Catégorie : Économie

  • L’ajustement des prix des carburants plafonné à 200 ariary une fois le mécanisme d’ajustement automatique en place

    L’ajustement des prix des carburants plafonné à 200 ariary une fois le mécanisme d’ajustement automatique en place

    Antananarivo, 23 Juin, 19h50 – Des révisions à la hausse ou à la baisse qui ne devraient pas dépasser 200 ariary. C’est ce à quoi devraient s’attendre les consommateurs, une fois le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants à la pompe mis en place et appliqué. C’est un des « prix » à payer ayant permis à Madagascar de bénéficier d’un nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI).

    Comme expliqué par Mokhtar Benlamine, le représentant du FMI à Madagascar qui vient de terminer son mandat, ce mécanisme « permet aux prix à la pompe de l’essence, du gasoil et du pétrole lampant de fluctuer mensuellement suivant le Prix de référence calculé (PRC) ». L’ajustement, aussi bien à la hausse qu’à la baisse, est plafonné à 200 ariary. « Si jamais l’ajustement ou la variation devait dépasser ce plafond, ce sera au mois suivant que cela pourra se faire », poursuit-il.

    L’Etat continuera cependant à administrer les prix, précise le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste. Ce qui veut dire que c’est l’Etat qui va encore fixer les prix des carburants auprès des stations-services. Et ce, en se basant sur les deux paramètres influant les prix de ces produits pétroliers, que sont le cours du baril à l’international et le taux de change pour l’Ariary. Mais cette administration de prix devra donc suivre les tendances des prix à l’international, tout en tenant compte de ce plafond de 200 ariary, explique le ministre en charge des Hydrocarbures.

    Ce plafonnement évitera d’augmenter significativement les prix pour les consommateurs en cas de forte hausse des prix à l’international ou de procéder à des baisses conséquentes dans le cas contraire, avance-t-il. Le FMI ne demande d’ailleurs pas à ce que ce soit la vérité de prix qui soit appliquée dans son intégralité », rassure le ministre Olivier Jean-Baptiste. Mais ce mécanisme devra en tout cas permettre d’avoir des prix « dynamiques » et non plus « figés », poursuit-il..

    Le décret sur le mécanisme d’ajustement automatique des prix maxima affichés à la pompe pour le second semestre de cette année est déjà sorti, indique encore le ministre de l’Energie et des hydrocarbures. Aussi, il s’appliquera pour cette période, annonce ce membre du gouvernement.

    La mise en place de ce mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants épargnera à l’Etat de devoir subventionner implicitement les compagnies pétrolières. Il permettra ainsi de limiter l’exposition du budget aux risques liés au secteur pétrolier aval. Au mois de mai de cette année, le cumul du passif de l’Etat envers ces pétroliers, généré par l’écart entre les prix de référence calculés (PRC) et les prix maximums appliqués à la pompe (PMAP), s’élevait par exemple à 72 milliards d’ariary, d’après la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison.

    Trois actions préalables avaient été réalisées par les autorités malgaches pour permettre à Madagascar de bénéficier d’un nouveau programme sur la FEC avec le FMI. Mis à part la mise en place de ce mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants à la pompe, il y avait également la nomination du nouveau directeur général de la Jirama ainsi que l’adoption de la Loi des finances rectificatives (LFR) 2024 en ligne avec les objectifs des autorités dans le cadre de ce programme.

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  • EMPLOI – Plus de 6 000 visiteurs au salon Zah@ Geek 3.0

    EMPLOI – Plus de 6 000 visiteurs au salon Zah@ Geek 3.0

    Antananarivo, 23 Juin, 17h00 – Rideau sur la troisième édition le Salon Zaha Geek, le salon des emplois du numérique initié par Orange Madagascar et qui s’est tenu pendant deux jours à l’Orange digital Center dans l’enceinte de la Gare Soarano. Ils étaient plus de 6 000 visiteurs à être venus sur place, selon Orange Actus Madagascar, certains pour trouver des emplois, d’autres pour s’informer sur les opposrtunités dans le digital.

    En tout, une quarantaine d’entreprises de tous horizons étaient également présentes dans ce salon pour proposer des emplois dans le secteur du numérique à ces milliers de jeunes malgaches. Certaines offres étaient à pourvoir immédiatement durant le salon mais c’est également une occasion pour les entreprises d’amasser des CV et des profils pour des possibles recrutements futurs.

