Antananarivo, 19 Août, 10h55 – Une charge supplémentaire pour les importateurs de « goailaka ». L’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC) décide d’appliquer une mesure de sauvegarde définitive sur les importations de gaines et de sacs tissés en polypropylène à Madagascar. Cette mesure prend la forme d’un droit additionnel ad valorem au taux de 33% de la valeur CAF pour l’importation de ce produit.
⭕Cette mesure est en vigueur depuis le 15 juillet et s’appliquera pour une durée de quatre ans. Ce droit additionnel est toutefois amené à baisser progressivement au fil des années, si l’on s’en tient à l’avis publié par l’ANMCC. Il est fixé à 33% du 15 juillet jusqu’à la fin de cette année. Il baissera à 32% en 2025, à 31% en 2026, pour se situer à 30% en 2027.
⭕L’ANMCC indique avoir pris cette mesure de sauvegarde par rapport à l’accroissement des importations de gaines et de sacs tissés en polypropylène d’un côté. Mais il y a également de l’autre côté l’existence du dommage grave subi par la Branche de production nationale (BPN) de ce produit, souligne-t-elle dans cet avis.
⭕La branche de production nationale de gaines et de sacs tissés en polypropylène avait précédemment déposé une requête demandant l’application d’une mesure de sauvegarde auprès de l’ANMCC. Elle y mentionne des éléments de preuve relatifs à l’existence du dommage grave causé par l’accroissement des importations de produits similaires et directement concurrents à ses produits.
⭕Il avait été indiqué dans la requête des producteurs locaux que le volume des importations de gaines et sacs tissés en polypropylène a connu une hausse considérable. Par rapport à l’année de base 2019, ce volume a augmenté respectivement de 11,27 et 65 points d’indice pour les années 2020, 2021 et 2022. Pour les onze premiers mois de l’année 2023, cette augmentation est de 11 points d’indice comparé à la même période de l’année 2022.
⭕Une tendance à la baisse de la production nationale est constatée durant la période considérée, selon les données de la requête. Ils ont par ailleurs indiqué avoir enregistré des baisses de volume de ventes, de l’ordre de 13, 11 et 17 points d’indice de 2020 à 2022. Et cette baisse s’est poursuivie jusqu’au mois de novembre 2023. Ils se sont aussi plaints d’une baisse considérable de 29 points d’indice de leur part de marché de 2019 à 2022. Et c’est une situation qui a perduré durant les onze premiers mois de l’année 2023, avaient-ils mentionné dans leur requête.
⭕Les principaux pays exportateurs de gaines et de sacs tissés en polypropylène vers Madagascar sont la Chine, l’Inde et la Thaïlande. Les pays en développement sont exemptés de l’application de la mesure de sauvegarde définitive sur ces produits que l’ANMCC vient de prendre.
Catégorie : Économie
-

MESURES COMMERCIALES – Un droit additionnel au droit de douane de 33% sur l’importation de gaines et de sacs tissés en polypropylène à Madagascar
-

IMPORTATION – Plus de 4 600 véhicules neufs mis à la consommation en 2023
Antananarivo, 17 Août, 11h40 – Il y avait eu 4 606 véhicules neufs mis à la consommation en 2023. Leur valeur CAF, c’est-à-dire leur prix à la frontière de Madagascar avant acquittement de tous les impôts et droits sur les importations et paiement de toutes les marges commerciales et de transport, s’élevait à 481,2 milliards d’ariary. Ces chiffres sont ressortis de la compilation des données de tous les tableaux de bord (TBD) de la direction générale des Douanes (DGD) pour l’année dernière.
Selon ces rapports de la DGD, le plus grand nombre de véhicules neufs importés en 2023 était enregistré au second trimestre de cet exercice. Ils étaient durant cette période 1 325 à être mis à la consommation, pour une valeur CAF s’élevant à 136,5 milliards d’ariary. Pour les autres périodes, leur nombre était à 1 066 au premier trimestre, 1 208 au troisième trimestre et 1 007 véhicules neufs au quatrième trimestre de l’année dernière.
9 647 autres véhicules avaient également été mis à la consommation l’année dernière. Leur valeur CAF s’élevait pour leur part à 236,4 milliards d’ariary, d’après toujours les données de la douane. Et comme pour les véhicules neufs, c’est également au second trimestre de 2023 que le nombre de ces autres véhicules importés était le plus élevé, se chiffrant à 2 735.
Le nombre des véhicules neufs importés en 2023 a connu une baisse comparé à celui de 2022, durant laquelle leur nombre était à 4 994 pour une valeur CAF à 176 milliards d’ariary. En revanche, l’importation des autres véhicules a nettement augmenté, passant de 6 798 mis à la consommation en 2022 à 9 647 en 2023.
Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg
-

