Catégorie : Économie

  • TRANSPORT DE MARCHANDISES – Hausse significative du coût du fret maritime des conteneurs en provenance d’Asie

    TRANSPORT DE MARCHANDISES – Hausse significative du coût du fret maritime des conteneurs en provenance d’Asie

    Antananarivo, 31 Mai, 11h38 – Le coût du fret maritime des conteneurs en provenance d’Asie connaît une hausse significative ces derniers temps. Le coût moyen d’un conteneur 40 pieds est passé de 5 000 dollars à 8 000 dollars et pourrait même atteindre 9 000 dollars, d’après ce qu’a indiqué le directeur général des Douanes (DGD), Ernest Zafivanona Lainkana, mardi.

    Cette situation est notamment due à la décision des principaux transporteurs de fret à suspendre leurs opérations par le Canal de Suez, pour éviter les attaques de navires marchands en Mer rouge. Ceux-ci sont contraints de dérouter leurs navires par le cap de Bonne-Espérance, ajoutant jusqu’à deux semaines le temps du transit entre l’Asie et l’Europe, et conduisant à une augmentation de coût.

    Cette augmentation du coût de fret maritime n’est pas sans impact pour les opérations des importateurs de Madagascar. D’autant plus que la Grande île importe une grande partie de ses matières premières et des biens de consommation, explique le DG de la douane malgache. Elle ne devrait cependant pas provoquer des hausses palpables sur les prix de ces produits importés, étant donné que le coût du fret ne représenterait qu’entre 3 et 5% de la valeur des marchandises conteneurisées, rassure-t-il. La situation pourrait d’ailleurs déjà s’améliorer dans les prochains jours, estime-t-il. Aussi, pour Ernest Zafivanona Lainkana, « il n’y a pas de raison à paniquer ».

    Le « Groupement des sociétés de groupage Asie » estime pour sa part que « cette situation est ponctuelle » avec un retour à la normale qui pourrait intervenir incessamment. Quoi qu’il en soit, ce groupement s’efforcera de maintenir le plus longtemps possible ses tarifications, afin de ne pas pénaliser ses clients, d’après sa présidente Claudia Rabetsivoh. « Etant donné que nous n’avons pas la mainmise sur les paramètres internationales, c’est nous qui allons voir comment réduire notre charge afin qu’il n’y ait pas de hausse des prix des produits que nous importons », avance-t-elle. Claudia Rabetsivoh rappelle que des centaines activités, notamment les intrants pour les entreprises franches, ou encore l’approvisionnement du marché local en biens de consommation dépendent des importations.

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  • MONNAIE – Des contrats avec trois nouveaux fournisseurs de billets pour la Banky foiben’i Madagasikara pour réduire les charges

    MONNAIE – Des contrats avec trois nouveaux fournisseurs de billets pour la Banky foiben’i Madagasikara pour réduire les charges

    Antananarivo, 31 Mai, 7h30 – La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) rapporte avoir signé des contrats avec trois nouveaux fournisseurs de billets en 2023. L’autorité monétaire indique avoir pris cette décision pour baisser les charges fiduciaires relatives à la fourniture des billets de 100, 200, 500 et 1 000 Ariary. Cette décision figure d’ailleurs parmi « les décisions stratégiques relevant de la maîtrise et de l’efficience des coûts » prises par la BFM l’année dernière et qui sont mentionnées dans ses états financiers 2023 audités.

    Sur son site officiel, la BFM explique que le marché de fabrication de billets est « très restreint au niveau international ». Elle indique alors travailler avec des fabricants de billets localisés en France et en Allemagne. Pour ce qui est du coût, il varie de 140 ariary pour la coupure de 100 ariary à 270 ariary pour le billet de 20 000 ariary.

