Catégorie : Économie

  • SECTEUR AÉRIEN – Emirates prévoit le transport de 22 tonnes de fret par semaine sur la ligne Dubaï – Antananarivo

    SECTEUR AÉRIEN – Emirates prévoit le transport de 22 tonnes de fret par semaine sur la ligne Dubaï – Antananarivo

    Antananarivo, 4 Septembre, 8h50 – Des produits frais malgaches à Dubaï. La compagnie Emirates prévoit d’exporter “des fruits et des légumes frais”, mais aussi “de la vanille et des textiles” sur sa nouvelle ligne Dubaï – Antananarivo. Elle envisage notamment de transporter des marchandises à raison de 22 tonnes de fret par semaine. Il s’agira, selon le vice-président de la compagnie, Adnan Kazim, de soutenir les entreprises locales en exportant des produits malgaches à travers la division fret Emirates Sky Cargo.

    En autorisant l’ouverture de la ligne Dubaï – Antananarivo, les autorités malgaches visent certes une augmentation du nombre des touristes visitant Madagascar, mais l’objectif est aussi de développer et de renforcer la coopération économique entre les deux pays. Andry Rajoelina se dit “convaincu” que la ligne qui vient d’être ouverte mercredi sera un “déclencheur et un véritable levier de développement économique et touristique pour notre pays”.

  • TRANSPORT AERIEN – Un pilote malgache dans le cockpit lors du premier vol d’Emirates vers Antananarivo

    TRANSPORT AERIEN – Un pilote malgache dans le cockpit lors du premier vol d’Emirates vers Antananarivo

    Antananarivo, 3 Septembre, 19h20 – Il s’appelle Solo Chuk Hen Shun. C’est lui qui, ce mardi, était premier officier sur le vol EK707 de la compagnie Emirates qui relie Dubaï à Antananarivo. Et à l’entendre, “c’était un feeling spécial, surtout que cela fait 15 ans que je n’ai pas piloté vers la destination Madagascar”.

    Pilote depuis 25 ans, Solo Chuk Hen Shun travaille pour la compagnie Emirates depuis 14 ans maintenant. Pour son premier vol sur la ligne Dubaï-Antananarivo, la compagnie a spécialement choisi le pilote malgache pour faire partie de l’équipage du vol de lancement de ses services vers Madagascar.

    Mais Solo Chuck Hen Shun devrait bientôt retrouver des compatriotes parmi ses collègues. A en croire Adnan Kazim, vice-président et directeur commercial d’Emirates, la compagnie émirati a déjà commencé à recruter sur la Grande île, notamment pour devenir personnel de cabine.

    “Cela donnera l’occasion au personnel navigant de Madagascar l’opportunité de rejoindre Emirates”, souligne-t-il, évoquant un engagement en ce sens de la Compagnie. Un engagement salué par le président de la République Andry Rajoelina dans son discours.

  • TRANSPORT AERIEN – Andry Rajoelina qualifie l’inauguration de la ligne Dubaï- Antananarivo de “moment historique”

    TRANSPORT AERIEN – Andry Rajoelina qualifie l’inauguration de la ligne Dubaï- Antananarivo de “moment historique”

    Antananarivo, 3 Septembre, 17h05 – “Un rêve qui se réalise”. Le président de la République Andry Rajoelina ne cache pas sa joie et sa fierté alors que le premier vol régulier entre Dubaï et Antananarivo vient d’atterrir à Antananarivo. “Cela fait bien longtemps que nous desirons ce vol reliant Dubaï à Antananarivo, nous y voila aujourd’hui”, soupire-t-il. Il parle d’un “moment historique” qui “apportera rapidement le développement de Madagascar et celui du tourisme en particulier”.

    Pour le président de la République, la liaison Dubaï-Antananarivo est la “concrétisation du souhait de renforcer la coopération et les liens d’amitié entre les Emirats Arabes Unis et Madagascar”. Il parle d’un “rêve porté avec espoir et détermination” surtout que les négociations ont abouti au bout de quatre mois seulement. Derrière cette réalisation, Andry Rajoelina note “une volonté commune et un travail acharné”. Il remercie, au passage, son fils ainé “qui a mis toute son énergie et son coeur pour faire aboutir ce projet”.

