Catégorie : Économie

  • FONDS D’INVESTISSMENT – Le FMI demande plus de clarté sur certains éléments du Fonds souverain Malagasy

    FONDS D’INVESTISSMENT – Le FMI demande plus de clarté sur certains éléments du Fonds souverain Malagasy

    Antananarivo, 16 Juillet, 8h30 – Le Fonds monétaire international (FMI) estime que l’opérationnalisation du Fonds souverain malagasy (FSM) nécessite encore des clarifications. Cette institution de Bretton Woods fait notamment référence à la capacité de ce Fonds à engager la signature de l’Etat sur des projets d’investissements ou encore aux garanties de transparence et d’indépendance du FSM. Ce sont autant d’éléments nécessitant plus de clarté et qui avaient été abordés dans le cadre de la négociation du nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), entre les autorités malgaches et les services du FMI.

    Ces autorités malgaches avaient déjà réitéré leurs engagements à renforcer la transparence et limiter les risques fiscaux liés à l’opérationnalisation du FSM, lors de cette négociation avec le FMI. Elles indiquent alors avoir adopté au début du mois de mai 2024 un premier décret sur le taux de réserves à maintenir par le Fonds souverain malagasy à cet égard. Ce décret fixe à 15% le taux de résultat d’exercice du FSM, qui va constituer des réserves financières consistantes pour les générations futures et qui seront placées dans un compte ouvert auprès de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

    L’Etat malgache avait également indiqué, durant les récentes négociations avec le FMI, être en cours de préparation du décret d’application de la loi créant le FSM. Un travail qui a l’appui du Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud), précise-t-il.

    Les autorités malgaches se sont déjà engagées vis-à-vis du FMI à veiller à ce que les priorités des FSM soient davantage clarifiées, afin d’éviter les conflits d’objectifs et de maximiser l’efficacité du fonds. Elles s’assurent également que les modalités de financement du Fonds soient précisées pour ne pas créer de risque de dette contingente, ni de contrevenir au principe d’unité budgétaire.

    Limiter la capacité éventuelle du FSM à engager la signature de l’État sur des projets d’investissement ou des partenariats publics privés impliquant des paiements publics est aussi un engagement de l’Etat. De même pour la transparence et la bonne gouvernance du Fonds qui devront être assurées par la présentation au Parlement et la publication régulière de rapports annuels et d’états financiers.

    Le FSM avait été créé en 2021. Ce fonds est destiné à contribuer au financement et à la réalisation des projets de développement prioritaires initiés, dans le cadre de la réalisation de la Politique générale de l’Etat (PGE). Il est aussi créé pour investir dans des projets de développement stratégiques, prioritaires, rentables et créateurs d’emplois ainsi que pour constituer des réserves financières consistantes pour les générations futures. Et il sert à valoriser les ressources naturelles ou encore à fructifier par une gestion saine et prudente les participations et actifs confiés par l’Etat.

  • CARBURANT – Un écart moyen de 25% entre les prix affichés à la pompe et la vérité des prix

    CARBURANT – Un écart moyen de 25% entre les prix affichés à la pompe et la vérité des prix

    Antananarivo, 15 Juillet, 21h00 – Quel pourrait être l’ajustement nécessaire pour parvenir à la vérité des prix des carburants ? Il est ressorti des discussions entre les services du Fonds monétaire international (FMI) et les autorités malgaches qu’il faudrait augmenter en moyenne de 25% les prix auprès des stations-service pour combler l’écart entre les prix maxima affichés à la pompe (PMAP) et les prix de référence calculés (PRC). Ce calcul étant basé sur la structure actuelle des prix. Mais il ne s’agit là que d’une moyenne, car il est ressorti des discussions entre les deux parties sur le nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), que l’écart entre les PMAP et la vérité des prix n’est pas le même pour les trois produits pétroliers vendus auprès des stations-service.

