Catégorie : Économie

  • ACCÈS AU FINANCEMENT – Les entreprises employant moins de 10 salariés plus concernées par le rejet de demande de crédit auprès des banques

    ACCÈS AU FINANCEMENT – Les entreprises employant moins de 10 salariés plus concernées par le rejet de demande de crédit auprès des banques

     

    Antananarivo, 8 Juillet, 9h10 – 29,4% du rejet des dossiers de demande de crédit présentés par les entreprises auprès des banques concernent les micro-entreprises. Ce sont ces entreprises qui opèrent avec moins de 10 employés qui ont surtout vu leur demande de prêt refusée au premier trimestre de cette année, d’après l’Enquête de conjoncture économique (ECE) auprès du secteur bancaire. Cette enquête est menée chaque trimestre par la Banky foiben’i Madagasikara.

    Les dossiers des petites entreprises, c’est-à-dire celles qui emploient entre 10 et 49 personnes, constituent 26,5% de ceux qui ont été refusés. Ceux des moyennes entreprises, engageant entre 50 et 199 employés, correspondent à 23,5% de ces demandes refusées. Le taux du rejet pour les grandes entreprises, c’est-à-dire celles avec plus de 199 employés est de 20,6%.

    La grande majorité de ces banques territoriales, soit 94,1% d’entre elles plus précisément, indique pourtant que le taux de rejet des dossiers de demande de crédit présentés par les entreprises est resté entre 0,0 % à 25,0 %. Les 5,9% restantes sont celles qui ont rejeté entre 26 et 50% des demandes de crédit qu’ils ont reçues.

    Les chefs d’entreprise enquêtés par BFM avaient indiqué de leur côté qu’ils étaient sceptiques quant à l’amélioration des conditions d’accès aux crédits, notamment pour le second trimestre de cette année. Ils ont également soulevé que les taux d’intérêt des banques et des microfinances sont trop élevés. Les retards des suites données aux demandes de crédit auprès des banques ne permettent pas aux entreprises de se développer selon les programmes établis, ont-il déploré.

    La BFM explique qu’en général, et selon la saisonnalité, les activités de crédit reprennent au second trimestre de chaque année. Les banques avaient alors prévu une hausse des allocations de crédits pour cette période. Les résultats de l’ECE pour le secteur bancaire pour le second trimestre de 2024 ne sont pas encore sortis.

  • FINANCES PUBLIQUES – Madagascar mal noté en matière de transparence budgétaire avec un score de 39/100

    FINANCES PUBLIQUES – Madagascar mal noté en matière de transparence budgétaire avec un score de 39/100

    Antananarivo, 8 Juillet, 11h30 – La transparence budgétaire demeure à un faible niveau sur la Grande île. Les résultats de l’évaluation de l’indice du budget ouvert (EBO) 2023 font état d’un score de 39 sur 100 pour Madagascar alors que le score moyen mondial est de 61 sur 100. Bien que la note ait connu une légère amélioration passant de 34 sur 100 à 39 sur 100, le niveau reste évalué faible car les “informations disponibles sont minimales”, indique le rapport de l’enquête.

    Sur huit documents budgétaires clés du ministère de l’Economie et des finances, ceux de la Cour des comptes et des autres organismes gouvernementaux concernés, cinq sont accessibles pour le public, selon les résultats de l’EBO 2023. Un document concernant le rapport préalable au budget a été soit publié en retard, soit n’a pas été publié en ligne, ou a été produit seulement pour usage interne. Deux de ces documents, celui du rapport de fin d’année et du rapport d’audit, n’ont jamais été produits même en interne, rapporte l’enquête.

    En matière de participation du public, la note de Madagascar a également régressé de 15 sur 100 à 9 sur 100. Selon le directeur exécutif de la plateforme de la société civile Msis Tatao, Harijaona Andriamoraniaina, cette mauvaise note est liée à la basse qualité des données publiées tant sur le fond que sur le format, tel que l’utilisation des fichiers en PDF au lieu de les rendre d’une manière plus accessible. Celui-ci recommande ainsi au ministère de l’Economie et des finances, à la Cour des comptes et au parlement d’améliorer les sites des départements et institutions concernés. Il évoque également la nécessité de renforcer la collaboration entre la société civile et le corps législatif pour faire entendre la voix du public lors des débats budgétaires. Pour l’enquête 2023, 125 pays au monde ont été évalués.

