Catégorie : Économie

  • PLFR – Une réduction importante de 3 329,4 milliards d’ariary prévue sur les financements initiaux des Programmes d’investissements publics

    PLFR – Une réduction importante de 3 329,4 milliards d’ariary prévue sur les financements initiaux des Programmes d’investissements publics

    Antananarivo, 9 Juin, 16h00 – 3 329,4 milliards en moins. L’Etat entend réduire ses dépenses d’investissement de 8 166,2 milliards d’ariary dans la loi des Finances initiale (LFI) 2024 à 4 836,8 milliards d’ariary. C’est ce qui est indiqué dans le projet de loi des Finances rectificative (PLFR), que le ministère de l’Economie et des finances (MEF) a publié jeudi. Cette baisse va non seulement concerner les Programmes d’investissements publics (PIP) sur financement interne mais également ceux sur financement externe, indique ce document budgétaire.

    Le ministère définit le Programme d’investissement public (PIP) comme « un ensemble de projets élaborés par les ministères, les gouvernements infranationaux, les entreprises publiques et d’autres institutions du secteur public, sur une période de trois ans glissante, afin de poursuivre et d’atteindre les objectifs énoncés dans la Politique Générale de l’État (PGE) ». Ce PIP regroupe l’ensemble des financements accordés pour des projets de développement, quel que soit le statut des agences d’exécution qui supervisent la réalisation des activités du projet.

    Dans le projet de loi de finances rectificative 2024, les PIP sur financement interne affichent un montant de 1 262,5 milliards d’ariary, soit une variation de 1 266,0 milliards d’ariary. Les coupes auprès des institutions et ministères représentent plus de la moitié des crédits ouverts de la LFI 2024, indique le ministère.

    Il était avancé en début d’année que pour les investissements sur financements internes, les crédits devaient être alloués suivant des critères de priorisation précis, classifiant les Projets d’Investissements en deux catégories dont la première correspond aux PIP dits « incontournables ». La deuxième catégorie d’investissements correspond aux Projets d’Investissements Publics dits « prioritaires et urgents » de chaque secteur tel que la poursuite de la construction du pipeline Efaho, des infrastructures sanitaires et scolaires ou encore les investissements infrastructurels et productifs dont la construction et réhabilitation des routes.

    Pour les PIP sur financement externe, une réduction de 2 103,4 milliards d’ariary est également prévue. Ils passent initialement de 5 677,7 milliards d’ariary à 3 574,3 milliards d’ariary dans le PLFR 2024. La limitation des tirages sur emprunt permettant de mieux gérer l’endettement à moyen terme, en est la cause avancée dans ce document budgétaire.
    L’Etat avait programmé plusieurs projets dans la LFI 2024, en s’appuyant sur les nouveaux accords de partenariat qu’il avait signés. Des accords notamment avec l’Agence française de développement (AFD), la Coopération allemande, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea), la Banque mondiale et le Japon.

  • Madagascar Airlines :  150 vols programmés en un mois et demi avec des tarifs préférentiels

    Madagascar Airlines :  150 vols programmés en un mois et demi avec des tarifs préférentiels

    Antananarivo, 8 Juin, 7h30 – Deux mois bien chargés pour Madagascar Airlines. La compagnie nationale annonce 150 vols et 21 000 sièges supplémentaires du mois de juin au mois de juillet. Une disposition qu’elle prend afin de répondre à la demande croissante des voyageurs pendant la haute saison estivale.

    19 rotations hebdomadaires supplémentaires pour l’ensemble de ses destinations sont programmées par la compagnie à partir du 14 juin. Madagascar Airlines qui dessert Nosy-Be sept fois par semaine en temps normal augmentera, par exemple, cette fréquence à neuf pour ce mois de juin. Elle desservira Toliara à raison de 10 vols par semaine ou encore Toamasina avec huit vols par semaine.

    Le nombre de ces rotations supplémentaires augmentera encore à 26 au mois de juillet. Ce qui ajoutera davantage de vols pour les destinations. Toujours à titre d’exemple, Madagascar Airlines va desservir Nosy-Be 11 fois par semaine. Toliara devra avoir droit à 11 vols hebdomadaires et neuf vols par semaine seront opérés par la compagnie nationale pour Toamasina, au mois prochain.

    Madagascar Airlines avait déjà annoncé la location d’un Q400 auprès de la compagnie sud-africaine CemAir pour renforcer la capacité de sa flotte. Cet appareil est loué par la compagnie malgache pour les mois de juin et de juillet pour répondre à la demande croissante du marché pendant la haute saison.

