Catégorie : Économie

  • PRODUITS MINIERS – 60 017,4 tonnes de graphite exportés en 2023

    PRODUITS MINIERS – 60 017,4 tonnes de graphite exportés en 2023

    Antananarivo, 27 Juin, 8h30 – Madagascar a exporté 60 017,4 tonnes de graphite l’année dernière. Avec un prix unitaire 2 083,7 le kilo, la valeur FOB de ce produit minier expédié à l’étranger s’élève à 125,058 milliards d’ariary, d’après les chiffres de la direction générale des Douanes (DGD) que la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) a repris dans son dernier bulletin.

    Une baisse significative a cependant été enregistrée par rapport à l’exercice précédent, que ce soit en terme de volume qu’en terme de valeur des exportations de ce produit. Selon les données partagées par la BFM, 107 291,3 tonnes de graphite avaient été exportées en 2022, pour une valeur FOB s’élevant à 209,453 milliards d’ariary.

    L’Etat mise néanmoins davantage sur ce produit minier cette année. Il estime notamment dans la loi des Finances rectificatives (LFR) 2024 que la décision de la Chine de limiter ses exportations de graphite en fin 2023 peut contribuer à la hausse de la production du graphite de Madagascar. L’Etat expose dans ce document budgétaire que la mine de graphite de Molo détenue par NextSource a atteint la pleine capacité de sa phase un en juillet 2023, pour porter sa production à 17 000 tonnes par an.

    Turipati Graphite, de son côté, avait également introduit un nouveau module d’une capacité de production annuelle de 18 000 tonnes de graphite sur la mine de Sahamamy, en février 2023. Ce module porte à 30 000 tonnes la capacité de production annuelle de la compagnie sur Madagascar. Avec ces performances dans le graphite, l’Etat espère compenser la baisse de production de nickel et de cobalt annoncée par Ambatovy, et prévoit encore une croissance positive de 2,7% du secteur minier pour cette année.

    La Chambre des mines a par ailleurs déjà expliqué que Madagascar a la capacité de redevenir le premier producteur de graphite en Afrique. C’est une place qu’avait déjà occupée la Grande île pendant très longtemps auparavant, et que le pays est en mesure de reconquérir. Madagascar se positionne actuellement en deuxième producteur africain de graphite et se classe dans le top 10 mondial.

  • INTERNET – Starlink révise le tarif de son  offre résidentielle à 226 000 ariary

    INTERNET – Starlink révise le tarif de son offre résidentielle à 226 000 ariary

    Antananarivo, 26 Juin, 19h30 – Starlink a t il été sensible aux diverses commentaires sur les réseaux sociaux ? Quelques heures après avoir dévoilé son plan tarifaire pour Madagascar, l’opérateur américain revoit déjà ses tarifs. Ainsi l’offre résidentielle de base, initialement annoncée à 368 300 ariary a été baissée à 226 000 ariary. Le prix passe ainsi de 82 dollars à 50 dollars. Ce qui n’est pas loin des prix pratiqués par l’équipe d’Elon Musk dans les pays voisins de la Grande ile tels que le Kenya ou encore le Mozambique.

    Si l’offre résidentielle a été révisée à la baisse, l’offre de base pour l’itinérance ou le tarif mobile régional destiné aux personnes qui se déplacent beaucoup a été revue à la hausse. Le tarif est passé de 316.000 ariary dans la tarification initiale à 451.200 ariary dans la nouvelle tarification.

    La dernière offre pour les entreprises et les gros consommateurs n’a cependant pas changé. Il est de 316 800 Ar avec un coût de matériel chiffré à 1 580 000 Ar. Pour ce forfait, l’opérateur propose des données standards illimitées, mais aussi 40Go de données prioritaires, une assistance prioritaire, une priorité de réseau ainsi qu’une adresse IP publique. Le prix augmente en fonction des données prioritaires commandées par le client corporate ou gros utilisateur.

