Catégorie : Économie

  • EXÉCUTION DE PROJETS – La performance de Madagascar sur le portefeuille des projets financés par la Banque mondiale jugée satisfaisante, selon le ministère  des Finances

    EXÉCUTION DE PROJETS – La performance de Madagascar sur le portefeuille des projets financés par la Banque mondiale jugée satisfaisante, selon le ministère des Finances

    Antananarivo, 2 Août, 6h49 – Une performance qui se serait améliorée. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) rapporte un taux de décaissement de 22,64% sur l’ensemble des 23 projets financés par la Banque mondiale. Ce qui est supérieur au niveau de décaissement en 2023 qui se situait à 14%, mais également par rapport au niveau de la sous-région à laquelle appartient Madagascar, selon ce département. Ces chiffres ont été sortis à l’issue de la première revue de la performance du portefeuille des projets financés par cette institution de Bretton Woods, lundi.
    ⭕La Banque mondiale aurait alors estimé que la performance de Madagascar sur le portefeuille des projets qu’elle finance est jugée « satisfaisante », d’après le rapport du MEF. Et Madagascar le doit aux différentes réformes initiées par le Gouvernement malgache dans la gestion financière et comptable des projets, selon ce ministère en charge des Finances. Ces réformes, comme rappelle le MEF, vise d’une part à permettre l’absorption maximale des fonds par les ministères afin de délivrer le maximum de résultats et de situer les responsabilités pour une performance collective des acteurs dans la mise en œuvre des projets.
    ⭕Madagascar avait connu depuis des années plusieurs problématiques engendrant les retards de décaissement des fonds de la Banque mondiale pour le financement de certains projets. La lourdeur des procédures du gouvernement malgache avait surtout été pointée du doigt, avec notamment une vingtaine d’étapes à franchir pour le décaissement d’un accord de don ou de crédit auparavant. Sans parler du temps pris pour l’ouverture d’un compte bancaire du gouvernement. Ainsi, sur un engagement total de 2,8 milliards de dollars de la Banque mondiale pour 23 projets nationaux, dans son Cadre de partenariat pays (CPF) 2017-2021 avec Madagascar, par exemple, le solde non décaissé pour ces projets avait été de 1,93 milliard de dollars. Il s’agissait de financement de projets compris dans le programme de ce CFP jusqu’au mois de mai 2022.
    ⭕Le MEF explique que la performance du portefeuille des projets contribue efficacement à l’atteinte des objectifs de la Politique générale de l’Etat. La ministre Rindra Rabarinirinarison soutient néanmoins que « les perspectives sont nombreuses et plusieurs défis restent encore à relever ». Quoi qu’il en soit, son ministère se dit disposé à apporter l’appui nécessaire pour une mise en œuvre fluide des projets, suivant les termes convenus dans les Conventions de financement avec la Banque mondiale.
    ⭕En mars 2024, le portefeuille de la Banque mondiale à Madagascar s’élevait à 4,1 milliards de dollars et comprend 26 projets nationaux et quatre opérations régionales. Les infrastructures occupent la plus grande part du financement avec 1,390 million de dollars, suivie du développement durable bénéficiant de 1,215 milliards de dollars et du développement humain avec 1, 092 milliards de dollars.
    Photo : MEF

  • INFRASTRUCTURES – Des manuels d’inspection et de diagnostic des routes et des ponts prêts à l’emploi

    INFRASTRUCTURES – Des manuels d’inspection et de diagnostic des routes et des ponts prêts à l’emploi

    Antananarivo, 1er Août, 10h30 – Prêts à l’emploi. L’élaboration des versions finales des manuels d’inspection et de diagnostic des routes et des ponts ainsi que le manuel de réparation de routes est achevée. Ces documents ont fait l’objet de présentation ainsi que de validation par le Comité conjoint de coordination (CCC) du Projet de développement des capacités de gestion de l’entretien des routes et des ponts (F3LTM), lors de sa sixième réunion mardi.