    La compagnie nationale annonce alors des tarifs préférentiels sur les vols nationaux, pour « rendre le voyage accessible à tous ». Des réductions allant jusqu’à 60% sur les tarifs normaux hors taxes sont proposés notamment pour les couples et les familles. Il s’agit d’offres exclusives qui seront disponibles dès ce lundi 10 juin 2024, pour tous les voyages entre le 14 juin et le 31 juillet 2024, précise Madagascar Airlines.

    Par ailleurs, Madagascar Airlines annonce l’arrivée de deux nouveaux ATR72 au mois d’août et au mois de septembre. Un appareil de la flotte existante devrait également sortir des ateliers de maintenance à la fin de ce mois de juin. Ce qui portera à trois le nombre d’appareils supplémentaires d’ici septembre, conclut la compagnie nationale.

  • EMIRATES- Quatre vols hebdomadaires entre Dubaï et Antananarivo à partir du 3 septembre

    EMIRATES- Quatre vols hebdomadaires entre Dubaï et Antananarivo à partir du 3 septembre

    Antananarivo, 07 Juin, 12h25 – La ligne Dubaï – Antananarivo se concrétise. La compagnie émirati Emirates annonce ce vendredi qu’elle “lance des vols vers Madagascar à partir du 3 septembre 2024”. Dans un communiqué publié sur son site web, la compagnie parle de “quatre vols hebdomadaires” qui passeront par les Seychelles et qui partiront de Dubaï tous les mardis, jeudis, samedis et dimanches.

    Selon le communiqué de la compagnie Emirates, “la liaison sera desservie par un Boeing 777-300R, doté de huit suites Première classe, 42 sièges en classe affaires, et 310 sièges en économie”. Et à bord, les passagers pourront “savourer des menus à plusieurs plats d’inspiration régionale élaborés par une équipe de chefs primés, complétés par une large sélection de boissons haut de gamme”, tout comme ils pourront “accéder à plus de 6 500 chaînes de divertissement mondiales dans différentes langues”. Adnan Kazim, vice-président et directeur commercial d’Emirates, cité par le communiqué de la compagnie parle d’une “connectivité efficace et des expériences de voyage haut de gamme”.

    Pour Valéry Ramonjavelo, ministre des Transports, cité par le communiqué d’Emirates, cette nouvelle ligne “représente une avancée significative pour le développement du tourisme et du commerce entre les deux pays. Elle ouvre une nouvelle porte entre Madagascar et le monde, à travers le hub de Dubaï, le plus grand hub international en nombre de passagers”, poursuit-il. Adnan Kazim de la compagnie émirati parle également “de nouvelles opportunités commerciales internationales”. Il met également en avant les offres de sa compagnie aux voyageurs qui ont “un appétit croissant des voyageurs pour des expériences écotouristiques authentiques” vers un pays qui “a toujours été mal desservi”.

    Photo : Emirates

  • 1 032 milliards d’ariary de subventions de prévue pour le secteur de l’énergie cette année

    1 032 milliards d’ariary de subventions de prévue pour le secteur de l’énergie cette année

    Antananarivo, 7 Juin, 10h10 – Un secteur toujours sous perfusion. L’Etat prévoit d’affecter 1 032 milliards d’ariary du budget général pour subventionner le secteur de l’énergie cette année. Il s’agit d’une disposition qui va gonfler à 2 251 milliards d’ariary les dépenses de transferts inscrites dans le projet de loi des finances rectificative (PLFR) 2024. Dans la loi de finances initiales, ces dépenses de transfert sont de 1 956,6 milliards d’ariary, ce qui fait une hausse de 294,4 milliards d’ariary.

    Le document budgétaire qui vient d’être publié par le ministère de l’Economie et des finances (MEF) ne précise pas la répartition exacte de ces subventions. Mais comme en 2023, durant laquelle 637 milliards d’ariary avait été pour le secteur, une partie de cette ligne budgétaire devrait être affectée à la subvention de la Jirama, et éventuellement au règlement de la facture en eau et en électricité de l’administration ainsi qu’au paiement des arriérés envers les pétroliers. Dans la loi de finances initiales, il était également prévu l’inscription d’une provision de garantie au profit d’une société oeuvrant dans l’hybridation de la production énergétique à Madagascar.