  • INTERNET – Le prix standard du forfait Starlink à 368 300 ariary hors matériel pour les clients résidentiels

    INTERNET – Le prix standard du forfait Starlink à 368 300 ariary hors matériel pour les clients résidentiels

    Antananarivo, 26 Juin, 13h15 – Starlink dévoile ses tarifs pour Madagascar. L’information est attendue par les internautes malgaches depuis que l’opérateur a acquis sa licence. Ce qui est désormais chose faite avec l’affichage des prix des différents forfaits sur le site internet du nouvel opérateur.

    Ainsi, pour l’offre résidentielle, le prix standard du forfait est de l’ordre de 368 300 ariary. Pour bénéficier de ce service, le coût du matériel est affiché à 1 120 000 ariary. Pour ce prix, Starlink indique proposer un “Internet haut débit à faible latence” et des données illimitées.

    Pour les entreprises et les utilisateurs à forte consommation, le prix du forfait est à partir de 316 800 Ar avec un coût de matériel de 1 580 000 Ar, selon les informations partagées sur le site internet de Starlink. Pour ce forfait mensuel, l’opérateur propose, en plus des données standards illimitées, 40Go de données prioritaires, une assistance prioritaire, une priorité de réseau ainsi qu’une adresse IP publique.

    Le prix devrait par ailleurs augmenter en fonction des données prioritaires commandées par le client corporate ou gros utilisateur. Si les données prioritaires sont de moins d’1To, le prix sera de 451 200 ariary. Pour des données prioritaires de 2To, le prix devrait être de 902 400 ariary.

    Le prix proposé par Starlink aux particuliers semble loin des 40 euros proposés dans d’autres pays. A la lecture du cours actuel de l’euro sur le marché interbancaire de devise, le prix devrait être de 77 euros pour cette offre grand public.

    La société d’Elon Musk a obtenu sa licence le 29 avril dernier contre le paiement de 100 000 euros en guise de droit d’acquisition de la licence. Elle doit aussi s’acquitter aussi d’un frais annuel de 5% de son chiffre d’affaires hors taxe auprès de l’organe de régulation.

     

  • TOURISME – Des touristes israéliens attendus à Nosy Be en décembre via un vol charter

    TOURISME – Des touristes israéliens attendus à Nosy Be en décembre via un vol charter

    Antananarivo, 26 Juin, 12h30 – « Nosy Be s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de son développement touristique, accueillant une diversité culturelle et économique encore plus grande”. Le ministère du Tourisme et de l’artisanat annonce l’arrivée prochaine d’un vol charter direct en provenance de Tel Aviv à Nosy Be. Le vol devrait amener sur l’île aux parfums des touristes israéliens.

    En attendant, c’est un groupe de journalistes et d’influenceurs israéliens qui a débarqué à l’aéroport international de Nosy Be ce mardi et qui a été accueilli par le ministre du Tourisme et de l’artisanat. En prévision du vol charter attendu en décembre, ces journalistes et influenceurs ont pour mission d’inciter leurs compatriotes et followers à venir voir cette destination touristique très prisée de Madagascar.

    Les journalistes et influenceurs israéliens ont été invités pour une visite immersive de l’île aux parfums, dans le cadre d’un « famtrip » destiné à promouvoir la destination auprès des touristes israéliens.

    Joël Randriamandranto, ministre chargé du tourisme, s’est réjouit de cette nouvelle. Il ne cache pas son optimisme sur les retombées positives de cette visite lors de l’accueil de ces invités à l’aéroport de Fascene Nosy Be.
    “La couverture médiatique et les publications sur les réseaux sociaux aideront à positionner Nosy Be comme une destination de choix pour les voyageurs israéliens”, déclare-t-il.

    Ce voyage d’observation n’est que le début d’une série d’actions prévues pour promouvoir Nosy Be à l’international. L’île aux Parfums bénéficie déjà de quelques vols charters. Une dizaine de vols charters en provenance de la Bulgarie sont par exemple programmés pour cette année. Neos Air assure aussi des vols charters entre l’Italie et Nosy Be. Et cela sans parler des vols réguliers opérés par les compagnies aériennes.