    C’est le fruit d’un travail conjoint entre les experts malgaches et leurs homologues japonais, souligne la représentante résidente de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), Kaori Tanaka. « Nous sommes satisfaits des avancements du projet, qui a abouti à l’élaboration de ces manuels. Ils seront utilisés non seulement dans le cadre du F3LTM mais pourront également être mis à l’échelle au niveau national », lance-t-elle.

    Ces documents définissent les stratégies que le ministère des Travaux publics (MTP) va mettre en œuvre pour l’entretien routier à Madagascar. Cet entretien consiste à prolonger la durée de vie des routes construites, explique le secrétaire général du MTP, Emile Joseph Sambisolo. “Notre objectif est de pouvoir nous attaquer immédiatement aux travaux d’entretien, une fois la période de garantie des routes construites écoulée. Grâce notamment à ces manuels, nous n’allons donc pas attendre la dégradation de ces infrastructures pour entreprendre ces travaux”, lance-t-il.

    Les parties prenantes engagées dans le F3LTM sont conscientes que la situation déplorable du patrimoine routier nécessite des actions non seulement urgentes mais surtout permanentes. Aussi, un projet pilote mettant en pratique les manuels d’entretien déjà validé est en cours sur la RN2 entre le PK2 et le PK8, indique ce responsable du MTP.

    D’autres travaux dans le cadre du F3LTM restent toutefois encore à faire. Il y a le manuel d’exploitation du Système de gestion des chaussées (PMS) qui est à présenter et à valider. De même pour le manuel sur le Système de gestion des ponts (BMS) et celui pour l’élaboration et la mise en œuvre du plan d’entretien.

    Le projet F3LTM ambitionne de mettre en œuvre de nouvelles approches visant à améliorer le système de gestion et d’entretien des routes ainsi que des ponts à Madagascar. Ce, par l’envoi d’experts japonais au sein du MTP depuis 2021. Cela s’effectue aussi dans le cadre d’un renforcement de capacités des agents de ce ministère ainsi qu’à travers des formations qui leur sont dédiées au Japon.

  • PARTENARIAT – La première revue du programme sur la Facilité élargie de crédit programmé à la fin du mois de septembre

    PARTENARIAT – La première revue du programme sur la Facilité élargie de crédit programmé à la fin du mois de septembre

    Antananarivo, 30 Juillet, 18h02 – La date du premier examen fixée. La première revue du nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), approuvé en juin et liant Madagascar avec le Fonds monétaire international (FMI), est programmée du 30 septembre au 11 octobre de cette année. C’est ce qui avait été convenu durant la rencontre entre la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison et le nouveau représentant du FMI, Eklou Kodjovi, lundi.

    Généralement entreprise tous les six mois, la revue du programme FEC consiste en un déplacement d’une équipe du FMI à Madagascar. La mission rencontre habituellement le président de la République, des membres du gouvernement et d’autres hauts responsables de l’Etat, le gouverneur de la banque centrale, les partenaires au développement, ainsi que des représentants du secteur privé et de la société civile. Les missionnaires de Bretton Woods se rendent au pays pour voir l’état d’avancement de ce programme, notamment par rapport aux conditions quantitatives et aux différents repères structurels y afférents.

    Plusieurs actions devraient être entreprises avant cette première revue, si l’on se réfère à la liste des mesures préalables et des repères structurels pour la période de juin 2024 à juin 2025. Fournir aux services du FMI un tableau de bord mensuel sur certains indicateurs clés de performance des administrations fiscale et douanière dans les 30 jours suivant la fin de chaque mois est par exemple une action à entreprendre de manière continue pour l’Etat.

    De même pour le tableau de bord mensuel sur les recettes et les coûts de la Jirama, ainsi que les détails de tout transfert budgétaire aux fournisseurs de la Jirama, que les autorités doivent fournir dans les 45 jours suivant la fin de chaque mois. Il y a également la publication des appels d’offres, les résultats de ces appels d’offres et les contrats d’achat de carburant de la Jirama sur le site internet de la Jirama dans un délai maximum de 45 jours après la fin du mois d’acceptation d’une offre.