    Cet écart est par exemple plus conséquent pour le pétrole lampant qui est actuellement vendu à 2 430 ariary le litre et que l’Etat est contraint de subventionner à hauteur de 49%. Le gasoil à 4 900 ariary le litre est également vendu moins cher que son prix de référence et l’Etat le subventionne à 29%. Les prix de ces deux premiers produits devraient donc augmenter jusqu’à concurrence du plafond retenu lors du prochain ajustement des prix. L’essence pour sa part, qui est à 5 900 ariary, est vendue plus chère que sa vérité de prix. Son prix administré est supérieur à son prix de référence et devrait donc diminuer.

    L’Etat et le FMI se sont mis d’accord pour que les ajustements soient mis en œuvre progressivement, sur plusieurs mois. Ce, afin de lisser leurs impacts sur le budget des ménages. Le rythme des augmentations de prix pourrait alors différer selon les types de carburant. L’ajustement du prix du pétrole lampant, qui est le produit le plus consommé des malgaches, s’effectuera également progressivement. Ceci, afin de permettre la mise en œuvre de mesures visant à atténuer l’impact sur les ménages les plus pauvres, telles que la distribution de kits solaires.

    Un mécanisme automatique de fixation des prix des carburants sera d’ailleurs mis en œuvre pour parvenir à ce que les prix à la pompe de l’essence, du gasoil et du pétrole lampant fluctuent en fonction des prix de référence sur une base mensuelle. Celui-ci est conçu comme un mécanisme de « fourchette de prix », avec deux caractéristiques principales. Selon ce qui est convenu entre l’Etat et le FMI, les prix à la pompe du mois M sont automatiquement ajustés en fonction de la variation du prix de référence entre le mois M-2 et le mois M-1, plafonnée à 200 ariary par litre. Toute variation du prix de référence au-delà de 200 ariary est reportée au mois suivant jusqu’à ce que la variation des prix à la pompe reflète entièrement celle du prix de référence.

    L’Etat s’est par ailleurs engagé à verser aux distributeurs de carburants, dans un délai d’un mois après la fin de chaque trimestre, la subvention résultant de l’écart initial entre le PMAP et le PRC et de l’ajustement différé. Cette opération est jugée importante afin de limiter la pression sur la trésorerie des pétroliers d’une part et d’éviter l’accumulation de dettes croisées comme cela a été observé dans le passé, de l’autre. Pour 2024, la subvention estimée à environ 239 milliards d’ariary a été budgétisée dans la loi de Finances rectificative (LFR).

  • HYDROCARBURES – L’OMH rapporte 34 568 millions d’ariary d’investissements réalisés par les opérateurs pétroliers pour 2023

    HYDROCARBURES – L’OMH rapporte 34 568 millions d’ariary d’investissements réalisés par les opérateurs pétroliers pour 2023

    Antananarivo, 15 Juillet, 14h30 – Les opérateurs pétroliers ont investi 34 568 millions d’ariary dans des travaux pétroliers en 2023. La grande partie de leur investissement, soit 17 171 millions d’ariary, avait été affectée dans l’installation de réservoirs, qui peuvent être des bacs de stockage pour les dépôts, des cuves ou des citernes pour les stations ou les consommateurs. C’est ce que rapporte l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), dans le premier numéro de la Revue semestrielle de l’aval pétrolier.

    Ces investissements ont été en baisse par rapport à ce qu’ils avaient réalisé en 2022. Durant cet exercice, ils ont dépensé 59 089 millions d’ariary. Des dépenses également dans l’installation de réservoirs, dans la construction ou encore la réhabilitation d’infrastructures, indique l’OMH.

    Cet organe de régulation du secteur pétrolier aval rapporte par ailleurs 334 stations-service réparties sur l’ensemble du territoire national au mois d’avril de cette année. 145 d’entre elles sont localisées dans le province d’Antananarivo, 49 pour Toamasina, 38 pour Antsiranana, 37 pour Fianarantsoa, 34 pour Mahajanga et 31 pour Toliara.

