Catégorie : Économie

  • BANQUE – Les offres digitales en première ligne de la stratégie de AFG Bank Madagascar

    BANQUE – Les offres digitales en première ligne de la stratégie de AFG Bank Madagascar

    Antananarivo, 20 Juin, 20h00 – Un nouvel acteur dans le secteur bancaire malgache. AFG Bank Madagascar, filiale de la holding financière panafricaine Atlantic Group, s’installe à Madagascar et a été officiellement inaugurée ce jeudi. AFG Bank Madagascar est la sixième banque d’Atlantic Group après celle de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Cameroun, du Mali et la deuxième de l’océan Indien après celle des Comores.

    “Madagascar est une terre d’opportunité”, déclare Nicolas Roca, directeur général d’AFG Bank Madagascar dans son discours. Il a notamment remercié le gouvernement malgache qui a octroyé l’agrément bancaire. “La mission que s’est donnée notre groupe est de contribuer à la transformation économique du continent comme partenaire privilégié par le développement des banques et des assurances qui accroissent l’inclusion financière des populations”, ajoute-t-il. “Madagascar avec son potentiel économique exceptionnel a été choisi comme pivot de notre expansion et de notre croissance dans cette partie du monde”, indique-t-il encore.

    AFG Bank débute ses opérations à Madagascar avec 40 milliards d’ariary de capital. Un capital qui est amené à croître rapidement, selon le directeur général de la Banque. La stratégie d’AFG Bank se décline en quatre points dont la priorité est le digital. “AFG Bank est positionné sur les produits digitaux, (…) l’accès à la data est de plus en plus possible pour les clients”, explique-t-il. “L’inclusion financière passe aussi par le ratissage de zones plus larges dans les zones plus éloignées et du coup le digital est un des outils que nous allons utiliser notamment à travers les smartphones mais aussi l’Agency Banking”, ajoute-t-il.

    L’aspect entreprise et l’aspect prix font également partie de la stratégie de la banque, notamment grâce aux offres qui seront destinés aux salariés des entreprises. “Nous pensons que le secteur financier malgache a besoin de nouvelles banques et nous pensons que nous pouvons nous positionner sur une politique de prix intéressante pour les clients malgaches qui ont besoin de service bancaire”, conclut le directeur général.

    Pour le gouvernement malgache, l’arrivée d’un nouvel acteur ne peut qu’être positif pour la Grande île, surtout en matière d’inclusion financière. “Actuellement, on a un taux de bancarisation de 5% seulement à Madagascar”, confie Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, présente à l’inauguration. “Les ménages qui ont des comptes en banque sont uniquement de 18% par rapport à l’Afrique où on compte 43%, cela ne peut ainsi que bénéficier à notre économie et à l’inclusion financière”, souligne la ministre.

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  • COMMERCE – Contribution à 0,01% dans les exportations mondiales pour Madagascar

    COMMERCE – Contribution à 0,01% dans les exportations mondiales pour Madagascar

    Antananarivo, 20 Juin, 9h05 – Une part minime. Madagascar avait contribué à 0,01% aux exportations mondiales en 2022. Cette contribution avait placé la Grande île au 133ème rang des exportateurs mondiaux de marchandises et 129ème exportateur de services commerciaux durant cet exercice. Ces chiffres ressortent de la dernière mise à jour des profils commerciaux, effectuée par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2023.

    Madagascar détient la même part que l’île Maurice qui, elle aussi, avait contribué à 0,01% dans les exportations mondiales et s’est positionnée à la 140ème place en tant qu’exportateur de marchandises et 106ème dans le classement des exportateurs de services commerciaux. Les parts des deux pays dans les exportations mondiales sont inférieures au 0,49% de l’Afrique du Sud, 39ème exportateurs de marchandises. Elles sont quasiment insignifiantes par rapport aux 8,28% des Etats Unis d’Amérique ou aux 14,42% de la Chine qui sont respectivement 2ème et 1er exportateurs de marchandises durant cette période sous revue.

    Pour ce qui est de la ventilation des exportations de Madagascar, les chiffres rapportés par l’OMC concernent l’exercice 2021. A l’époque, 40% marchandises exportées par la Grande île étaient constituées de produits agricoles. 31,9% étaient des combustibles et des produits extractives, 27,2 de produits manufacturiers et 0,9% d’autres produits. Les principales destinations de ces produits étaient l’Union Européenne (32,3%), les Etats-Unis (18,1%), la Chine (13,2%), le Japon (8,7%), le Canada (5,2%) et les autres pays (22,4%).

