Catégorie : Économie

  • FINANCE – 82,50% du total des actifs du secteur financier malgache détenus par les banques

    FINANCE – 82,50% du total des actifs du secteur financier malgache détenus par les banques

    Antananarivo, 26 Mai, 10h10 – Un système reposant essentiellement sur le secteur bancaire. 82,50% du total des actifs du secteur financier à Madagascar sont détenus par les banques territoriales du pays. La proportion pour les Institutions de microfinance (IMF) n’est que de 6%, et elle est à 5,5% pour les assurances. Ces chiffres ont été partagés par la Commission de supervision bancaire et financière(CSBF), durant une conférence sur la stabilité financière, vendredi.

    Pour Alexandre Mey, le directeur général de la BNI Madagascar, le système bancaire de la Grande île se distingue de par son “endémicité”. Il parle d’un “marché rentable, voire très rentable par rapport à d’autre environnement, et avec un niveau de risque relativement modéré”. Ce banquier se base notamment sur ses expériences en Afrique du Nord ou en Russie, où les charges de risque sont beaucoup plus importantes qu’à Madagascar. Il ajoute par ailleurs que le comportement des débiteurs est globalement “très correct”. Aussi, “les quelques rares banques qui pouvaient être en difficulté ce derniers temps étaient des banques qui s’étaient égarées”, expose-t-il.

    Une évolution positive est alors notée par le secteur bancaire au cours des dix dernières années en termes de rentabilité, d’après la CSBF. Cette autorité de supervision et de contrôle des établissements de crédit rapporte que les résultats cumulés par les banques en 2014 étaient entre 200 et 300 milliards pour atteindre 700 milliards l’année dernière. Sa rentabilité moyenne était autour de 35% à la fin de 2023. La CSBF estime alors que « c’est un facteur qui devrait encourager d’autres banques à s’implanter à Madagascar ».

    Pour Mokhtar Benlamine, le représentant du Fonds monétaire international (FMI) à Madagascar, le secteur bancaire du pays “apparait résilient”. Et des mesures préventives sont prises pour contenir les risques, ajoute-t-il. Cet économiste de Bretton Woods estime cependant que la Grande île a besoin de développer son système financier.
    Le système financier de Madagascar est actuellement formé par les acteurs que sont les Prestataires de service bancaires (PSB) regroupant 13 banques, trois établissements financiers, 17 Institutions de microfinance, deux établissements de monnaie électronique (EME) et 22 bureaux de change. Il y a également les Prestataires de service d’assurance (PSA), dont quatre entreprises d’assurance et une Mutuelle. Pour faire fonctionner l’ensemble de ce système financier, il y a le Régulateur et des infrastructures financières en place, à savoir le système de paiement, le Bureau d’information sur le crédit (BIC), le Marché interbancaire de devises (MID) et le marché monétaire. Ce qui manque encore et qui handicape ce système c’est le marché financier, fait remarquer la CSBF.

    Le développement du marché financier permet de mieux financer l’économie et avoir une plus grande compétitivité sur le marché, avance Mokhtar Benlamine. Il estime que « plus nous avons des solutions, plus nous avons la capacité de se développer rapidement ». Il salue alors l’importance de tous les travaux qui ont été réalisés par la Banque centrale ainsi que le ministère de l’Economie et des finances (MEF) pour le développement de marché financier à Madagascar. Il insiste cependant sur l’importance de l’adoption d’une loi sur la stabilité financière qui est attendue depuis longtemps. Cette loi contribuerait notamment à renforcer la stabilité financière et à conforter le rôle de la BFM en matière de règlementation et de surveillance, d’après ses explications.