    Les charges sur fabrication de billets et monnaies pour la BFM, correspondant aux coûts des billets et monnaies, ont déjà baissé de 88,988 milliards d’ariary en 2022 à 82,123 milliards d’ariary en 2023. La Banque centrale explique cette baisse par la réduction du prix unitaire d’acquisition des billets de banque de la nouvelle commande 2021 par rapport à celui de la commande précédente. La BFM indique que ces billets de banque à prix réduit ont été livrés et émis depuis le mois d’octobre 2022 et avait réduit le coût moyen pondéré des stocks de billets de banque. Cette baisse de charges est également due à la comptabilisation en 2023 des charges liées aux billets neufs émis stockés dans les caisses auxiliaires à fin décembre 2022. La Banky foiben’i Madagasikara indique par ailleurs que des études visant à faire baisser les charges fiduciaires relatives à la fourniture des autres coupures sont en cours. Ces études concernent les billets de 2 000, 5 000, 10 000 et 20 000 Ariary.

    Selon la pratique internationale, les Banque centrales procèdent au changement de billets tous les dix ans environ. La Banque centrale avait procédé à l’émission de la gamme de billets actuelle en 2017, dans le but de mettre à la disposition des usagers de nouveaux billets plus modernes, plus sûrs, plus maniables et en phase avec les avancées technologiques afin de lutter contre les contrefaçons.

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  • L’adhésion de Madagascar au Fonds africain de garantie et de coopération économique sollicitée

    L’adhésion de Madagascar au Fonds africain de garantie et de coopération économique sollicitée

    Antananarivo, 30 Mai, 6h45 – Saisir l’opportunité. Les principaux acteurs du système financier, des représentants du secteur public comme ceux du secteur privé, ont montré leur intérêt par rapport aux différentes offres qui leur étaient présentées par le Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace). Ces offres, exposées lors d’une conférence autour des Fonds de garantie la semaine dernière, devraient booster et accélérer les financements au pays. C’est pourquoi l’adhésion de Madagascar à cette Institution panafricaine avait été vivement sollicitée de leur part.

    Le Fagace est une institution qui offre des solutions de garanties flexibles et adaptées aux différents acteurs économiques de ses 14 pays africains membres actuels. Ce Fonds totalise, en termes de bilan d’activités en garantie, plus de 4 500 milliards de FCFA (francs CFA) ayant permis à plusieurs projets africains de se réaliser.

    Et pour le Gouverneur de la Banque foiben’i Madagasikara (BFM), Aivo Andrianarivelo, ce Fonds africain pourrait également apporter des solutions pour Madagascar, en assurant des garanties non seulement pour les PME ou PMI mais également pour les projets structurants de l’Etat malgache. « En amenant sa garantie, le Fagace peut par exemple se substituer à la garantie souveraine de l’Etat, afin que le pays puisse bénéficier d’un financement », a-t-il avancé.

    Cette institution de garantie a d’ailleurs renforcé son offre de produits, en l’étendant à toutes les formes de garantie. Et ce, à travers la mise à disposition des lignes de garanties auprès des banques partenaires et la garantie de projets pris individuellement. Elle va ainsi apporter son cautionnement dans les prêts. « Nous sommes disposés à accompagner les projets de développement, les entreprises de différentes tailles, les banques ou l’écosystème financier dans le cadre d’un renforcement de capacités. Le tout, pour booster le financement de l’économie malgache », a soutenu le secrétaire général de ce Fonds africain de garantie, Basile Tchakounte.

    « La garantie ne fait certes pas le crédit. Mais c’est un accessoire réellement important pour l’inclusion financière, surtout à Madagascar où l’accès aux crédits est également très difficile pour les entreprises », soutient Hagasata Rakotoson, président du Conseil d’administration de Solidis Garantie SA.

    Madagascar devra encore adhérer au Fagace en tant qu’actionnaire pour pouvoir bénéficier des offres de ce Fonds. Les autorités malgaches seront alors sensibilisées sur cette adhésion, a annoncé le Gouverneur de la Banque centrale Aivo Andrianarivelo.

