Catégorie : Économie

  • SECTEUR EXTRACTIF – La gestion du Fonds minier d’investissement social et communautaire confiée au Fonds souverain Malagasy

    SECTEUR EXTRACTIF – La gestion du Fonds minier d’investissement social et communautaire confiée au Fonds souverain Malagasy

    Antananarivo, 17 Septembre, 8h50 – Un autre fonds à gérer pour le Fonds souverain malgache (FSM). Celui-ci sera chargé de gérer le Fonds minier d’investissement social et communautaire (FMISC), fonds constitué par la contribution du secteur minier dédiée au développement social et communautaire, et prévu par le nouveau code minier.

    Comme rappelé par le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala, le FMISC est une contribution qui sera perçue de tout opérateur minier au moment de la délivrance de son Permis réservé aux exploitants artisanaux (PREA) ou de son Permis d’exploitation (PE). Elle sera forfaitaire et devra encore être fixée par voie réglementaire pour les PREA. Pour les PE, elle équivaut à un taux de 3% du montant d’investissement direct prévu par l’étude de préfaisabilité déposée avec la demande du permis pour le développement et l’équipement initial de la mine.

    Le ministre en charge des Mines n’a pas, pour le moment, précisé l’utilisation réelle de ce FMISC. Les conditions et les modalités de perception, de mise en œuvre et de gestion de ces Fonds seront d’ailleurs encore fixées par décret pris en conseil du gouvernement, explique-t-il. “C’est pour éviter que les fonds perçus s’éparpillent que nous avons choisi de les déposer auprès du FSM”, avance-t-il, en rassurant que les FMISC seront gérés dans la transparence en partenariat avec les communautés et les autorités décentralisées.

    Le Fonds souverain malagasy est destiné à contribuer au financement et à la réalisation des projets de développement prioritaires initiés, dans le cadre de la réalisation de la Politique générale de l’Etat (PGE). Il est aussi créé pour investir dans des projets de développement stratégiques, prioritaires, rentables et créateurs d’emplois ainsi que pour constituer des réserves financières consistantes pour les générations futures. Et il sert à valoriser les ressources naturelles ou encore à fructifier par une gestion saine et prudente les participations et actifs confiés par l’Etat.

    Le Fonds monétaire international (FMI) avait toutefois estimé que l’opérationnalisation du FSM nécessite encore des clarifications. Les autorités malgaches avaient ainsi fait part à cette institution de Bretton Woods de leurs engagements à renforcer la transparence et à limiter les risques fiscaux liés à l’opérationnalisation de FSM.

    Un premier décret sur le taux de réserves à maintenir par le Fonds souverain Malagasy avait alors été adopté au mois de mai de cette année. Celui-ci fixe à un taux de 15% des résultats d’exercice du FSM, les réserves financières consistantes pour les générations futures. Celles-ci seront placées dans un compte ouvert auprès de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM). La préparation du décret d’application de la loi créant le FSM avait également été évoquée dans la discussion avec le service du FMI.

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  • TRANSPORT AERIEN –  Emirates lance le recrutement de personnel de cabine et d’agents de service aéroportuaire à Madagascar

    TRANSPORT AERIEN –  Emirates lance le recrutement de personnel de cabine et d’agents de service aéroportuaire à Madagascar

    Antananarivo, 16 Septembre, 20h30 – Vous avez toujours voulu être steward ou hôtesse de l’air? La compagnie aérienne Emirates vous offre la possibilité de réaliser vos rêves. Si vous mesurez 1,60m et êtes capables d’atteindre une hauteur de 212cm. Si vous êtes âgé d’au moins 21 ans et parlez et écrivez couramment l’anglais, vous avez peut-être une chance. Mais il faut aussi que vous ayez un an d’expérience en hôtellerie ou en service client, et n’ayez pas de tatouages visibles lorsque vous êtes en uniforme.

    La compagnie émiratie s’était engagée à recruter du personnel sur la Grande île. Le processus est désormais lancé. Des événements sont lancés les 23 et 24 septembre prochains pour accueillir les candidats malgaches aux postes recherchés. Outre le personnel de cabine, Emirates recrute aussi des agents de service aéroportuaires ainsi que des agents des services du centre de contact.

    Les inscriptions pour obtenir une invitation aux événements organisées par la compagnie se font en ligne sur le site de la compagnie. Via le lien http://www.emiratesgroupcareers.com/cabincrew pour le personnel de cabine, et via le lien https://www.emiratesgroupcareers.com/search-and-apply/375305 pour les agents des services clients.

