Catégorie : Économie

  • EXPORTATION – Les Etats Unis devancent la France dans l’achat des produits textiles malgaches

    EXPORTATION – Les Etats Unis devancent la France dans l’achat des produits textiles malgaches

    Antananarivo, 15 Juin, 20h15 – 37,7% des exportations de produits textiles de Madagascar avaient été envoyées vers le marché américain l’année dernière. Ce qui place les Etats-Unis devant la France dans le classement des pays de destination de ce produit malgache. Le marché français avait représenté 22,13% des exportations de textile de la Grande île en 2023. Ce sont des chiffres qui ont été rapportés dans le Document de performance annexé au Projet de loi des finances rectificative (PLFR) 2024.

    Madagascar espère d’ailleurs beaucoup de son éligibilité pour la reconduction de l’African growth and opportunity act (Agoa). Celle-ci permettrait pour la branche Textile d’enregistrer une croissance de 2,4% pour cette année, selon le ministère de l’Economie et des finances (MEF). Cette croissance est amenée à s’améliorer encore sur les prochaines années pour se situer à 3,7% en 2025, jusqu’à atteindre 7,3% en 2028, d’après ce Document de performance du PLFR.

    Comme partagé par le portail d’information de l’Agoa au mois de décembre 2023, Madagascar avait exporté vers le marché américain des vêtements valant plus de 4 milliards de dollars. 87 % d’entre eux bénéficiaient des avantages de l’AGOA. Pour 2022, des vêtements produits à Madagascar valant 406 millions de dollars avaient été exportés vers les États-Unis, indique ce portail d’information.

    Pour ce qui est des exportations de Madagascar vers la France, elles avaient fortement augmenté de 32,9 % à 692,2 millions d’euros en 2022, et restaient à 89 % concentrées sur trois secteurs, celui des produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture, ainsi que celui des textiles et celui des produits alimentaires.

    La valeur des exportations des produits textiles, habillement, cuir et chaussures s’élevait à 221 millions d’euros, représentant une croissance de 33,4 % en 2022. Ces chiffres sont possibles grâce à une augmentation des achats français de produits de luxe en provenance de la Grande Île, due notamment à la sous-traitance de plusieurs maisons de haute couture de luxe, rapporte la direction générale du Trésor Français.

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  • Plus de 200 mégawatts fournis par les producteurs membres de Madagascar renewable energy Association

    Plus de 200 mégawatts fournis par les producteurs membres de Madagascar renewable energy Association

    Antananarivo, 15 Juin, 8h11 – De l’énergie à revendre. Les producteurs membres fondateurs de Madagascar renewable energy association (Marea) contribuent à environ 20% de la production nationale d’électricité de la Grande île. Il s’agit de plus de 200 MW de puissance déjà opérationnelle pour une production moyenne de 380 GWh par an, d’après ce qui avait été présenté en marge de l’annonce officielle de la création de cette association, jeudi.

    ⭕L’association Marea estime à 1,5 millions de personnes le nombre des bénéficiaires de ces productions. Mais les activités de ses membres participent également à l’industrialisation, la création d’emplois ainsi que le renforcement de capacité, selon ces producteurs d’électricité qui travaillent avec des technologies d’énergie renouvelable variées que sont l’hydroélectricité, le solaire photovoltaïque, l’hybride et off-grid.

    ⭕Or, ils estiment qu’ils peuvent contribuer davantage pour le pays. Avec leurs projets en cours de développement, les membres fondateurs de cette association ambitionnent de contribuer à relever le défi de l’atteinte du mix énergétique national et de multiplier par sept le nombre des bénéficiaires d’ici 2030.

    ⭕Madagascar renewable energy association regroupe des sociétés et consortium, dont Anka qui est un groupe composé de sociétés opérationnelles d’exécution et de conseil dans le secteur des énergies renouvelables et de véhicules financiers dédiés. Elle compte également parmi ses membres fondateurs la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) qui est en charge du développement, de la construction, de la gestion, de l’exploitation et de la maintenance de la centrale hydroélectrique de Volobe Amont.

    ⭕First Energy, société spécialisée dans l’énergie hybride, présente dans plus de 30 villes et reconnue pour l’installation et l’exploitation de la première centrale hybride à Madagascar en fait également partie. De même pour New Energy Africa (NEA), appartenant au groupe panafricain Axian, et qui a pour ambition de devenir un acteur majeur dans le développement d’infrastructures de production d’énergies renouvelables et hybrides sur le continent africain.