  • MADAGASCAR – 250 000 tonnes de pommes de terre produites annuellement

    MADAGASCAR – 250 000 tonnes de pommes de terre produites annuellement

    Antananarivo, 30 Mai, 10h25 – La culture de pommes de terre engagerait environ 200 000 agriculteurs à Madagascar. Ils arrivent à en produire 250 000 tonnes annuellement, d’après les estimations du ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae). Ces chiffres ont été publiés dans le cadre de la Journée internationale de la pomme de terre, célébrée le 30 mai.

    La production nationale de ce tubercule a enregistré un accroissement significatif ces dernières années, en raison de la croissance démographique, de l’évolution des habitudes alimentaires ou encore de l’augmentation des producteurs, d’après le ministère. Les petits exploitants agricoles des hauts plateaux du centre en sont les principaux producteurs, indique encore le département.

    Mais Madagascar pourrait produire davantage de pommes de terre, notamment par l’augmentation de son rendement qui est seulement de 6 tonnes par hectare. Le ministère en charge de l’Agriculture estime que le rendement pouvant être réalisé au pays peut être de 20 à 30 tonnes par hectare.

    Pour augmenter sa production, Madagascar devrait promouvoir des variétés améliorées de pomme de terre. Le pays aura aussi à soutenir le développement du système semencier. Ceci, en vue d’améliorer l’accès à des semences de qualité. Le Minae estime d’ailleurs qu’il est important d’élaborer et mettre en œuvre des directives d’inspection et de certification des semences de la pomme de terre. Et il y a le renforcement des capacités des producteurs en matière de bonnes pratiques agricoles et post-récolte et le soutien au développement du système de marché, selon le ministère chargé de l’Agriculture.

    L’intégration de la pomme de terre dans le système agricole peut diversifier la production alimentaire, réduire la dépendance à l’égard d’une seule culture de base et ainsi protéger les communautés contre les pénuries alimentaires causées par des chocs climatiques ou économiques.
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  • FISCALITE – La réduction du droit d’accise sur les télécommunications à nouveau débattue

    FISCALITE – La réduction du droit d’accise sur les télécommunications à nouveau débattue

    Antananarivo, 30 Mai, 10h45 – « Je ne suis pas pour un Etat qui taxe tout ». Tahina Razafindramalo, le ministre du Développement numérique, de la transformation digitale, des Postes et des télécommunications (MNDPT) dit militer auprès des partenaires techniques et financiers (PTF) de Madagascar mais surtout au sein du Gouvernement pour la révision de la fiscalité du secteur des télécommunications. Parmi les dispositions qu’il faudrait revoir figure la réduction du droit d’accise imposé au secteur, estime-t-il lors de la Journée mondiale des télécommunications et de la société d’information, mardi.

    « Bien que le droit d’accises sur les télécommunications ait déjà baissé de 10% à 8%, nous sommes en train de voir comment parvenir à le réduire davantage », indique le ministre Tahina Razafindramalo. Il avance que “les discussions autour de ce droit d’accises sont en cours”. Il est notamment évoqué dans ces négociations que “les télécommunications ne devraient pas être considérées comme des produits de luxe ou des produits nocifs à la santé comme l’alcool ou le tabac”. Ce membre de gouvernement soutient d’ailleurs que “les opérateurs répercutent cette taxe sur les prix des offres qu’ils proposent aux usagers” et que “la question fiscale est un vrai blocage de la baisse du coût de l’internet à Madagascar”.

    Fréderic Debord, le président du Groupement des télécommunications de Madagascar (GTM), rejoint l’idée que les télécommunications ne devraient pas être taxées comme étant des produits de luxe. “Nous comprenons le souci de recouvrement de recettes du Gouvernement, tout comme la pression des partenaires internationaux. Mais nous pensons que le secteur des télécoms peut contribuer davantage aux recettes fiscales s’il est beaucoup plus libéralisé », avance cet opérateur.

