Catégorie : Économie

  • Pas de baisse saisonnière enregistrée sur le prix du riz durant la période de récolte

    Pas de baisse saisonnière enregistrée sur le prix du riz durant la période de récolte

    Antananarivo, 7 Août, 7h50 – Les prix du riz n’ont pas enregistré les baisses saisonnières attendues pendant la période de récolte de cette année. La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) estime que c’est une situation qui diffère de l’époque pré-pandémique durant laquelle les prix du riz connaissaient habituellement une baisse notable pendant cette période. C’est ce que la BFM rapporte dans la note de conjoncture économique qu’elle a publié mardi.

    Le riz, qui figure parmi les principales composantes du panier de consommation des ménages, s’est au contraire renchéri de 5,0% et a contribué à 13,1% de la variation d’ensemble, d’après ce document. La BFM fait d’ailleurs remarquer que l’embrasement des tensions au Moyen-Orient avaient commencé à peser sur le prix du riz.

    La banque centrale indique par ailleurs que les taux d’inflation étaient restés relativement élevés et persistants. Ceux-ci n’avaient connu que de très faibles variations depuis le début de l’année, souligne-t-elle. Ils se situaient à 7,4% au mois de mars, pour être à 7,3% aux mois d’avril et mai, et pour s’établir à 7,2% au mois de juin 2024.

     

  • POLITIQUE MONETAIRE – La Banky foiben’i Madagasikara relève ses taux d’intérêts face à la persistance de l’inflation

    POLITIQUE MONETAIRE – La Banky foiben’i Madagasikara relève ses taux d’intérêts face à la persistance de l’inflation

    Antananarivo, 6 Août, 20h45 – Ajustement. Le Comité monétaire de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), dans le cadre de la revue trimestrielle de la politique monétaire, décide de relever ses taux des facilités permanentes. Le taux de facilités de dépôt (FDD) fixé à 9% lors de la précédente revue augmente à 9,5%. Le taux des facilités de prêt marginal (FPM) passe pour sa part de 11% à 11,50%.

    C’est ainsi à 9,5% que sera rémunéré le placement pour les banques qui déposent leurs excédents de liquidités auprès de la BFM. Inversement, pour leur besoin de liquidité, l’intérêt que va tirer la banque centrale de leurs emprunts sera de 11,5%. L’objectif de ces instruments du marché monétaire, comme l’indique la BFM, consiste à stabiliser les taux d’intérêt à court terme et à transmettre le signal par rapport à l’orientation de la politique monétaire.

    La BFM indique avoir pris cette décision afin de juguler la tension inflationniste qui sévit. L’autorité monétaire fait part d’une persistance de l’inflation depuis le début de l’année. Aussi, « les conditions monétaires restrictives liées à une gestion prudente de la demande par BFM sont de mise, si un nouvel équilibre n’est pas atteint », soutient la BFM

    Des partenaires techniques et financiers de Madagascar semblent favorables à la poursuite d’une politique monétaire restrictive. La Banque africaine de développement (BAD) avait soutenu par exemple que celle-ci devrait permettre de réduire l’inflation à Madagascar à 8,1% cette année. Et une telle décision devrait encore faire baisser ce taux d’inflation du pays à 7,5% en 2025, d’après ce qu’avait avancé cette institution dans sa note sur les Perspectives économiques en Afrique 2024, présentée à fin mai.

    L’ancien représentant du Fonds monétaire international à Madagascar (FMI), avait également soutenu que la prudence est de mise pour les banques centrales. Et ce, en soutenant que « les banques centrales devraient éviter d’assouplir prématurément leur politique monétaire et s’opposer aux attentes trop optimistes du marché en matière de baisse de taux ».

    La BFM espère que la réalisation de projets d’investissements publics et privés permettra la relance des activités et le rétablissement de l’offre globale. Elle se dit prête à ajuster ses instruments de politique monétaire si la situation s’améliore.

  • TRANSFORMATION STRUCTURELLE – Madagascar encouragé par la BAD à bâtir un nouveau modèle économique

    TRANSFORMATION STRUCTURELLE – Madagascar encouragé par la BAD à bâtir un nouveau modèle économique

    Antananarivo, 06 Août, 18h15 – La Banque africaine de développement (BAD) estime que la Grande île devrait bâtir un nouveau modèle économique. Celui-cui devrait être axé sur une croissance verte et inclusive, d’après ce que suggère cette institution financière dans son rapport pays 2024 sur Madagascar.

