sur le tourisme de luxe. “En les formant, nous leur donnons les outils pour innover, pour penser au-delà du simple service et pour contribuer à la réputation de notre pays comme une destination de luxe, reconnue pour son authenticité, sa qualité et son savoir-faire unique”, explique Johann Pless.

    160 professionnels du tourisme auront pour leur part droit à une formation sur le développement durable. “Former ces travailleurs aux principes du tourisme durable permet de leur donner les moyens de réduire l’empreinte écologique des activités touristiques, de promouvoir l’économie locale et de sensibiliser les touristes à l’importance de préserver ce qu’ils sont venus découvrir”, soutient le PCA de la FHORM. Celui-ci estime que “cela contribuera à un cercle vertueux où le tourisme enrichit la communauté tout en la protégeant”.

    Il y a enfin 300 artisans restaurateurs et gargotiers à former sur les standards de la relation client. Elle devrait contribuer à améliorer leur accueil et leur professionnalisme. Ce qui permettra de valoriser leur travail, d’améliorer leur revenu et de participer pleinement à l’économie touristique, poursuit Johann Pless.

    Ce programme de formations est soutenu par le Fonds malgache de formation professionnelle (FMFP). Il bénéficie également de l’appui des bailleurs comme l’Union Européenne et l’Agence française de développement. Des formations sont dispensées non seulement à Antananarivo mais également à Toliara et Nosy-Be, dont notamment celles sur le développement durable et sur les standards de relation client.

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  • INTERNET – Le kit standard dernière génération de Starlink disponible sur commande sur le site officiel

    INTERNET – Le kit standard dernière génération de Starlink disponible sur commande sur le site officiel

    Antananarivo, 5 Septembre, 15h10 – La dernière génération de kits Starlink débarque officiellement à Madagascar. Le kit de troisième génération également connu sous l’appellation V4 peut désormais être commandé sur le site officiel de la compagnie à Madagascar. Le kit est vendu par la compagnie à 1 580 000 ariary hors expédition et traitement. Le coût total pour s’en procurer avec expédition et traitement s’élève à 1 689 000 ariary.

    Le Kit de dernière génération présente plusieurs avantages comparés à son prédécesseur. Il est plus grand et offre un meilleur débit. Il est également accompagné de la dernière génération de routeur de la marque qui embarque un Wifi-6 et qui dispose de deux ports Ethernet, contrairement à son prédécesseur qui nécessitait un adaptateur. Selon la marque, il est également plus résistant aux aléas climatiques mais consomme un peu plus d’énergie.

  • DIALOGUE PUBLIC-PRIVÉ – L’alignement des réglementations douanières avec les besoins spécifiques des entreprises sollicité par le SIM

    DIALOGUE PUBLIC-PRIVÉ – L’alignement des réglementations douanières avec les besoins spécifiques des entreprises sollicité par le SIM

     

    Antananarivo, 5 Septembre, 10h55 – Des mises à jour nécessaires. Le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) souligne l’importance de la révision des lois douanières. Ce, pour “mieux refléter la réalité actuelle”, selon ce qui avait été soulevé lors de la rencontre entre les représentants de ce groupement et ceux de la direction générale des Douanes (DGD), mardi.

    Le SIM soulignait alors l’importance de réformes pour aligner les réglementations douanières non seulement avec les pratiques internationales. Elles devraient également être en phase avec les besoins spécifiques des entreprises, insiste cette association professionnelle.

    Plusieurs lois de finances ont apporté des modifications au Code des Douanes qui date de 1960. Pour la DGD, sa refonte globale s’inscrit dans la réalisation du Plan stratégique de cette administration pour adapter le cadre légal de l’action douanière aux standards internationaux afin de concilier la facilitation des échanges et la lutte contre la fraude.

    Cette rencontre avec la DGD s’est tenue dans le cadre du “Business Meeting” du SIM. Ce groupement du secteur privé avait saisi cette occasion pour faire part de leurs aspirations ainsi que pour présenter des suggestions visant à améliorer l’import et l’export à Madagascar. Pour le SIM, il est surtout question d’accroître les recettes douanières, “sans imposer une charge successive aux entreprises”. Ceci permettrait de “maintenir un climat économique équilibré”, poursuit le groupement.

    La DGD avait alors indiqué aux industriels la préparation de ses plans de réformes qu’elle va engager. Des discussions et des consultations avec le secteur privé pour le Plan stratégique de la douane 2025-2029 avaient entre autres été annoncées lors de cette rencontre, à laquelle avaient assisté des experts de Clim Invest et le responsable économique de l’ambassade américaine en tant qu’observateurs.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines travaille sur un projet de “codeshare” avec Air France et Emirates

    TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines travaille sur un projet de “codeshare” avec Air France et Emirates

    Antananarivo, 4 Septembre, 15h15 – Maximiser les opportunités de correspondance. Madagascar Airlines entend travailler avec des “partenaires”, notamment Air France et Emirates Airlines, avec lesquelles elle entend lancer des coopérations en codeshare.