  • L’Iata annonce l’intégration officielle de Madagascar Airlines parmi ses membres

    L’Iata annonce l’intégration officielle de Madagascar Airlines parmi ses membres

    Antananarivo, 08 Juillet, 06h15 – « Nous accueillons Madagascar Airlines comme nouveau membre de l’IATA ». L’annonce a été faite par l’Association du transport aérien international (Iata), dimanche soir. La compagnie nationale de Madagascar figure ainsi parmi les 17 compagnies aériennes qui ont rejoint la communauté des membres de l’Iata en 2024.

    Concernant cette éligibilité, la qualité de membre de l’Iata avec tous les droits et privilèges ne peut être obtenue qu’après l’enregistrement à l’audit de sécurité opérationnelle de cette Association (Iosa). Un examen administratif par le département des adhésions et le paiement de la cotisation annuelle en sont également des conditionnalités, précise l’Iata.

    Ce retour au sein de la grande famille du transport aérien mondial avait déjà été annoncé par Madagascar Airlines, il y a quelques mois. La compagnie malgache avait en effet été contrainte de quitter l’Iata, il y a des années, pour des raisons de solvabilité.

    Aussi, au mois de mars, le code Iata MD-258 anciennement attribué à Air Madagascar avait été affecté à Madagascar Airlines. Il s’agissait d’un transfert de code qui est un prérequis pour le basculement de la distribution vers le système Amadeus qui devait déjà être effectif le 25 mars. Le mois de mars avait également été marqué, selon Madagascar Airlines, par son retour à l’Iata Clearing House (ICH), une plateforme de cette Association, qui gère les billets vendus par plusieurs compagnies.

    L’Iata soutient que devenir un de ses membres est très important pour une compagnie aérienne. Cette Association professionnelle se veut être une voix puissante, unifiée et expérimentée qui soutient et promeut les intérêts de ses membres par le biais notamment de la reconnaissance internationale et le lobbying. Elle intervient également dans la promotion et le ciblage des priorités clés de l’industrie du transport aérien. Et elle soutient aussi ses membres dans la réduction des coûts, les campagnes de communication, la formation et autres services, énumère-t-elle.

    Madagascar Airlines avait par ailleurs déjà annoncé son retour au Billing and settlement plan (BSP). Il s’agit d’un système de facturation et de règlement entre les compagnies aériennes et les agents de voyages pour la vente des billets.

    Pour la compagnie aérienne nationale, ses bénéfices sont considérables avec ces réintégrations. Elle parle notamment de son accès immédiat au grand marché mondial du transport aérien. Elles permettent aussi à ses clients de combiner plusieurs compagnies aériennes dans un même parcours et sur un même billet. Et elles facilitent les accords de partage de code et des alliances aériennes.

    Madagascar Airlines recentre provisoirement ses activités sur le réseau domestique. La reprise des vols internationaux de Madagascar Airlines n’est prévue qu’en 2026, selon les récentes prévisions des dirigeants de cette compagnie.

     

  • Un nouveau plan stratégique quinquennal à 63 millions d’euros pour Madagascar National Parks

    Un nouveau plan stratégique quinquennal à 63 millions d’euros pour Madagascar National Parks

    Antananarivo, 7 Juillet, 13h55 – Le nouveau plan stratégique de Madagascar National Parks (MNP) dévoilé. Celui-ci nécessitera un financement de 63 millions de dollars, d’après ce qu’a avancé la directrice générale de cet organisme chargé de la gestion des parcs nationaux de la Grande île, Ony Rakotoarisoa, lors de la présentation de ce plan ce vendredi.

    Ce nouveau plan de MNP, qui s’étale sur la période de 2024 à 2028, repose sur cinq axes stratégiques, dont l’amélioration de l’intégrité de la biodiversité et le bien-être des populations riveraines des aires protégées ainsi que le maintien des services écosystémiques. Il permettra également d’assurer la pérennité financière du réseau, à travers notamment la promotion de l’écotourisme, indique Ony Rakotoarisoa.

