Catégorie : Économie

  • TRANSPARENCE DES AIDES – Des partenaires de Madagascar dans le top 5 de l’ « Aid Transparency Index 2024 »

    TRANSPARENCE DES AIDES – Des partenaires de Madagascar dans le top 5 de l’ « Aid Transparency Index 2024 »

    Antananarivo, 20 Juillet, 17h35 – Quand c’est au tour des agences de financement d’être évalués. Pour la campagne mondiale pour la transparence de l’aide et du développement «Publish what you fund», c’est le portefeuille souverain de la Banque africaine de développement (BAD) qui est le plus transparent. Celui-ci a obtenu un score de 98,8 sur 100 et se positionne à la première place sur 50 institutions de développement mondiales dans l’Indice de transparence de l’aide 2024, publié mardi.

    Comme souligné dans le rapport, la BAD promeut la coopération régionale et l’unité dans le continent africain. Et son portefeuille souverain fournit des prêts non concessionnels et concessionnels, des subventions et une assistance technique aux gouvernements à revenu faible et moyen.

    L’Association internationale de développement (IDA) qui est l’organe de prêt concessionnel du Groupe de la Banque mondiale a, pour sa part, reculé de deux rangs pour se retrouver à la quatrième place de l’indice 2024. Bien qu’elle reste dans la catégorie « très bonne », l’IDA, qui accorde également des subventions et contribue aux initiatives d’allègement de la dette, a perdu près de cinq points, en ayant obtenu un score de 92,2 sur 100.

    Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des aides humanitaires (UN Ocha) qui a également obtenu un score de 92,2 sur 100 se classe 4e ex-aequo, en gagnant cinq places. Le score d’Ocha a augmenté de plus de six points depuis l’indice 2022, maintenant sa position dans la catégorie « très bonne ».

    D’autres partenaires de la Grande île se trouvent également dans la catégorie « très bonne » en matière de transparence, à l’instar du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) qui est à la sixième position, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) à la huitième place, ou le Programme alimentaire mondial (PAM) qui est au neuvième rang dans ce classement.

    D’autres institutions, partenaires de la Grande île se trouve pour leur part dans d’autres catégories. Certaines sont dans les catégories « bonne », « juste » et « médiocre » en matière de transparence. Mis au point par l’organisme Publish What You Fund, l’Indice de la transparence de l’aide est un outil indépendant permettant d’évaluer les performances des principaux organismes de développement dans le monde. Il repose principalement sur le respect de la norme de l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide (IITA) relative à la publication des données sur l’aide.

     

  • SYSTÈME FINANCIER – La mise en service du switch national de paiement annoncée pour 2025

    SYSTÈME FINANCIER – La mise en service du switch national de paiement annoncée pour 2025

    Antananarivo, 20 Juillet, 13h10 – Dernière ligne droite. Le projet de mise en place du switch national de paiement entre dans la phase de finalisation des travaux d’installation et de configuration. Dans le cadre des négociations du nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), les autorités malgaches avaient fait part au service du Fonds monétaire international (FMI) de leur intention de mettre en service cette plateforme en 2025.

    Les autorités avaient expliqué le retard dans la mise en œuvre de ce projet, notamment par sa suspension de près d’un an, due à la clôture du Projet d’inclusion financière de Madagascar (PIFM) à fin 2022, qui avait été suivi par le transfert de son financement vers le projet Pôle intégré de croissance (PIC3) par la Banque mondiale. Ces représentants de l’Etat avaient confié au FMI qu’un nouveau contrat entre le fournisseur de la plateforme et le PIC avait alors été signé au mois de février de cette année pour relancer les travaux de mise en œuvre de ce switch national de paiement au niveau de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

    Pour l’Etat, l’opérationnalisation de ce switch national de paiement vise à promouvoir l’interopérabilité des systèmes de paiement numérique existants au pays. Ce projet vise, d’après ses explications, à faciliter et à sécuriser les transactions électroniques entre les différents acteurs du système financier et les entreprises.

    Ce serait également une étape décisive dans la promotion de l’inclusion financière à Madagascar. « Elle permettra non seulement l’interconnectivité entre les différents acteurs du système financier, mais aussi leur interopérabilité en assurant la compatibilité, la rapidité et la sécurité de tous les moyens électroniques de paiement », ont avancé les autorités malgaches.