    Image par Peggy und Marco Lachmann-Anke de Pixabay

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  • MICROFINANCE – Paositra Finances attend la levée des conditions suspensives de son agrément

    MICROFINANCE – Paositra Finances attend la levée des conditions suspensives de son agrément

    Antananarivo, 25 Mai, 10h50 – Des exigences à satisfaire. Paositra Finances, la nouvelle branche de la Paositra Malagasy (Paoma), a déjà reçu son agrément pour se lancer dans la microfinance et dans la monnaie électronique. Elle attend cependant encore la levée des conditions suspensives de cet agrément pour le rendre effectif. L’information avait été livrée par la direction de la réglementation et des études du Secrétariat général de la Commission de la supervision bancaire et financière (CSBF), lors d’une conférence sur la place de la microfinance dans l’économie malgache, jeudi.

    La CSBF délivre l’agrément sur la base de l’instruction du dossier par son secrétariat général. Elle peut cependant fixer dans la décision d’agrément une ou plusieurs conditions suspensives assorties d’un délai pour permettre au requérant de les réaliser. Pour le cas de la Paositra Finances, le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) avait déjà indiqué, il y a trois mois, qu’il restait encore quelques éléments à ajuster pour lever les conditions suspensives à son agrément.

    La réalisation effective des exigences inscrites en tant que conditions suspensives est contrôlée par la CSBF. Si les documents et les éléments présentés sont probants, la CSBF lui attribue un numéro d’inscription sur la liste des établissements de monnaie électronique agréés.

    Le service de la Paositra Finances était prévu être opérationnel depuis le mois d’avril de cette année auprès des dix agences dans les grandes villes dans un premier temps, pour l’étendre dans 150 des agences de la Paositra Malagasy jusqu’à la fin de l’année. Paositra Finances ambitionne de devenir le numéro un en inclusion financière à Madagascar, en proposant aux clients un taux d’intérêt très bas par rapport aux offres existant sur le marché.

  • TELECOMMUNICATION – Telma annonce le retour quasi-normal de la connexion internet

    TELECOMMUNICATION – Telma annonce le retour quasi-normal de la connexion internet

    Antananarivo, 24 Mai, 18h30 – Le trafic a repris sur le câble Eassy. Telma annonce dans un communiqué ce vendredi “le retour quasi normal de la connexion internet”. Et ce “ suite au rétablissement d’une partie importante de la capacité internationale”, selon ses déclarations. “Nos équipes techniques et partenaires continuent leurs efforts pour la stabilisation”, fait savoir le principal opérateur télécom du pays.

    Le trafic devait reprendre sur le câble Eassy depuis ce vendredi matin après l’intervention en haute mer d’un navire câblier au large de Durban en Afrique du sud. “Les réparations du câble Eassy sont en cours jeudi et le trafic devrait reprendre dans la matinée du vendredi 24 mai 2024”, a indiqué le site internet sud-africain MyBroadband qui rapporte les déclarations de la société West Indian Ocean Cable Company (WIOCC). Bien que l’on ne sache pas encore ce qui a causé la rupture des câbles, ce fournisseur de premier plan des opérateurs télécoms en Afrique confie que les dégâts étaient compatibles avec le fait qu’un objet lourd avait été traîné dessus”.

    Des pannes simultanées affectant Eassy et Seacom avaient perturbé la connexion internet dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Est dont Madagascar, Tanzanie, Kenya, Mozambique, Ouganda le 12 mai. Les incidents ont été signalés au large des côtes sud africaines. Le navire câblier Léon Thévenin a pris le large de Capetown le 14 mai pour résoudre le problème.

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  • TECHNOLOGIE – Creative Minds pour célébrer la créativité malgaches dans le digital et le numérique le 31 mai

    TECHNOLOGIE – Creative Minds pour célébrer la créativité malgaches dans le digital et le numérique le 31 mai

    Antananarivo, 24 Mai, 15h30 – Honneur à la créativité digitale et numérique. Creative Minds mettra en avant pendant toute la journée du 31 mai au Canal Olympia à Andranomena les savoirs-faire malgache dans le monde de la création autour du monde digital et numérique. Ce secteur en plein essor mérite plus de lumière pour « susciter des vocations et récompenser les réalisations méritantes », confie Mickaël Bezandry, fondateur de Riake Agency et chef de projet Créative Minds, durant la conférence de presse de présentation de l’événement ce vendredi.