    “Zaha geek c’est un lieu d’échange où les jeunes viennent proposer leur compétence à des entreprises qui peinent à recruter” a notamment expliqué Frédéric Debord, directeur général d’Orange Madagascar lors de la cérémonie d’ouverture. Toute l’ambition de ce salon est selon lui d’aider les quelque “30.000 jeunes qui sortent des universités et qui cherchent un emploi dans le digital chaque année”.

    Tahina Razafindramalo, ministre du développement numérique, des postes et des télécommunications, présent à l’ouverture officielle, n’a pas manqué de louer l’initiative qui, selon lui, “vient répondre non seulement aux besoins en terme d’emploi mais également en matière de formation pour les jeunes dans le monde du numérique”. A part le côté salon, de nombreuses formations et de hackathons ont eu lieu durant les deux jours du salon.

    “Aujourd’hui les besoins immédiats en terme d’informatique seulement au niveau des entreprises est de 3 000 alors qu’il n’en sort que 800 ou 900 ingénieurs informatiques tous les ans”, a indiqué le ministre. “Ce genre de salon est important sur le côté formation des jeunes dans divers domaines comme la cybersécurité, les blockchain ou encore l’intelligence artificielle qui sont des métiers nouveaux notamment à travers l’Orange digital Center”, a-t-il ajouté.

    Toujours d’après le ministre, l’Etat concocte aussi des formations certifiantes à cycle court dans le secteur du numérique avec le secteur privé. Grâce à ces formations des jeunes peuvent travailler au bout de 6 à 9 mois de formation.

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  • JIRAMA – Ron Weiss et son équipe attendus pour sortir un plan de redressement avant novembre 2024

    JIRAMA – Ron Weiss et son équipe attendus pour sortir un plan de redressement avant novembre 2024

    Antananarivo, 23 Juin, 13h50 – Un gros chantier pour Ron Weiss. Le directeur général et l’équipe dirigeante de la Jirama devront parvenir à dresser le plan de redressement de la compagnie nationale d’eau et d’électricité cette année. Ils auront jusqu’au début du mois de novembre pour le faire, afin de permettre la présentation et l’adoption de ce plan en Conseil des ministres suivant ce deadline. L’adoption de ce plan de redressement de la Jirama figure parmi les repères structurels du nouveau programme sur la Facilité élargie du crédit (FEC), présentés par la ministre de l’Economie et des finances Rindra Rabarinirinarison, en conférence de presse, samedi.

    La demande d’un plan de redressement élaboré par des dirigeants de la Jirama n’est pas une première. Ce plan devait déjà être finalisé et approuvé en Conseil des ministres en décembre de 2022, suivant les repères structurels prévus dans le précédent accord au titre de la FEC approuvé au mois de mars 2021. Mais cet objectif n’avait pas été atteint. C’est pourquoi, avec le soutien de la Banque mondiale, le gouvernement avait procédé à la mise en œuvre d’un processus de recrutement d’un “manager de redressement” qui aura, avec une nouvelle équipe, à décider de la stratégie de redressement de la Jirama.

    Ron Weiss, en tant que « manager de redressement » a pour mission de formuler une vision stratégique pour la Jirama, sur la base de la politique du gouvernement en termes de gestion et de promotion du secteur eau et énergie électrique ainsi que sur la base des données sectorielles. Il devrait aussi assurer l’élaboration d’un plan de développement d’accès à l’eau potable et d’un plan de développement de production d’énergie électrique à moindre coût, en optimisant le portefeuille des ressources à court, moyen et long terme. Et puis ce directeur général devra donner les orientations nécessaires au processus de planification stratégique de la Jirama. Et ce, en cohérence avec les objectifs, les budgets de dépenses et d’investissement et les prévisions de revenus et de profit.

    Les autres repères structurels touchant la Jirama dans le cadre du nouveau programme sur la FEC ne diffèrent pas de ceux de la FEC précédente. Une fois encore, les autorités malgaches se sont convenues à fournir au service du FMI un tableau de bord mensuel détaillant tout paiement à la Jirama ou à ses fournisseurs. Des rapports mensuels sur les recettes et les coûts pour la compagnie ainsi que la publication de tous ses contrats sont également attendus. Ces actions devraient permettre de maîtriser les risques budgétaires à court et moyen terme, selon le représentant du FMI à Madagascar, Mokhtar Benlamine.