    Le modèle économique recommandé par ce partenaire de la Grande île consiste en une augmentation de la productivité agricole et au développement de chaînes de valeurs agricoles capables de se substituer aux importations de produits alimentaires. Ce modèle devrait aussi amener le pays à s’intégrer aux chaînes de valeurs mondiales et à construire des infrastructures durables notamment d’énergie et de transport. Et il devrait engager le pays dans la mise en place d’un environnement favorable pour attirer les investissements du secteur privé, et renforcer les capacités de gestion et de résilience face aux aléas climatiques, expose la BAD dans son rapport.

    La BAD estime que les changements de modèles économiques opérés jusqu’à aujourd’hui « n’ont pas pu sortir le pays des trappes à pauvreté ». Elle rappelle que Madagascar avait expérimenté trois principaux modèles économiques depuis son indépendance en 1960 à ce jour, dont le modèle socialiste expérimenté sur la période 1960 à 1980. La Grande île avait ensuite mis en œuvre le modèle néolibéral avec les Politiques d’ajustement structurel (PAS) de 1981 à 2000. Le modèle que le pays a mis en œuvre depuis 2001 est axé sur un partenariat entre l’État et le secteur privé.

    Comme exposé par cette institution de financement du développement en Afrique, le taux de croissance du PIB réel par habitant de Madagascar a été négatif durant trois décennies, de 1980 à 2009. La faible croissance du PIB de long terme, la forte croissance démographique et la faible performance des politiques publiques sont les principales raisons ayant conduit à cette situation. Le pays a néanmoins obtenu des gains du PIB entre 2010 et 2019. Mais ces gains ont été annihilés par la Covid-19. Une reprise économique avait ensuite été enregistrée en 2021, avec une amélioration du taux de croissance du PIB réel par habitant. Ce, avant de baisser en 2022, en raison du ralentissement de la croissance causé par les effets de chocs multiples, détaille la BAD.

    La BAD fait par ailleurs remarquer que « Madagascar est le seul pays africain ne connaissant pas de conflit, mais dont le PIB par habitant diminue depuis 1960 ». Le taux de pauvreté national restait d’ailleurs élevé, en se situant à 75,2% en 2022, avec un taux qui avait même dépassé 91,2% dans le Sud et le Sud-Est, indique-t-elle.

  • BANQUE – Société Générale Madagasikara bientôt cédée à BRED Banque populaire

    BANQUE – Société Générale Madagasikara bientôt cédée à BRED Banque populaire

    Antananarivo, 05 Août, 12h10 – Société Générale cède sa filiale malgache. Le groupe bancaire vient d’annoncer ce lundi matin la signature d’un accord avec la BRED Banque populaire. Le document prévoit, selon le communiqué du groupe français, la cession totale de ses parts dans Société Générale Madagasikara qui est à hauteur de 70%. “Selon les engagements pris, la BRED Banque Populaire reprendrait la totalité des activités opérées par cette filiale, ainsi que l’intégralité des portefeuilles clients et l’ensemble des collaborateurs de cette entité”, indique la Société Générale dans un communiqué.

    Toutefois, ce projet de cession est soumis aux conditions suspensives usuelles ainsi qu’à la validation des autorités financières et réglementaires compétentes, c’est-à-dire de la commission de supervision bancaire et financière (CSBF).

    Société Générale poursuit ainsi son désengagement du continent africain. Le groupe français avait déjà cédé ses activités dans plusieurs pays au cours des dernières années à l’instar du Congo, Tchad, Mozambique, Burkina Faso ou encore le Maroc. Désormais, c’est au tour de Madagascar. Dans la Grande île, la Société Générale dispose d’un réseau de près de 70 agences qui emploient près de 1000 personnes à travers le pays.

    Avec cette nouvelle acquisition, la BRED Banque populaire, une filiale du groupe BPCE, renforce sa présence dans la région. Elle est déjà présente en Djibouti, La Réunion et Mayotte. « Cette acquisition marque une nouvelle étape importante pour la BRED Banque Populaire. Elle s’inscrit dans notre ambition stratégique de nous développer à l’international dans des régions à fort potentiel”, déclare Jean-Paul Julia, Directeur Général de la BRED Banque Populaire dans un communiqué. La banque affiche déjà son ambition de participer dans “le financement de l’économie malgache en servant l’ensemble des agents économiques du pays”.

    Société Générale est arrivée sur la Grande île après la privatisation de plusieurs banques étatiques à la fin des années 90 et au début des années 2000. Elle a repris les activités de la banque commerciale Banky fampandrosoana ny varotra (BFV) après la privatisation de celle-ci.