    Pour les exportations de services commerciaux de Madagascar en 2021, les transports y contribuaient à 21,9%, les voyages à 15,4%, les services liés aux marchandises à 5,3% et les autres services commerciaux accaparaient les 57,4%. Les données sur les destinations principales de ces services ne sont pas disponibles dans le document de l’OMC.

    Concernant les importations, la part de Madagascar sur le commerce mondial est également minime puisqu’elle n’est que de 0,01% en 2022. 56,1% des marchandises importées par la Grande île en 2021 étaient des produits manufacturiers, les produits agricoles contribuaient à 23,7%, les combustibles et produits extractifs à 18,2% et les autres marchandises à 1,2%. Les principaux pays d’origine de ces marchandises à l’époque étaient la Chine (19,4%), l’Union Européenne (17,4%), l’Oman (10,2%), l’Inde (8,3%), et les Emirats arabes unis (5,9%).

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  • COMFWB TRADE FAIR – Le marché africain s’amène avec ses opportunités à Madagascar

    COMFWB TRADE FAIR – Le marché africain s’amène avec ses opportunités à Madagascar

    Antananarivo, 20 Juin, 7h05 – 150 exposants issus des 21 pays de la Comesa viendront participer à la cinquième édition de la Comesa federation of woman in business (COMFWB) Trade Fair. Un grand évènement économique qui se tiendra à Antananarivo et qui va ramener le marché africain avec toutes ses opportunités au pays, expose la vice-présidente de la section COMFWB Madagascar, Hasina Ranaivo. C’était lors d’une conférence de presse, mercredi.

    Le COMFWB Trade Fair, qui est la plateforme de référence pour stimuler les échanges économiques et commerciaux, mettra à l’honneur l’entrepreneuriat féminin et contribuera à consolider les liens économiques entre les nations du Comesa. Aussi, des rencontres B to B, de business conférences et des tables rondes seront au programme. Et un des challenges pour la section COMFWB Madagascar est de faire sortir les femmes entrepreneures malgaches de leur zone de confort et qu’elles saisissent les opportunités qui se présenteront lors de cet évènement, poursuit encore Hasina Ranaivo.

    Plusieurs secteurs seront d’ailleurs mis en avant lors de ce salon professionnel. Ils sont variés et constituent des atouts pour la zone, dont l’agroalimentaire, l’immobilier, la formation, le textile, les design et fashion, l’artisanat, les finances ou encore l’énergie.

    « Ce sera une opportunité pour les entrepreneurs et acteurs économiques de la Grande île de mieux connaître le marché africain. Mais nous espérons aussi que nos consœurs et confrères africains puissent y trouver des opportunités afin de collaborer et investir aussi à Madagascar », lance la présidente de la COMFWB Madagascar et non moins présidente du Groupement des femmes entrepreneurs de Madagascar (GFEM), Fanja Razakaboana.

    Cet évènement mettra également l’accent sur l’importance de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Les organisatrices de ce salon estiment que ce marché unique africain pourrait permettre aux pays du continent de faire sortir de l’extrême pauvreté 30 millions d’habitants et d’accroître le revenu de 68 millions d’autres personnes qui vivent avec moins de 5,50 dollars par jour. En favorisant l’intégration économique, la Zlecaf peut servir de vecteur à une redistribution significative des revenus qui renforce l’autonomie des femmes et qui corrige les inégalités historiques, estiment-elles.

  • EVENEMENT – Une centaine de postes à pourvoir lors de la troisième édition de Zah@Geek

    EVENEMENT – Une centaine de postes à pourvoir lors de la troisième édition de Zah@Geek

    Antananarivo, 19 Juin, 16h50 – Des opportunités pour les chercheurs d’emploi. Des job-datings et des speed-recruiting dans le domaine du numérique seront organisés les 21 et 22 juin à l’Orange Data Center Gare Soarano, dans le cadre de la troisième édition du salon de l’emploi du numérique Zah@Geek. Ils seront plus de 40 entreprises exposantes à vouloir recruter à cette occasion, et à en croire les organisateurs, “une centaine de postes sont proposés par les entreprises afin d’être pourvus immédiatement sur le salon”.