    Avec cette nouvelle desserte, Andry Rajoelina espère que le million de touristes attendus par Madagascar sera très vite atteint. Il annonce déjà un prochain objectif : ouvrir une ligne Dubaï-Nosy Be. Sur la Grande ile, les vols de Madagascar Airlines vers les autres régions du pays sont prévus se multiplier pour transporter les nombreux touristes que Emirates déversera à Madagascar.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Le premier vol Dubaï – Antananarivo attendu ce mardi après-midi à Ivato

    TRANSPORT AÉRIEN – Le premier vol Dubaï – Antananarivo attendu ce mardi après-midi à Ivato

    Antananarivo, 3 Septembre, 11h05 – Le vol commercial et régulier de la compagnie aérienne émiratie Emirates qui va, pour la première fois, relier Dubaï à Antananarivo, a quitté Dubaï ce mardi matin à 8h11. Selon les prévisions, le Boeing 777-300R qui assure le trajet devrait atterrir à l’aéroport international d’Ivato vers 15h21. Il devrait d’abord faire un escale à l’aéroport international des Seychelles.

    Une réception officielle est ce mardi après-midi pour accueillir ce premier vol. Quatre vols hebdomadaires sont prévus pour relier Dubaï à Antananarivo. Les départs de Dubaï se feront tous les mardis, jeudis, samedis et dimanches.

    Pour Madagascar, cette nouvelle ligne devrait représenter une avancée significative pour le développement du tourisme et du commerce entre Madagascar et les Emirats Arabes Unis. Les autorités de la Grande île espèrent qu’elle ouvrira “une nouvelle porte entre Madagascar et monde à travers le hub de Dubaï, le plus grand hub international en nombre de passagers”.

     

  • MINES – Un plan de restructuration des dettes d’Ambatovy déposé auprès d’un tribunal à Londres

    MINES – Un plan de restructuration des dettes d’Ambatovy déposé auprès d’un tribunal à Londres

    MAntananarivo, 2 Septembre, 8h50 – Sumitomo Corporation tente de s’alléger le fardeau. Cette entreprise japonaise fait part du dépôt auprès d’un Tribunal à Londres d’un plan de restructuration des dettes d’Ambatovy, dont elle est l’actionnaire majoritaire. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des efforts déployés pour assurer la stabilité et l’efficacité de ses opérations à un niveau plus élevé, d’après ce qu’a annoncé cette société nippone jeudi.

    Se confiant à Reteurs, le porte-parole de cette entreprise japonaise précise que “le dépôt de la demande s’inscrit dans le cadre des efforts visant à garantir la stabilité et l’efficacité du projet, et non dans le cadre d’un processus de liquidation”. Cet objectif de stabilité et d’efficacité opérationnelle tient compte de la résolution des problèmes liés aux processus de l’installation survenus au cours de l’exercice clos le 31 mars 2024. Il considère également d’autres initiatives d’amélioration, détaille Sumitomo Corporation dans son communiqué.

    Ambatovy avait enregistré un résultat déficitaire, en raison de la baisse du cours de ses principaux produits sur le marché international, mais aussi suite aux problèmes de processus à son usine. Cette situation avait conduit Sumitomo à revoir à la baisse ses prévisions de volume de production et à mettre à jour son plan d’entreprise.

    Sumitomo Corporation rapporte également avoir enregistré une perte d’environ 89 milliards de yen dans ses opérations à Ambatovy, dans ses résultats annuels pour l’exercice 2023 publié au début du mois de mai. C’est la totalité de la valeur comptable, à l’exception d’une petite créance de prêt d’actionnaire, selon la société dans son rapport.

    Ambatovy est un joint-venture entre Sumitomo Corporation et Komir (Korea Mine Rehabilitation and Mineral Resources Corporation). Leur part dans ce projet minier est respectivement de 54,17% et 45,82%.

  • ENERGIE – Ron Weiss présente son plan de redressement de la Jirama devant le ministre de l’Energie et des hydrocarbures

    ENERGIE – Ron Weiss présente son plan de redressement de la Jirama devant le ministre de l’Energie et des hydrocarbures

    Antananarivo, 1er Septembre, 20h30 – L’élaboration du plan de redressement de la Jirama avance. Une première ébauche a été présentée vendredi par l’équipe dirigeante de la compagnie nationale d’eau et d’électricité dirigée par son directeur général, Ron Weiss, au ministère de l’Energie et des hydrocarbures.