    112 de ces stations-services appartiennent à la compagnie Jovena. Vivo en dispose 77. Galana et TotalEnergy disposent respectivement 73 et 72 stations-service, d’après toujours les données de l’OMH.

  • COMMERCE – L’Afrique du Sud et Maurice comme principaux partenaires commerciaux africains de Madagascar

    COMMERCE – L’Afrique du Sud et Maurice comme principaux partenaires commerciaux africains de Madagascar

    Antananarivo, 15 Juillet, 9h30 – 48% des importations de Madagascar en provenance d’Afrique partent d’Afrique du Sud. Ce qui fait de ce pays le premier fournisseur africain de la Grande île en 2022, selon les données du World Integrated Trade Solution (WITS) de la Banque mondiale, rapportées par le groupe de réflexion mondial ODI dans son rapport d’analyse sur les impacts commerciaux de la Zone de libre-échange du continent africain (Zlecaf) à Madagascar. Ce document avait été publié au mois de mai de 2024.

    L’île Maurice se place en seconde position en tant que fournisseur africain de Madagascar, avec 27,4% de ses importations. L’Egypte ferme ce top 3, avec ses 14%. Ces trois pays concentrent ainsi à eux seuls près de 90% des importations de Madagascar en provenance de l’Afrique.

    Les opérations sont non seulement dominées par ces trois pays, mais les importations de Madagascar en provenance d’Afrique sont également concentrées sur quelques secteurs et produits clés, rapporte l’ODI. Trois produits représentent 68% des importations de Madagascar, à savoir les produits manufacturés (27,7%), les combustibles minéraux (25,6%) ainsi que les produits alimentaires et animaux vivants (14,9%).

    51,8% des produits malgaches allant en Afrique sont par ailleurs envoyés en Afrique du Sud. Ce qui le positionne également en tant que premier client de Madagascar durant cette période sous revue. L’île Maurice se trouve en seconde place avec 17,8% et c’est le Kenya qui ferme le top 3 des pays africains clients de la Grande île avec ses 6,2%.

    Et là également, les exportations de Madagascar vers l’Afrique sont concentrées dans quelques secteurs et produits clés, indique l’ODI. Trois secteurs représentent 72% de ces exportations, dont les articles manufacturés divers presque exclusivement des articles d’habillement et de confection (43,5 %), les produits alimentaires et les animaux vivants (15,6 %) ainsi que les produits chimiques (13,3 %).

    Bien que Madagascar ait 42 partenaires commerciaux d’exportation en Afrique, l’ODI soutient dans son analyse que les activités commerciales de Madagascar sont fortement concentrées dans un petit nombre de pays, et manquent donc de diversification. Cela rend le commerce de la Grande île vulnérable à toute perturbation survenant dans ces pays spécifiques, en particulier l’Afrique du Sud, soutient ce groupe de réflexion dans son rapport.

     

  • MADAGASCAR – 39 225,7 tonnes de pierres fines industrielles exportées en 2023

    MADAGASCAR – 39 225,7 tonnes de pierres fines industrielles exportées en 2023

    Antananarivo, 14 Juillet, 7h55 – La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) rapporte l’exportation par Madagascar de 39 225,7 tonnes de pierres fines industrielles en 2023. Pour un prix unitaire de 11 818,2 ariary par kilo, la valeur FOB de ces pierres exportées s’élève à 463,575 milliards d’ariary, indique la BFM dans le bulletin qu’elle a dernièrement publié.

    ⭕Les exportations de ces produits l’année dernière ont gagné tant en volume qu’en valeur. En 2022, Madagascar a exporté 34 173 tonnes de pierres fines industrielles, dont le kilo se vendait à 11 075,2 ariary. Leur valeur FOB s’élevait ainsi à 378,471 milliards d’ariary, toujours d’après le rapport de la BFM.

    ⭕Pour ce qui est des autres produits, la Banque centrale rapporte également l’exportation de 91 293,8 tonnes de chromite l’année dernière, dont la valeur s’élevait à 98,465 milliards d’ariary. De même pour les 60 017,4 tonnes de graphite qui s’élevaient à 125,058 milliards d’ariary.