  • CEO Summit – 500 dirigeants économiques et chefs d’entreprises attendus à Madagascar

    CEO Summit – 500 dirigeants économiques et chefs d’entreprises attendus à Madagascar

    Antananarivo, 5 Août, 7h15 – Madagascar accueillera du 5 au 6 décembre prochain le CEO Summit, un événement économique dédié aux dirigeants d’entreprises de la Grande île et de la région de l’océan Indien. Cette rencontre de deux jours, organisée dans le cadre du 65ème anniversaire du Syndicat des industries de Madagascar pour sa première édition, ambitionne de réunir 500 décideurs dont 350 CEO.

    Ce rendez-vous qui se veut annuel et incontournable entend offrir aux participants une opportunité unique de rassemblement, de dialogue de haut niveau mais aussi de formation de partenariats stratégiques. A en croire Tantely Rakotomalala de Becom, co-organisateur du Sommet, des leaders éminents de classe mondiale ainsi que des chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus à cet événement “afin d’enrichir les discussions, partager des stratégies à succès et échanger sur les tendances mondiales”.

    A en croire les organisateurs, les deux jours de réunion se focaliseront “sur les défis et opportunités économiques, environnementaux, humains et technologiques spécifiques au secteur productif afin d’influencer positivement l’avenir économique et social de la région et stimuler la croissance et le développement durable des entreprises. L’initiative est parrainée par le ministère ministre des Affaires étrangères, le ministère en charge du secteur privé et celui en charge de l’Environnement.

  • TRAFIC DE RICHESSES NATIONALES – La Douane ratisse large avec des opérations de surveillance des « zones non occupées »

    TRAFIC DE RICHESSES NATIONALES – La Douane ratisse large avec des opérations de surveillance des « zones non occupées »

    Antananarivo, 4 Août, 16h44 – Ratisser large. L’administration douanière (DGD) s’engage à poursuivre la surveillance étroite de toutes les zones dites « non occupées ». La DGD compte ainsi opérer davantage dans ces zones, là où elle n’a pas de structure permanente. L’opération avait déjà été entreprise, notamment dans le cadre d’une récente patrouille de surveillance douanière dans le nord-ouest de Madagascar, vers la fin du mois de juillet.

    Pour la Douane, entreprendre cette surveillance étroite des zones non occupées et renforcer les patrouilles permettront de “prévenir les importations, les exportations, ainsi que tous les types de contrebande, de trafic et de rejets illicites”. C’est de ces zones que les 48 lémuriens et 1 076 tortues interceptées, au mois de mai, par la police thaïlandaise auraient par exemple quitté la Grande île, selon les explications données à la suite de la découverte de ce trafic.

    La première patrouille effectuée par la Douane dans le nord-ouest de Madagascar, visait à établir une “cartographie des risques”. Ceci, afin de localiser les points de passage potentiels des trafiquants de richesses nationales, notamment la faune, la flore, les ressources minières, ainsi que les stupéfiants. La patrouille avait d’abord couvert Analalava et les îles avoisinantes de la zone maritime au nord-ouest, telles que Nosy Lava, Nosy Saba, Nosy Antanimora, et Nosy Valiha. L’opération s’est poursuivie sur le long de la côte Ouest jusqu’à l’extrémité Sud, avant de remonter la côte Est jusqu’à atteindre la partie nord d’Antsiranana.

    La Douane est consciente de l’importance de la mise en place d’une stratégie plus élaborée ainsi que de la nécessité pour elle de disposer des moyens nécessaires pour assurer la surveillance des frontières du pays, dont le littoral s’étend sur plus de 5 000 kilomètres. Cette stratégie repose notamment sur la mise en place d’un système de renseignement, le déploiement de bateaux de patrouille ou encore la surveillance par drone.

    L’administration douanière rassure également qu’elle ne ménagera pas ses efforts pour contrôler les frontières et lutter contre la contrebande. Ce, même dans les zones dépourvues de structures permanentes, mais où une surveillance est indispensable, a-t-elle énoncé.

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  • ENTREPRENEURIAT – Un nouveau site web du SIM pour mieux connaître les industriels de Madagascar

    ENTREPRENEURIAT – Un nouveau site web du SIM pour mieux connaître les industriels de Madagascar

    Antananarivo, 4 Août, 9h10 – “Valoriser chaque membre ainsi que leurs activités respectives”. Le nouveau site web du Syndicat des industries de Madagascar (SIM) entend mettre l’accent sur les entreprises membres du groupement professionnel “en leur donnant une plus grande visibilité et en mettant en avant leurs compétences et leurs répercussions dans le domaine” industriel.