    Outre les rencontres de réseautage, Creative Minds prévoit des tables rondes sur des questions liées à l’éducation de la jeunesse au numérique et au numérique responsable. Mais le moment fort sera la remise des prix pour le meilleur spot publicitaire de l’année, la meilleure campagne de marketing digital, le meilleur site-web de l’année et également une récompense pour le favoris du jury, et enfin la diva du digital pour récompenser la femme la plus méritante de l’année dans le secteur du digital.

    Cette année, Creative Minds en est à sa première édition. Mais il promet de devenir un rendez-vous annuel pour les talents malgaches officiant dans le secteur numérique.

  • FILIERE AURIFERE – 3,5 kilos d’or exportés depuis le début de l’année

    FILIERE AURIFERE – 3,5 kilos d’or exportés depuis le début de l’année

    Antananarivo, 24 Mai, 10h05 – Loin du compte. 3,5 kilos d’or avaient été formellement exportés par Madagascar cette année, et la valeur de cette exportation s’élève à 978,215 millions d’ariary. Cette statistique avait été partagée par l’Agence nationale de la filière or (Anor) durant la conférence sur « la diversification des réserves de change par l’acquisition d’or monétaire », jeudi.

    Ce volume d’exportation formelle est largement inférieur à l’objectif de 500 kilos d’or qui avaient été prévus être exportés durant les 100 premiers jours du second mandat du Président de la République. Et la tâche des acteurs concernés s’annonce ardue pour l’atteinte de la prévision de 6 tonnes d’or exportés cette année et annoncés durant la présentation de la Politique générale de l’Etat (PGE) au mois de février.

    Le Conseil des ministres en date du 6 mars avait déjà soulevé des difficultés pour les exportateurs agréés de collecter l’or au niveau local, notamment avec le prix élevé de l’or proposé par les orpailleurs qui est même plus cher que le prix sur le marché international. Il avait été exposé que la collaboration et la prise de responsabilité de tous les responsables étatiques concernés est plus que nécessaire pour atteindre l’objectif fixé.

    Le président de la République avait même donné instruction à l’époque pour qu’un délai de deux mois soit accordé aux exportateurs titulaires d’agrément pour respecter l’accord qu’ils ont signé. Et ce, sous peine d’un retrait d’agrément. Il avait alors été insisté que les exportateurs d’or agréés devaient pouvoir exporter au moins 15% du poids total pour lequel ils se sont engagés et effectuer le rapatriement correspondant. Pour les 3,5 kilos exportés cette année, l’Anor rapporte un taux de rapatriement de devise de 99,98%.

    Le ministre Herindrainy Rakotoamalala avait maintenu il y a quelques jours que la prévision d’exporter formellement 6 tonnes d’or cette année est tout à fait réalisable. Mais cette ambition nécessite l’intensification de la lutte contre le trafic et le blanchiment d’or pour permettre aux opérateurs formels d’opérer convenablement.

    Selon les chiffres publiés par l’Anor, Madagascar recense 2 990 orpailleurs et 30 collecteurs formels. Pour ce qui est des comptoirs de l’or, ils sont six à avoir eu leur agrément. L’agrément de comptoir de l’or confère à son titulaire le droit de procéder à l’achat, la vente, le traitement, la fonte, l’exportation et l’importation du métal jaune.

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  • Madagascar Airlines – Un avion de 50 à 70 places à trouver pour renforcer temporairement la flotte

    Madagascar Airlines – Un avion de 50 à 70 places à trouver pour renforcer temporairement la flotte

    Antananarivo, 23 Mai, 10h10 – Un « exercice difficile ». Madagascar Airlines peine à trouver des avions de 50 à 70 places similaires aux ATR qu’elle emploie actuellement pour renforcer temporairement sa flotte. Cette quête lancée depuis janvier est jusqu’à ce jour infructueuse, notamment à cause de la rareté des appareils avec une telle capacité mais également avec les prix de location demandés par les loueurs d’avions, explique le directeur général de la compagnie nationale, Thierry de Bailleul, dans une lettre qu’il a envoyée aux membres du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM).