    Photo : Ministère du Tourisme

  • OQ Trading retenu comme fournisseur de carburants pour Madagascar

    OQ Trading retenu comme fournisseur de carburants pour Madagascar

    Antananarivo, 26 Juin, 8h40 – C’est OQ Trading, la branche de trading de matières premières du Sultanat d’Oman, qui a décroché le contrat pour être le fournisseur de carburants de Madagascar. Son contrat s’étale sur un an, allant de juin 2024 à mai 2025, d’après une source auprès du ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH).

    C’est ce trader qui livrera donc les commandes des quatre compagnies de distribution pétrolière de la Grande île. Ces quatre compagnies se verront livrer les mêmes produits au même prix, par ce fournisseur. Elles se départagent les produits pétroliers importés à Toamasina, suivant leur commande respective.

    L’Office malgache des hydrocarbures (OMH) prévoit une consommation nationale de 1,229 million de m3 de produits pétroliers, tous produits confondus, pour 2024. Pour 266 705m3 déjà consommés par Madagascar au premier trimestre de cette année, les consommations de produits pétroliers pour Madagascar devraient se situer à 296 462 m3 pour le second trimestre, à 330 059 m3 au troisième trimestre et à 336 298 m3 pour le quatrième trimestre, d’après la prévision de cet organe régulateur du secteur pétrolier aval.

    Photo d’illustration

  • PRODUIT DE RENTE – 16 860,3 tonnes de litchis exportés pour une valeur FOB de 54,384 milliards d’ariary en 2023

    PRODUIT DE RENTE – 16 860,3 tonnes de litchis exportés pour une valeur FOB de 54,384 milliards d’ariary en 2023

    Antananarivo, 25 Juin, 18h45 – Avec un prix unitaire de 3 225,6 ariary le kilo, la valeur FOB des 16 860,3 tonnes de litchis exportés par Madagascar en 2023 s’élevait à 54,384 milliards d’ariary. Ces chiffres proviennent de la direction générale des Douanes (DGD), rapportés par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) dans le dernier bulletin qu’elle a publié.

    Le litchi de Madagascar s’est mieux vendu l’année dernière avec ce prix unitaire de 3 225,6 ariary par kilo. En 2022, son prix était à 2 905,9 ariary et à 2 845,2 ariary en 2021. Pour ce qui est du volume exporté, celui de 2023 est supérieur aux 15 695,4 tonnes exportés en 2022 mais en dessous des 17 135,2 tonnes en 2021, d’après toujours les données de la BFM.

    Pour la campagne 2023, le prix de vente de litchi aux exportateurs dans les région d’Analanjirofo et d’Atsinanana ne devait pas être inférieur à 1 300 ariary, soit une modeste hausse de 100 ariary. Ce prix avait en tout cas été convenu par les coopératives des planteurs, les collecteurs de litchi et les exportateurs, selon un responsable de la direction régionale du commerce de l’Atsinanana.

    Photo d’illustration/ Archives

  • FILIÈRE AVIAIRE – Feu vert des autorités pour une nouvelle importation à titre exceptionnel de 26 000 tonnes de maïs non concassé

    FILIÈRE AVIAIRE – Feu vert des autorités pour une nouvelle importation à titre exceptionnel de 26 000 tonnes de maïs non concassé

    Antananarivo, 25 Juin, 11h45 – Les professionnels de l’élevage aviaire regroupés au sein de l’Interprofession aviaire de Madagascar (IPA) peuvent se réjouir. Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae) a autorisé l’importation à titre exceptionnel de 26 000 tonnes de maïs par l’IPA. L’autorisation a été donnée suite à une demande formulée par les membres de ce groupement professionnel afin de faire face à la hausse enregistrée ces dernières semaines sur le prix du maïs local. Le maïs non concassé qui sera importé sera distribué aux membres de l’IPA et sera utilisé uniquement pour la nourriture des bêtes notamment pour la fabrication de provende.