    Les discussions ont porté sur quatre points principaux, indique le ministère dans un communiqué publié ce dimanche. Il a notamment été question du plan de redressement du système, du plan de redressement financier, du plan de redressement technique et de la qualité de service. L’objectif du pla, selon toujours le ministère, est de “satisfaire les abonnés, mais aussi d’augmenter le taux d’électrification à Madagascar”.

    Selon les accords passés avec le Fonds monétaire international (FMI) lors des négociations du programme de Facilité élargie de crédit, le plan de redressement de la Jirama devrait être adopté par le Conseil des ministres en novembre 2024. Il s’agit de l’un des repères structurels du programme récemment signé par Madagascar.

    Un plan de redressement devait déjà avoir été adopté en novembre 2022, dans le cadre du programme FEC conclu avec le FMI en mars 2021, mais le gouvernement, à l’époque, n’avait pas atteint l’objectif. Pour le nouveau programme accordé en juin de cette année, la nomination d’un nouveau directeur général qui se chargerait d’élaborer ce plan de redressement avait figuré parmi les conditions d’obtention du programme.

    Photo : MEH

  • ENERGIE – La Banque africaine de développement réitère son appui au Gouvernement dans le cadre du projet hydroélectrique Sahofika

    ENERGIE – La Banque africaine de développement réitère son appui au Gouvernement dans le cadre du projet hydroélectrique Sahofika

    Antananarivo, 1er Septembre, 19h45 – Un allié infaillible. La Banque africaine de développement (BAD) réitère son appui au Gouvernement dans le cadre du projet hydroélectrique Sahofika. C’est ce qu’a assuré le responsable pays de cette institution à Madagascar, Adam Amoumoun, lors de la célébration nationale de son soixantième anniversaire à Ankorondrano vendredi. “Nous apportons notre appui et notre expertise afin que ce projet soit une réalité”, lance-t-il. Pour Adam Amoumoun, Sahofika est un très grand projet qui nécessite pas seulement beaucoup d’expertises mais également de discussions entre l’Etat et son promoteur. Il se réjouit alors de la poursuite de ces discussions.

    La Banque africaine de développement (BAD) avait déjà appuyé l’acquisition par l’Etat d’actions nouvellement émises à hauteur de 30 millions d’euros, équivalant à environ 10-15% de participation au capital de Neho. La participation de l’État malgache dans cet actionnariat est prévue être financée par des allocations d’environ 4,03 millions d’euros du Fonds africain de développement (FAD). D’autres partenaires de développement ont également été mobilisés par la BAD, à savoir l’Union européenne (UE) et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), pour un montant supplémentaire total de 26 millions d’euros.

    L’ancienne ambassadrice de l’Union européenne (UE) avait annoncé au mois de février de cette année une contribution à hauteur de 20 millions d’euros de l’Europe au financement de l’entrée de l’Etat dans les capitaux de la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) et du consortium Nouvelle énergie hydroélectrique de l’Onive (Neho). Il s’agit d’une contribution sous forme de dons, dont 7 millions d’euros pour la prise de participation de l’Etat auprès du promoteur du projet hydroélectrique de Volobe et 13 millions d’euros pour l’actionnariat de Sahofika.

    Comme rappelé de son côté par le service du Fonds monétaire international (FMI), la nouvelle Politique générale de l’État annoncée en janvier 2024 prévoyait la mise en chantier dès 2024 de deux grands projets de centrale hydroélectrique à Sahofika et à Volobe. Mais bien que les contrats de concession et d’achat d’énergie pour Sahofika aient déjà été signés au mois de novembre 2021, son chantier ne démarre pas. Les travaux techniques et les négociations financières pour l’aboutissement du bouclage financier se poursuivraient encore. Et tout récemment, selon la présidence de la République, le Président Andry Rajoelina a sollicité l’assistance des Emirats Arabes Unis pour le financement et la mise en oeuvre de ce projet via leur Fonds souverain.