    Pour attirer les candidats, la compagnie met en avant de multiples avantages. Elle souligne que “les postes sont basés dans la dynamique ville de Dubaï”. Elle fait également miroiter “un style de vie cosmopolite”, un travail avec “avec 200 nationalités dans une ville réputée pour ses hôtels, ses restaurants, sa gastronomie, ses activités de loisirs, et ses technologies de pointe”. Elle n’oublie pas le “salaire compétitif, non imposable” ainsi que la “participation aux bénéfices et les tarifs réduits sur les voyages et le fret”. A cela s’ajoute “les congés annuels, les billets de congés annuels, l’assurance médicale et les billets d’avion à prix très réduits pour les amis et la famille, garantissent aux employés la possibilité de voyager avec leurs proches”.

     

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  • SECTEUR EXTRACTIF – La réouverture de Base Toliara annoncée par l’administration minière pour 2025

    SECTEUR EXTRACTIF – La réouverture de Base Toliara annoncée par l’administration minière pour 2025

    Antananarivo, 16 Septembre, 19h20 – Déblocage en vue pour Base Toliara. Ce projet est l’une des deux grandes exploitations minières prévues ouvrir en 2025, dans le Programme de mise en œuvre de la Politique générale de l’Etat (PGE). L’information avait été communiquée par le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala, lors d’une rencontre avec la presse ce lundi.

    “Nous nous devons de lancer des projets de cette envergure. Nous devons toutefois nous assurer que toutes les parties y trouvent leur compte, à savoir les communautés hôtes de ces exploitations, le pays ainsi que les investisseurs promoteurs de ces projets. C’est ce que l’Etat s’est toujours efforcé de défendre dans le cadre des discussions”, soutient le membre du gouvernement. Pour le cas de Base Toliara, le ministre Herindrainy Rakotomalala indique que des études ont déjà été menées. L’Etat entend désormais œuvrer pour l’entrée en opération de ce projet.

    Base Toliara devrait donc rouvrir l’année prochaine, après avoir été suspendue en 2019. L’Etat avait pris cette décision à l’époque car “les problématiques engendrées par les mésententes entre le projet et les communautés locales l’avaient obligé à suspendre le projet ». L’objectif pour l’Etat était alors de “revoir la coordination de toutes les actions, et de continuer les échanges et les réflexions avec les porteurs de projet”.

    Base Resources, la maison-mère de Base Toliara, rapporte dans son rapport trimestriel d’activité au mois de juillet des avancées sur l’accord de principe concernant les principales conditions fiscales qui devraient s’appliquer à l’ensemble de son projet d’extraction de sables minéraux et de monazite à Ranobe. Cette compagnie a indiqué qu’elle se concentrait désormais sur la finalisation du protocole d’accord qui donnera effet à cet accord de principe. Selon Base Resources, “la levée de la suspension du projet de Toliara sur le terrain devrait intervenir dès l’entrée en vigueur du protocole d’accord”. Ce que cette compagnie estime “réalisable à court terme”.

    Entre-temps, Base Resources avait été racheté par l’entreprise américaine Energy Fuels. La Cour fédérale d’Australie a approuvé ce projet d’acquisition par le biais d’un plan d’arrangement la semaine dernière. Dans cet accord, Energy Fuels va acquérir 100% des actions émises par Base Resources. Ce, en contrepartie d’une émission de 0,026 actions ordinaires Energy Fuels pour chaque action Base. Un dividende spécial (de 0,065 dollar australien par action) devrait également être versé aux actionnaires de Base Resources le 1er octobre 2024. La mise en œuvre du plan devrait avoir lieu le 2 octobre 2024.

  • MINES – Environ 3000 demandes de permis miniers en instance à traiter avant la réouverture de la réception de nouvelles demandes de permis, selon Olivier Rakotomalala

    MINES – Environ 3000 demandes de permis miniers en instance à traiter avant la réouverture de la réception de nouvelles demandes de permis, selon Olivier Rakotomalala

    Antananarivo, 16 Septembre, 19h20 – La réforme du code minier et la publication de ses décrets d’application touchent à leur fin. L’État se penche maintenant vers son application, indique Olivier Herindrainy Rakotomalala, ministre des Mines. Parmi les actions à entreprendre, le traitement des demandes de permis miniers en instance. “Nous avons actuellement 1 305 demandes de renouvellement, de cession et de transformation en instance”, indique le ministre en conférence de presse ce lundi. “Nous avons également 1 650 demandes de nouveaux permis en instance”, ajoute-t-il. Le ministre indique que l’Etat va d’abord se pencher sur les demandes en instance avant de rouvrir prochainement la réception de nouvelles demandes.