    Photo d’illustration.

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  • SECTEUR EXTRACTIF – Un nouvel avis de recrutement du directeur exécutif de l’ITIE Madagascar lancé

    SECTEUR EXTRACTIF – Un nouvel avis de recrutement du directeur exécutif de l’ITIE Madagascar lancé

    Antananarivo, 11 Juillet, 10h45 – Relancé. Après un premier avis de recrutement publié au premier semestre de l’année dernière, l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) Madagascar lance un nouvel appel à candidature pour son directeur exécutif. Ce, pour garantir le bon fonctionnement de cet établissement qui promeut la transparence minière. Cette fonction est assurée en intérim par Marc Sergio Clerc, nommé en Conseil des ministres en juin 2023.

    Comme précisé par l’ITIE Madagascar, l’expérience, l’intégrité, la bonne connaissance globale du fonctionnement de l’ITIE et du contexte des industries extractives de la Grande île sont des critères auxquels le profil recherché devra répondre. Ce directeur exécutif de l’ITIE qui aura rang de directeur général de Ministère, assurera la coordination des activités de cet organe multipartite et la collaboration avec les parties prenantes clés.

    Il aura comme missions d’assurer une coordination opérationnelle pour atteindre les objectifs fixés, mettre en œuvre les priorités définies par les parties prenantes, et renforcer les collaborations avec le Gouvernement, les entreprises extractives, la société civile et les partenaires techniques et financiers. Il aura également, à superviser la gestion financière de l’établissement, à préparer les rapports périodiques et à veiller à la mise en œuvre de toutes les exigences de la norme ITIE, comme détaillé dans ce nouvel appel à candidature.

    Le directeur exécutif travaillera sous la supervision du Comité national de l’ITIE Madagascar, qui est l’organe décisionnel, présidé par le ministre des Mines et des ressources stratégiques, appelé « Champion ITIE ». Ce comité est composé de trois collèges dont un pour l’administration, un pour les industries extractives et un pour la société civile.

  • JIRAMA – L’utilisation de l’huile lourde de Tsimiroro ne se trouve pas au premier plan pour Ron Weiss

    JIRAMA – L’utilisation de l’huile lourde de Tsimiroro ne se trouve pas au premier plan pour Ron Weiss

    Antananarivo, 11 Juillet, 7h05 – Une option apparemment non privilégiée. Il faudrait encore des discussions avec les ministères concernés par l’exploitation de l’huile lourde de Tsimiroro pour décider de l’utilisation de ce produit dans la production d’électricité de la Jirama. C’est ce qu’a répondu le directeur général de la compagnie nationale, Ron Weiss, à la presse ce mercredi.

    Contrairement à ses prédécesseurs, le nouveau directeur général de la Jirama, semble avoir d’autres plans en tête. Les anciens dirigeants de la compagnie nationale n’étaient d’ailleurs pas parvenus à conclure les négociations avec Madagascar Oil (Mosa) malgré des années de négociations. Ils ont notamment prétexté des blocages liés aux modalités de paiement pour la Jirama d’un côté, et de la clause de pénalité pour la Mosa de l’autre.

    Une éventuelle utilisation de la licence d’importation d’hydrocarbures que détient la Jirama, pour permettre à la compagnie de s’approvisionner par elle-même, semble également n’être pas une option pour Ron Weiss. « La Jirama dépendra de ses fournisseurs pour le moment », a-t-il soutenu, tout en admettant toutefois des problèmes concernant la quantité de carburant en stock, comme ce qui a été enregistré pour son fuel lourd.

    « Nous avons des stocks dans nos sites de production mais leur quantité est limitée. C’est pareil pour notre fournisseur. La décision actuelle de procéder au délestage, c’est justement pour gérer le stock disponible afin de limiter les temps de coupures d’électricité que nous sommes contraints de procéder », explique-t-il.