    Plus de 5 000 jeunes diplômés ét demandeurs d’emploi sont attendus à cet événement. Et à défaut de pouvoir être tous recrutés, le salon sera l’occasion de découvrir toutes les opportunités offertes par le secteur du numérique. Comme le souligne Frédéric Debord, directeur général de Orange Madagascar, organisateur du salon, “les opportunités d’emploi dans le secteur du numérique restent encore largement élevées comparées aux jeunes diplômés disposant de compétences numériques”.

    Pour contribuer à la formation des jeunes visiteurs aux technologies du numérique, “plusieurs animation et activités d’orientation et d’insertion professionnelles sont également au programme”, indiquent les organisateurs. Cela inclut “des conférences thématiques sur les secteurs et métiers du numérique”, mais aussi “des masterclass ou encore un hackaton”, poursuivent-ils dans un communiqué.

    Comme indiqué par Orange Madagascar, “le salon Zah@Geek s’inscrit dans la continuité des missions poursuivies par Orange Digital Center Madagascar, celles de former des milliers de jeunes Malgaches aux technologies du numérique et d’accompagner Madagascar dans sa transformation numérique”. Les deux premières éditions de Zah@Geek en janvier et en juin 2023 ont enregistré plus de 6 000 visiteurs et ont permis le recrutement direct et sur place de 300 jeunes.

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  • INVESTISSEMENT – 275 entreprises franches opérationnelles, dont 84% concentrées à Analamanga

    INVESTISSEMENT – 275 entreprises franches opérationnelles, dont 84% concentrées à Analamanga

    Antananarivo, 19 Juin, 7h55 – Madagascar recense 275 entreprises franches (EF) opérationnelles. 231 de ces entreprises sont implantées dans la région Analamanga. La seule région, en dehors d’Analamanga à en disposer une dizaine, c’est Vakinankaratra. Diana en abrite neuf, Atsinanana en enregistre huit tandis que six entreprises franches sont implantées dans la région Boeny. Le nombre des entreprises franches dans les autres régions varie de zéro à trois d’après les chiffres arrêtés par l’Economic development board of Madagascar (EDBM) au mois de juin de cette année.

    Sur ces 275 entreprises franches opérationnelles, 76% d’entre elles, soit 208, sont des Entreprises industrielles de transformation (EIT). 18% sont des Entreprises de service (ES), 4% des Entreprises de production intensive de base (EPIB) et 2% des Entreprises de promotion et d’exploitation (EPE), détaille l’agence national de promotion des investissements.

    Actuellement, les membres du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) créent environ 100 300 emplois, dont 70 300 dans la branche textile. 18 357 emplois générés par ce groupement sont dans le secteur des Technologies de l’information et de la communication (TIC). Elles ont également créé 3 880 emplois dans l’agribusiness et 7 755 emplois dans d’autres secteurs.

    Des défis majeurs liés à la compétitivité de ces entreprises sont cependant soulevés par l’EDBM. Cette agence souligne, entre autres, le renforcement de la stabilité et de la prévisibilité de l’environnement des affaires. Il y a également le développement des infrastructures ainsi que la main d’oeuvre et les talents adaptés aux compétences techniques requises. De même pour la maîtrise des coûts des facteurs ou encore le soutien à l’innovation.

    D’autres points sont également à considérer, comme l’assainissement du secteur. Il est indiqué qu’un Task Force pour cet assainissement avait été créé au premier trimestre de cette année. L’administration douanière fait également part de la mise en place d’un service de suivi et de contrôle des Zones et entreprises franches (ZEF) en vue d’assainir le secteur face à la recrudescence des abus sur l’utilisation de ce régime.

    Ce sujet avait déjà été abordé lors d’un dialogue public-privé entre le GEFP et la direction générale des Impôts en 2021. A l’époque, l’existence de 300 entreprises qui jouissaient du régime zone franche mais qui ne se pliaient pas aux obligations pour continuer d’en bénéficier, avait été débattue. La relance de l’adoption du décret abrogeant l’agrément de ces « fausses entreprises franches » avait été discutée à l’époque.