    Les recettes de droit d’accises sont des sources de revenus non négligeables pour l’Etat, soutient Germain, le directeur général des Impôts (DGI). Ces recettes n’ont cessé d’augmenter depuis 2019, passant de 34,3 milliards d’ariary à 75 milliards en 2023, rapporte-t-il. Le taux de droit d’accises sur les télécommunications à Madagascar est par ailleurs moins élevé que ceux des pays africains. Il est de 20% au Kenya, de 17,5% au Zambie ou encore de 12% à l’Ouganda.

    Le directeur général des Impôts soutient également que même si les télécommunications peuvent être considérées comme des « produits de premières nécessités », elles peuvent également être nocives, « à travers notamment l’utilisation excessive des communications ». Quoi qu’il en soit, « la DGI reste toujours disposée à discuter sur cette question de réduction du droit d’accise avec les opérateurs », rassure-t-il.

    Le secteur des télécommunications pourrait par ailleurs être beaucoup plus performant qu’il l’est aujourd’hui. « Pour que le secteur des télécommunications puisse continuer à se développer, il est clair qu’il faut passer à l’étape supérieure. Et cette étape consiste à mettre à disposition de toute la population des smartphones abordables », avance Fréderic Debord de la GTM. Le ministre Tahina Razafindramalo indique être en train de regarder avec les opérateurs et les PTF les moyens pour détaxer les smartphones pour les faire entrer donc à zéro taxe à Madagascar. La mise à disposition de téléphones subventionnés par l’Etat est également en cours, confie-t-il.

    D’après la GTM, la pénétration des smartphones à Madagascar est actuellement à un niveau relativement bas, avec seulement un pourcentage limité de la population ayant accès à ces appareils. « Sur le marché, selon une étude clients réalisée en mai 2023, ce taux de pénétration est globalement de 31% et est encore plus faible dans les zones rurales », indique le président de ce groupement, Fréderic Debord.

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  • Les banques centrales devraient éviter d’assouplir prématurément leur politique monétaire, selon le représentant du FMI, Mokhtar Benlamine

    Les banques centrales devraient éviter d’assouplir prématurément leur politique monétaire, selon le représentant du FMI, Mokhtar Benlamine

    Antananarivo, 28 Mai, 18h15 – La prudence est de mise. Les banques centrales devraient éviter d’assouplir prématurément leur politique monétaire et s’opposer aux attentes trop optimistes du marché en matière de baisse de taux. Il s’agit d’une recommandation émise par le représentant du Fonds monétaire international (FMI) à Madagascar, Mokhtar Benlamine, lors d’une conférence sur la stabilité financière à Ankatso, la semaine dernière.

    Mokhtar Benlamine avait précisé que cette recommandation ne s’applique pas seulement pour Madagascar mais pour toute l’économie mondiale. Il avait alors expliqué que le fait que l’inflation a commencé à baisser n’est pas suffisant pour assouplir la politique monétaire. « Nous ne sommes pas à l’abri d’un nouveau choc ou d’une reprise des pressions inflationnistes sur la base des facteurs précédents », a-t-il exposé. Ce représentant du FMI avait soutenu l’importance pour les banques centrales d’avoir “plus de prudence sur les actions à venir pour pouvoir prévenir éventuellement de faire des coupes sur les taux d’intérêts directeurs un peu trop précipitées”.

    Pour le cas de la Grande île, la Banky foiben’i Madagasikara avait décidé dernièrement de maintenir ses taux de facilités permanentes à leur dernier niveau, à savoir un taux de facilités de dépôt (FDD) à 9% et le taux de facilités de prêt marginal (FPM) à 11%. Il s’agit d’une décision prise par le Comité monétaire de la BFM par rapport au niveau encore élevé du taux d’inflation enregistré au mois de mars de cette année et qui pourrait « se poursuivre pendant un certain temps ». La Banque centrale a d’ailleurs rassuré qu’elle veillera attentivement aux changements de facteurs pouvant significativement modifier ses prévisions et qu’elle ajustera ses instruments le cas échéant.