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  • Programme FEC – Le FMI annonce un décaissement immédiat de 48 millions de dollars 

    Programme FEC – Le FMI annonce un décaissement immédiat de 48 millions de dollars 

    Antananarivo, 23 Juin, 9h30 – Une première tranche acquise. Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a décidé le décaissement immédiat d’environ 48 millions de dollars pour Madagascar au titre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). Une décision prise par ce Conseil vendredi à l’issue de l’examen du dossier de la Grande île sur sa demande de nouveaux arrangements sur la FEC et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).

    Ces 48 millions de dollars sont la première tranche de l’enveloppe de 337 millions de dollars approuvés par le conseil d’administration du FMI pour la FEC, dont l’accord s’étale sur 36 mois. Ce programme fournira une aide essentielle pour accroître la résilience économique de Madagascar. Ce, en ancrant la viabilité budgétaire, en renforçant la gouvernance, en soutenant la stabilité monétaire et financière, et en faisant progresser les réformes pour soutenir l’industrialisation et le développement du capital humain, soutient cette institution de Bretton Woods.

    Ce conseil d’administration du FMI avait également approuvé un accord au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), d’un montant d’environ 321 millions de dollars. Cet arrangement devra permettre à Madagascar de répondre aux vulnérabilités climatiques par la mise en œuvre de politiques climatiques appropriées.

    Ces nouveaux accords conclus au titre de la FEC et la FRD soutiendront le programme des autorités, axé sur le renforcement du capital humain, l’accélération du développement économique et l’amélioration de la gouvernance, d’après Antoinette Sayeh, directrice générale adjointe du FMI. Elle soutient par ailleurs que les autorités devraient tirer pleinement parti du soutien apporté par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, par l’intermédiaire du cadre de coopération renforcée pour l’action climatique, ainsi que par d’autres partenaires de développement, afin de catalyser le financement privé de la lutte contre le changement climatique.

     

  • BUDGET – L’Etat prévoit des décaissements à hauteur de 114,9 millions de DTS de la part du FMI et 100 millions de dollars d’aides budgétaires de la Banque mondiale en 2024

    BUDGET – L’Etat prévoit des décaissements à hauteur de 114,9 millions de DTS de la part du FMI et 100 millions de dollars d’aides budgétaires de la Banque mondiale en 2024

    Antananarivo, 22 Juin, 12h20 – Des fonds prévus renflouer les caisses. Madagascar devrait bénéficier de deux décaissements de 73,2 millions de DTS de la part du FMI dans le cadre du nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) cette année, indiquent les autorités dans le projet de loi de finances rectificative. Le pays devrait également avoir droit à des soutiens financiers à hauteur de 40,7 millions de DTS dans le cadre du programme sur la Facilité pour la résilience et la durabiilité (FRD).

    La liste des appuis des partenaires déjà inscrits dans ce document budgétaire ne s’arrête pas là. Ce projet de loi annonce également les décaissements au titre d’aides budgétaire s’élevant à 725,8 milliards d’ariary. Il s’agit d’aides à hauteur de 100 millions de dollars attendues de la Banque mondiale et 50 millions d’UC de la Banque africaine de développement.

    Les autorités malgaches ont donc considéré ces divers appuis comme déjà acquis et l’ont inscrit dans le PLFR 2024 qu’elles avaient élaboré. Et ce, avant même que les partenaires concernés ne se soient prononcées, du moins officiellement. Le Conseil du FMI était par exemple attendu à se pencher et se prononcer sur le dossier de Madagascar sur la FEC et la FRD le 21 juin 2024.

    La Banque mondiale pour sa part, devrait encore évaluer la poursuite des réformes permettant sa deuxième opération visant à appuyer les politiques de développement (DPO) à Madagascar. Les actions préalables correspondant étaient encore discutées entre l’équipe du ministère de l’Economie et des finances (MEF) et des représentants de la Banque mondiale le 06 juin. Le Conseil d’administration de cette institution de Bretton Woods avait déjà approuvé un crédit de 100 millions de dollars pour une opération d’appui budgétaire au mois de juin de l’année dernière. C’est sur la prochaine opération que la Banque mondiale est attendue à se prononcer.

    Pour ce qui est de la BAD, une délégation de cette institution financière s’est rendue à Madagascar le 3 juin. Ce déplacement avait permis à ces missionnaires de discuter avec les autorités malgaches sur divers sujets. Le plus important d’entre eux était l’appui budgétaire attendu par Madagascar de cette institution africaine. Cet appui devrait servir à financer le développement de l’économie du pays, à travers l’appui au secteur de l‘énergie, l’intégration des questions de genre et l’environnement. La décision de la BAD est aussi attendue.