    Le Président de la République, Andry Rajoelina, a quant à lui déjà avancé, vers la moitié du mois de mai, que 1 036 milliards d’ariary ont dû être amputés du budget général pour permettre à la Jirama de continuer de tourner. Et ce, au détriment des dépenses prioritaires, comme la construction d’écoles, d’hôpitaux et d’autres centres de santé de base, avait confié le Chef de l’Etat.

    Le secteur de l’Energie verra ses subventions augmenter, alors que l’Etat a décidé de revoir ses dépenses à la baisse dans un objectif de consolidation budgétaire. Le niveau des dépenses du PLFR est conditionné par le niveau des recettes qui a enregistré une baisse, le niveau du solde primaire qui est maintenu à 2,9% du PIB et le niveau du solde primaire global qui permet de maintenir le niveau d’endettement, selon ce qui est exposé dans ce document budgétaire.

     

  • ASSEMBLEE NATIONALE – L’adoption du projet de loi de finances rectificative prévue le 10 juin

    ASSEMBLEE NATIONALE – L’adoption du projet de loi de finances rectificative prévue le 10 juin

    Antananarivo, 6 Juin, 17h30 – Les députés reprennent la session. Après près d’un mois de pause due aux législatives et à la campagne électorale, ils ont maintenant du pain sur la planche à Tsimbazaza. Et cela commence par l’examen puis l’adoption du projet de loi de finances rectificative cette semaine

    Selon l’ordre du jour publié sur le site de l’Assemblée nationale, le projet de loi de finances rectificative fera l’objet d’une présentation à Tsimbazaza ce vendredi matin par l’équipe du ministère de l’Economie et des finances. Tout de suite après, le document passera en travaux de commission dans l’après midi et son adoption est prévue dès le 10 juin prochain.

    Jusqu’à ce jeudi matin, les différents documents du budget rectificatif ne sont pas encore accessibles au public sur le site du ministère de l’Economie et des finances. Le 31 mai, l’organisation Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC) avait déjà interpellé sur le fait que “le document ne soit pas toujours accessible en ligne et que peu de communication sur son contenu ait été faite”. Elle a ainsi attiré l’attention des parlementaires “pour le PLFR ne soit pas une fois de plus adopté à la hâte sans amendement sous prétexte de la complexité de situation en période électorale”.

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  • La poursuite d’une politique monétaire restrictive pour réduire l’inflation avancée par la BAD

    La poursuite d’une politique monétaire restrictive pour réduire l’inflation avancée par la BAD

    Antananarivo, 6 Juin, 12h00 – Garder le cap. La Banque africaine de développement (BAD) soutient que la poursuite d’une politique monétaire restrictive devrait permettre de réduire l’inflation à Madagascar à 8,1% cette année. Une telle décision devrait encore faire baisser ce taux d’inflation du pays à 7,5% en 2025, d’après qu’avance la BAD dans sa note sur les Perspectives économiques en Afrique 2024, présentée à fin mai.

    Trouver l’équilibre entre le soutien apporté aux banques, compte tenu de l’insuffisance permanente de la liquidité, et la maîtrise de la stabilité des prix est un défi pour la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM). Cette situation l’a amenée à mettre en œuvre une politique monétaire restrictive. Pour freiner l’expansion monétaire, compte tenu de la recrudescence de l’inflation, l’autorité monétaire malgache avait par exemple durci les conditions monétaires en 2022, à travers l’augmentation continue des taux des facilités permanentes. La BFM avait quand même injecté régulièrement de la liquidité sur le marché monétaire afin de permettre aux banques de respecter la constitution des Réserves obligatoires (RO).

    Au mois de mai de cette année, le Comité monétaire de la BFM avait décidé de maintenir ses taux de facilités permanentes à leur dernier niveau, à savoir un taux de facilités de dépôt (FDD) à 9% et le taux de facilités de prêt marginal (FPM) à 11%. Cette décision avait été prise par ce Comité par rapport au niveau encore élevé du taux d’inflation enregistré au mois de mars de cette année et qui pourrait « se poursuivre pendant un certain temps ».

    Mokhtar Benlamine, le représentant du Fonds monétaire international à Madagascar (FMI), a récemment soutenu que la prudence est d’ailleurs de mise pour les banques centrales. Il avait avancé que « les banques centrales devraient éviter d’assouplir prématurément leur politique monétaire et s’opposer aux attentes trop optimistes du marché en matière de baisse de taux ». Selon cet économiste du FMI, « il est important pour les banques centrales d’avoir plus de prudence sur les actions à venir pour pouvoir prévenir éventuellement de faire des coupes sur les taux d’intérêts directeurs un peu trop précipitées ».