    Ainsi, les membres peuvent faire l’objet d’une présentation sur le site web pour mieux les faire connaître au public. Il en est de même de leurs produits, notamment ceux qui sont labellisés Malagasy Ny Antsika. Sur son site web, le site veut aussi mettre en lumière ce label “qui représente un véritable symbole de qualité des produits malgaches”.

    Mais au-delà de faire connaître les industriels membres et leurs activités, le SIM entend également promouvoir l’intégration professionnelle des jeunes talents en incluant la plateforme Pole stage sur son site web. L’idée est alors de “relier les entreprises membres aux étudiants à la recherche de stages ou d’emplois”. L’objectif est aussi de “faciliter le recrutement de futurs collaborateurs compétents”, poursuit le SIM.

    Et dans le cadre de son soutien aux membres et aux futurs membres, le SIM met également “à disposition sur son site une multitude d’informations utiles sur le secteur industriel, les réglementations en vigueur ainsi que les opportunités d’affaires”. Par ailleurs, au-delà de la présentation des membres du SIM, le site se veut une “vitrine de l’industrie malgache exposant l’écosystème industriel dans toute sa diversité”.

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  • Les couvertures d’assurance pour créer un climat de confiance indispensable pour les investisseurs

    Les couvertures d’assurance pour créer un climat de confiance indispensable pour les investisseurs

    Antananarivo, 3 Août, 14h05 – Un rôle crucial. Bien qu’encore peu optée à Madagascar, la souscription à l’assurance contribue à la promotion des investissements au pays, aussi bien nationaux qu’étrangers. En offrant des couvertures contre les risques, qui sont au cœur de toute activité, l’assurance instaure un climat de confiance indispensable pour les investisseurs. C’est ce qu’avait exposé la présidente du Conseil d’administration de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), Lantosoa Rakotomalala, en marge de la signature d’un protocole d’accord entre cette agence de promotion des investissements à Madagascar et l’assurance Aro.

    Josielle Rafidy, la directrice générale de l’EDBM explique que les risques d’exploitation ou encore les risques opérationnels sont autant de critères de décision d’investissement. Et comme les sinistres ne préviennent habituellement pas, ils peuvent impacter que ce soit les comptes d’exploitation des entreprises ou leur compétitivité, fait-elle remarquer.

    Souscrire à l’assurance permet donc de réduire les incertitudes ou encore les craintes liées aux aléas économiques, politiques et sociaux, reprend Lantosoa Rakotomalala. Et l’assurance est essentielle, non seulement pour attirer et mais également pour maintenir des investissements à long terme, soutient-elle.

    Créer et renforcer la confiance constitue d’ailleurs un point clé pour la promotion des investissements, ajoute Andry Ramanampanoharana, président du Conseil d’administration de l’assurance Aro. « Et la raison d’être des compagnies d’assurances c’est de créer cet environnement sécurisant », rappelle-t-il. Ce responsable auprès de l’assurance Aro, qui est aussi secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances, insiste toutefois sur la nécessité d’adapter les offres assurantielles aux besoins des investisseurs, notamment en matière de coût. « Si le coût est supérieur aux bénéfices que l’on pourrait tirer, cela ne présenterait aucun intérêt. Il faut améliorer l’offre de manière à ce qu’on puisse offrir un environnement sécurisant avec un coût supportable », lance-t-il.

    L’EDBM et l’assurance Aro ont alors décidé de s’allier, en signant un accord visant à renforcer leur collaboration en matière de sécurisation des investissements et de gestion des risques à Madagascar. Les deux parties s’associent pour renforcer la confiance des investisseurs mais aussi pour réduire les barrières à l’investissement, à travers des offres assurantielles solides.

    Une approche ciblée de la gestion des risques permettrait également de mettre en valeur les opportunités d’investissement à Madagascar. Leur partenariat devra par ailleurs contribuer à identifier les domaines où des améliorations du cadre légal et réglementaire sont nécessaires pour mieux sécuriser les investissements. De même pour stimuler le développement des produits financiers et d’assurance innovants, adaptés aux besoins spécifiques des investisseurs.

    Tahina Rakotoarisoa, directeur général adjoint en charge des finances de l’assurance Aro, indique que la compagnie qu’il représente est leader dans son secteur. Celle-ci s’appuie sur l’innovation, à travers la digitalisation de ses services et sur une démarche qualité certifiée ISO 9001 :2015 et sur une notation AA de GCR Ratings qui est une filiale de l’agence de notation Moody’s.