    Le plan vise aussi à optimiser la gouvernance et le management de l’organisme, à renforcer la reconnaissance de MNP aux niveaux local et international ainsi qu’à favoriser une meilleure synergie d’intervention de toutes les parties prenantes et les partenaires.

    Sur les 63 millions d’euros nécessaires pour le financement de ce plan, 14 millions d’euros sont encore à trouver. Les partenaires potentiels, pouvant combler ce gap de financement avaient d’ailleurs été invités lors de la présentation du document.

    La directrice générale du MNP évoque par ailleurs un coût de gestion moyen des aires protégées à sa charge s’élevant à 6 dollars par hectare par an. Un coût qui est en deçà de la norme internationale de 10 à 12 dollars par hectare par an, explique-t-elle.

    Rinah Razafindrabe, le directeur général de la gouvernance environnementale auprès du ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) rappelle que MNP gère actuellement 43 aires protégées composées de parcs nationaux de types terrestres et marins, de réserves spéciales et de réserves naturelles intégrales. Celles-ci représentent le tiers des aires protégées que recense la Grande île, indique-t-il.

    Madagascar National Parks s’engage ainsi dans la conservation du patrimoine unique de la Grande île, où 80% des espèces végétales et 90% des espèces animales sont endémiques. Et malgré les défis croissants du changement climatique et des pressions humaines, cet organisme se dit déterminé à protéger ces ressources naturelles.

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  • INVESTISSEMENT : L’entrée d’IDE à Madagascar estimée à 415 millions de dollars en 2023

    INVESTISSEMENT : L’entrée d’IDE à Madagascar estimée à 415 millions de dollars en 2023

    Antananarivo, 7 Juillet, 12h35 – Un repli des Investissements directs étrangers (IDE) signalé. Madagascar devrait enregistrer 415 millions de dollars d’entrée d’IDE en 2023. Ce qui est en dessous du flux d’IDE entrant en 2022, qui s’établissait à 468 millions de dollars. Ces chiffres sont avancés dans le Rapport 2024 sur l’investissement dans le monde, de la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

    Ces IDE entrants peuvent être expliqués comme étant des investissements de l’étranger à Madagascar, et qui comprennent tous les actifs et les passifs entre une entreprise d’investissement directe résidente et l’investisseur direct non-résident. Sur les cinq dernières années, l’entrée d’IDE pour la Grande île partait de 474 millions de dollars en 2019, pour descendre à 258 millions de dollars en 2020, puis remonter à 358 millions de dollars en 2021. Elle a progressé à 468 millions de dollars en 2022 pour finalement baisser à ces 415 millions de dollars en 2023 rapportés par la Cnuced.

    Pour ce qui est du stock d’IDE entrant, il est passé de 4,120 milliards de dollars en 2022 à 4,535 milliards de dollars en 2023, d’après toujours ce rapport sur l’investissement dans le monde. Il s’agit cette fois-ci de la valeur des fonds propres investis par les investisseurs étrangers dans les entreprises résidentes de l’économie déclarante et des prêts nets qu’ils leur ont octroyés.

    Les 415 millions de dollars estimés pour 2023 sont, une fois encore, largement en deçà du niveau d’IDE de 2008 qui était à 1,392 milliards de dollars. Ce record, qui date d’avant la transition, est jusqu’à ce jour resté « inégalé », comme le souligne le Système des Nations-Unies (SNU) dans sa Vision prospective de Madagascar. Le SNU soutient dans ce document publié l’année dernière que Madagascar se classe parmi les pays les moins attractifs au regard du niveau des flux d’investissement directs étrangers entrants. Et ce, en dépit d’une évolution qui semble favorable pour cette attractivité.

    Le Système des Nations-Unies avait exposé que les entrées d’IDE à Madagascar ont été très faibles sur la période 1990-2005 du fait de l’instabilité politique. Ces flux ont connu une hausse vertigineuse de plus de 372% de 2006 à 2008, en lien notamment avec le retour de la paix sociale et la reprise économique. Mais le niveau des IDE entrants s’est à nouveau replié à partir de 2009, passant de 1269,4 millions de dollars à 313,68 millions de dollars en 2014, indique le SNU. Une amélioration des flux net d’IDE a néanmoins été rapportée ces dernières années.