    D’autres mesures sont à entreprendre cette année suivant des dates d’échéance précises. C’est le cas par exemple de l’opérationnalisation et de l’approvisionnement, au mois d’octobre, de 10 banques alimentaires avant le début de la période de soudure. Il y a également la finalisation et l’approbation par le Conseil des ministres du plan de relance de la Jirama préparé par sa nouvelle équipe de direction, pour le mois de novembre. Les autorités auront aussi à étendre la couverture du registre social à 600 000 ménages au mois de décembre. C’est la même date d’échéance pour la mise en place un dépositaire central unique de titres.

  • COMESA – Activer les moteurs de croissance des femmes entrepreneures africaines

    COMESA – Activer les moteurs de croissance des femmes entrepreneures africaines

    Un défi relevé pour Madagascar. La Grande île est le premier pays francophone à accueillir la Comesa federation of women in business (COMFWB) Trade Fair. La cinquième édition de ce grand rendez-vous économique s’est tenue à Antananarivo en juillet. Des délégations de femmes entrepreneures issues des 21 pays membres de ce grand bloc économique du continent Africain se sont ainsi rendues à Madagascar. Toutes sont engagées autour de la même thématique: le renforcement de la participation des femmes entrepreneures aux marchés régionaux du Comesa dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), en mettant l’accent sur l’investissement vert, la valeur ajoutée et le tourisme.
    Ayant bénéficié de nombreuses formations dispensées à leur intention ainsi que de programmes de renforcement de capacités en matière notamment de compétitivité régionale, les femmes entrepreneures africaines paraissent assez armées, d’après Maureen Sumbwe, la présidente du conseil d’administration du COMFWB. Des défis restent toutefois à relever selon ses explications. Elle évoque notamment l’accès aux marchés ainsi qu’aux plateformes de mise en réseau ou encore l’obtention des informations sur les besoins des marchés.

    Investir dans l’éducation

    Allier le développement économique de l’Afrique et l’autonomisation des femmes sont deux défis essentiels pour le continent, expose la Première Dame de la République de Madagascar, Mialy Rajoelina. Celle-ci estime que la participation des femmes est vitale pour le développement d’une société et que l’entrepreneuriat féminin est un moteur puissant de croissance économique, de réduction de la pauvreté et de développement durable. Mialy Rajoelina insiste toutefois que « la clé fondamentale de l’émancipation des femmes reste l’éducation » car « elle ouvre la voie à des opportunités économiques et à l’autonomisation », explique la Première Dame. Elle soutient qu’investir dans l’éducation, les compétences et créer des opportunités aux femmes et aux jeunes filles permettent de les transformer pour devenir des acteurs de l’économie.
    Hasina Ranaivo, vice-présidente de la section Comfwb Madagascar, abonde dans ce sens et estime que l’entrepreneuriat s’entretient dès les petits âges. L’entrepreneuriat se travaille avec l’éducation qui y joue un rôle crucial, afin d’avoir la mentalité de battant, la confiance et l’affirmation de soi nécessaire, expose-t-elle.

    Leadership des femmes

    Miser sur le leadership des femmes est en tout cas très important, souligne la Banque mondiale. Cette institution de Bretton Woods soutient que “tout le monde gagne quand les femmes réussissent”, que ce soit les ménages, les communautés, les entreprises ou les pays. « Il est de plus en plus évident que la participation des femmes à des fonctions de direction et de décision améliore les résultats en matière de développement », lance la Banque mondiale. A Madagascar, le leadership des femmes est non négligeable. 21,6% des entreprises du pays sont détenues majoritairement par des femmes et 28,2% de ces entreprises ont également des femmes à leur tête, indique le Forum économique mondial (FEM) dans le Global gender gap index 2023.
    La stratégie du Comesa, d’après son secrétaire général adjoint, le Dr Dev Haman, c’est d’encourager les femmes et jeunes entrepreneurs à créer leurs propres business afin qu’ils puissent ensuite créer des emplois pour en absorber les demandes. Il indique que les femmes et les jeunes entrepreneurs de l’Afrique représentent presque 55% de la population du Continent. « Et comme les Gouvernements n’ont pas la capacité de créer des emplois pour tout le monde, la solution c’est de chercher comment utiliser l’éducation reçue, l’expertise acquise et les talents pour les mettre en valeur, afin de créer des entreprises qui peuvent embaucher plusieurs personnes », avance le Dr Dev Haman.
    La puissance collective pour une intégration effective