  • INTERNET – Starlink lance un forfait à 136 000 ariary avec le kit mini dish

    INTERNET – Starlink lance un forfait à 136 000 ariary avec le kit mini dish

    Antananarivo, 20 Juillet, 04h05 – Starlink frappe fort. Le service internet de SpaceX annonce la disponibilité de son mini terminal à Madagascar en même temps qu’en Rwanda. “Le Starlink mini est désormais disponible au Rwanda et à Madagascar!”, indique-t-il sur son compte X vendredi dans la soirée. Le coût de ce terminal est de 900 000 ariary contre 1 580 000 ariary pour la version standard motorisé.

    Moins performant que les autres terminaux, cette version mini permet aux utilisateurs d’accéder à l’internet à des vitesses maximales de plus de 100 Mbits/s. Si le forfait mensuel est de 226 000 ariary pour l’offre standard, avec son kit mini “dish”, le milliardaire Elon Musk propose l’accès internet via sa constellation satellitaire à 136 000 ariary.

    Selon ses spécifications, l’antenne mesure 29,8 cm sur 25,9 cm avec un épaisseur de moins de 4cm. Elle est suffisamment petite pour tenir dans un sac à dos. D’ailleurs son poids total est d’un peu plus d’un kilogramme, tout support compris. “C’est un kit compact et portable qui se range facilement dans un sac à dos. Il est conçu pour fournir une connexion internet haut débit à faible latence en voyage”, indique Starlink.

    Pour l’instant, les commandes de ces kits se font encore en ligne via le site officiel de Starlink bien que des distributeurs officiels se soient manifestés cette semaine. Vu que les terminaux ne sont pas encore disponibles dans les rayons de ces canaux de distribution pour l’instant.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

     

  • L’OMH annonce le démarrage imminent des travaux de construction du nouveau dépôt pétrolier à Bongatsara

    L’OMH annonce le démarrage imminent des travaux de construction du nouveau dépôt pétrolier à Bongatsara

    Antananarivo, 19 Juillet, 10h15 – Une infrastructure bientôt érigée. Si l’on en croit l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) les travaux de construction du nouveau dépôt pétrolier à Bongatsara devraient bientôt démarrer. Selon cet organe de régulation du secteur pétrolier aval, les travaux de terrassement du terrain pour l’accueillir sur place ont déjà été effectués, et il reste pour la LPSA de remplir quelques formalités administratives.

    Ce projet baptisé « Tanisoa » vise à délocaliser le dépôt pétrolier d’Antananarivo vers les périphéries, rappelle l’OMH dans le premier numéro de la Revue semestrielle de l’aval pétrolier. Il prévoit la construction d’un nouveau dépôt pétrolier « plus moderne » et « mieux équipé » dans la commune rurale de Bongatsara, sur l’axe de la RN7.

    Comme détaillé par cet organe de régulation, la nouvelle installation occupera plus de 9 hectares et disposera d’une zone verte de 8,7 hectares- Cette disposition sera prise pour assurer un périmètre de sécurité autour du dépôt. La capacité de stockage de ce dépôt sera de 49 000m3 mais elle sera extensible jusqu’à 60 000 m3.

    Selon les données de l’OMH, la capacité du dépôt de LPSA à Alarobia s’élève à 15 472 m3. Celui-ci peut stocker 10 312m3 de gasoil (GO), 3 725m3 de Super Carburant (SC), 420m3 de pétrole lampant (PL) et 1 015m3 de JET. Le dépôt de Soanierana a pour sa part une capacité de stockage de 7 311m3, soit 5 500m3 de GO, 1 400m3 de SC et 411m3 de PL.

    Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg

  • FILIÈRE LAIT – Des défis à relever pour porter le fromage malgache sur le marché international

    FILIÈRE LAIT – Des défis à relever pour porter le fromage malgache sur le marché international

    Antananarivo, 19 Juillet, 8h45 – Du 17 au 20 juillet, une quarantaine d’acteurs de la transformation laitière en fromage en provenance des régions d’Analamanga, Itasy, Vakinankaratra et Bongolava se réunissent pour accueillir la toute première édition de la foire au fromage à Antaninarenina. Madagascar, bien que possédant un potentiel considérable dans la production laitière, fait face à plusieurs défis pour développer cette filière et conquérir les marchés internationaux et régionaux.

    Suzelin Ratohiarijaona, ministre de l’Agriculture et de l’élevage, souligne l’importance de se conformer aux normes de qualité et aux exigences internationales. “Une opportunité de s’ouvrir au marché africain et international s’offre aux produits laitiers malgaches, mais cela demande de respecter diverses exigences dans la mise en conformité de ces produits. Parmi ces exigences, la maîtrise de la qualité et des normes est essentielle pour promouvoir nos produits à l’échelle internationale », souligne-t-il.