    Par ailleurs, le président du Conseil national pour l’industrialisation de Madagascar (Cnim), avait rappelé l’ambition de l’Etat et du secteur privé de doubler la contribution de l’industrie au PIB, en la faisant passer de 15% à 30%. Un objectif qui implique des investissements très importants, a-t-il soutenu durant une conférence sur les Fonds de garantie, au mois de mai.

    La moyenne des investissements des entreprises déjà existantes au pays tournerait autour de 200 millions de dollars par an, d’après ses explications. « Or il faudrait investir annuellement pas moins de 500 millions de dollars pour l’atteinte de ce doublement de contribution du secteur industriel sur le PIB, a-t-il avancé. Ce qui engage donc non seulement les investisseurs nationaux mais également les investissements étrangers, lançait-il alors.

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  • ENQUETE – Les banques suggèrent l’instauration d’un « Plan Marshall » pour la reprise économique

    ENQUETE – Les banques suggèrent l’instauration d’un « Plan Marshall » pour la reprise économique

    Antananarivo, 6 Juillet, 14h45 – Une recommandation pour redonner plus de vigieur aux activités économiques. Les banques territoriales consultées dans le cadre de l’Enquête de conjoncture économique (ECE) auprès du secteur bancaire suggèrent l’instauration d’un « Plan Marshall » à Madagascar. Cette recommandation a été faite face à une reprise moins rapide de l’économie mais également afin de redonner plus de vigueur aux activités économiques. C’est ce que ces banques ont exposé à la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) qui a mené cette enquête, pour le premier trimestre de cette année.

    Ces banques territoriales s’attendent donc à la mise en œuvre d’un plan massif de relance économique national. Le Plan Marshall qu’elles souhaiteraient voir instauré au pays pourrait être axé en priorité vers la remise en état des infrastructures routières et la satisfaction des demandes d’énergie nécessaires au bon fonctionnement des entreprises, selon le rapport de la BFM.

    La dernière décision de ce genre remontait en 2020, pour la relance économique après la crise du Covid-19. L’Etat annonçait à l’époque l’instauration d’un Plan Marshall consistant en la mise en œuvre de plusieurs projets d’infrastructures dans tout Madagascar, dont la réalisation était estimée à 1 043 milliards d’ariary. Des travaux notamment de construction et de réhabilitation de plusieurs infrastructures dans les domaines de l’éducation, la santé, le sport, les travaux publics et l’habitat avaient été annoncés.

    Ces banques avaient par ailleurs soulevé des facteurs limitant le développement de leurs activités, comme la tension de trésorerie au niveau des entreprises qui sont leurs clientes, principalement celles qui sont des prestataires de l’Etat. “Ces types de clientèles sont en effet confrontés au rallongement des délais de paiement des factures ainsi qu’au retard de remboursement des crédits de TVA. Ainsi, les banques sont de moins en moins enclines à s’engager dans ce type de risque”, rapporte la BFM. Ces banques auraient également déploré le manque de visibilité par rapport à l’évolution des cours de change sur le Marché interbancaire de devises (MID), selon toujours la Banque centrale.

    L’Enquête de conjoncture économique (ECE) auprès du secteur bancaire est réalisée quatre fois par an auprès des 13 banques territoriales à Madagascar, rappelle la BFM. Les réponses pour le premier trimestre de cette année avaient été recueillies au mois d’avril et les résultats déjà disponibles au mois de juin sont publiés en ce mois de juillet.

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  • INCLUSION FINANCIÈRE – Madagascar vise l’accès de plus de 50% de la population adulte aux services financiers formels en cinq ans

    INCLUSION FINANCIÈRE – Madagascar vise l’accès de plus de 50% de la population adulte aux services financiers formels en cinq ans

    Antananarivo, 5 Juillet, 10h55 – L’objectif est fixé. La mise en œuvre de la Stratégie nationale d’inclusion financière de Madagascar (Snim), couvrant la période de 2024 à 2028, devra permettre à plus de 50% de la population malgache d’avoir accès aux services financiers formels d’ici cinq ans. Ce document validé par les parties prenantes, cette semaine, devra également permettre à 25% des Micros, petites et moyennes entreprises (MPME) d’utiliser ces services à la fin de 2028.