     

  • BUDGET RECTIFICATIF – Une prévision de 803,2 millions de DTS de déficit commercial pour Madagascar pour 2024

    BUDGET RECTIFICATIF – Une prévision de 803,2 millions de DTS de déficit commercial pour Madagascar pour 2024

    Antananarivo, 18 Juin, 7h50 – Madagascar devrait enregistrer un déficit commercial s’élevant à 803,2 millions de DTS cette année. C’est ce que prévoit le ministère de l’Economie et des finances (MEF) dans le Document de performance annexé au Projet de loi des finances rectificative (PLFR) 2024.

    Les importations malgaches seront bien supérieures aux exportations du pays au niveau du solde de la balance commerciale du pays. La valeur des importations (FOB) de Madagascar avancées dans ce document budgétaire est prévue s’établir à 3 244,6 millions de DTS. Celle de ses exportations (FOB) devrait s’élever à 2 422,2 millions de DTS.

    Un creusement du déficit commercial avait déjà été noté au premier trimestre de cette année, lié à une baisse plus importante des exportations par rapport aux importations de biens. Une situation qui est attribuable aux baisses significatives des exportations de produits phares tels la vanille, le girofle, le nickel, le cobalt et ceux de la zone franche. Le MEF se veut cependant optimiste par rapport à la reprise progressive des exportations des produits frappés par les récentes crises ainsi que le redémarrage effectif des exportations d’or commercial à partir du second semestre 2024.

    Mais la balance commerciale de la Grande île est prévue se détériorer davantage, en se référant aux prévisions avancées dans ce Document de performance annexé au PLFR. Son déficit devrait augmenter à 864,4 millions de DTS en 2025, pour passer à 1 037,6 millions de DTS en 2026, jusqu’à atteindre 1 162,9 millions de DTS en 2027

  • Le port de Toamasina se trouve 294ème dans le classement mondial des ports à conteneurs

    Le port de Toamasina se trouve 294ème dans le classement mondial des ports à conteneurs

    Antananarivo, 18 Juin, 6h45 – Un recul de 67 places. Le Port de Toamasina qui se trouvait au 227ème rang dans l’Indice mondial de performance des ports à conteneurs (CCPI) 2022 occupait la 294ème place dans l’édition 2023 de ce classement. Ce dernier CCPI ayant été présenté par la Banque mondiale, au début de ce mois de juin.

    Mis au point par la Banque mondiale et S&P Global Market intelligence, l’indice CCPI de 2023 avait classé 405 ports à conteneurs dans le monde contre les 348 ports du CCPI 2022. Ces deux entités font part de l’intégration de 57 nouveaux ports dans ce récent classement, qui avaient tous été évalués en fonction de leur efficacité, mesurée notamment par la durée de séjour des navires, selon leurs explications.

    Dans le classement mondial pour 2023, le port à conteneurs de Toamasina se trouve donc à la 294ème place, en termes de performance. Au niveau régional, ce port de la côte Est de Madagascar est 8ème au classement pour l’Afrique subsaharienne, devant notamment les ports de Mayotte, de Maputo ou encore de Victoria.

    Le port de Toamasina qui avait été catégorisé en 2022 parmi les ports de taille moyenne, c’est-à-dire traitant entre 0,5 million et 4 millions d’EVP par an, avait cependant été mis dans le classement des petits ports traitant moins de 0,5 million d’EVP annuellement dans ce classement de 2023. Le port malgache se positionnait à la 141ème place dans cette catégorie qu’on l’avait mis l’année dernière.

    En matière de performance, la Société du port à gestion autonome de Toamasina (Spat) réalise la capacité encore limitée du port qu’elle gère. Une situation qui fait que la majeure partie des marchandises à destination du Port de Toamasina passe d’abord par d’autres ports, notamment de la région Océan Indien, avant de débarquer sur la Grande île.

    Les avantages de l’extension du port de Toamasina avaient été déjà étalés lors d’une discussion autour des enjeux et opportunités offertes par ce projet, l’année dernière. Cette extension devra permettre l’augmentation de la productivité portuaire, du nombre des touchers de navires porte-conteneurs de type Panamax et Post-Panamax, ou encore la réduction de moitié des temps d’attentes des bateaux.