    Mais ce problème devra déjà être réglé dans les prochains 48 heures, rassure-t-il. « Le fuel qu’attendait la Jirama est déjà livré au pays ce mercredi. Le pétrolier qui l’a importé procède déjà au chargement de ce produit et s’apprête à les livrer auprès des sites de production d’électricité qui l’utilise », indique Ron Weiss. Aussi, les usagers devront encore subir des délestages jusqu’à jeudi compte tenu de l’insuffisance de carburant pour faire tourner les centrales. La situation devrait se stabiliser après, estime-t-il.

    Ron Weiss est par ailleurs plus que déterminé. « Mon plan se focalise sur le recours davantage aux énergies renouvelables et la réduction de l’utilisation de carburant dans la production d’électricité», lance-t-il. Le directeur général de la Jirama parle entre autres de la production de centaines de mégawatts issus du solaire.

  • L’Artec recommande aux usagers de passer uniquement par le site web de Starlink pour acheter leur matériel et souscrire à leur abonnement

    L’Artec recommande aux usagers de passer uniquement par le site web de Starlink pour acheter leur matériel et souscrire à leur abonnement

    Antananarivo, 10 Juillet, 18h10 – L’autorité de régulation des télécommunications (Artec) en mode sensibilisation. Le régulateur des télécoms malgache invite les usagers à passer uniquement par le site web officiel de Starlink pour se procurer le matériel et souscrire aux offres du fournisseur d’accès internet par satellite américain. “Pour ceux qui envisagent de s’abonner prochainement, l’Artec vous conseille vivement de passer exclusivement par le site Internet de Starlink”, indique un communiqué diffusé par l’Artec ce mercredi.

    ⭕D’après les explications d’Andry Rasoanaivo, secrétaire général du ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications et également président du conseil d’administration de l’Artec, cette note a été publiée entre autres afin de défendre les intérêts des usagers. “Il s’agit d’éviter les différentes arnaques auprès des revendeurs tierces non agréées par Starlink”, explique-t-il.

    ⭕Il en est de même pour les abonnements. Beaucoup sont encore souscrits à des offres roaming en provenance de l’étranger. L’Artec invite également ces abonnés à basculer vers un abonnement direct sur le site malgache de Starlink. “Dans le cahier des charges qu’on a mis en place, il y a une maison mère de Starlink à Madagascar (…)il y a donc une offre dédiée à Madagascar”, précise le PCA de l’Artec. “Les usagers doivent connaître la réglementation en matière de roaming et en ce qui concerne l’abonnement à Madagascar, ces informations sont disponibles sur le site web”, précise-t-il.

    ⭕Starlink a obtenu récemment sa licence pour opérer à Madagascar. Ses services sont officiellement accessibles à Madagascar via son site web depuis la fin du mois de juin avec un abonnement résidentiel qui coûte à partir de 226.000 ariary par mois.

    Photo d’illustration : Starlink

  • INFRASTRUCTURE – Le tracé de l’autoroute entre Anjozorobe et Toamasina n’est pas encore définitif, selon le ministère des Travaux publics

    INFRASTRUCTURE – Le tracé de l’autoroute entre Anjozorobe et Toamasina n’est pas encore définitif, selon le ministère des Travaux publics