  • Madagascar Airlines prévoit une utilisation maximale des avions disponibles de la flotte pour multiplier les fréquences de vols

    Madagascar Airlines prévoit une utilisation maximale des avions disponibles de la flotte pour multiplier les fréquences de vols

    Antananarivo, 22 Juin, 7h30 – Augmenter le temps de vol et opérer en 24/7. Le directeur général de Madagascar Airlines, Thierry De Bailleul parle d’utilisation maximale des avions de la flotte de la compagnie aérienne nationale pour pouvoir multiplier les fréquences et mieux répondre ainsi à la demande croissante des voyageurs. Cette stratégie a été présentée par ce premier responsable de la compagnie aérienne nationale, lors de la Table ronde sur la connectivité aérienne à Madagascar, ce vendredi. Un évènement qui est organisé dans le cadre de la dixième édition du Salon international tourism fair Madagascar (ITM).

     

    Madagascar Airlines prévoit d’aller au-delà des six à huit heures de vols par jour qu’elle peine actuellement à effectuer. Et ce, pour parvenir à faire voler les avions jusqu’à huit à dix heures quotidiennement. Ce qui implique de devoir voler très tard, expose Thierry De Bailleul. « Nous avons ainsi besoin d’ouvrir les aéroports jour et nuit afin de pouvoir opérer 24/7 », lance-t-il. La compagnie nationale travaillerait déjà avec Ravinala Airports et l’Aéroports de Madagascar (ADEMA) et des financements sont déjà prévus pour pouvoir équiper les aéroports, avec notamment les éclairages ou les infrastructures permettant d’opérer 24/7.

     

    Le volet maintenance n’est donc pas en reste. Madagascar Airlines prévoit d’acquérir deux moteurs et un train d’atterrissage de réserve pour pouvoir parer à toutes les éventualités. “Nous sommes en train de reconstituer le stock d’équipements et des pièces détachées, pour une valeur de 5 millions de dollars. Ceci afin d’avoir tout ce dont nous avons besoin à Madagascar et ne pas être dépendant des importations et des livraisons. Ceci peut prendre du temps mais c’est fondamental”, explique Thierry De Bailleul.

     

    Madagascar Airlines est passée de deux avions à trois avions en opération actuellement, d’après ce qui avait été indiqué lors de cette table ronde. Celui qui est aux manettes de la compagnie revient alors sur la décision de location du Q400 auprès de la compagnie sud-africaine CemAir pour renforcer la capacité de sa flotte. “Nous aurions dû rester à deux mais nous sommes passés à trois appareils car il y a la demande”, s’est-il justifié.

     

    “Les avions arrivent avec un petit peu de retard. C’est la raison pour laquelle nous avons mis en place des locations d’avions intermédiaires”, poursuit-il. Thierry De Bailleul réalise que cette décision se sentira dans le compte de résultats de fin d’année de la compagnie. “Mais nous ne sommes pas égoïstes. Nous ne prenons pas à la légère notre rôle de service public. Nous avons décidé de nous sacrifier financièrement en louant cet avion, qui, en toute logique économique n’aurait pas dû être faite”, se défend-il face à l’assistance lors de cette Table ronde.

     

    Une compagnie domestique fiable est en tout cas en train de se reconstruire, lance Thierry De Bailleul fièrement. “Nous verrons après pour ce qui est de l’international”, conclut-il.

  • TELEPHERIQUE – Le frais de transport par câble autour de 3 000 ariary, selon le président de la République

    TELEPHERIQUE – Le frais de transport par câble autour de 3 000 ariary, selon le président de la République

    Antananarivo, 21 Juin, 19h45 – Un tarif pour la classe moyenne. Le président de la République Andry Rajoelina a confirmé ce vendredi que le tarif pour un trajet via le transport par câble est prévu s’élever à 3 000 ariary. Pour lui, ce montant est plus abordable que les 10 000 ariary que le passager pourrait débourser pour un taxi-ville.

    Se voulant plus nuancé, le secrétaire d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat, Gérard Andriamanohisoa, a parlé d’un “tarif entre 3 000 et 4 000 ariary”. Mais il a rappelé que pour certaines catégories de passagers, le système d’abonnement est prévu.

    Ce tarif avait déjà été avancé en 2021. A l’époque, les autorités avaient parlé d’une tarification intermédiaire qui devrait permettre d’assurer la rentabilité du projet. Il était également indiqué
    qu’en plus des frais de transport, les investissements devraient aussi être amortis grâce à l’exploitation des gares desservies par les deux lignes.