    Durant sa sortie médiatique de ce lundi, Olivier Herindrainy Rakotomalala expose notamment les différents changements liés à l’obtention de permis minier comme édicté dans le nouveau code minier. Il parle notamment de la digitalisation totale de la procédure d’obtention du permis minier, de sa demande à sa délivrance. “Si avant il fallait faire trois exemplaires du dossier de demande puis les apporter physiquement, lorsque le nouveau système sera en place on pourra faire la demande entièrement en ligne”, explique le ministre. Le ministre indique aussi que le permis minier ne sera plus imprimé en version carton comme ce fut le cas avant afin d’éviter les faux ou les cessions non encadrés. “Tout cela fait partie du plan d’assainissement”, explique-t-il.

    Finalement le ministre met en avant les nouvelles conditionnalités qui seront imposées aux demandeurs de permis miniers. L’Etat impose notamment l’établissement d’un cahier de charge précis pour chaque permis minier qui sera délivré, ceci afin de faire en sorte qu’il y ait des résultats dans les exploitations. Chaque exploitant devra également également avoir un plan de responsabilité sociétale pour garantir sa contribution à son milieu et chaque détenteur de permis minier devra également contribuer au “Fonds minier d’investissement social et communautaire” à hauteur de 3 % pour les grandes mines et d’un montant forfaitaire pour les détenteurs du permis réservés aux exploitants artisanaux.

  • INDUSTRIE – La production de sucre en baisse à la Sucoma d’Ambilobe après le passage de Gamane

    INDUSTRIE – La production de sucre en baisse à la Sucoma d’Ambilobe après le passage de Gamane

    Antananarivo, 16 Septembre, 8h40 – Les impacts de la tempête tropicale Gamane se font encore ressentir dans le Nord de Madagascar. Le ministère de l’Industrialisation et du commerce fait notamment part de la baisse de la production sucrière de la sucrerie Sucoma d’Ambilobe suite aux intempéries survenues en fin mars 2024 dans cette partie du pays. Selon les chiffres du ministère, celle-ci est passée de 65 000 tonnes annuellement à 55 000 tonnes, soit une baisse de plus de 15%.

    Descendu sur site samedi, le ministre en charge de l’Industrialisation, David Ralambofiringa, a échangé avec les responsables locaux et ceux de l’entreprise sur les moyens à mettre en œuvre pour améliorer les méthodes de travail et la production. Il est notamment venu voir l’état de la digue de protection de la Mahavavy qui avait subi des dégâts lors du passage de la tempête Gamane. “Les efforts du ministère pour soutenir les industries à produire localement ce dont les Malgaches ont besoin”, souligne le ministère.

  • Une enveloppe de 600 millions d’ariary pour former plus d’un millier d’acteurs de la filière bio

    Une enveloppe de 600 millions d’ariary pour former plus d’un millier d’acteurs de la filière bio

    Antananarivo, 16 Septembre, 6h15 – Le projet “Bio Horizon 2025” lancé. Piloté par le Syndicat malgache de l’agriculture biologique (Symabio), celui-ci va permettre de former plus de 1 000 acteurs du secteur biologique. Sa mise en œuvre bénéficie d’un financement de 600 millions ariary du Fonds malgache de formation professionnelle (FMFP) qui est soutenu par l’Agence française de développement et l’Union Européenne.

    Comme expliqué par le FMFP, “Bio Horizon 2025” devrait permettre de renforcer les compétences de ces acteurs qui travaillent dans la filière biologique. Mais ce projet devrait également garantir la certification “bio” ainsi qu’assurer l’avenir des producteurs locaux qui s’y spécialisent sur le marché international. Le FMFP se dit alors “fier de contribuer pour favoriser l’employabilité des Malgaches et promouvoir une agriculture durable à Madagascar”.

    Concernant le Symabio, ce groupement compte une trentaine de membres exerçant des activités dans la filière bio et disposant de certificats de conformité de leurs produits biologiques. Ce réseau compte environ 5 000 producteurs en milieu rural, localisés dans différentes régions de Madagascar.