    Dans sa note de conjoncture économique, sortie au mois de mai, la BFM prévoit un taux d’inflation de 7,9%, pour l’ensemble du panier, en décembre 2024. L’inflation sous-jacente devrait se situer à 7,8%.

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  • Madagascar s’allie avec la Corée dans l’évaluation des potentiels de son sous-sol

    Madagascar s’allie avec la Corée dans l’évaluation des potentiels de son sous-sol

    Antananarivo, 6 Juin, 7h00 – Une alliance scellée. Madagascar a signé avec la Corée du Sud un mémorandum d’entente pour une coopération renforcée dans le domaine des minéraux critiques. C’était dans le cadre du Sommet Corée-Afrique 2024. Selon le communiqué officiel rapportant la cérémonie, l’entente qui couvre une période de trois ans vise à renforcer les diverses formes de coopération dans le domaine des minéraux critiques, en mettant en place une collaboration qui répond aux besoins des deux pays.

    Parmi ces coopérations que prévoient les deux parties figure « des études qui permettront de mieux évaluer, en quantité et en qualité, les potentiels dont regorge le sous-sol malgache ». Il avait en effet été admis dans ce communiqué que ce sont « des réserves qui sont aujourd’hui mal connues ». Des techniciens de l’administration minière malgache vont par ailleurs bénéficier de transferts de compétences et de techniques sur l’exploration et l’exploitation des minéraux critiques de la part de la partie coréenne et des projets seront élaborés pour un partenariat mutuellement avantageux, selon toujours ce rapport.

    Pour le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala, cette entente ne va pas seulement contribuer au renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays. Elle offre aussi pour Madagascar une opportunité « d’acquérir des parts de marchés durable et compétitive pour satisfaire la demande concernant l’approvisionnement en minéraux critiques sur le plan international », expose-t-il. Il indique entre autres que la Grande île est le quatrième pays qui détient le plus de réserves de graphite après la Turquie, le Brésil et la Chine.

    L’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis) avait récemment souligné que toutes les ressources stratégiques devraient être sous son autorité, selon le Code minier révisé. Sont qualifiées de stratégiques « toutes substances minières qui, suivant la conjoncture économique nationale et internationale du moment, présentent un intérêt particulier pour la Nation au regard du caractère critique et du contexte géostratégique ».

  • AGRICULTURE – Un produit contre l’aflatoxine spécifique à Madagascar à développer

    AGRICULTURE – Un produit contre l’aflatoxine spécifique à Madagascar à développer

    Antananarivo, 5 Juin, 18h07 – Attaquer le mal à la racine. L’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) collabore avec le Centre national de la recherche appliquée au développement rural (Fofifa) en vue de développer un biopesticide contre l’aflatoxine, une substance mutagène et cancérigène qui menace les cultures céréalières. L’« Alfasafe » qui va être développée sera une solution spécifiquement adaptée à Madagascar, avance le représentant résident de l’IITA à Madagascar, Cheick Diarra, ce mercredi.

    L’aflatoxine compte parmi les substances mutagènes et cancérigènes les plus puissantes connues. Ce composé naturel toxique représente une menace majeure en Afrique, y compris à Madagascar où sa présence dans plusieurs cultures, notamment les céréales, est préoccupante. Aussi, dans le cadre du projet Résilience des systèmes alimentaires (FSRP), le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae) a décidé de s’allier avec l’IITA pour lutter contre ce fléau. L’objectif étant de lutter efficacement contre la contamination par l’aflatoxine des cultures très importantes pour Madagascar, comme l’arachide ou le maïs, explique la secrétaire générale du ministère en charge de l’Agriculture, Fanja Raharinomena.

    L’IITA mènera, en collaboration avec la Fofifa, une série d’analyses sur l’impact de l’aflatoxine au pays. Cet institut va prendre des échantillons dans différentes régions de Madagascar pour être envoyés à ses laboratoires. Des études et des tests seront réalisés pour développer un produit « Aflasafe » spécifiquement adapté pour la Grande île.

    L’Aflasafe qui est développée par l’IITA est déjà utilisée dans plusieurs pays africains. C’est une solution de biocontrôle pour protéger les cultures contre l’aflatoxine. Il est expliqué qu’en l’appliquant sur le terrain pendant la croissance des cultures, ce biopesticide continue de protéger les récoltes après la moisson, avec des études montrant une réduction de 94% des aflatoxines même après un stockage dans des conditions humides. En réduisant les niveaux de toxines dans les aliments à des seuils acceptables, l’Aflasafe peut ainsi atténuer les conséquences graves sur la santé, ouvrir de nouveaux marchés et offrir de nouvelles opportunités de revenus.