    Dans un document de présentation, Madagascar Airlines justifie son choix pour Air France par le volume élevé de passagers en correspondance à Antananarivo, dont 50% en correspondance au réseau intérieur. Collaborer avec cette compagnie lui permettrait aussi d’exploiter conjointement le potentiel du marché européen, expose-t-elle.

    Pour Emirates, Madagascar Airlines estime que cet opérateur du Golfe peut déverser à Antananarivo un volume de passagers non négligeable de ou vers Dubaï, l’Asie, le Moyen Orient ou l’Europe de l’Est. L’idée, selon le président de la République Andry Rajoelina, est que “les vols d’Emirates seront connectés à Madagascar en moins d’une heure et demie vers les destinations comme Nosy Be, Toliara, Toamasina, Tolagnaro, Mahajanga et Sainte Marie”.

    Emirates entend d’ailleurs que ses clients ne restent pas longtemps en transit dans la capitale malgache quand ils doivent aller vers une autre destination de la Grande île. Dans le cadre de la collaboration, la compagnie émiratie espère que dès que son avion arrive, celui de Madagascar Airlines quitte aussitôt Ivato. “Comme ça, les gens n’auront pas à attendre un ou deux jours à Antananarivo avant de partir en provinces”, espère Adil Al Gaith, vice-président principal des opérations commerciales pour la région Golfe, Moyen Orient et Asie Centrale de Emirates.

    Afin de permettre ces correspondances, Madagascar Airlines devrait augmenter le nombre de ses aéronefs. Dans son discours lors de la cérémonie d’accueil du premier vol Dubaï – Antananarivo, le chef de l’Etat a d’ailleurs fait part de la détermination de l’Etat malgache “à renforcer la flotte nationale de Madagascar Airlines pour améliorer les liaisons internes”. L’objectif est que “chaque région de notre île puisse bénéficier des impacts positifs de cette nouvelle dynamique” impulsée par l’arrivée d’Emirates à Madagascar, et que “les voyageurs ne restent pas seulement à Antananarivo mais que tout Madagascar puisse bénéficier du développement tant attendu” et que, selon lui, Emirates devrait apporter.

    Ce n’est en tout cas pas la première collaboration de ce genre pour Madagascar Airlines qui avait déjà conclu avec Corsair un accord de partage de code sur la liaison Tana-Paris au mois de novembre de 2023. Il était convenu à l’époque que Corsair laissera Madagascar Airlines « apposer son code » sur les vols qu’elle effectue sur cette liaison. Dans la pratique, les vols étaient opérés par des appareils de Corsair mais les billets étaient commercialisés par les deux compagnies avec des numéros de vols qui leur étaient propres.

  • TÉLÉCOMMUNICATIONS – Plus de 23 millions de cartes SIM actives à Madagascar en 2023

    TÉLÉCOMMUNICATIONS – Plus de 23 millions de cartes SIM actives à Madagascar en 2023

    Antananarivo, 4 Septembre, 14h30 – Les services de téléphonie mobile atteignent de nouveaux sommets à Madagascar. D’après les chiffres rendus publics ce lundi et disponibles auprès du site internet de l’Autorité de régulation des télécommunications (ARTEC), il y avait 23 539 295 cartes SIM actives à Madagascar à la fin 2023. La hausse est considérable par rapport à 2022 où il y avait 19 707 972 cartes SIM actives dans la Grande île.

    Les chiffres n’ont cessé de progresser depuis 2018 où l’on comptait déjà 9 595 884 carte SIM actives à Madagascar. Une progression d’environ 50 % est constatée sur les cinq dernières années.

    Comparé à l’augmentation de la téléphonie mobile, la téléphonie fixe a aussi continué à baisser pour atteindre son plus bas niveau depuis 2006. Fin 2023 il n’y avait plus que 3 413 lignes fixes actives à Madagascar. La baisse a débuté vers 2016. Une baisse drastique a été notée entre 2016 et 2017 passant de 148 595 à 68 792 suite à l’assainissement des lignes par l’opérateur historique qui les gère. Malgré un petit regain de forme en 2019 puis en 2022, le déclin s’est poursuivi.

    Consécutivement à cela, si le volume d’appels vers les réseaux fixes a diminué, celui du réseau mobile s’est envolé. On compte plus de 10 milliards de minutes d’appel en 2023. Les minutes sont en hausse presque ininterrompue depuis 2013.