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  • AGRICULTURE – Madagascar ambitionne de devenir le grenier à riz de toute l’Afrique

    AGRICULTURE – Madagascar ambitionne de devenir le grenier à riz de toute l’Afrique

    Antananarivo, 15 Septembre, 9h10 – Le riz hybride pourra-t-il faire retrouver à Madagascar son statut d’exportateur de riz? C’est du moins ce qu’espèrent les autorités malgaches qui misent sur le riz hybride pour augmenter la production rizicole sur la Grande ile. L’objectif est alors de devenir le grenier à riz de tout le continent africain et pas seulement de l’océan Indien, avait indiqué Tahiana Razanamahefa, secrétaire d’Etat en charge de la Souveraineté alimentaire lors de l’ouverture de la Foire internationale de l’agriculture lundi.

    L’idée est évidemment de pourvoir aux besoins des Malgaches d’abord, de façon à ne plus importer. Et à en croire la secrétaire d’Etat quand elle évoque le riz hybride, “c’est ce riz qui va nous permettre de diminuer l’importation de riz venant de l’étranger et de faire une économie de devises”. Mais en augmentant sa production, passant d’un peu plus de 5 millions de tonnes en 2023 à 10 millions de tonnes en 2030, comme l’envisage la secrétaire d’État en charge de la souveraineté alimentaire, la Grande île peut à nouveau exporter.

    En attendant d’atteindre son objectif de vulgarisation du riz hybride, un projet pilote de production de riz hybride sera lancé dans la commune de Betsipotika dans le district de Morondava. Le site sera implanté dans la commune de Betsipotika, district de Morondava sur une superficie de 2000 ha. Et cette “culture peut atteindre un taux de rendement de 8 à 12 tonnes par hectares”, assure la ministre. Mais l’objectif final est de “propager la culture du riz hybride dans toutes les régions de Madagascar”, selon ce membre du gouvernement souligne encore Tahiana Razanamahefa.

    Pour sa culture du riz, Madagascar entend s’inspirer de la Chine qui, grâce au riz hybride, a atteint la souveraineté alimentaire, rappelle la ministre.

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  • CONSOMMATION – 307 000 tonnes de besoin annuel en poissons

    CONSOMMATION – 307 000 tonnes de besoin annuel en poissons

    Antananarivo, 14 Septembre, 12h30 – Plus de la moitié du besoin à combler. Le ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB) évalue le besoin annuel en consommation de poissons de Madagascar à 307 000 tonnes. Alors que production nationale, rassemblant la production maritime et la production continentale, s’élève à seulement 142 000 tonnes, d’après ce qu’avait exposé le ministre Paubert Mahatante. C’était lors d’un panel de discussion sur la transformation de l’agriculture à Madagascar, organisé dans le cadre du Foire international de l’agriculture (FIA), jeudi.

    C’est ce gap qui est à combler localement, à travers notamment la pisciculture, d’après ce qu’avait avancé ce membre du gouvernement. Le ministère en charge de la pêche avait donc décidé de miser davantage sur ce secteur et y apporte son soutien, en dispensant des formations ainsi qu’en octroyant les intrants que sont les alevins. Ainsi, Madagascar qui ne comptait que 2 300 pisciculteurs il y a quelques années recenserait actuellement 30 800 pisciculteurs, d’après les chiffres partagés par le ministre Paubert Mahatante.

    Le MPEB indique s’impliquer dans ce sens dans tous les types de pisciculture. “Nous avons mis en place tous les dispositifs. Tous les outils sont là. Il reste maintenant à attendre les investissements dans ce secteur porteur”, lance le ministre. A l’entendre, Madagascar dispose déjà de Stratégies nationales pour le développement de l’aquaculture et de l’économie bleue, avec leur plan d’investissement.

    Par ailleurs, bien que la consommation en poisson pour Madagascar ait connu une augmentation, passant de 4,26 kilos par habitant par an il y a trois ans, à 7 kilos par habitant par an actuellement, cette consommation nationale demeure encore faible par rapport à celle du reste du monde. Comme indiqué par le ministre Paubert Mahatante, la moyenne mondiale de la consommation en poisson tourne autour de 24 kilos par habitant par an aujourd’hui. En Afrique, cela est évalué à 11 kilos par habitant par an. “Notre objectif c’est de nous aligner dans un premier temps à la moyenne africaine, et de l’atteindre d’ici fin 2025”, annonce-t-il.

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  • ECONOMIE – Un Village Biolojika s’érige au sein de la Foire international de l’agriculture

    ECONOMIE – Un Village Biolojika s’érige au sein de la Foire international de l’agriculture

    Antananarivo, 13 Septembre, 15h22 – La filière bio en expo. Une vingtaine de stands des membres du Syndicat malgache de l’agriculture biologique (Symabio) forment le « Village biolojika » qui s’érige au Foire international de l’agriculture (FIA). Une occasion pour ceux qui se rendent sur place de découvrir une diversité de produits biologiques locaux mais également pour rencontrer les producteurs qui se spécialisent dans cette filière.