    Avec un coût estimé à 150 millions d’euros, l’ensemble du projet de transport par câble, ligne Orange et ligne Verte, est financé sur un prêt contracté auprès de la France et sur participation directe de l’Etat malgache.

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  • Près de 450 millions d’ariary récupérés par l’Arai lors de sa troisième vente aux enchères publiques organisée à Antananarivo

    Près de 450 millions d’ariary récupérés par l’Arai lors de sa troisième vente aux enchères publiques organisée à Antananarivo

    Antananarivo, 21 Juin, 14h15 – Dix voitures écoulées pour 449,5 millions d’ariary. L’Agence de recouvrement des avoirs illicites (Arai) fait un premier bilan de la vente aux enchères publiques qu’elle a effectuée mercredi dans ses locaux à Ambohijanaka.

    Il s’agit de la troisième vente aux enchères effectuée par cet organe de lutte anti-corruption depuis sa création. La première vente remonte au 19 décembre 2023 à Antananarivo et la deuxième s’est déroulée à Toamasina le 22 décembre 2023. 388 150 000 ariary ont pu être obtenus de ces deux premières ventes.

    15 voitures ont été initialement mises en vente. Seules 10 d’entre elles ont trouvé preneurs. Les cinq restants devraient faire l’objet d’une prochaine vente programmée le 3 juillet prochain.

    La mise en vente aux enchères publiques des véhicules saisis et confisqués s’inscrit dans le cadre de la mission légale de gestion et de conservation des avoirs illicites de l’Arai afin de préserver leurs valeurs en attendant les décisions définitives de la justice. Ces sommes récupérées seront transférées sur le compte de l’Agence. Ensuite, l’argent sera transféré à la trésorerie générale ou remis au propriétaire si celui-ci est jugé innocent.

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  • TRANSPORT AERIEN – Emirates demande des efforts sur l’offre domestique, d’après Andry Rajoelina

    TRANSPORT AERIEN – Emirates demande des efforts sur l’offre domestique, d’après Andry Rajoelina

    Antananarivo, 21 Juin, 8h45 – S’assurer que l’offre domestique suive. Les réservations auraient déjà explosé, à quelques mois du lancement officiel de la liaison Dubaï-Tana, programmée par Emirates à partir du mois de septembre. Les responsables de cette compagnie auraient également contacté le Président de la République Andry Rajoelina il y a quelques jours pour lui faire part des nombreuses opportunités à exploiter. « Mais ils [ces responsables] nous demandent des efforts », expose le chef d’Etat malgache lors de l’ouverture de la dixième édition du Salon international tourism fair Madagascar (ITM), jeudi.

    Ces « efforts » devraient être entrepris par rapport à la demande de nombreux touristes venus du monde entier qui veulent aller à Nosy-Be ou Sainte Marie, poursuit Andry Rajoelina. Celui-ci admet dans son allocution que « nous sommes encore bloqués aujourd’hui ». Aussi, « je leur ai promis que d’ici deux semaines, nous allons mettre sur la table des solutions pour développer le tourisme et de Madagascar Airlines », déclare-t-il. Une réunion devrait alors se tenir lundi avec la compagnie aérienne nationale sur le renforcement de sa flotte afin qu’elle puisse relier les villes et les provinces de Madagascar, annonce encore le Président de la République.

    Dans un communiqué qu’avait publié Emirates le 7 juin 2024, Adnan Kazim, vice-président et directeur commercial de cette compagnie avait déclaré que “Madagascar a toujours été mal desservie, malgré l’intérêt croissant des voyageurs pour des expériences d’écotourisme authentiques”. Ce responsable avait souligné que “Emirates comprend l’importance d’offrir à ses clients une connectivité efficace et des expériences de voyage haut de gamme. Nous sommes convaincus que ce nouveau service aura un impact positif sur la connectivité de Madagascar, en offrant davantage d’opportunités aux voyageurs de découvrir ce joyau caché, en plus d’ouvrir de nouvelles opportunités d’affaires internationales”.

    Madagascar Airlines avait déjà avancé qu’elle disposera de trois avions supplémentaires d’ici le mois de septembre. Un appareil de la flotte existante devra sortir des ateliers de maintenance à la fin de ce mois de juin et deux nouveaux ATR72 devraient renforcer sa flotte au mois d’août et au mois de septembre, selon ce qu’avait communiqué la compagnie. Celle-ci s’est pour le moment engagée à louer un Q400 auprès de la compagnie sud-africaine CemAir pour renforcer la capacité de sa flotte.