    ⭕Et puis, il y a Sunfarming Madagascar, la première société qui promeut le concept d’agrophotovoltaïsme au pays. Sans oublier Tozzi Green qui développe, réalise et gère des installations de production d’énergie alimentées par des sources renouvelables. Et enfin WeLight Africa qui est un acteur pionnier et leader de l’électrification rurale en Afrique à travers des solutions de mini-grids.

    ⭕Marea se donne comme missions d’être un interlocuteur fiable et incontournable dans le secteur des énergies renouvelables vis-à-vis de partenaires et de développer un espace favorisant un paysage économiquement viable et durable. L’association entend aussi promouvoir l’effectivité des mesures incitatives à la croissance de la production et l’accès à des énergies renouvelables, renforcer la sécurisation des investissements dans le secteur et y encourager la mise en œuvre des moyens permettant le renforcement des compétences pour assurer la durabilité et l’innovation.

    Photo : MEH

  • TRANSACTION BANCAIRE – La création d’une carte domestique de paiement en étude

    TRANSACTION BANCAIRE – La création d’une carte domestique de paiement en étude

    Antananarivo, 14 Juin, 12h10 – Vers une carte domestique interopérable. La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) travaille sur la création d’une carte nationale de paiement. Ce projet est l’une des composantes du Switch national, que l’Autorité monétaire a déjà présenté lors d’une conférence qu’elle avait récemment organisée.

    Cette carte domestique de paiement qui est en projet devrait être acceptée par tous les terminaux de paiement électronique (TPE) et les distributeurs de billets (DAB ou GAB). Elle se différencie d’une carte bancaire émise par une banque sur place qui nécessite encore le recours à un réseau international comme Visa ou MasterCard pour être acceptée par une autre banque. Et ce, même pour les transactions totalement domestiques.

    Ainsi, le détenteur de la carte nationale de paiement se verra épargné d’un coût supplémentaire pour le traitement de ses transactions. Et le Switch national assurera le traitement intégral à l’intérieur de Madagascar des transactions domestiques réalisées au moyen de ces nouvelles cartes de paiement.

    Les travaux de mise en place de ce Switch national de paiement se sont poursuivis notamment avec la signature du contrat entre le Projet de transformation économique pour une croissance Inclusive (PIC3) et la Fintech suisse Banking payment context (BPC) qui est le fournisseur de la solution clé en main de cette plateforme. Ce switch national est un système centralisé qui assurera l’interconnexion des différents prestataires de services de paiement agréés à Madagascar.
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  • Madagascar Airlines s’apprête à se libérer d’un ATR 72-600 qu’elle va réexporter

    Madagascar Airlines s’apprête à se libérer d’un ATR 72-600 qu’elle va réexporter

    Antananarivo, 14 Juin, 10h35 – Madagascar Airlines se prépare à réexporter l’ATR 72-600 MSN 1239, immatriculé 5R-EJA qu’elle avait exploité depuis neuf ans maintenant. Mais c’est l’Etat qui a convenu de régler les droits et taxes à l’importation (DTI) de cet appareil que la compagnie nationale doit payer à la douane, pour pouvoir entreprendre cette réexportation. Cette décision avait été communiquée en Conseil des ministres jeudi.

    Cet aéronef avait été importé par Air Madagascar en 2015 sous régime d’admission temporaire spéciale. Ce régime douanier prévoit la suspension des droits et taxes à l’importation (DTI) pour les marchandises importées, dans un but précis et à la condition qu’elles soient réexportées. Mais pour pouvoir les réexporter, il faut que les DTI liés à l’admission temporaire soient réglés avant que la douane autorise cette réexportation. C’est donc l’Etat qui s’engage à régler ces DTI impayés pour cet ATR l’ATR 72-600 MSN 1239 immatriculé 5R-EJA.

    Madagascar Airlines avait déjà exposé au mois de mars la restructuration et la remise en état de sa flotte d’avions. La compagnie nationale avait parlé de remise en état des appareils qu’elle avait à sa disposition ainsi que la restitution de certains avions dont les loyers sont jugés élevés. La rationalisation de la flotte, en se concentrant sur un seul type d’ATR qu’est l’ATR 72-500 avait également été annoncée. Lors de la présentation de ce plan au mois de mars, Madagascar Airlines avait annoncé l’intégration de deux ATR supplémentaires avec garantie souveraine de l’Etat. Deux appareils du même type devraient arriver entre fin 2024 et en 2025.