    La BAD rassure sur son engagement à appuyer le Gouvernement face à l’urgence d’apporter des solutions aux problèmes énergétiques du pays, en attendant la mise en place des grands projets structurants. Adam Amoumoun parle notamment de l’appui de sa banque dans le processus de redressement de la Jirama, ou le développement des mini réseaux. La mise en valeur des ressources d’énergie renouvelable du pays aidera par ailleurs à accroître les capacités énergétiques du pays, et réduirait la dépendance du pays vis-à-vis des énergies fossiles. La transition énergétique doit inclure des solutions accessibles aux populations rurales et pauvres, réduisant ainsi la fracture énergétique, soutient la BAD dans son rapport pays 2024 sur Madagascar.

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  • COMMERCE – Madagascar dispose d’énormes potentiels pour augmenter ses exportations vers l’Allemagne, selon l’ambassadeur Oliver Knoerich

    COMMERCE – Madagascar dispose d’énormes potentiels pour augmenter ses exportations vers l’Allemagne, selon l’ambassadeur Oliver Knoerich

    Antananarivo, 1 Septembre, 8h59 – Un marché qui en demande plus. Alors que 80% de la vanille consommée en Allemagne proviennent déjà de Madagascar, et que les besoins sur place d’autres épices comme le clou de girofle ou encore les huiles essentielles sont significatifs, la Grande île dispose d’énormes potentiels pour augmenter ses exportations vers ce pays. C’est ce qu’a affirmé vendredi le nouvel ambassadeur d’Allemagne Oliver Knoerich.
    ⭕Ce qui est exposé par ce diplomate allemand est appuyé par le Centre du commerce international (ITC). Cet organisme de coopération technique conjoint de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de la Conférence des nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) estime par exemple à 112 millions de dollars le potentiel d’exportation de vanille vers l’Allemagne pour une exportation réelle d’environ 70 millions de dollars.
    ⭕L’exportation de girofle vers ce marché peut aussi potentiellement atteindre 4,4 millions de dollars contre une exportation réelle de 2,9 millions de dollars. De même pour l’exportation d’huiles essentielles, dont le potentiel inexploité s’élève à 2,2 millions de dollars. Et sans parler des produits miniers, des produits de pêche ou des produits textiles présentés par l’ITC.
    ⭕Oliver Knoerich indique avoir mis la promotion des échanges économiques et commerciaux entre Madagascar et l’Allemagne parmi ses priorités d’ambassadeur. “Le développement de ces échanges contribuera à renforcer la coopération entre nos deux pays”, soutient-il.
    ⭕Ce diplomate insiste par ailleurs sur l’importance pour l’Allemagne de nouer des partenariats gagnant-gagnant avec les pays comme Madagascar. “Nous coopérons dans cet esprit afin que les deux côtés en profitent”, explique-t-il. Oliver Knoerich rapporte alors que le portefeuille alloué par l’Allemagne à Madagascar s’élève à plus de 480 millions d’euros.
    ⭕Ce pays partenaire de la Grande île intervient dans plusieurs domaines, avec l’environnement et la préservation de la biodiversité comme priorités. Il coopère également avec Madagascar dans le secteur agricole et la sécurité alimentaire. De même dans l’énergie renouvelable, la gouvernance et la décentralisation. Et ce, avec l’implication active de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), énumère l’ambassadeur Oliver Knoerich.
    ⭕L’engagement de l’Allemagne à Madagascar avait été salué par le président Andry Rajoelina. Le Chef de l’Etat aurait souligné, lors de la présentation des Lettres de Créance de Olivier Knoerich à Iavoloha, l’importance de poursuivre et de renforcer la collaboration entre les deux pays dans ces domaines prioritaires, d’après ce qu’a rapporté la direction de la Communication de la Présidence de la République.
    Photo d’illustration/ Présidence de la République

  • DIASPORA – 417,7 millions de dollars de fonds envoyés par les migrants à destination de Madagascar en 2023

    DIASPORA – 417,7 millions de dollars de fonds envoyés par les migrants à destination de Madagascar en 2023

    Antananarivo, 30 Août, 8h55 – L’envoi des fonds par les migrants à destination de Madagascar s’élevait à 417,7 millions de dollars en 2023. Leur contribution avait représenté 2,6% du PIB du pays, d’après un rapport de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

    La BFM définit les envois de fonds comme étant « des revenus envoyés par des personnes, en déplacement temporaire ou permanente dans une économie étrangère, aux ménages restés au pays ». L’autorité monétaire explique qu’Il peut s’agir « de particuliers qui ont migré dans une économie étrangère et dont ils sont devenus résidents, ou de rémunérations de travailleurs à court terme qui sont employés dans une économie dont ils ne sont pas résidents ».