    La cinquième édition du COMFWB Trade Fair avait mis l’accent sur l’importance de la Zlecaf. Un marché continental qui dépasse largement les marchés des sous-régions et qui a le potentiel de permettre à chacun de ses pays membres de mieux faire connaître ses produits, son savoir-faire, ses talents et ses différents atouts, souligne la ministre des Affaires étrangères de Madagascar, Rafaravavitafika Rasata. Le Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud), soutient d’ailleurs que le Zlecaf a le potentiel de sortir 30 millions de personnes de la pauvreté et d’augmenter les revenus de l’Afrique de 450 milliards de dollars, ne serait-ce qu’en 2023.

    Cependant, l’intégration économique et le développement régionaux ne pourront être effectifs sans la participation des femmes. “L’entrepreneuriat féminin est aujourd’hui reconnu comme un levier essentiel en termes de création d’emplois directs, d’innovation et de prospérité sociétale”, soutient Fanja Razakaboana, présidente de la section COMFWB pour la Grande île et non moins présidente du Groupement des femmes entrepreneures de Madagascar (GFEM)

    Sa vice-présidente, Hasina Ranaivo, explique de son côté que le fait que Madagascar n’ait pas encore ratifié la Zlecaf n’empêche pas les femmes entrepreneures malgaches de nouer déjà des partenariats avec leurs consœurs africaines. L’organisation du Trade Fair leur a entre autres permis de présenter les marchés ainsi que les produits, permettant à ces femmes entrepreneures de nouer des partenariats, de signer des conventions ou encore de vendre des produits. Un accord de partenariat avait par exemple été signé entre le GFEM et les femmes entrepreneurs d’Ethiopie pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin, dans le cadre de ce salon professionnel.

    Le potentiel économique de la femme africaine demande toutefois beaucoup d’encadrement, d’accompagnement et des partages d’informations, selon Leila Jaber, présidente de la Chambre nationale des femmes chefs d’entreprises de Tunisie et du Chapitre Comfwb Tunisien. Des suivis et des programmes avaient alors été proposés par le Comfwb pour débloquer ce potentiel de la femme dans le secteur privé en Afrique, a-t-elle indiqué.

    Pour Madagascar, l’une des premières aides apportées par la Comesa pour l‘entrepreneuriat féminin c’est l’implantation de la section COMFWB au pays, avec pour objectif de créer un pont entre le marché africain et les femmes entrepreneurs malgaches. Cette section mène entre autres le projet « Recamp » qui est un programme de renforcement de compétences et de formation gratuite dispensés par des formateurs étrangers pour des entrepreneures malgaches sélectionnées. Il y a parallèlement le « Business bootcamp », qui octroie des formations thématiques notamment sur le commerce extérieur ou le marketing des produits.

    Aller de l’avant

    La cinquième édition du COMFWB Trade Fair s’est achevée sur une note positive, en ayant mobilisé plus de 500 femmes entrepreneures et en leur ayant ouvert plusieurs opportunités. L’entrepreneuriat féminin en Afrique y a été mis à l’honneur. Du chemin reste cependant à faire, et ces femmes entrepreneures sont appelées à consolider les liens économiques entre les nations du Comesa ainsi qu’à motiver les autres femmes à y contribuer. Elles rassurent en tout cas être prêtes à aller de l’avant. 

  • PROJET HYDROÉLECTRIQUE – La CGHV s’apprête à installer ses bureaux à Volobe

    PROJET HYDROÉLECTRIQUE – La CGHV s’apprête à installer ses bureaux à Volobe

    Antananarivo, 30 Juillet, 9h25 – La Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) se prépare à s’installer. Elle annonce, dans un communiqué publié ce lundi, la construction de son bureau à Volobe. De même pour son bureau de représentation à Toamasina.