    La location d’un Q400 auprès de la compagnie sud-africaine CemAir pour renforcer la capacité de sa flotte dès ce mois de juin avait été annoncée par Madagascar Airlines. Un appareil de la flotte existante devrait également sortir des ateliers de maintenance à la fin du mois et deux nouveaux ATR72 devraient arriver au mois d’août et au mois de septembre. Ce qui portera à trois le nombre d’appareils supplémentaires d’ici septembre, selon la compagnie nationale.

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  • TOURISME – « Andao hizaha an’Iarivo » pour faire découvrir la Capitale et ses environs aux habitants des régions

    TOURISME – « Andao hizaha an’Iarivo » pour faire découvrir la Capitale et ses environs aux habitants des régions

    Antananarivo, 13 Juin, 13h45 – Une invitation pour visiter Antananarivo. Les touristes locaux auront l’occasion de découvrir la capitale malgache grâce à l’offre promotionnelle “Andao hizaha an’Iarivo” proposée parallèlement aux salons International tourism fair Madagascar et international handcraft fair Madagascar les 20 et 23 juin prochain. Il s’agit d’une offre de voyages organisés proposée par le ministère du Tourisme et de l’artisanat et l’Office national du tourisme à Madagascar, en collaboration avec huit organisateurs de voyages. Le but est de promouvoir le tourisme local en encourageant les habitants des régions à visiter la Capitale et ses environs.

    D’après le ministère du Tourisme et de l’artisanat, cette offre touristique est proposée aux habitants de douze localités, Ambalavao, Ambatondrazaka, Antsirabe, Fianarantsoa, Mahajanga, Manakara, Mananjary, Moramanga/Andasibe, Morondava, Ranohira et Toamasina en l’occurrence. Le prix varie de 295 000 Ariary à 710 000 Ariary. Les visites des lieux emblématiques d’Antananarivo dont le Rovan’Antananarivo, des lieux de commerce comme La City Ivandry, le quartier commercial de Behoririka sont inscrits dans le programme. Bien évidemment, un petit tour au salon ITM et IHM au Centre de conférence internationale d’Ivato est aussi inscrit dans le circuit de l’agenda. « Cette offre inclut le transport aller-retour, l’hébergement, les repas, ainsi que le guide accompagnateur national », précisent les organisateurs. Pour ceux qui viennent de Mananjary, la visite du lac Tritriva d’Antsirabe et des fabricants de marmite d’Ambatolampy seront également au programme.

     

  • Les quatre opérateurs de télécommunications dévoilent les conditions techniques, tarifaires et commerciales de leurs opérations

    Les quatre opérateurs de télécommunications dévoilent les conditions techniques, tarifaires et commerciales de leurs opérations

    Antananarivo, 13 Juin, 6h55 – Structure du backbone national de fibre optique, frais de raccordement, tarification… Les quatre opérateurs nationaux de réseaux de télécommunications ouverts au public dévoilent, chacun à leur manière, les conditions techniques, tarifaires et commerciales de leurs opérations. Ces données sont contenues dans les catalogues d’interconnexion et d’accès proposées par ces opérateurs, publiées sur le site web de l’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec) depuis mardi.

    Pour l’Artec, ces catalogues fournissent un aperçu complet des offres d’interconnexion et d’accès proposées par Airtel Madagascar, Orange Madagascar, Telma et Gulfsat. Et la disponibilité de ces données devrait offrir aux acteurs du secteur et aux consommateurs “une ressource précieuse pour comprendre et prendre des décisions éclairées concernant leurs connexions réseau”, selon cette Autorité de régulation.

    Cette disposition figure parmi les actions qui doivent être entreprises dans le cadre de l’appui des politiques de développement (DPO) de la Banque mondiale. L’Artec doit ainsi publier des règles pour un marché concurrentiel, y compris la publication de ces catalogues d’interconnexion orientées vers les coûts et la définition des obligations et recours pour lutter contre les abus en cas de pratiques anticoncurrentielles.

    La publication d’un décret fixant les redevances de licence en vertu de la loi sur les télécommunications, d’un décret fixant les droits de licence dans le cadre du nouveau système d’octroi de licences, est également attendue dans le cadre de la deuxième phase de ce DPO avec la Banque mondiale. De même pour l’imposition de l’utilisation de nouvelles procédures pour l’attribution des fonds gérés par le Fonds pour le développement des technologies de l’information et de la communication (FDTIC) et l’établissement d’un mécanisme de paiement pour la contribution des opérateurs.