    Les fonds que ces migrants ont envoyés à Madagascar l’année dernière est cependant en dessous de ce qu’ils ont transféré durant l’année précédente. En 2022, leurs envois s’élevaient à 451,2 millions de dollars, soit l’équivalent de 2,9% du PIB, indique la Banque centrale. Cette contribution au PIB est d’ailleurs la moyenne du poids des envois de fonds dans l’économie de Madagascar ces dernières années, fait noter la BFM.

    Une contribution à 3,4% du PIB avait toutefois été enregistrée avec les 443,5 millions de dollars que ces migrants avaient envoyés en 2020, année marquée par la crise sanitaire du Covid-19. Leurs envois ont même atteint 543,1 millions de dollars en 2021, l’équivalent de 3,8 % du PIB. Cette performance s’expliquait par les aides envoyées par des non-résidents à des résidents, particulièrement par les migrants au profit de leur famille pour faire face à la pandémie, rapporte la BFM.

    D’après la Banque mondiale, les remises migratoires à destination de l’Afrique subsaharienne ont atteint 54 milliards de dollars. Elles ont contribué à soutenir le compte courant de plusieurs pays africains en proie à l’insécurité alimentaire, à la sécheresse, aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement, aux inondations ou encore aux difficultés liées au service de la dette. La Gambie, le Lesotho, les Comores, le Libéria et Cabo Verde sont parmi les pays les plus dépendants des envois de fonds des migrants, d’après cette institution de Bretton Woods.

    Pour Madagascar, la BFM fait remarquer qu’il n’y a pas encore d’étude approfondie sur les impacts réels de ces fonds des migrants sur l’économie malgache. La Banque centrale signale également l’inexistence de politique affirmée pour promouvoir les envois de fonds à Madagascar.

    La Banque centrale avance néanmoins des mesures pouvant promouvoir ces envois de fonds. Elle préconise entre autres des mesures d’incitation et d’encouragement de la diaspora à transférer plus d’argent vers leur pays d’origine, des mesures d’incitation pour les fintech œuvrant dans les transferts d’argent, l’amélioration des infrastructures financières en général ou encore la mise en place de plateformes numériques innovantes, permettant des transferts instantanés et à moindre coûts et sécurisés.

  • COOPÉRATION – Madagascar sollicite les Emirats Arabes Unis pour le financement de la centrale hydroélectrique de Sahofika

    COOPÉRATION – Madagascar sollicite les Emirats Arabes Unis pour le financement de la centrale hydroélectrique de Sahofika

    Antananarivo, 29 Août, 18h30 – L’assistance des Emirats Arabes Unis sollicités sur certains grands projets. La présentation des lettres de créances de l’ambassadeur des Emirats Arabes Unis, Ibrahim Bin Ahmed Mohamed Alnaqbi, a été l’occasion pour le président de la République Andry Rajoelina de réitérer une demande d’assistance de ce pays dans la réalisation de certains projets.

    Lors de cette rencontre, le chef de l’Etat a notamment sollicité les Emirats Arabes Unis à mobiliser leur Fonds souverain pour contribuer au financement et à la mise en oeuvre du projet de centrale hydroélectrique de Sahofika. Il a également évoqué au cours de cette audience “le développement de la production de sucre, en exploitant les vastes étendues de terres cultivables de Madagascar pour approvisionner les marchés de l’Océan Indien”.

    Malgré la signature en novembre 2021 des contrats de concession et d’achat d’énergie avec le consortium Nouvelle énergie hydroélectrique de l’Onive (Neho), la construction de la centrale de Sahofika n’a toujours pas démarré. Depuis, le constructeur Eiffage était sorti du consortium, tandis que l’Etat malgache planifiait son entrée au sein de l’actionnariat de la société Neho.