ENERGIE – Le potentiel hydroélectrique de Madagascar exploité à moins de 2%, déplorent les partenaires techniques et financiers
Antananarivo, 16 Août, 9h10 – Quasi inexploité. La Grande île dispose d’un important potentiel hydroélectrique estimé par la Banque africaine de développement (BAD) à environ 7 800 MW. Ce potentiel est toutefois exploité à moins de 2%, fait remarquer cette institution financière dans son Rapport pays 2024 sur Madagascar.
Le rapport sur le programme sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD) du Fonds monétaire international (FMI) souligne également que “le potentiel de production d’électricité propre demeure sous-exploité”.Ce document indique que Madagascar possède le troisième potentiel hydroélectrique en importance en Afrique. Mais le pays en exploite actuellement moins de 1%, déplore l’institution de Bretton Woods.
Pour la BAD, “cette situation freine fortement les investissements à plus grande échelle dans les secteurs à forte valeur ajoutée”. Alors que ces investissements devraient “contribuer à accélérer la transformation structurelle”, expose cette institution de développement panafricaine.
Le rapport du FMI soutient pour sa part que les retards dans la construction de nouvelles grandes centrales hydroélectriques, attribuables en partie aux difficultés financières de la Jirama, sont à l’origine de l’augmentation de la consommation de combustibles fossiles à des fins de production d’électricité. Le rapport rappelle en même temps que la nouvelle Politique générale de l’Etat (PGE) annoncée en janvier 2024 prévoit la mise en chantier dès 2024 de deux grands projets de centrale hydroélectrique à Sahofika et à Volobe
Ce document avance alors que “augmenter le taux d’accès à l’électricité, actuellement à 33% des ménages, exigerait aussi une utilisation plus intensive des moyens de production hors réseau ou des petits réseaux”. Madagascar étant également un emplacement de choix pour le développement de l’énergie solaire.
La BAD indique que la production d’électricité à Madagascar est assurée à 55% par un parc thermique. Alors qu’en plus de son important potentiel hydroélectrique, le pays dispose d’un potentiel en énergie solaire de 2 000 kWh/m2/an et de 2 000 MW pour l’énergie éolienne, qui peutcontribuer à assurer une transition énergétique juste.
La PGE avance que Madagascar entre dans la phase de mise en œuvre des deux grands projets, à savoir la construction des centrales hydroélectriques de Volobe et Sahofika, d’une capacité cumulée de 312 MW. Sahofika renforcera le réseau RIA (réseau interconnecté d’Antananarivo, Toamasina, Fianarantsoa). Volobe, quant à elle, répondra aux besoins de près de 2 millions d’habitants, dans les villes les plus importantes de la région Atsinanana. L’Etat inscrit également dans sa priorité l’exploitation des énergies renouvelables. Et leur utilisation dans l’hybridation des centrales électriques pour réduire le coût de production d’électricité devra se poursuivre.
-