    La CGHV indique avoir entrepris plusieurs actions aussi bien sur le plan social que sur les plans technique et juridique depuis le début de cette année. A part l’installation de ces bureaux, la compagnie avait également déjà procédé progressivement au renforcement de son équipe, notamment dans le domaine social et les relations communautaires. Ce promoteur du projet Volobe se penche aussi sur les différents plans stratégiques qui, d’après ses explications, sont les déclinaisons du  plan de gestion environnementale.

    La CGHV poursuit par ailleurs ses démarches en vue de l’obtention des différentes autorisations relatives aux différents travaux pour son projet hydroélectrique. Cette compagnie s’attèle aussi à l’élaboration des contrats des travaux et du bouclage financier, avance-t-elle. “Toutes ces activités de préparation témoignent du bon avancement du projet et la détermination de toutes les parties prenantes à renforcer leur engagement pour le mener à terme”, rassure la CGHV.

    Après la signature du contrat de concession et du contrat d’achat d’énergie du projet hydroélectrique de Volobe en mai 2023, il restait encore, pour la CGHV la réactualisation des données socioéconomiques pour le bon avancement du processus de sécurisation foncière ainsi que la conclusion des travaux et le bouclage financier avec les prêteurs.

    Comme rapporté par la direction de la communication de la Présidence de la République, les initiatives hydroélectriques avaient été particulièrement mises en avant lors de la rencontre entre les présidents Emmanuel Macron et Andry Rajoelina, au palais de l’Élysée à Paris. Un volet jugé important pour pallier le déficit de production énergétique à Madagascar, qui perdure depuis de nombreuses années.

  • Davantage de crédits octroyés pour le secteur des BTP attendus au second trimestre de 2023

    Davantage de crédits octroyés pour le secteur des BTP attendus au second trimestre de 2023

    Antananarivo, 30 Juillet, 8h55 – De plus en plus favorisé. Le secteur des BTP devait bénéficier davantage de crédits octroyés par les banques territoriales au second trimestre de cette année. Si ce secteur bénéficiait encore 18,9% des crédits octroyés par ces banques durant les trois premiers mois de 2023, sa part était prévue augmenter à 20,4% pour le trimestre suivant. C’est ce que rapporte la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), dans le dernier bulletin qu’elle a publié.

    Cette part dont le secteur des BTP était prévu bénéficier au second trimestre devait le placer en tant que deuxième secteur bénéficiaire de crédits, derrière le secteur du commerce qui, lui devait bénéficier de crédit à hauteur de 24,1%. Ces deux secteurs constitueraient d’ailleurs de bons risques pour les banques, confient-elles à la BFM dans son Enquête de conjoncture économique auprès du secteur bancaire.

    13% des crédits accordés par les banques devaient être destinés à financer les Zones franches industrielles (ZFI), durant cette période. Le secteur agricole (11,1%), la distribution pétrolière (9,3%), le transport (9,3%), les industries extractives (1,9%), et les autres secteurs comme la télécommunication, le transit, l’hôtellerie, les crédits aux salariés ou l’éducation (11,1%) devaient se départager le reste.

    Les crédits à court terme devaient par ailleurs être priorisés, en se situant 59,3 % durant cette période. Les crédits à moyen terme étant prévus à 31,5% et pour ceux à long terme à 9,3%. En termes de coûts des crédits, plus de la moitié des banques avaient prévu de les durcir. Une disposition qu’elles prévoyaient prendre par rapport au taux de base bancaire ou encore aux commissions, selon toujours le bulletin de la BFM.

    Image par Tung Lam de Pixabay

  • ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES – Le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) sollicite l’adoption par l’Etat de politiques incitatives

    ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES – Le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) sollicite l’adoption par l’Etat de politiques incitatives

    Antananarivo, 29 Juillet, 14h45 – L’Etat devrait apporter son plus grand soutien aux industriels, à travers l’adoption de politiques incitatives. Agir dans ce sens en faveur des acteurs locaux encouragerait la création, l’innovation et la compétitivité des entreprises, soulève le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) dans une publication, vendredi.