    Le ministère estime alors que le transfert de cette technologie à Madagascar, via le projet FSRP, devra contribuer à l’augmentation des revenus des agriculteurs. Il va aussi améliorer la conformité des produits malgaches aux normes sanitaires internationales.

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  • PORT DE TOAMASINA – L’UGMO prend la relève de la SMMC dans la gestion des dockers

    PORT DE TOAMASINA – L’UGMO prend la relève de la SMMC dans la gestion des dockers

    Antananarivo, 5 Juin, 10h55 – Ce n’est plus la Société de manutention et des marchandises conventionnelles (SMMC) qui assure la gestion des dockers au niveau du port de Toamasina. Cette tâche est confiée à l’Unité de gestion des mains-d’œuvre (UGMO), qui avait été officiellement autorisée à l’exercer depuis le mois de janvier. Cette information est livrée par la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT), dans son bulletin trimestriel d’information du premier trimestre 2024.

    L’UGMO, qui est constituée par trois entreprises privées à savoir Madagascar Logistics & Sourcing (MDLS), Agroal Toamasina et Vezo Logistics, avait été sélectionnée suite à l’évaluation des offres qu’elle avait proposées. La SPAT rappelle dans son bulletin que le ministère des Transports avait cherché, à travers des appels à manifestation d’intérêt et des appels d’offres, des candidats capables de “incarner le professionnalisme dans le milieu portuaire, à revaloriser le métier par la formation entre autres, à absorber les anciens dockers gérés par la SMMC, à améliorer les conditions d’emplois et à s’adapter au contexte technologique, aux flux maritimes et à l’évolution concurrentielle”.

    La convention signée par l’UGMO s’étale sur 5 ans. Elle aura à prouver son professionnalisme et à rehausser le niveau des dockers durant cette période, indique la SPAT.

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  • ETATS FINANCIERS – Un bénéfice de 210,883 milliards d’ariary pour la Banky foiben’i Madagasikara au titre de l’exercice 2023

    ETATS FINANCIERS – Un bénéfice de 210,883 milliards d’ariary pour la Banky foiben’i Madagasikara au titre de l’exercice 2023

    Antananarivo, 4 Juin, 15h43 – La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) indique avoir enregistré un résultat bénéficiaire de 210,883 milliards d’ariary au titre de l’exercice 2023. Ce qui, d’après le rapport des auditeurs externes sur ses états financiers, “donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation et du patrimoine de la BFM à la fin de l’exercice clos à cette date”.

    Les affaires ont été moins bonnes l’année dernière pour la Banque centrale par rapport à celles de l’exercice 2022, durant lequel la BFM avait enregistré un bénéfice de 455,122 milliards d’ariary. Ce qui correspond à une baisse de 53,85%, soit une baisse de 244,239 milliards d’ariary.

    Le résultat net de l’exercice 2023 de la BFM est composé d’un gain de change latent à hauteur de 133,587 milliards d’ariary. Le gain de change latent pouvant être défini comme étant le profit découlant de la conversion d’actifs ou de passifs résultant d’opérations conclues en monnaie étrangère. Dans son rapport sur ses états financiers, la BFM avait par exemple enregistré un gain de change latent de 39,442 milliards d’ariary sur la position en euro (EUR), attribuable à la dépréciation de l’ariary face à cette devise, combinée à des virements reçus en faveur des comptes de l’International development association (IDA) ou de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD).

    La Banque centrale avait également enregistré un Produit net bancaire positif de 403,483 milliards d’ariary. Il est composé de 474,708 milliards d’ariary de revenu net d’intérêts et de commissions nettes, de 3,455 milliards d’ariary de perte de change réelle et de 67,770 milliards d’ariary de pertes nettes sur les actifs financiers en juste valeur.

    Pour ce qui est du coût d’exploitation net de la BFM, il s’élevait à 326,187 milliards d’ariary. Ce coût comprenait 82,123 milliards d’ariary de charges sur circulation fiduciaire, 153,372 milliards d’ariary de frais de personnel, 43,993 milliards d’ariary de charges nettes d’exploitation et 46,699 milliards d’ariary de dotations aux amortissements et aux dépréciations sur les actifs nettes des reprises sur provisions.

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