NUMÉRIQUE – 43 startups subventionnées à hauteur de 15 000 dollars chacune par le programme Miary Digital
Antananarivo, 15 Août, 10h05 – 43 sur les 47 startups ayant été sélectionnées pour former la première cohorte du « Miary Digital » bénéficient d’un appui financier de la part de ce programme soutenant les entrepreneurs du secteur numérique. Elles sont subventionnées à hauteur de 15 000 dollars chacune pour la mise en œuvre de leurs projets, indique le Projet de transformation économique pour une croissance inclusive (PIC3), mercredi.
Ces startups avaient déjà bénéficié d’un accompagnement ainsi que des formations à l’entrepreneuriat numérique, l’élaboration de business plan, la gestion de projet, les finances d’entreprises ou encore le marketing. Elles avaient été incubées par Nexta, Orange Digital Center et Zafy Tody. Cette incubation consistait à mettre à disposition de ces startups des infrastructures, des services de développement de l’entreprise, des formations et des accompagnements pour développer leurs projets.
Les projets éligibles à ce programme doivent apporter une solution digitale. Selon le PIC3, la première cohorte est diversifiée, allant de l’Edtech, à l’Ecommerce, en passant par le Gaming jusqu’à l’agritech. Parmi les startups subventionnées figurent par exemple « Epique » qui est un réseau social entièrement dédié aux écrivains et aux passionnés de lecture. Il y a également « Fisca Compta », qui est une application mobile conçue pour simplifier la fiscalité et la comptabilité. « Busnay », un service de transport spécialement conçu pour les étudiants universitaires et tant d’autres bénéficient également de cet appui financier du programme Miary Digital.
Miary Digital est un des programmes entrepreneuriaux du projet PIC. Il est placé sous l’égide du ministère de l’Economie et des finances (MEF), du ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des télécommunications et des postes (MNDPT), du ministère de l’Industrialisation et du commerce et de la consommation (MICC), et est mis en œuvre avec l’appui de la Banque mondiale.
-

SECTEUR FINANCIER – Appui aux Institutions de microfinance pour l’élargissement de l’accès aux services financiers formels
Antananarivo, 15 Août, 7h15 – Elles étaient une dizaine d’Institutions de microfinance (IMF) à recevoir des équipements et matériels informatiques du Projet de transformation économique pour une croissance inclusive (PIC 3) mardi. Il s’agit d’une dotation visant à les appuyer à contribuer davantage à l’amélioration de l’accès aux services financiers formels à Madagascar, a expliqué la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison.
Les 16 institutions membres de l’Association professionnelle des institutions de microfinance (APIMF) comptaient 2,450 millions de clients à fin 2023. Cette association indique avoir financé à hauteur de 1 050 milliards d’ariary l’économie du pays. Si la couverture de ses membres s’étendait encore à 102 districts à l’époque, il ne reste plus qu’un district non couvert par les IMF, précise le vice-président de l’APIMF, Guy Ratsimbazafy, lors de la cérémonie de remise officielle des matériels informatiques.
Cet appui fait partie des activités mises en œuvre dans le cadre du Projet d’inclusion financière de Madagascar (PIFM) qui a été clôturé au mois de décembre 2022, et dont deux principales activités d’appui à la microfinance ont été transférées au PIC3. Il s’agit de l’appui à la digitalisation des IMF et l’expansion de leurs agences vers des zones rurales mal desservies par les services financiers formels.
Comme expliqué par le ministère de l’Economie et des finances (MEF), ces activités portent sur l’amélioration des fonctions directement orientées vers les clients, ainsi que la facilitation des accès aux produits et services financiers de proximité. Elles tiennent aussi compte de la mise en place d’un Système d’information de gestion (SIG) mutualisé pour les IMF leur permettant l’interopérabilité avec le futur switch national de paiement.
La dotation de matériels roulants ou encore de logiciels pour ces IMF est en discussion, selon le coordonnateur national du projet PIC, Ladislas Adrien Rakotondrazaka. L’objectif est d’alléger les charges de ces IMF, et donc de leur permettre de proposer des offres plus accessibles non seulement pour les particuliers mais également pour les entreprises dans les zones non couvertes par les banques, explique-t-il.
A fin 2023, l’encours de crédit consenti par les IMF pour leur clientèle s’élevait à 663 milliards d’ariary. C’est soit une augmentation de 116% par rapport à fin 2017 selon la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF). La grande partie de cet encours était pour les crédits de trésorerie (65%), pour l’équipement (15%) et pour les crédits à l’habitat (12%).
Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg
-