    Et pour s’y conformer, les acteurs de la filière commencent, par exemple, à utiliser des équipements de test de lait avant sa transformation en fromage. L’objectif est notamment de garantir une meilleure qualité des produits, pour la consommation nationale déjà.

    La foire au fromage vise d’ailleurs à faire connaître les produits malgaches au marché national avant de les promouvoir à l’international. Les acteurs du secteur devraient par ailleurs bénéficier des formations de quatre jours dispensées par des professionnels internationaux de la filière.

     

  • CARBURANT – L’ajustement automatique des prix toujours n’a pas encore été lancé, selon Olivier Jean Baptiste

    CARBURANT – L’ajustement automatique des prix toujours n’a pas encore été lancé, selon Olivier Jean Baptiste

    Antananarivo, 18 Juillet, 20h55 – L’ajustement automatique des prix des carburants à Madagascar n’est pas pour tout de suite bien qu’il soit inévitable, souligne Olivier Jean-Baptiste, ministre de l’Energie et des hydrocarbures. Madagascar avance petit à petit dans sa mise en place et poursuit toujours les préparatifs qui s’y rapportent, indique le ministre. “On ne pourra pas toujours compenser le prix avec l’argent public qui doit servir à autre chose”, déclare le ministre en conférence de presse lors du lancement d’un projet de transformation des ordures d’Andralanitra ce jeudi. “L’objectif est d’arriver à la libéralisation des prix comme ce qui se passe à l’étranger”, explique le ministre.

     

     

    Bien que le mécanisme automatique doive être mis en place, l’Etat est conscient qu’un changement brusque aura des graves conséquences, c’est la raison pour laquelle l’État prend son temps selon le ministre. “Nous ne supporteront pas un changement important donc il faut limiter ces changements dans un premier temps”, explique-t-il. “Nous préparons tout cela actuellement donc on n’a pour l’instant pas encore lancé le premier ajustement”, ajoute-t-il. “Pour le bien de la population et les consommateurs et la production on a décidé que l’Etat va continuer à gérer les prix du carburant. C’est à l’Etat de trouver l’équilibre”, explique le ministre.

     

     

    La mise en place de l’ajustement automatique des prix du carburant est une des exigences du Fond monétaire international ayant permis à Madagascar de bénéficier d’un nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). Cet ajustement automatique mensuel sera cependant plafonné à 200 ariary. La mise en place de ce mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants évitera à l’État de creuser des passifs envers les pétroliers.

    Photo : MEH

  • Un plan de restructuration de dettes d’Air Madagascar en attente d’approbation de ses créanciers

    Un plan de restructuration de dettes d’Air Madagascar en attente d’approbation de ses créanciers

    Antananarivo, 18 Juillet, 6h50 – La dette d’Air Madagascar s’élèverait à environ 100 millions de dollars, d’après les dernières estimations des autorités malgaches. 60% de cette dette sont dus à l’Etat, rapportent-elles auprès du Fonds monétaire international (FMI), lors des négociations du nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC).

    L’Etat fait part de l’existence d’un plan de restructuration de ces dettes d’Air Madagascar. Mais celui-ci devrait encore être approuvé par les créanciers de la compagnie. Les autorités se disent très attentives au risque qui pèserait sur le budget de l’Etat avec cette restructuration de dette. « Compte tenu des implications budgétaires que cette opération pourrait avoir, nous consulterons le FMI et la Banque mondiale avant toute participation financière du gouvernement à cette restructuration. Nous nous engageons à effectuer les paiements nécessaires suite à l’activation de la garantie de l’État sur certains contrats », rassurent-elles.

    Dans le cadre de la quatrième revue du précédent programme sur la FEC, les autorités malgaches avaient déjà exposé que la restructuration de la dette d’Air Madagascar continue de poser un risque budgétaire. Le plan de restructuration à l’époque prévoyait une réduction de la dette de 65 millions de dollars, soit 60 % de l’ensemble de la dette de la compagnie mais devait encore être approuvé par les créanciers. Le gouvernement malgache aurait renoncé à une grande partie des arriérés d’impôts d’Air Madagascar, estimés à 60 millions de dollars, au moment de la rédaction du rapport de cette revue sur la FEC.