    Mokhtar Benlamine avait soutenu par ailleurs que les économies émergentes et frontières devraient redoubler d’efforts pour contenir les vulnérabilités liées à la dette. « La capacité d’un pays à s’endetter est un facteur important pour pouvoir gérer les crises. Chaque pays a donc besoin d’une marge de manœuvre sur ce point », a-t-il avancé. Les autorités de régulation devraient également utiliser des outils de contrôle pour garantir que les banques et les institutions financières non bancaires résistent au ralentissement du cycle du crédit. « Ce n’est pas seulement le rôle de la Banque centrale mais également celui de tous les régulateurs au niveau des marchés financiers », a-t-il insisté.

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  • TOURISME – 11 influenceurs internationaux à Nosy Be pour faire la promotion de la destination Madagascar

    TOURISME – 11 influenceurs internationaux à Nosy Be pour faire la promotion de la destination Madagascar

    Antananarivo, 28 Mai, 15h15 – @camsoutravel, 228 000 followers sur Instagram. @lifeofmikeza, 91 500 followers. @campsbaygirl, 291 000 followers. @adrienraza, 471 000 followers. @traveltipforyou, 503 000 followers. @monsieur.voyagee, 230 000 followers. Ce sont quelques-uns des 11 “influenceurs”, “créateurs de contenu”, internationaux invités par l’office national du tourisme de Madagascar, Radisson Hotel Group et Ravinala Airports, pour découvrir la Grande île de façon à la faire connaître ensuite à leurs abonnés sur les réseaux sociaux. “En partageant leurs expériences à travers des photos, des vidéos et des récits captivants, ces influenceurs contribueront à renforcer la notoriété de Madagascar en attirant l’attention des voyageurs du monde entier sur la richesse et la diversité du pays”, souligne le ministère du Tourisme et de l’artisanat qui parraine l’initiative.

    Arrivés à Madagascar samedi dernier et se trouvent actuellement à Nosy Be pour quatre jours pour découvrir les richesses et les beautés de l’île aux parfums. Ils vont, entre autres, visiter Nosy Sakatia, île réputée pour ses eaux cristallines où les activités de Snorkeling peuvent ravir les amateurs de plongée. Le ministère du Tourisme met aussi en avant sa tranquillité où l’on peut “se reconnecter avec la nature et apprécier la beauté intacte d’un environnement préservé”.

    Ces 11 influenceurs viennent de France, d’Espagne, d’Afrique du Sud mais aussi de Madagascar, à l’instar de @drones.mg qui vient avec ses 27 400 followers sur Instagram et 15 000 abonnés sur Facebook. Durant leurs deux premiers jours sur l’île, ils ont visité les destinations touristiques de la Capitale. Ils ont ainsi pu découvrir la diversité culturelle et gastronomique de la Capitale malgache ainsi que les savoir-faire locaux en matière d’artisanat.

  • Le ministère brandit des sanctions contre les opérateurs qui ne baissent pas le tarif de l’Internet après la suppression du prix plancher

    Le ministère brandit des sanctions contre les opérateurs qui ne baissent pas le tarif de l’Internet après la suppression du prix plancher

    Antananarivo, 28 Mai, 14h20 – Le ministère se veut ferme. Tahina Razafindramalo, ministre du Développement numérique des postes et des télécommunications indique que des mesures vont être prises si les opérateurs ne baissent pas le prix de l’internet après la suppression du prix plancher. Il a évoqué des mesures “drastiques” et a souligné que l’Etat va être “intransigeant”.

    “Parmi ces mesures, on va par exemple mettre en place un prix plafond ou encore des pénalités”, soulève le membre du gouvernement ce mardi en marge de la célébration de la Journée mondiale des télécommunications et de la société d’information à Alarobia.

    Selon le ministre, ce sera à l’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec) de prendre ces mesures le cas échéant. “L’Artec est ici avec nous aujourd’hui, c’est le premier responsable en ce qui concerne l’application des mesures et ces sanctions et pénalités envers les opérateurs télécoms s’ il n’y a pas de respect des discussions qu’on a eues”, explique le ministre.