    Photo : Assurance Aro

  • Les crédits à taux préférentiels de Fihariana demandables directement auprès de ses banques partenaires pour les PME formelles

    Les crédits à taux préférentiels de Fihariana demandables directement auprès de ses banques partenaires pour les PME formelles

     

    Antananarivo, 2 Août, 8h35 – Il est désormais possible pour les Petites et moyennes entreprises (PME) formelles de soumettre leurs demandes de crédits à taux préférentiels de Fihariana, directement auprès de ses banques partenaires. Il s’agit de la BNI, la BOA et la Société Générale. Les taux préférentiels appliqués pour ces demandes de crédits sont compris entre 9 et 11%, d’après ce qu’a précisé ce Programme national, jeudi.

    Pour ce qui est des startups et des porteurs de projets, ils peuvent également bénéficier du financement de Fihariana, en soumettant toutefois leurs dossiers sur son site web. Ils peuvent aussi les soumettre auprès des 24 délégués régionaux de ce programme.

    Le programme Fihariana se veut un soutien crucial pour les entrepreneurs. “Que ce soit pour lancer une nouvelle entreprise, étendre une activité existante, ou explorer des nouveaux marchés, Fihariana se positionne comme un catalyseur pour concrétiser les ambitions entrepreneuriales”, soutient Valérie Zafindravaka, secrétaire exécutif de ce programme. “Cela se manifeste à travers la facilitation de l’accès au financement, mais aussi en introduisant l’éducation entrepreneuriale et financière dans les parcours scolaires”, poursuit-elle.

    Ce programme indique avoir mobilisé, avec ses banques partenaires, des ressources pour stimuler l’économie locale, en appuyant notamment la création d’emplois durables dans 115 districts depuis 2019. Fihariana estime avoir contribué significativement à l’amélioration des conditions de vie de milliers de foyers avec un financement de plus de 185 milliards d’ariary au profit de 26 000 entrepreneurs à travers l’île.

    Fihariana ne compte pas en rester là, et ambitionne d’étendre l’impact de ses actions. Ce, à travers des solutions financières améliorées, allant des produits Fihariana aux prêts plus substantiels pour des projets d’envergure, en passant par l’appui aux chaînes de valeur prioritaires pour le programme, avance-t-il. Ce programme national rappelle d’ailleurs son objectif qui est de faciliter l’accès aux financements, aux formations spécialisées, et à un accompagnement personnalisé pour les entrepreneurs malgaches, quel que soit leur niveau d’expérience.

  • CIRCUIT TOURISTIQUE – La route de l’artisanat pour mettre en valeur les artisans de la RN1 et de la RN43 et leur savoir-faire

    CIRCUIT TOURISTIQUE – La route de l’artisanat pour mettre en valeur les artisans de la RN1 et de la RN43 et leur savoir-faire

    Antananarivo, 2 Août, 8h04 – Diversification de l’offre touristique. Le ministère du Tourisme et de l’artisanat lance officiellement la route de l’artisanat. Il s’agit d’un projet qui fait le lien entre le tourisme et l’artisanat pour contribuer à l’atteinte de l’objectif de un millions de touristes en 2028. Ce circuit touristique fera parcourir aux touristes locaux et étrangers les 145 km entre Antananarivo et Soavinandriana Itasy pour découvrir une dizaine d’ateliers artisanaux malgaches.
    ⭕Le circuit commence à Antananarivo, et passe par Imerintsiatosika, Arivonimamo, Miarinarivo, Analavory, Antanetimboahangy, Ampefy pour se terminer à Soavinandriana. Mercredi, le ministère du Tourisme et de l’artisanat avec l’association national des guides touristiques et l’office régional du tourisme d’Itasy ont fait visiter le circuit aux professionnels du secteur et aux médias et leur ont fait découvrir en avant-première six ateliers d’artisans.
    ⭕D’après Rabetany Andriantsilavo, directeur de la valorisation des produits artisanaux auprès ministère du Tourisme et de l’artisanat, Madagascar regorge d’artisans talentueux qui méritent d’être mis en avant. L’objectif du projet est ainsi de faire de leurs ateliers des lieux que les touristes peuvent visiter. Itasy n’est que le projet pilote mais d’autres régions suivront, poursuit le responsable auprès du ministère.
    ⭕« Ces artisans seront encadrés et accompagnés pour qu’ils deviennent des professionnels dans le secteur touristique » poursuit Vonjy Rakotondrainibe, directrice de la valorisation des produits touristiques auprès du ministère. Ces formations consisteront notamment en technique d’accueil, en langue et les méthodes qualité-hygiène-sécurité-santé au travail-environnement. Selon elle, ce projet vise à diversifier le tourisme et les produits touristiques à Madagascar.