    Par ailleurs, l’Etat réitère son engagement à poursuivre ses efforts « pour mettre Madagascar Airlines sur la voie de la durabilité opérationnelle et financière ». Les autorités rapportent que cette nouvelle compagnie a subi des pertes importantes depuis sa reprise des activités d’Air Madagascar et de sa filiale domestique Tsaradia. Celles-ci font alors part au FMI qu’un nouveau président du conseil d’administration avait été nommé en novembre 2023. Les vols long-courriers vers l’Europe et d’autres régions ont également été suspendus et certains contrats de location ont été annulés. Elles ont également communiqué au FMI que la Banque mondiale a annoncé un prêt de 25 millions de dollars pour soutenir les investissements futurs et le redressement de Madagascar Airlines.

    Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg

  • VOYAGE – L’application de « Déclaration en douane MDG » pour fluidifier le passage en douane à l’aéroport

    VOYAGE – L’application de « Déclaration en douane MDG » pour fluidifier le passage en douane à l’aéroport

    Antananarivo, 17 Juillet, 19h20 – Il est déjà possible pour un passager qui entre à Madagascar de soumettre sa déclaration par voie électronique, grâce à l’application de « Déclaration en douane MDG ». Cette application peut être téléchargée sur Apple Store ou Play Store et installée sur le téléphone, pour permettre au passager de soumettre le contenu de la déclaration par voie électronique à la douane lors de son entrée au pays. Cet outil avait été présenté par le directeur général des Douanes, Ernest Zafivanona Lainkana lors d’une séance d’échanges sur les projets entrant dans le cadre de l’Accord sur la Facilitation des échanges (AFE), mardi.

    Chaque passager a le droit d’apporter de son voyage des articles en franchise de droit et taxe. La douane autorise par exemple deux parfums et deux eaux de toilette par passager, deux litres de boissons alcoolisées par passeport pour les personnes de plus de 18 ans ou encore six paires de chaussures fermées. La liste complète des articles autorisés par passager en franchise de droit et taxe est disponible sur le site web de la DGD.

    La déclaration que chaque passager aura à faire via l’application “Déclaration en douane MDG” concerne les articles en dehors ou en quantité supérieur à ceux admis en franchise de droit et taxe et qui sont soumis au paiement de taxes. Et le passager peut le faire durant son vol. “En présentant le code QR créé par cette application au bureau de la douane de l’aéroport, le douanier peut le lire par le lecteur de QR Code, ainsi la déclaration peut être soumise par voie électronique”, explique la DGD.

    Le directeur général de la Douane, Ernest Zafivanona Lainkana, explique que des passagers font encore leurs déclarations manuellement. « Nous voulons maintenant la digitaliser pour plus de transparence et plus de rapidité dans leur traitement», lance-t-il.

    Le développement de cette application fait partie du plan de réforme de la DGD, visant à fluidifier le passage en douane à l’aéroport. Le voyageur qui n’a pas de choses à déclarer peut donc directement sortir de l’aéroport. “Avant, la pratique consistait pour la Douane de faire des profiling pour détecter les personnes à fouiller et qui doivent passer par les scanners. Nous n’avons pas eu les moyens pour savoir qui sont les passagers qui ont des articles à déclarer. On devait leur poser les questions”, explique Ernest Zafivanona Lainkana pour justifier ce projet.

  • Le recrutement d’autres cadres supérieurs de la Jirama attendu

    Le recrutement d’autres cadres supérieurs de la Jirama attendu

    Antananarivo, 17 Juillet, 6h50 – Une équipe dirigeante de redressement qui reste à former. Après la nomination de Ron Weiss, en tant que nouveau directeur général de la Jirama, une prochaine étape reste à franchir. Il s’agit, selon le service du Fonds monétaire international (FMI), de la finalisation du processus de recrutement des autres cadres supérieurs de la compagnie nationale d’eau et d’électricité, y compris son directeur financier. Ce sujet avait été abordé par cette institution de Bretton Woods avec les autorités malgaches dans le cadre des négociations du nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit, il y a quelques semaines.

    Pour ce « directeur administratif comptable et financier de redressement » de la Jirama, le processus de recrutement international avait déjà été lancé au mois de mai de 2023, en parallèle avec celui qui a conduit à la nomination de Ron Weiss au poste de DG de la compagnie, un an après. Dans l’avis d’appel à candidature lancé à l’époque, ce directeur administratif et financier aura à exécuter le budget de fonctionnement de la Jirama. Il aura principalement à assurer la planification financière et opérationnelle, la gestion des risques, le financement, la trésorerie et le budget.

    Les autorités malgaches se sont engagées auprès du FMI à finaliser le processus de recrutement de ces nouveaux cadres supérieurs de la Jirama, y compris ce directeur financier. Celles-ci ont indiqué que le recrutement de la nouvelle équipe dirigeante se fait en étroite collaboration avec la Banque mondiale.