    Le taux global d’inclusion financière à Madagascar est encore très faible à Madagascar. Près de 87% des individus de 18 ans et plus sont encore exclus du système financier formel ou n’utilise pas l’épargne villageoise, le mécanisme informel qui avait été pris en compte dans l’Enquête permanente auprès des ménages (2021-2022), menées par l’Institut national de la statistique (Instat).

    La Snim se fixe comme objectif global de favoriser une meilleure inclusion financière de tous les segments de la population et des entreprises. Ses objectifs s’alignent sur ceux du Gouvernement malgache, comme ceux des initiatives régionales et internationales dans la réduction de la pauvreté, l’amélioration de la qualité de vie et le développement économique.

    Cette stratégie nationale tiendra compte de quatre axes stratégiques, dont l’éducation financière et la protection des consommateurs en premier lieu. Elle considère également l’accès et l’utilisation des services financiers adaptés, consistant en l’amélioration de l’accès au crédit pour les MPME, la promotion de la finance verte et bleue, la promotion de la finance inclusive et le développement des opportunités d’assurance. Elle mettra aussi en avant l’innovation par les services financiers numériques, incluant la modernisation des services de l’Etat par des paiements électroniques et le développement des infrastructures pour les services financiers numériques. Et enfin, cette stratégie mettra l’accent sur l’amélioration de l’environnement institutionnel et règlementaire.

  • BUSINESS INTELLIGENCE – L’entrepôt de données de la Douane installé et opérationnel

    BUSINESS INTELLIGENCE – L’entrepôt de données de la Douane installé et opérationnel

    Antananarivo, 5 Juillet, 9h10 – Un grand pas vers le Business Intelligence pour l’administration douanière. La direction générale des Douanes (DGD) annonce avoir fini l’installation de son « Data Warehouse ». Cet entrepôt de données qui lui sert à stocker, combiner et archiver à long terme des données provenant de différentes sources est désormais opérationnel.

    La Douane se félicite de la mise en place de ce Data Warehouse, conçu avec le Korea customs service (KCS). Cet outil permettra à la DGD de stocker et sauvegarder ses données sensibles et stratégiques. Mais la Douane n’aura également pas de souci à se faire par rapport au volume des données à stocker puisque la capacité de stockage de cet entrepôt de données lui suffit pour au moins une cinquantaine d’années. Et les données y sont organisées de manière à préserver leur stabilité contextuelle et à faciliter les requêtes et les prises de décision, explique la DGD.

    Lors de leur intégration, les données seront normalisées et rationalisées de façon à créer une cohérence entre elles, quelle que soit leur source de provenance. Cette démarche contribue, selon la Douane, au maintien d’un niveau de qualité élevé des analyses basées sur les données du Data Warehouse.

    Cet entrepôt de données aura par ailleurs à veiller sur l’historique des données, pour permettre leur conservation et tout en garantissant leur non-volatilité. “En préservant la traçabilité des informations et des décisions prises, il assure qu’une requête, quel que soit le moment où elle est faite, aboutira toujours au même résultat. Le principe de conservation des données est ainsi une condition sine qua non à la fiabilité des résultats délivrés par le Data Warehouse”, conclu la DGD.

  • INDICATEUR ECONOMIQUE – Madagascar stagne et devra plus que doubler son RNB par habitant pour sortir du groupe des Pays à faible revenu

    INDICATEUR ECONOMIQUE – Madagascar stagne et devra plus que doubler son RNB par habitant pour sortir du groupe des Pays à faible revenu

    Antananarivo, 4 Juillet, 15h25 – Avec son Revenu national brut (RNB) par habitant de 530 dollars en 2023, Madagascar reste dans la catégorie des Pays à faible revenu. La Grande île est aux côtés de 25 autres pays, comme le Soudan du Sud, le Burundi ou encore la Somalie dans cette catégorie, selon la nouvelle classification des pays en fonction de leur revenu pour 2024-2025, actualisée par la Banque mondiale.