    Bien que l’autorisation ait été accordée, le ministère a imposé certaines règles quant à l’importation et à l’utilisation du maïs afin d’éviter tout risque pour la population et limiter son impact sur la filière locale. Parmi celles- ci, le ministère indique que « l’importation doit se faire dans un pays exempt de la maladie mortelle de maïs ou Maize Lethal Necrosis Disease”. Le ministère exige aussi que “les dossiers d’importation doivent contenir un certificat d’origine et un certificat de consommabilité de ce produit pour les animaux d’élevage” et que “les stocks doivent être impérativement achevés, au plus tard, avant fin mars 2025 pour éviter leur utilisation en même temps que le maïs produit localement”.

    Comme l’année dernière, les professionnels de la filière aviaire tirent la sonnette d’alarme quant à la hausse du prix du maïs sur le marché local. Une situation qui impacte fortement la filière aviaire selon eux. Sont impactés la production de poulet de chair ou encore la production d’œuf. Les conséquences sont encore plus graves pour les petits producteurs qui sont obligés de mettre la clé sous la porte.

    D’après l’IPA, le prix du maïs local a connu une hausse de près de 300 ar le kilo en seulement trois semaines au mois de mai alors que la période de la campagne de production suit encore son cours dans de nombreuses régions. Une poursuite de cette tendance risque de voir le prix du maïs atteindre les record de 2 700 ariary le kilo en mars et avril 2023 selon les professionnels.

    L’année dernière, les professionnels de la filière aviaire avaient déjà demandé l’autorisation pour importer du maïs non concassé pour les mêmes raisons. Les autorités avaient accordé l’importation de 45 000 tonnes de ce produit. Les professionnels de l’élevage avaient aussi demandé à l’Etat des solutions durables pour pallier définitivement ce problème, notamment l’augmentation de la production locale qui est en chute libre depuis une dizaine d’années passant de 447 948 tonnes en 2012 à 260 494 tonnes en 2023.

  • TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines propose des crédits pour financer le voyage par un prêt

    TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines propose des crédits pour financer le voyage par un prêt

    Antananarivo, 24 Juin, 7h45 – Financer le voyage par un prêt. C’est ce que propose Madagascar Airlines avec le crédit voyage qu’elle met en place avec un partenaire bancaire. Ce crédit permettra aux voyageurs d’acheter des billets dont le paiement sera échelonné jusqu’à 60 mois, d’après ce qu’a communiqué la compagnie nationale en marge de la dixième édition du Salon international tourism fair Madagascar (ITM).

    Les intéressés peuvent se rapprocher d’une agence de Madagascar Airlines pour faire une réservation au moins 15 jours avant la date de départ prévue. Ils auront ensuite à remplir la fiche d’informations client et attendre l’appel de la banque pour le montage du dossier. La finalisation et la signature du contrat de crédit s’ensuivra. Une fois que c’est fait, le voyageur récupérera le chèque de banque et le remettra auprès d’une agence de Madagascar Airlines pour procéder à l’émission du billet.

    Madagascar Airlines brade par ailleurs ses prix. La compagnie propose des tarifs avantageux pour ceux qui souhaitent planifier à l’avance, à 399 600 ariary pour un voyage entre le 15 septembre et le 15 décembre.

  • CARBURANT – Plus de 1 400 milliards de dettes accumulés envers les fournisseurs de la Jirama en 2023, selon le ministère des Finances

    CARBURANT – Plus de 1 400 milliards de dettes accumulés envers les fournisseurs de la Jirama en 2023, selon le ministère des Finances

    Antananarivo, 24 Juin, 16h50 – Une grosse ardoise à épurer. La Jirama a accumulé 1 444 milliards d’ariary de dettes envers ses fournisseurs en carburant en 2023. Cette situation a contraint l’Etat à continuer de subventionner la compagnie nationale d’eau et d’électricité, selon l’exposé de la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, lors d’une conférence de presse autour des deux nouveaux programmes qui lie Madagascar au Fonds monétaire international (FMI).