    Un mois après l’entrée en vigueur du prix plancher du gigaoctet d’internet mobile fixé à l’équivalent en ariary de 0,96 dollar, le ministère en charge des Télécommunications a décidé de supprimer le décret adopté en novembre. A en croire le ministre, il n’était pas prévu que les gros volumes de consommation seraient impactés par la hausse. “Ce qui était convenu, c’était la mise en place du prix plancher. Mais il n’était pas convenu que le tarif des gros volumes va aussi augmenter. C’est pour cela que le Conseil de gouvernement a décidé de supprimer le prix plancher car il y a eu discorde”, explique-t-il.

    Dans leur communication, les opérateurs avaient surtout mis en avant le principe de la neutralité d’internet et l’internet ouvert pour expliquer la mise en place du prix plancher en collaboration avec le gouvernement. Ils ont ainsi supprimé leurs offres spécifiques réseaux sociaux qui permettaient aux consommateurs d’avoir accès uniquement à certains réseaux sociaux comme Facebook, Instagram ou Messenger à très bas prix. Avec la mise en place du prix plancher, les opérateurs ont ainsi pu ajuster leurs offres et faire disparaitre celles qui étaient limitées aux réseaux sociaux. Selon Tahina Razafindramalo, ces offres sont d’ailleurs “illégales” dans la mesure où la neutralité de l’internet est un droit fonfamental. Il estime que si ces offres existent, c’est “de la faute des opérateurs”.

    Après l’accord du Conseil de gouvernement pour l’annulation le prix plancher lors de sa réunion du 8 mai, des discussions vont ainsi être menées avec les opérateurs et l’Etat afin de corriger les prix. “Le rôle de l’Etat est de veiller à l’intérêt de la population et son pouvoir d’achat”, rappelle le ministre. Celui-ci reconnait néanmoins que pour pouvoir corriger le prix, les opérateurs doivent pouvoir investir et multiplier leur réseau à Madagascar.

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  • Madagascar Airlines indique avoir reçu une proposition de financement de 60 millions de dollars de la part de la Banque mondiale

    Madagascar Airlines indique avoir reçu une proposition de financement de 60 millions de dollars de la part de la Banque mondiale

    Antananarivo, 26 Mai, 18h15 – Un « précieux soutien » reçu. La Banque mondiale aurait proposé de financer, à hauteur de 60 millions de dollars, l’intégralité des investissements du plan de redressement de Madagascar Airlines. La compagnie nationale aurait immédiatement acquis cet appui au mois de novembre, juste après la constatation par cette institution de Bretton Woods des changements cruciaux que Madagascar Airlines avait entrepris en matière de gouvernance et après avoir approuvé le plan qu’elle a avancé. Cette information avait été communiquée par la direction générale de la compagnie aérienne dans une lettre adressée aux membres du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM).

    La Banque mondiale, par le biais de sa directrice des opérations pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique de l’époque, avait indiqué au mois de mars avoir décidé d’appuyer Madagascar Airlines à travers le projet PIC3. Une décision prise après une évaluation approfondie de la situation de la compagnie et de son plan d’affaires, avait-t-elle souligné. L’appui annoncé par cette responsable de la Banque mondiale était de l’ordre de 25 millions de dollars en faveur de Madagascar Airlines, qui pourra éventuellement être suivi d’un investissement dédié au secteur aérien.

    D’après le Plan de financement qu’aurait proposé la Banque mondiale et que Madagascar Airlines avait récemment présenté, le programme d’investissement total s’élève à 57 millions de dollars, dont une première tranche de 25 millions de dollars. Sur cette enveloppe de 57 millions de dollars, 37 millions de dollars serviront pour la restructuration de la flotte ATR72 de la compagnie. Les investissements généraux nécessiteraient 17,3 millions de dollars. 2,7 millions de dollars serviraient pour la digitalisation.