    Par ailleurs, les ports à conteneurs les mieux classés dans l’IPPC 2023 sont le port de Yangshan (Chine) en première place, suivi du port de Salalah (Oman) en deuxième place, conservant leur classement de l’IPPC 2022. La troisième place de l’IPPC 2023 est occupée par le port de Carthagène, suivi du port de Tanger-Méditerranée qui conserve sa quatrième place. Tanjung Pelepas a quant à lui progressé d’une position pour atteindre la 5ème place.

    Selon la Banque mondiale, l’indice mondial de performance des ports à conteneurs est un outil comparatif destiné à servir d’étalon aux acteurs clés de l’économie mondiale. Il vise principalement à mettre en évidence des possibilités d’amélioration qui profiteraient aux diverses parties prenantes du système commercial international et des chaînes d’approvisionnement mondiales, depuis les autorités portuaires jusqu’aux compagnies maritimes, en passant par les gouvernements nationaux et les consommateurs.

  • FEC-FRD – L’examen du dossier de Madagascar par le Conseil d’administration du FMl prévu le 21 juin

    FEC-FRD – L’examen du dossier de Madagascar par le Conseil d’administration du FMl prévu le 21 juin

    Antananarivo, 17 Juin, 10h45 – Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) prévoit de se pencher, dans les prochains jours, sur la demande de nouveaux arrangements au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) pour la Grande île. Sauf changement, ce passage et examen du dossier Madagascar à Washington est prévu le 21 juin, d’après le calendrier provisoire des réunions formelles et des séminaires de ce Conseil d’administration du FMI.

    Les négociations pour ces deux nouveaux programmes avaient déjà été engagées depuis plusieurs mois. Elles se sont poursuivies notamment en marge des réunions de printemps du FMI et du Groupe de la Banque mondiale au mois d’avril. Une délégation du Fonds monétaire international s’est récemment rendue à Madagascar pour poursuivre les discussions autour de la reconduction de la FEC et du nouveau programme FRD dont pourra bénéficier la Grande île de la part du FMI. Les négociations en mode virtuel se sont poursuivies, et les négociateurs des deux parties se sont fixé comme objectif de présenter ces dossiers de Madagascar devant le Conseil d’administration du FMI avant la fin de ce mois de juin.

    Madagascar pourrait bénéficier plus de 660 millions de dollars de la part du FMI avec ces deux programmes, d’après ce qu’avait avancé le ministère de l’Economie et des finances (MEF) au cours de ces négociations. Le pays peut demander 100% de son quote-part pour la FEC et la proposition de réformes avancée par le Gouvernement malgache dans le secteur de l’environnement pourra également lui permettre de bénéficier la même proportion de son quote-part pour la FRD, selon la ministre Rindra Rabarinirinarison.

    La partie malgache avait décidé d’abandonner à mi-parcours le dernier programme FEC qui devait encore être finalisé au premier semestre de cette année et dont la cinquième revue avait été reportée avant d’être abandonnée. Le MEF a expliqué cette décision par le fait que la FRD doit être menée parallèlement avec un programme d’au moins 18 mois avec le FMI. Au lieu de proroger le programme conclu en 2021 et dont la clôture était prévue en juillet 2024, les autorités malgaches ont opté pour la mise en place d’une nouvelle FEC de 36 mois, pour l’accompagner.

  • TRANSPORT AERIEN – Andry Rajoelina annonce la hausse de la fréquence des vols Antananarivo-Toamasina suite à l’ouverture de la ligne Dubaï-Antananarivo

    TRANSPORT AERIEN – Andry Rajoelina annonce la hausse de la fréquence des vols Antananarivo-Toamasina suite à l’ouverture de la ligne Dubaï-Antananarivo

    Antananarivo, 17 Juin, 8h15 – Des vols supplémentaires pour emmener le plus de touristes à Toamasina. A en croire le président de la République Andry Rajoelina, le nombre de vols qui relient Antananarivo à Toamasina devrait passer jusqu’à deux ou trois fréquences quotidiennes après l’ouverture effective de la ligne Dubaï-Antananarivo le 3 septembre prochain.

    “Il y aura beaucoup de touristes qui vont venir”, souligne-t-il dans son discours à l’occasion de l’inauguration de la Place Miami à Toamasina samedi soir. Plus tôt dans la journée, il a notamment évoqué l’arrivée hebdomadaire de 1 200 passagers supplémentaires grâce à cette nouvelle ligne.