SECTEUR FINANCIER – La réception technique opérationnelle du switch national de paiement annoncée au mois d’octobre
Antananarivo, 14 Août, 11h30 – La réception technique opérationnelle du switch national de paiement est prévue au mois d’octobre de cette année. C’est ce qu’a avancé le coordonnateur national du Projet de transformation économique pour une croissance inclusive (PIC 3), Ladislas Adrien Rakotondrazaka, lors de la cérémonie de remise de matériels informatiques à des Institutions de microfinance (IMF), mardi.
Le test pour ce mécanisme centralisé, qui est conçu pour faciliter les transactions électroniques entre les différents acteurs du système financier, sera effectué avant la fin de cette année, indique ce premier responsable du PIC. Il soutient toutefois que plusieurs défis restent encore à relever pour permettre à tous ces acteurs de se connecter à cette infrastructure financière.
Les autorités malgaches avaient déjà avisé le service du Fonds monétaire international (FMI) de la situation de ce projet. Elles indiquent que ce Switch national de paiement qui est dans sa phase de finalisation des travaux d’installation et de configuration devra entrer en service en 2025.
La reprise des travaux de mise en place de cette plateforme avait été marquée par la signature du contrat entre le PIC3 et la société BPC au mois de février de cette année. Le switch national de paiement sera mis en œuvre grâce à une collaboration entre ces deux parties, avec l’implication technique des équipes de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM). C’est la BPC qui est le fournisseur de la solution clé en main de ce système centralisé.
Le switch national de paiement a pour rôle d’acheminer, traiter et sécuriser les paiements électroniques effectués par les entreprises, les banques, les établissements de monnaie électronique, les IMF, et autres acteurs financiers. Plusieurs avantages seront offerts par cette plateforme, dont entre autres l’amélioration de l’environnement des affaires par la réduction des délais de paiement et la facilitation des transactions.
-

INTÉGRATION RÉGIONALE – L’Afrique ne participe qu’à moins de 5% aux échanges commerciaux de Madagascar
Antananarivo, 13 Août, 18h05 – Une part minime. L’Afrique ne représente actuellement que moins de 5% des échanges commerciaux de Madagascar. La Grande île appartient pourtant déjà à trois communautés économiques du continent, comme le rappelle la Banque africaine de développement (BAD), dans son rapport pays 2024 de Madagascar, récemment publié.
Madagascar est d’abord membre du Marché commun de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe (Comesa). Elle appartient aussi à la Communauté de développement de l’Afrique Australe (Sadc) et à la Commission de l’Océan Indien (COI). La Grande île avait également déjà signé l’accord de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) en 2018. Pour la BAD, “l’appartenance à ces trois Communautés économiques régionales (CER) et à la Zlecaf devrait aider à augmenter les échanges entre le continent et Madagascar”.
Madagascar avait déjà accru ses échanges avec les pays africains ces deux dernières décennies, avec une valeur totale de ces exportations qui était passée de 28 millions de dollars en 2002 à 215 dollars en 2022. Le groupe de réflexion mondial ODI, qui a mené une analyse sur les impacts commerciaux de la Zlecaf à Madagascar, avait fait part d’un taux de croissance annuel moyen de 20,6% des exportations malgaches vers l’Afrique durant cette période.
Les importations de Madagascar en provenance d’Afrique étaient pour leur part passées de 76 millions de dollars en 2002 à 559 millions de dollars en 2022, avec un taux de croissance annuel moyen 14% durant cette période sous revue. L’ODI note alors que la Grande île avait enregistré un déficit commercial persistant avec l’Afrique, dont le plus élevé a été enregistré en 2021, atteignant 515 millions de dollars.
Avec le reste du monde, les exportations de Madagascar étaient passées de plus de 500 millions de dollars en 2002 à 3,3 milliards de dollars en 2022. Ses importations aussi ont augmenté de manière significative durant cette période, passant de plus de 500 dollars à 4,9 milliards de dollars, détaille l’ODI.
-

TOURISME – Le « beach kite » pour faire de Foulpointe une destination phare pour les amoureux de cerf-volant
Antananarivo, 12 Août, 18h05 – Diversification touristique. La journée du 11 août figurera dans les annales du tourisme pour Madagascar. Cette journée marque le lancement officiel du “beach kite”, un tout nouvel événement qui vise à dynamiser le tourisme dans la région d’Atsinanana et à diversifier les offres touristiques, d’après le ministère du Tourisme et de l’artisanat. Ce concept met à l’honneur le cerf-volant, “une activité à la fois nostalgique et porteuse d’avenir, qui pourrait bien devenir une discipline compétitive d’envergure”, selon le ministère. Le but étant de “faire de Foulpointe une destination phare pour les amateurs de cerf-volant”.
L’événement est une initiative d’Annick Randrianarisoa, propriétaire d’un hôtel à Foulpointe. L’idée s’est ensuite concrétisée suite à une collaboration avec la direction régionale du tourisme et de l’artisanat d’Atsinanana ainsi qu’avec des associations et des professionnels du tourisme de la région. « Notre objectif est d’offrir aux visiteurs de Foulpointe une expérience inoubliable, bien au-delà des activités balnéaires classiques », explique l’organisatrice. Après le lancement déclaré “réussi” par le ministère, les organisateurs projettent déjà une deuxième édition.
-