    L’Institution de Bretton Woods répartit les économies du monde en quatre groupes, dont les pays à faible revenu, ceux avec un revenu intermédiaire de la tranche inférieure, les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et les pays à revenu élevé. Cette classification est actualisée chaque année le 1er juillet, en fonction du RNB par habitant de l’année calendaire précédente. Ce RNB par habitant peut être défini comme le revenu national brut pour une année d’un pays, divisé par le nombre total de ses habitants.

    Deux facteurs statistiques sont pris en compte par la Banque mondiale dans la classification des pays, à savoir les variations du RNB par habitant. Celles-ci varient notamment avec la croissance économique, l’inflation, les taux de change ou encore l’évolution démographique.
    La Banque mondiale considère également les ajustements des seuils de classification des revenus. Pour l’exercice 2025 en cours, les économies à faible revenu sont définies comme celles dont le RNB par habitant, calculé selon la méthode de l’Atlas de la Banque mondiale, est inférieur ou égal à 1 145 dollars en 2023. Les économies à revenu intermédiaire inférieur sont celles dont ce RNB est compris entre 1 146 et 4 515 dollars. Les économies à revenu intermédiaire supérieur sont pour leur part celles dont le RNB par habitant est compris entre 4 516 et 14 005 dollars. Et enfin les économies à revenu élevé sont celles dont le RNB par habitant est supérieur à 14 005 dollars.

    Pour la période de juillet 2023 à l’exercice 2024, le seuil du RNB par habitant était encore à 1 135 dollars pour les pays à faible revenu. Ils étaient compris entre 1 136 dollars et 4 665 dollars pour les économies à revenu intermédiaire inférieur ; et entre 4 466 dollars et 13 845 dollars pour celles à revenu intermédiaire supérieur. Et dans la classification précédente, le seuil des économies à revenu élevé était à 14 005 dollars.

    Madagascar avec son RNB par habitant de 530 dollars devra ainsi redoubler d’efforts pour espérer sortir de la catégorie des Pays à faible revenu. Il lui faudra plus que doubler ce RNB pour passer dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, dont le seuil RNB par habitant devra être compris entre 1 146 et 4 515 dollars dans l’actuelle classification des pays. Or, cette classification sera de nouveau actualisée l’année prochaine.

  • TRANSPORT AERIEN – Un hôtel à plus de 3 étoiles et un business center en projet à l’Aéroport international d’Ivato

    TRANSPORT AERIEN – Un hôtel à plus de 3 étoiles et un business center en projet à l’Aéroport international d’Ivato

    Antananarivo, 4 Juillet, 7h45 – De grands chantiers au niveau de l’aéroport d’Ivato en projet. Ravinala Airports, son gestionnaire, indique être à la recherche de partenaire qui assurera la conception, le financement, la construction, l’exploitation ou encore la maintenance d’un ensemble hôtelier de renommée internationale ainsi que d’un business center au niveau de cet aéroport.
    Ravinala Airports a déjà lancé l’appel à manifestation d’intérêt correspondant, d’abord en vue de présélectionner les candidats qualifiés. Ces derniers auront ensuite à soumettre une offre détaillée lors d’un appel à projet sur les missions qui leur seront confiées.

    Le gestionnaire de l’aéroport d’Ivato projette de créer « une infrastructure de haute qualité environnementale et architecturale », avec une capacité de 100 à 150 chambres. Cet établissement hôtelier devra être de niveau 3 à 4 étoiles. La construction d’un bar/café/restaurant et d’un centre de convention/business center est également prévue.

    Ce projet sera mené par Ravinala Airports avec le partenaire qu’elle sélectionnera en BOT (Build operate transfer). C’est-à-dire que c’est ce partenaire qui va concevoir, financer et construire ces infrastructures dans l’aéroport. C’est celui-ci qui va également exploiter, aménager et assurer leur maintenance, suivant les normes de sécurité, environnementale et de sûreté applicable. Ce partenaire va ensuite les gérer durant une période d’occupation et d’exploitation convenue avec Ravinala Airports, puis les lui transférer une fois cette période d’occupation temporaire écoulée.

    Pour Ravinala Airports, ce projet entre dans le cadre de sa stratégie de développement immobilier et de sa politique de développement économique et touristique de Madagascar. Sa convention de concession de l’aéroport d’Ivato comprend d’ailleurs la réalisation de programme d’investissement et la fourniture de services aéroportuaires sur place.