    Pour accueillir les touristes, le chef de l’Etat annonce également l’arrivée prochaine d’une chaîne hôtelière qui implanterait un hôtel 5 étoiles dans la région. “Toamasina mérite un vrai hôtel 5 étoiles”, indique-t-il.

    Mais la principale attraction de la ville sera la Place Miami qui vient d’être inaugurée samedi soir. Le président de la République espère la venue du plus grand nombre sur ce site, qu’il s’agisse de voyageurs nationaux ou internationaux. Il mise également sur la visite des croisiéristes transportés par les bateaux de croisière qui accostent dans la Ville du Grand Port pour faire tourner la Place Miami.

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  • ENERGIE – Madagascar classé neuvième parmi les pays avec le plus grand nombre d’habitants n’ayant pas accès à l’électricité présentés dans le rapport sur les progrès énergétiques 2024

    ENERGIE – Madagascar classé neuvième parmi les pays avec le plus grand nombre d’habitants n’ayant pas accès à l’électricité présentés dans le rapport sur les progrès énergétiques 2024

    Antananarivo, 17 Juin, 8h30 – Madagascar avait enregistré un taux d’accès à l’électricité de 36% en 2022. Ce qui place la Grande île à la neuvième place des pays les moins électrifiés au monde présentés dans le rapport de suivi de l’ODD 7 ou « Tracking SDG 7 ». Il s’agit d’une publication annuelle dirigée par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui suit les progrès réalisés au niveau mondial pour l’atteinte de l’objectif de développement durable (ODD) 7, visant à garantir une énergie abordable, fiable, durable et moderne pour tous.

    Comme indiqué dans ce rapport, les taux d’accès nationaux les plus bas en 2022 ont été observés au Soudan du Sud qui était à 5,4% et au Burundi avec 10%. Ce sont deux pays qui n’ont connu que de légères augmentations depuis 2010, précise ce document.

    Madagascar et la Tanzanie, en revanche, ont connu une croissance annuelle moyenne de plus de 2 points de pourcentage par an depuis 2010, bien qu’ils soient partis d’un niveau de base peu élevé. Hormis le Nigéria, le Pakistan et le Kenya, les pays ayant les taux d’électrification les plus faibles en 2022 font partie du groupe des Pays les moins avancés (PMA).

    Madagascar se trouvait également à la huitième position des pays présentant les déficits d’accès à l’électricité les plus importants qui ont été classés dans ce rapport, avec 18,9 millions d’habitants n’y ayant pas accès en 2022. 18 des 20 pays présentant les déficits d’accès les plus importants se trouvaient d’ailleurs en Afrique subsaharienne. Les trois premiers étant le Nigeria (86 millions), la République démocratique du Congo (78 millions) et l’Éthiopie (55 millions) qui représentent près d’un tiers de l’ensemble du déficit mondial.

    Ce rapport annuel suit les progrès accomplis au niveau mondial dans la réalisation de l’objectif de développement durable 7 des Nations unies et sert de guide aux décideurs politiques et à la communauté internationale pour faire progresser l’accès à l’énergie, l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et la coopération internationale. Dirigé par l’AIE, ce rapport est produit conjointement par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) en collaboration avec la Division de statistique des Nations unies (UNSD), la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    La Banque mondiale avait approuvé au mois d’avril 2023 un crédit de 400 millions de dollars pour le projet Connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar (Decim). C’est un projet qui devra contribuer à doubler l’accès à l’énergie de 33,7 % à 67 % du pays. L’atteinte de cet objectif repose sur des investissements ciblés, et nécessite des réformes cruciales. Ceci afin de permettre à 10 millions de personnes, dont 2 millions de ménages et plus de 150 villages de communautés mal desservies, d’avoir accès à l’électricité.

    Lors de l’annonce de ce projet, la Banque mondiale avait estimé à 33,7 % le taux d’accès à l’électricité de la population malgache, contre une moyenne de 48,4 % pour l’Afrique subsaharienne en 2020. Cette institution financière avait indiqué l’année dernière qu’avec plus de 18 millions de personnes n’ayant actuellement pas accès à l’électricité, Madagascar se trouvait au 13e rang des pays ayant la plus grande population non électrifiée au monde.