    La direction générale de Madagascar Airlines indique cependant que le décaissement des financements décidés en décembre « arrivent au rythme des procédures à respecter » et « prennent plus de temps que prévu ». Alors que la compagnie avance des « urgences opérationnelles ».

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  • TRAFIC – Environ une tonne d’or par mois sortent clandestinement de Madagascar, selon le ministère des Mines

    TRAFIC – Environ une tonne d’or par mois sortent clandestinement de Madagascar, selon le ministère des Mines

    Antananarivo, 26 Mai, 16h55 – “Quand nous disons que Madagascar peut exporter à travers le circuit formel 12 tonnes d’or par an, c’est parce que les informations que nous avons recueillies nous ont effectivement permis de savoir qu’environ une tonne d’or par mois sortent clandestinement du pays”. La déclaration est du ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala, qui avait exposé en public l’ampleur du trafic de cette ressource minière, lors d’une conférence autour de la filière or, jeudi.

    La mission qui avait été confiée dernièrement à ce membre du gouvernement n’aurait fait que confirmer cette sortie illicite d’or en provenance de Madagascar. “J’étais envoyé notamment à Dubaï pour parler avec les acheteurs d’or sur place. Ce qu’on peut déduire c’est que, qu’on suspende ou qu’on ouvre l’exportation formelle de l’or, il y a une quantité importante de ce produit qui sort clandestinement du pays”, rapporte-t-il.

    Cette situation serait favorisée, selon le ministre en charge des Mines, par la difficulté pour le pays à surveiller ses 5 000 kilomètres de côtes ; où ce produit minier peut d’ailleurs être envoyé clandestinement par voie maritime, puis par voie aérienne. Le renforcement de cette surveillance, qui est souvent pénalisée par un problème de moyen, doit donc être entrepris afin de parvenir à lutter efficacement contre cette exportation illicite d’or, insiste le ministre Herindrainy Rakotomalala.

    Mais la lutte contre l’exploitation illicite d’or doit également être intensifiée. Plusieurs sites d’exploitation clandestine d’or ont pu être localisés à travers des images satellites, indique le ministre des Mines. En plus d’utiliser des gros équipements, ces exploitants illicites utilisent également du mercure. Le manque à gagner pour le pays est énorme. “Supposons qu’ils extraient ne serait-ce que deux kilos d’or par jour, cette quantité vaut déjà 140 000 dollars avec le cours de l’or qui est de 70 000 dollars le kilo actuellement. Avec 60 kilos en un mois, ces exploitants illicites font 4,2 millions de dollars de chiffre d’affaires mensuel. Ce sont d’ailleurs ces exploitants clandestins qui exportent directement et illégalement notre or à l’étranger”, expose le ministre Herindrainy Rakotomalala.

    Le ministère des Mines ne baisse pour autant pas les bras, même avec le peu de moyens à sa disposition, dans la lutte contre l’exploitation illicite d’or. Ce ministère travaille avec les éléments des forces de l’ordre ainsi qu’avec les personnes disposant des renseignements sur place. Une telle coopération a permis de fermer au moins trois grands sites d’exploitation illicite d’or, rapporte-t-il. “Il y avait un moment où il nous était très difficile de mener de telle opération, du fait de l’implication de représentants étatiques dans certaines affaires. Mais la volonté de l’Etat à endiguer ce fléau nous a permis de mener notre mission jusqu’au bout, bien que la lutte est à poursuivre”, rassure le ministre Herindrainy Rakotomalala.

    Les exportateurs formels et agréés, eux, se trouvent en difficulté. Il n’y a jusqu’ici que 3,5 kilos d’or qui avaient été formellement exportés par Madagascar cette année, selon les chiffres partagés par l’Agence nationale de la filière or (Anor), jeudi. L’Etat s’était pourtant fixé comme objectif l’exportation de 500 kilos d’or durant les 100 premiers jours du second mandat du Président de la République et 6 tonnes d’or exportés pour l’ensemble de l’année 2024.

     

    Photo : Ministère des Mines.