    Andry Rajoelina estime par ailleurs que l’ouverture prochaine de cette ligne aérienne Dubaï-Antananarivo “sera la porte qui ouvrira Madagascar sur le monde mais surtout à de nouvelles opportunités”. Il ajoute que “cette ouverture du ciel de Madagascar a encouragé d’autres pays comme l’Egypte, la Chine, l’Israël ou l’Inde à manifester leur intérêt de desservir la Grande île”.

    L’offre de sièges supplémentaires avec notamment l’arrivée d’Emirates au mois de septembre devrait permettre l’atteinte des 400 000 touristes prévus par les autorités pour l’année 2024. La performance du secteur du tourisme durant les quatre premiers mois de cette année n’est d’ailleurs plus loin de celle enregistrée pour la même période en 2019 qui avait été l’année de référence, rassure le ministre Joël Randriamandranto. A l’époque, Madagascar avait accueilli environ 300 000 touristes.

  • Une dizaine de candidatures prêtes à gérer et exploiter l’hôtel cinq étoiles d’Ivato

    Une dizaine de candidatures prêtes à gérer et exploiter l’hôtel cinq étoiles d’Ivato

    Antananarivo, 21 Juin, 5h30 – L’hôtel cinq étoiles d’Ivato attire. Une dizaine de candidats, dont des grandes enseignes dans le secteur de l’hôtellerie, ont répondu à l’appel à manifestation d’intérêt national et international lancé pour sa gestion et son exploitation, confie le ministre du Tourisme et de l’artisanat, Joël Randriamandranto. C’était en marge de l’ouverture de la dixième édition du Salon international tourism fair Madagascar (ITM), ce jeudi.

    Le ministère du Tourisme et de l’artisanat est actuellement en train d’étudier toutes les propositions en vue de sortir une liste restreinte des quatre meilleurs candidats. “Nous allons sélectionner des vrais professionnels qui pourront donner une vraie valeur ajoutée et contribuer à ce que cet établissement puisse ouvrir le plus rapidement”, annonce ce membre du gouvernement. Joël Randriamandranto s’est pour le moment abstenu de dévoiler les identités des prétendants, mais rassure que le gestionnaire de cet hôtel devrait être connu dans les deux prochains mois.

    Son’Invest SA avait dernièrement lancé cet appel à manifestation d’intérêt afin d’identifier les acteurs susceptibles d’être intéressés par la gestion et l’exploitation de cet hôtel à Ivato, sous une marque quelconque de renommée internationale dans la catégorie haut de gamme. Celui-ci avait été à la recherche d’investisseurs opérant dans le secteur du tourisme et plus particulièrement dans l’industrie de l’hébergement, ou dans la gestion d’un patrimoine immobilier ainsi que des grandes enseignes nationales ou internationales opérant avec des sous-marques dans la catégorie haut de gamme, de préférence dans les hôtels d’aéroport et/ou urbains ou encore dans le secteur du MICE (Meetings, Incentives, Conventions and Events).

    Le financement de certains travaux indispensables pour la mise aux normes de cet établissement avant son opérationnalisation est également mentionné dans cet appel à manifestation d’intérêt. De même pour toutes sortes de gestion et d’exploitation immobilière qui pourraient intéresser les candidats.

    Des études avaient déjà été menées sur le budget nécessaire à la mise aux normes de cet établissement, d’après le ministre Joël Randriamandranto. Le rendre aux normes et opérationnel à un niveau de 4 étoiles voire 5 étoiles nécessiterait environ 700 000 dollars, soulève-t-il.

    Pour le ministère du Tourisme, cet hôtel haut de gamme à Ivato, qui est d’architecture et de design chinois, répond aux besoins de touristes venant notamment de la Chine et d’autres pays asiatiques. Et ce sont des nouveaux marchés émetteurs qui font l’objet de la stratégie d’ouverture mise en œuvre par ce département, selon ce qui avait été exposé dans l’appel à manifestation d’intérêt lancé par Son’Invest SA.

    Comme rappelé par le compte rendu d’un Conseil des ministres au mois de novembre 2021, des travaux de mise aux normes ont été entrepris à cet hôtel à Ivato depuis l’année 2016 en vue de l’exploiter sous la marque « Sheraton ». Ces travaux ont été suspendus depuis septembre 2017 pour manque de financement et pour absence de validation des travaux déjà entrepris par le propriétaire de la marque. L’hôtel n’a jamais été exploité, par conséquent, selon ce rapport.