  • AGRICULTURE – Madagascar table sur une augmentation de 10,6% de sa production rizicole

    AGRICULTURE – Madagascar table sur une augmentation de 10,6% de sa production rizicole

    Antananarivo, 12 Juin, 16h45 – La production de riz de Madagascar qui s’établissait à 5,320 millions de tonnes en 2023 devrait augmenter à 5,880 millions de tonnes cette année. Ce volume correspond à une hausse de 10,6% entre les deux périodes, d’après les données du ministère de l’Agriculture et de l’élevage, rapportées dans le Document de performance annexé au Projet de loi des finances rectificatives (PLFR) 2024.

    Plusieurs travaux devraient être menés pour l’atteinte de cet objectif, d’après le ministre Suzelin Ratohiarijaona. Il a parlé, lors d’une conférence de presse mardi, de réhabilitation et d’aménagement d’infrastructures d’irrigation pour assurer une augmentation de la production rizicole. 100 000 hectares de périmètres irrigués devraient être aménagés et réhabilités d’après le ministre.

    Le département chargé de l’Agriculture avait également mis en avant le développement de la riziculture pluviale. Sur ce point, la production ainsi que la vulgarisation de la nouvelle variété de riz pluvial « Mavitrika » qui est adaptée aux changements climatiques comme au déficit hydrique sont annoncées. Ce département fait aussi part de la redynamisation des centres multiplicateurs de semences afin de mettre à la disposition des riziculteurs des semences améliorées et certifiées.

    Bien qu’il soit encore difficile pour une grande partie des exploitants agricoles d’acquérir des grandes machines agricoles, ils pourraient dans un premier temps opter pour une mécanisation à petite échelle qu’ils pourraient relayer par une mécanisation intermédiaire, avance le ministre Suzelin Ratohiarijaona. Sinon, “la collaboration avec le secteur privé sera renforcée, notamment dans la production d’engrais biologiques et chimiques”, ajoute-t-il.

    La signature récente d’un protocole d’accord entre Madagascar et la République de Corée devra par ailleurs contribuer à l’amélioration de la production rizicole à Madagascar, en tirant partie de l’expertise coréenne. Cet accord englobe trois principaux axes de coopération, à savoir la mise en place de complexes de production rizicole avec l’utilisation des technologies avancées coréennes. Il comprend aussi l’amélioration des systèmes de production et d’approvisionnement en semences et le renforcement des capacités des exploitants agricoles malgaches à travers des formations et des échanges de compétences.

    Tous ces efforts devront contribuer à l’augmentation de la production de riz au pays et donc baisser l’importation de ce produit. Le ministre Suzelin Ratohiarijaona estime même que Madagascar pourrait se passer des importations d’ici cinq ans, en satisfaisant tout de même certaines conditions.

  • Paositra finance SA autorisée à ouvrir ses guichets au public en tant qu’IMF de crédit

    Paositra finance SA autorisée à ouvrir ses guichets au public en tant qu’IMF de crédit

    Antananarivo, 12 Juin, 12h30 – Ça y est ! Paositra Finance SA est désormais autorisée à ouvrir ses guichets au public en tant qu’Institut de microfinance (IMF) de crédit. La Commission de la supervision bancaire et financière (CSBF), suite aux résolutions prises lors d’une consultation tournante, vient d’aviser cette société de la levée des conditions suspensives à son agrément.

    Paositra Finances, cette nouvelle branche de la Paositra Malagasy (Paoma) avait déjà reçu son agrément pour se lancer dans la microfinance et dans la monnaie électronique. Elle devait cependant encore satisfaire durant quelques mois à des exigences pour lever les conditions suspensives à cet agrément. La CSBF délivre certes l’agrément sur la base de l’instruction du dossier par son secrétariat général, mais cette Commission peut aussi fixer dans la décision d’agrément une ou plusieurs conditions suspensives assorties d’un délai pour permettre au requérant de les réaliser.

    Ces conditions suspensives levées, Paositra finances est autorisée à ouvrir ses guichets et démarrer les activités objet de son agrément, annonce la CSBF. Comme indiqué par l’Economic development board of Madagascar (EDBM) sur son annuaire, cette société peut exercer toutes les activités d’IMF de crédit avec autorisation d’effectuer à titre habituel les activités d’octroi de crédits, de distribution de monnaie électronique et d’offre de service financiers numériques, y compris les services de transfert d’argent et de paiement ainsi que les services connexes. Et ce, selon les conditions fixées par la CSBF.