    Antananarivo, 10 Juillet, 12h25 – Etudes en cours. Les autorités n’ont pas encore tout à fait bouclé les études préalables à la construction de l’autoroute reliant Antananarivo-Toamasina, du moins celles qui concernent le tronçon de 180km entre Anjozorobe et Toamasina. Le tracé qui est déjà établi n’est donc pas encore définitif, précise le ministère des Travaux publics. Celui-ci semble encore attendre que les études rendent leur verdict et soumettent leurs recommandations avant de décider.
    ⭕Si des plans ont déjà été établis par le ministère des Travaux publics et le ministère de l’Environnement et du développement durable, en concertation avec le Fonds mondial pour la nature (WWF) et suivant les recommandations de divers départements et organismes, selon un communiqué ministère des Travaux publics, les études d’impact environnemental et social ne sont pas encore terminées. “L’EIES des tranches optionnelles est conditionnée”, précise le ministère.
    ⭕En attendant le bouclage des diverses études, les marchés sur les deux dernières tranches des travaux n’ont pas encore été attribués. Leur attribution est d’ailleurs “conditionnée par l’achèvement de la tranche ferme”, souligne aussi le ministère dans son communiqué.
    ⭕La tranche ferme qui concerne le tronçon de 80km entre Antananarivo et Anjozorobe, elle, a déjà avancé. Bien qu’elle ait été prévue s’achever en fin de 2023, seule une portion de 25 km sera terminée d’ici à la fin de l’année. Après le lancement officiel des travaux en décembre 2022, il a encore fallu mener des consultations publiques pendant un quadrimestre, entre avril et juillet 2023. Le permis environnemental n’a ensuite été octroyé qu’en septembre 2023. Or, le cahier des charges environnemental annexé au permis avait de nombreuses exigences.
  • COMMERCE – 339 millions de dollars d’exportation dans le cadre de l’Agoa pour Madagascar en 2023

    COMMERCE – 339 millions de dollars d’exportation dans le cadre de l’Agoa pour Madagascar en 2023

    Antananarivo, 9 Juillet, 9h09 – Madagascar figure parmi les exportateurs les plus importants sur le marché américain dans le cadre de la Loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (Agoa). La valeur des exportations malgaches sous l’Agoa s’élève à 339 millions de dollars en 2023, d’après le rapport biennal sur la mise en œuvre de cette loi commerciale américaine, fait par le Bureau du représentant américain au commerce (USTR) et publié vers la fin du mois de juin de cette année.
    ⭕C’est le Nigeria qui avait été la plus grande source d’importations dans le cadre de l’Agoa pour les Etats-Unis, avec une valeur des opérations s’élevant à 3,8 milliards de dollars. L’Afrique du Sud (3,6 milliards de dollars en 2023), arrive en seconde position. Le Kenya (510 millions de dollars), le Ghana (340 millions de dollars), Madagascar (339 millions de dollars) et l’Angola (260 millions de dollars) sont aussi parmi les autres exportateurs les plus importants dans le cadre de cette loi en 2023.
    ⭕Comme rapporté par l’USTR, les importations américaines de biens dans le cadre de l’Agoa, y compris le Système généralisé de préférences (SGP), ont totalisé 9,7 milliards de dollars en 2023. Ce qui est en baisse par rapport aux 10,2 milliards de dollars enregistrés en 2022. Les principales importations américaines en provenance de l’Afrique subsaharienne sous l’Agoa pour l’année dernière étaient le pétrole brut, les véhicules à moteur et les vêtements.
    ⭕Bien que les importations américaines de vêtements dans le cadre de l’Agoa aient chuté à 1,1 milliard de dollars en 2023, contre 1,4 milliard de dollars en 2021, le Kenya, Madagascar et le Lesotho étaient les importants fournisseurs de vêtements des Etats-Unis dans le cadre de cette loi, l’année dernière d’après toujours le rapport de l’USTR.
    ⭕Les autres principales catégories d’importations de l’Agoa en 2023 comprenaient les ferroalliages, les métaux précieux, les produits du cacao, divers produits chimiques inorganiques, les agrumes. On y note également certains produits chimiques organiques ou encore le cuivre et les articles connexes.
    ⭕L’Agoa permet aux pays d’Afrique subsaharienne éligibles d’accéder aux États-Unis en franchise de droits pour plus de 1 800 produits, en plus des plus de 5 100 produits éligibles au titre du SGP. Bien que l’autorisation légale de bénéficier du SPG ait expiré le 31 décembre 2020, les lignes tarifaires couvertes par ce système sont restées éligibles pour les bénéficiaires de l’Agoa, précise l’USTR. Comme indiqué par le Bureau du représentant américain au commerce, 32 pays sont actuellement éligibles aux avantages de l’Agoa.