La BAD recommande à la Banque centrale des mesures d’incitation de financement pour les grands projets structurants
Antananarivo, 12 Août, 11h45 – Une recommandation à l’endroit de l’Autorité monétaire. La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) devrait accompagner les grands projets structurants et transformateurs à travers la création des incitations de financement plus souples, suggère la Banque africaine de développement (BAD).
Ces incitations de financements à des conditions plus souples peuvent s’opérer à travers des facilités de refinancement. Elles peuvent aussi se faire par une baisse des taux d’intérêt ou encore par des lignes de crédit spécifiques, recommande la BAD dans son rapport pays 2024 sur la Grande île. Cette institution africaine met en avant dans ce document la réforme de l’architecture financière mondiale pour la transformation de Madagascar.
Comme exposé dans ce rapport, les Investissements directs étrangers et de portefeuille ont baissé de 18,5% pour Madagascar, passant de 314 millions de dollars en 2022 à 256 millions de dollars en 2023. Cette baisse pourrait être liée, en partie, à la morosité de l’activité économique mondiale, combinée au resserrement des conditions financières internationales. Ce qui réduirait les capacités des investisseurs à mobiliser des financements pour investir à Madagascar, soutient la BAD.
Les besoins de financement annuels pour accélérer la transformation structurelle à Madagascar sont estimés à 7,27 milliards de dollars par an jusqu’en 2030, selon le scénario des Objectifs de développement durable (ODD). Ils sont estimés à 1,27 milliard de dollars par an jusqu’en 2063, selon le scénario de l’Agenda de l’Union africaine. Le déficit de financement annuel est ainsi estimé à 7,18 milliards de dollars, soit 40,6% du PIB pour l’horizon 2030. Il est à 1,26 milliard de dollars, l’équivalent de 7,1% du PIB, pour l’horizon 2063, avance la BAD.
-

OPERATIONS FINANCIERES – 38 161 milliards d’ariary de transactions via Mobile money en 2023
Antananarivo, 12 Août, 7h50 – De plus en plus opté. 342 millions de transactions financières ont été effectuées via Mobile money l’année dernière. Ces opérations avaient valu 38 161 milliards d’ariary, d’après le rapport du service de la Coordination nationale de la finance inclusive (CNFI) qui est une structure rattachée à la direction des Opérations financières (DOF) au sein de la Direction Générale du Trésor (DGT).
Le nombre comme le montant des transactions effectuées par téléphone mobile ont connu une augmentation constante ces dernières années. 211 millions d’opérations à hauteur de 24 786 milliards d’ariary avaient été effectuées à partir de ce moyen de paiement en 2021. Le nombre des transactions avaient augmenté à 273 millions en 2022, avec une valeur s’élevant à 31 408 milliards d’ariary. Cette performance démontre, selon la CNFI, une adoption croissante et une confiance accrue dans cette technologie pour les opérations financières quotidiennes.
Le nombre de compte Mobile money actif ont d’ailleurs augmenté de 48% entre 2021 et 2023 ; passant de 3,067 millions à 4,550 millions de comptes. Pour la CNFI, cette croissance reflète une adoption croissante de cette technologie par les utilisateurs. Le Mobile money permet aux personnes, même ne disposant pas de compte bancaire, d’effectuer des transferts d’argent, de les dépenser ou de les gérer à partir de leur téléphone.
Le nombre de points de distribution a également enregistré une progression de 79%, passant de 85 137 à 152 366 durant cette période. Il s’agit là des agents de distribution, appelé communément « grossistes », qui travaillent pour les opérateurs mobile ainsi que des points de services comme les cash-points, les stations-services ou encore les commerçants. Ils ont ainsi facilité l’accès tout comme l’utilisation du mobile money dans diverses, d’après cette structure au niveau de la DGT.
La CNFI coordonne la mise en œuvre de la politique du Gouvernement et les interventions des différents acteurs tant nationaux qu’internationaux pour le développement et la promotion de l’inclusion financière.