    L’élaboration et la présentation d’un nouveau plan de redressement et du Business plan qui en découle sont les premières tâches de cette nouvelle équipe dirigeante. Le plan de redressement de la Jirama devra permettre une réduction progressive et significative de la subvention qui lui est affectée, pour laisser une marge de manœuvre pour financer d’autres investissements prioritaires notamment sociaux. Les autorités se sont engagées à faire approuver ce plan par le Conseil des ministres avant la fin novembre 2024. Et la Jirama continuera à fournir au personnel du FMI un tableau de bord mensuel pour suivre les efforts de redressement et à publier tous ses contrats d’achat de carburant.

    L’amélioration du recouvrement des recettes de cette compagnie nationale est également un des engagements des autorités malgaches dans le cadre de la FEC, à travers le renforcement de l’utilisation des systèmes de prépaiement et la lutte contre la fraude. 85 % des administrations publiques sont désormais équipées de compteurs prépayés. L’objectif est d’atteindre 100 % d’ici la fin de cette année.

    L’Etat mise aussi sur le déploiement du « geo-filling system » pour le suivi des stocks de carburant afin de réduire les vols. Il s’est par ailleurs engagé à contrôler et à réduire les pertes techniques, les coûts liés à l’achat de carburant et d’électricité et au personnel, y compris les fournitures d’énergie.

  • ENERGIE – Le top 3 des sources d’éclairage à Madagascar

    ENERGIE – Le top 3 des sources d’éclairage à Madagascar

    Antananarivo, 16 Juillet, 13h55 – 33,9% des ménages à Madagascar utilisent la lampe à pétrole comme source d’éclairage. Ce qui fait d’elle le numéro un pour ce qui est des moyens pour les foyers malgaches pour s’éclairer. C’est ce qui ressort de l’Enquête permanente auprès des ménages (EPM) 2021-2022, menée par l’Institut national de la statistique (Instat).

    L’utilisation de pétrole comme source d’éclairage dépasse les 60% des ménages dans des régions comme Fitovinany (61,3%) ou Bongolava (65,2%). Elle concerne même le 3/4 des ménages dans la région Haute Matsiatra (75,1%), d’après les résultats de cette enquête.

    Le recours aux plaques solaires arrive à la seconde place, avec 21,8% des ménages malgaches qui les utilisent. Comme souligné par l’Instat dans son rapport, ces plaques solaires émergent comme une nouvelle source d’éclairage de plus en plus populaire. Elles sont plus utilisées dans l’Analanjirofo (64%), la Sava (57,4%) et la région Sofia (42,9%).

    La lampe à pile ferme ce top 3, avec 19,3% des ménages malgaches qui l’utilisent comme source d’éclairage. Ce sont les ménages dans la région Androy qui sont les plus nombreux à l’utiliser (69,5%). Elle est suivie de la région Menabe (62,2%), et de l’Atsimo Andrefana (57,4%).

    C’est en quatrième position que se trouve l’éclairage avec l’électricité réseau. Comme rapporté par l’Instat, l’accès à l’électricité ne concerne que 15% des ménages. Il n’y a que dans trois régions de Madagascar que l’on enregistre un taux d’accès à l’électricité supérieur à 20%, d’après ce rapport. Il s’agit de la région de Diana (20,7%), d’Atsinanana (26%) et bien sûr d’Analamanga (49,8%). Certaines régions voient leur taux d’accès à l’électricité réseau en dessous de 5%. C’est le cas de l’Atsimo Atsinanana (2,4%), l’Androy (2,8%), ou encore de Vatovavy (3,6%).

    Selon l’enquête de l’Instat, c’est en milieu urbain que l’électricité est le plus utilisé pour s’éclairer (54,5%) alors qu’en milieu rural, son utilisation demeure très faible (5,8%). La plaque solaire, elle, occupe la troisième place (11,4%) en milieu urbain, et la deuxième place en milieu rural (24,5%) après la lampe à pétrole (39,5%). Cette dernière source d’éclairage, utilisée en priorité en zone rurale (39,5%) occupe la troisième place en zone urbaine (12,1%).

    Avec la distribution des kits solaires “Hazavana Ho Anao”, les autorités entendent réduire le recours aux lampes à pétrole. Leur objectif est de supprimer la subvention sur les pétroles lampants d’ici à 2026. Les derniers échanges entre le gouvernement malgache et le Fonds monétaire international (FMI) ont montré que le pétrole est subventionné à hauteur de 49%. L’écart entre le prix affiché à la pompe et le prix réel est de 2 430 ariary par litre.