    Pour le SIM, soutenir l’industrie c’est « sécuriser les revenus des millions de ménages et investir pour des millions d’emplois supplémentaires ». Cette association professionnelle rapporte d’ailleurs quelques données de la Banque mondiale, selon laquelle l’industrie joue un rôle crucial en soutenant ces millions de foyers à Madagascar, avec près de 1,4 millions d’emplois créés.

    Le SIM déplore toutefois que plusieurs contraintes « freinent constamment le développement industriel ». Ce syndicat cite entre autres les défis en termes d’infrastructures, l’accès limité au financement, l’approvisionnement en énergie ou encore les charges fiscales. Cette association regrette que malgré la richesse du pays en ressources naturelles, la Grande île ne parvient pas à assurer une stabilité économique durable. « Cela affirme que la force du secteur primaire n’est pas suffisante et que l’État doit se pencher sur l’amélioration du secteur industriel », insiste-t-elle.

    L’industrialisation et la transformation économique constituent un des grands piliers de la Politique générale de l’Etat (PGE). Cette politique avance des mesures à prendre pour encourager l’investissement à Madagascar. C’est le cas de la mise en place d’une plateforme de discussion entre le Gouvernement et le secteur privé qui permettra de revoir les mesures fiscales, douanières et autres mesures gouvernementales qui ne vont pas léser les entrepreneurs mais encourageront ceux qui continueront et renforceront l’investissement à Madagascar.

    D’autres dispositions sont également énumérées dans la PGE, ne serait-ce que la création de zones d’émergence industrielle ou l’appui du programme « Fihariana ». De même pour l’opérationnalisation du Fonds souverain qui devra permettre de monter des projets de transformation industrielle avec des partenaires locaux et étrangers.

  • APPUI BUDGÉTAIRE – L’adoption du décret d’application du code minier attendue par la Banque mondiale au mois d’octobre

    APPUI BUDGÉTAIRE – L’adoption du décret d’application du code minier attendue par la Banque mondiale au mois d’octobre

    Antananarivo, 29 Juillet, 13h40 – Un deadline fixé. Madagascar aura jusqu’au mois d’octobre de cette année pour adopter le décret d’application du code minier. C’est une des mesures que les autorités malgaches auront à entreprendre dans le cadre de la deuxième phase de l’appui des politiques de développement (DPO) de la Banque mondiale pour la Grande île. Et elle est inscrite dans le calendrier des réformes, présenté dans le rapport sur les négociations du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et celui sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD) avec le Fonds monétaire international (FMI).

    L’adoption du décret d’application du code minier est une des réformes visant à renforcer la gouvernance climatique et à promouvoir les investissements sensibles au climat. Ces réformes sont aussi censées prendre en considération des réglementations relatives aux impacts sociaux et environnementaux conformes aux bonnes pratiques internationales.

    Différents thèmes avaient été abordés par les parties prenantes du secteur lors de consultation des parties prenantes relatives à la finalisation du projet de décret d’application du code minier au mois de mai. Les grandes mines, l’exploitation artisanale, la filière or, les questions environnementales, les questions financières comme le Fonds minier d’investissement social et communautaire ou le mode de perception et le taux de répartition des droits et taxes sur les produits miniers (DTSPM) y avaient été discutées.

    Le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala, avait annoncé quelques temps après la finalisation du projet de décret d’application du Code minier au mois de mai. Ce membre du gouvernement avait indiqué à l’époque son intention de soumettre ce document au niveau des instances supérieures.

    L’adoption de quelques textes avait entretemps été communiquée, comme pour le décret portant sur les régimes des permis miniers, des fossiles et des carrières ou le décret portant régime de l’or. Le plan d’assainissement du cadastre minier avait dernièrement été avancé dans le compte rendu du Conseil des ministres du 24 juillet.

    La DPO est convenue entre Madagascar et la Banque mondiale en 2023, pour renforcer la gouvernance et la résilience macro-budgétaire ainsi que pour améliorer le climat d’investissement et approfondir les réformes structurelles dans les secteurs critiques comme la connectivité numérique, l’énergie et les mines. Cette DPO devrait fournir trois tranches de 100 millions de dollars chacune, en soutien budgétaire sur la période 2023-2025, la première tranche ayant déjà été décaissée en juin 2023. Cet appui est conditionné par plusieurs actions préalables à entreprendre ou des déclencheurs dans différents domaines.