    Paositra Finance a déjà fait part de son ambition de devenir le numéro un en inclusion financière à Madagascar. Celle-ci entend proposer aux clients un taux d’intérêt très bas par rapport aux offres existant sur le marché. Le ministre en charge des Postes, Tahina Razafindramalo, lui, se réjouit de la nouvelle et rappelle sur son compte LinkedIn la mission de Paositra Finances, “faciliter l’accès aux services financiers pour tous et contribuer au développement économique” de Madagascar.

  • RESSOURCES HALIEUTIQUES – Licences de pêche industrielle aux thons délivrées à 41 navires européens pour la campagne 2024

    RESSOURCES HALIEUTIQUES – Licences de pêche industrielle aux thons délivrées à 41 navires européens pour la campagne 2024

    Antananarivo, 10 Juin, 15h44 – De plus en plus de pêcheurs de thons européens reprennent du service. Ils étaient encore 19 navires de l’Union Européenne (UE) à être autorisés à pêcher cette espèce dans les eaux territoriales malgaches le 5 janvier. Le nombre de navires européens licenciés pour la campagne 2024 de pêche industrielle aux thons est passé à 41 en date du 15 avril, selon la liste publiée par le ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB).

    Les licences, valides à cette date pour la campagne 2024, ont été octroyées à 24 thoniers senneurs, 11 palangriers et 6 navires d’appuis. 24 de ces navires sont des navires français, 15 d’entre eux sont sous pavillon espagnol, et les autres sont des navires italiens, détaille cette liste publiée par le MPEB.

    Comme convenu dans l’Accord de pêche qui lie Madagascar et l’Union Européenne, la redevance perçue par le ministère chargé de la Pêche pour chaque thonier senneur pour un tonnage de captures de 190 tonnes s’élève à 16 150 euros. Cette redevance est à 4 930 euros par palangrier de surface supérieure à 100 GT pour un tonnage de captures de 58 tonnes, et à 3 145 euros par palangrier de surface inférieur ou égale à 100 GT pour un tonnage de captures de 37 tonnes. Et le MPEB perçoit 5 000 euros par an par navire d’appui.

    Cet accord de pêche d’une durée de quatre ans autorise 65 navires européens à pêcher du thon et les espèces qui lui sont associées dans les eaux territoriales malgaches. Les possibilités de pêche sont accordées à 65 navires de l’Union, dont 32 thoniers senneurs espagnols, français et italiens. A ceux-ci s’ajoutent 13 palangriers de surface espagnols, français et portugais d’une jauge brute supérieure à 100 et 20 palangriers de surface français d’une jauge brute inférieure ou égale à 100.

  • BUDGET – L’Etat prévoit d’augmenter à 475 milliards d’ariary la subvention pour la Jirama pour 2024

    BUDGET – L’Etat prévoit d’augmenter à 475 milliards d’ariary la subvention pour la Jirama pour 2024

    Antananarivo, 10 Juin, 11h25 – Revue à la hausse. La subvention de l’Etat pour la Jirama prévue initialement à 300 milliards d’ariary devra augmenter à 475 milliards d’ariary pour cette année. C’est ce que prévoit le projet de Loi des finances rectificatives (PLFR) 2024, d’après la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison.

    Cette augmentation de 58,3% s’avère nécessaire, compte tenu des dettes qu’avait accumulées la compagnie nationale d’eau et d’électricité, d’après ce qu’avait exposé ce membre du Gouvernement lors de la présentationdu budget devant l’Assemblée nationale, vendredi. La ministre Rindra Rabarinirinarison avait d’ailleurs soutenu que l’Etat ne peut pas rester sans rien faire face à la situation de cette compagnie, pour justifier ce énième appui financier pour la Jirama qui est amputé du budget général.

    L’Etat avait initialement prévu de subventionner à hauteur de 300 milliards d’ariary la Jirama. Ce, en ayant espéré la réduction de son recours au carburant grâce au projet de mise en place et d’opérationnalisation des centrales solaires dans plusieurs districts de la Grande île. La ministre en charge des finances avait estimé au mois de novembre de 2023 que ce projet mis en œuvre par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) devait réduire d’une manière significative les dépenses en carburant de la société d’Etat et, de ce fait, l’appui que l’Etat apportera à la compagnie.

    Ajouté au budget transféré pour le maintien des prix des carburants à la pompe, les subventions pour le secteur de l’Energie pour cette année devront s’élever à 1 034 milliards d’ariary. Les dépenses de transferts inscrites dans le Projet de loi des finances rectificative 2024 s’élèvent au total à 2 251 milliards d’ariary.