    ⭕L’objectif de ce « Village Biolojika » est de permettre aux opérateurs de l’agriculture biologique de la Grande île de renforcer leurs capacités pour répondre aux besoins et contraintes des marchés locaux et internationaux, d’après le Symabio. Il va aussi contribuer à la reconnaissance et à la notoriété du secteur, soutient ce syndicat professionnel.

    ⭕La filière biologique enregistre une forte croissance. Et ce, malgré les difficultés qu’elle a connues ces deux dernières années, dues notamment au Covid-19 ainsi qu’aux conflits internationaux, explique le président du Symabio, Heriniaina Ramboatiana. Ce syndicat avance un chiffre d’affaires annuel à plus de 190 millions de dollars généré par le secteur, représentant plus de 10% de la totalité des exportations agricoles malgaches qui avaient été estimées à 1,2 milliard de dollars en 2020.

    ⭕Et cette filière peut rapporter davantage pour Madagascar, avec l’extension du marché international de produits biologiques, soutient Pierre Jeanne. Ce chef d’équipe de l’assistance technique au Programme d’appui au développement des exportations et à l’intégration régionale (Padeir) souligne néanmoins que le grand potentiel de Madagascar ne pourra être pleinement exploité qu’avec le respect des réglementations. Il insiste alors sur la nécessité de renforcer les actions sur le terrain.

    ⭕Le Padeir, qui est un programme financé par l’Union européenne, appuie donc le Symabio dans le développement de capacité de service des membres de ce groupement. Cet appui institutionnel consiste à la promotion des produits bio malgaches sur les marchés nationaux et internationaux, l’établissement de partenariats commerciaux et des alliances de plaidoyer ainsi qu’au renforcement de capacités du Symabio par la dotation de lots d’informatiques te de mobiliers de bureau.

    ⭕Le Symabio indique avoir déjà pu élaborer un plan d’action, suite au diagnostic du secteur qu’il a entrepris. Le groupement entent par ailleurs faire connaître Madagascar sous deux formes. Il y aura d’un côté des entreprises malgaches qui participeront aux salons internationaux. Et il y aura les gros acheteurs qui seront invités au pays pour leur faire connaître davantage les produits biologiques de la Grande île, avance Heriniaina Ramboatiana.

  • SECTEUR MINIER – Le projet d’acquisition de Base Resources par Energy Fuels approuvé par la Cour fédérale d’Australie

    SECTEUR MINIER – Le projet d’acquisition de Base Resources par Energy Fuels approuvé par la Cour fédérale d’Australie

    Antananarivo, 13 Septembre, 10h15 – C’est fait. La Cour fédérale d’Australie a approuvé jeudi le projet d’acquisition de Base Resources par Energy Fuels par le biais d’un plan d’arrangement. La maison-mère de Base Toliara prévoit à cet effet de déposer ce vendredi une copie officielle des ordonnances de cette Cour auprès de l’Australian Securities & Investments Commission, date à laquelle le plan deviendra juridiquement effectif. Ce sera également le dernier jour de cotation de Base Resources à la bourse australienne, selon ce qu’a indiqué cette compagnie minière.

    “Je suis très heureux que la Cour ait approuvé notre fusion avec Base Resources. Cette approbation est la dernière requise avant la clôture, qui devrait avoir lieu le 2 octobre 2024”, annonce alors le président directeur général d’Energy Fuels Mark S. Chalmers.

    Selon le plan d’arrangement déjà présenté au mois d’avril de cette année, Energy Fuels va acquérir 100% des actions émises par Base Resources. Ce, en contrepartie d’une émission de 0,026 actions ordinaires Energy Fuels pour chaque action Base. Un dividende spécial (de 0,065 dollar australien par action) devrait également être versé aux actionnaires de Base Resources le 1er octobre 2024. Et la mise en œuvre du plan devrait avoir lieu le 2 octobre 2024.

    Mark S. Chalmers ne cache pas son enthousiasme par rapport à l’aboutissement de cet arrangement, qui permettra à Energy Fuels de lancer son activité minière à Madagascar. “Nous sommes impatients de développer le projet de classe mondiale de Toliara avec l’équipe expérimentée de Base. Ce qui constitue une étape majeure dans notre développement d’une société de minéraux critiques de classe mondiale à un moment où la géopolitique rend les chaînes d’approvisionnement nationales plus importantes que jamais”, lâche-t-il.