    « Normalement c’est à la Jirama de payer ses dettes. Mais nous connaissons la situation financière de cette société, qui ne lui permet pas d’assurer seule le règlement de ces arriérés », explique le grand argentier pour justifier l’appui financier de l’Etat. Aussi, 793 milliards d’ariary sont prévus être amputés du budget pour le règlement des dettes de la Jirama, dans la loi des Finances rectificative (LFR) 2024, indique la ministre Rindra Rabarinirinarison. Le paiement concerne des contrats déjà passés non honorés et non des nouveaux contrats, précise-t-elle.

    La Jirama peine donc ainsi à parvenir à une équilibre opérationnel, comme le soulève, de son côté, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste. Le montant de la facturation des consommations d’électricité des abonnés de la compagnie est inférieur à sa charge d’exploitation. « Et ce sont justement les dépenses en carburant de la Jirama qui pèsent lourd sur sa trésorerie », souligne ce membre du gouvernement. Il insiste alors sur l’importance de la transition énergétique, à travers des grands projets recourant aux énergies renouvelables, pour réduire le recours aux carburants dans la production d’électricité à Madagascar.

    La Jirama n’est cependant pas la seule compagnie de production d’électricité au monde à être confrontée à des difficultés financières. Dans son nouveau rapport qui a examiné les résultats de plus de 180 compagnies d’électricité dans plus de 90 pays, la Banque mondiale a rapporté que seules 40 % des compagnies d’électricité dans les pays en développement sont financièrement viables.

    « En d’autres termes, 60 % des compagnies d’électricité ne sont pas en mesure de couvrir leurs charges d’exploitation et le service de la dette », soutient cette institution financière. Or « ces difficultés grèvent non seulement les budgets publics tout en privant de nombreux usagers d’un approvisionnement électrique fiable, mais elles dissuadent aussi les investisseurs. Ce qui empêche nombre de compagnies de lever des capitaux privés à un coût abordable pour pouvoir moderniser leurs réseaux », souligne la Banque mondiale.

    Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg

  • TRANSPORT AÉRIEN – Des compagnies étrangères appelées à voler au secours du Grand Sud

    TRANSPORT AÉRIEN – Des compagnies étrangères appelées à voler au secours du Grand Sud

    Antananarivo, 23 Juin, 8h15 – Mayday Mayday ! Les autorités du Grand Sud lancent un appel de détresse à l’endroit des compagnies aériennes pouvant desservir cette partie de l’île. Une réunion entre ces responsables, le ministre des Transports et de la météorologie, le ministre du Tourisme, le directeur général de l’Aviation civile de Madagascar et celui de la compagnie Madagascar Airlines a eu lieu la semaine dernière. Il était question des liaisons aériennes et internationales dont devraient bénéficier notamment Toliara et Tolagnaro.

    Les démarches préliminaires sont déjà favorables à cette demande, rapporte le communiqué du ministère des Transports et de la météorologie. Il reste maintenant aux compagnies désirant desservir ces destinations du Sud de Madagascar de manifester leur intérêt auprès de l’ACM. Des compagnies comme Air Mauritius ou encore Airlink sont sollicitées pour participer à cette initiative.

    Le tourisme dans le Sud de Madagascar avait déjà été pénalisé par l’instabilité du secteur aérien. Et le problème s’est amplifié avec l’arrêt temporaire des dessertes sur Toliara et Tolagnaro qu’effectuait Air Austral. Une baisse du taux de remplissage des hôtels sur place avait alors été rapportée. Des solutions s’imposent donc, en cette période de haute saison touristique, poussant ces autorités locales à appeler les compagnies aériennes à voler au secours du Grand Sud.

    La question de la desserte des provinces de la Grande île devrait également être évoquée au cours d’une réunion avec le président de la République Andry Rajoelina en ce début de semaine. Le chef de l’Etat avait annoncé cette rencontre dans son discours d’ouverture du Salon international du tourisme de Madagascar (ITM). Il avait promis à la compagnie Emirates qui devrait desservir Madagascar à partir de septembre de trouver des solutions pour améliorer les liaisons avec les autres régions du pays.