  • TRANSPORT – Le site d’implantation de la centrale solaire pour faire tourner le train urbain identifié

    TRANSPORT – Le site d’implantation de la centrale solaire pour faire tourner le train urbain identifié

    Antananarivo, 29 Juillet, 10h15 – Les autorités entendent mettre au vert le train urbain avant de le faire tourner. A en croire le ministre des Transports et de la météorologie Valéry Ramonjavelo, le train urbain sera bien électrique et fonctionnera au solaire. Joint au téléphone la semaine dernière, il indique que le site “pour mettre en place les panneaux solaires” qui serviront, entre autres, à alimenter ce moyen de transport est identifié. Il évoque également la nécessaire mise en place des poteaux qui transporteront l’électricité parmi les nombreux travaux qui restent encore à faire, même si ceux-ci avancent.

    Le ministre confie également que la construction des gares se poursuit. Les différents matériels liés au projet continuent aussi d’arriver, souligne-t-il. Et à l’entendre, les voies de contournement afin d’éviter que les trains se rencontrent sont déjà en place.

    Face à l’importance des tâches qui restent encore à accomplir, le ministre confie que la mise en service du train urbain n’est pas programmée dans les prochains mois. “C’est un projet qui a été lancé et il sera mené jusqu’à son terme”, martèle-t-il néanmoins.

    Les autorités avaient initialement prévu que le train urbain serait mis en service dès mi-août 2023. Ils avaient ensuite reporté le lancement en début 2024, avant de décider donc de ne le faire tourner qu’une fois toutes les installations bien en place. A l’époque il avait été question de le faire fonctionner provisoirement au diesel en attendant que les infrastructures nécessaires pour le faire fonctionner à l’électricité soient toutes implantées.

     

     

  • TELECOMMUNICATION – La mise en place d’un prix plafond pour Internet à l’étude

    TELECOMMUNICATION – La mise en place d’un prix plafond pour Internet à l’étude

    Antananarivo, 29 Juillet, 7h15 – L’Etat s’apprête à sévir. Alors que le prix des data tarde à baisser sur Internet mobile, le ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications (MNDPT) indique être en train de préparer plusieurs textes réglementaires pour réguler les tarifs et mettre en place les éventuelles sanctions. “Nous espérons achever cela avant la fin de cette année”, confie Andry Rasoanaivo, secrétaire général du ministère la semaine dernière.

    Selon les explications du haut responsable, outre les sanctions comme déjà annoncé, le ministère envisage également des mesures d’accompagnement dans ces futurs textes. Des mesures incitatives à l’investissement sont notamment prévues. Enfin, le ministère envisage aussi de mettre en place un prix plafond sur les tarifs d’internet.

    Les offres et les tarifs des différentes catégories seront ainsi définis, ajoute notre interlocuteur. “Pour l’instant, nous poursuivons le dialogue avec les opérateurs, nous invitons les opérateurs à investir mais nous allons aussi imposer des sanctions si cela est nécessaire car le rôle de l’Etat est de veiller à l’intérêt de la population”, explique le secrétaire général.

    Pour le MNDPT, bien que les tarifs de l’Internet mobile soient encore élevés, la libéralisation totale du secteur des télécommunications a déjà porté ses fruits sur la concurrence. Le secrétaire général prend comme exemple, les offres à tarif abordable de l’opérateur satellite américain. “Nous voyons aussi que le prix a déjà baissé sur certaines offres internet fixes de certains opérateurs locaux”, indique-t-il.

    En avril, un prix plancher du Go de data avait été appliqué suite à l’adoption d’un décret en ce sens en novembre 2023. Les autorités sont pourtant très vite revenues sur le projet qu’elles disent avoir été concerté avec les opérateurs. Avec l’application de cette mesure, les gros consommateurs de data mobile ainsi que les usagers des forfaits réseaux sociaux ont fait face à une importante hausse des prix.

    Image par fancycrave1 de Pixabay