    Celui qui est aux manettes de Madagascar Airlines espère néanmoins « avoir le renfort d’un appareil à partir du début juin ». Et ce, en attendant l’arrivée d’un ATR72-500 déjà négocié avec l’ACIA Aero Leasing, sous garantie souveraine de l’Etat, à fin juin 2024.
    Thierry De Bailleul confie, dans cette lettre envoyée aux membres du GEM, que faute d’entretien des ATR-72 de la compagnie, quatre avions sont immobilisés et seulement deux appareils sont en opération. Ce qui crée, selon lui, « une véritable calamité opérationnelle et commerciale ».

    Le directeur général de Madagascar Airlines indique avoir pris des dispositions sans attendre les financements, dont entre autres la renégociation des contrats qui avaient été conclus avec des conditions exorbitantes. La compagnie nationale avait également mené des négociations avec loueurs d’ATR à qui elle devait des dettes. De même pour la recherche de nouveaux partenaires loueurs pour agrandir la flotte.

    Au mois de mars de cette année, le gouvernement avait approuvé en Conseil des ministres le décret habilitant le ministère de l’Economie et des finances (MEF) à émettre une garantie au nom de l’Etat malgache dans le contrat de location de deux ATR72-500 auprès de l’ACIA Aero Leasing. Thierry De Bailleul indique alors que selon les informations disponibles à ce jour, et sous réserve de la finalisation des accords, un troisième ATR devra entrer en service à fin juin 2024. Un quatrième devrait opérer à partir du fin juillet de cette année. Les cinquième et sixième avions devraient pour leur part entrer en service entre mars et avril 2025.

    Thierry De Bailleul avait envoyé cette lettre au GEM par rapport aux irrégularités et annulations de vols survenues ces derniers temps. Il indique comprendre que cette situation « gêne considérablement les déplacements des clients de la compagnie » et génère aussi « de grandes frustrations, voire, un certain sentiment de ras-le-bol » chez certains, et y compris parmi les membres de ce groupement.

    La situation de la compagnie ne s’est pour autant pas dégradée, selon Thierry De Bailleul. « La réalité est différente, et je puis vous assurer que Madagascar Airlines avance bel et bien sur le chemin difficile du redressement », rassure-t-il.

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  • Des règles et des normes strictes à respecter pour l’ensemble du personnel de Madagascar Airlines

    Des règles et des normes strictes à respecter pour l’ensemble du personnel de Madagascar Airlines

    Antananarivo, 23 Mai, 08h05 – Les règles sont fixées. La politique de l’emploi, les normes de sécurité, la communication ou encore les interactions internes ou externes au niveau de Madagascar Airlines devront désormais se conformer au Code de conduite et d’éthique que la compagnie nationale vient de mettre en place. Personne ne pourra y déroger puisque les règles de déontologie ainsi que les normes strictes en matière de comportement et d’éthique professionnelle contenues dans cette charte s’appliquent à l’ensemble de son personnel. C’est ce qu’a expliqué Madagascar Airlines dans un communiqué publié mercredi.

    Pour Madagascar Airlines, la mise en place de ce Code de conduite et d’éthique devra “protéger les intérêts de l’entreprise et à veiller au bien-être de son personnel”. Elle va aussi contribuer à “délivrer un service de qualité et à promouvoir la culture d’excellence pour le bénéfice de sa clientèle et de ses partenaires”, souligne ce communiqué.

    Le directeur général de la compagnie ainsi que les membres du Comité de direction (Codir) étaient les premiers à avoir signé cette charte. Tous les employés de la compagnie, qu’il s’agisse des pilotes, des agents de bord, du personnel au sol, des cadres ou des membres de la direction, seront pour leur part sensibilisés et formés aux normes de conduite contenues dans ce Code. Ils sont d’ailleurs déjà prévenus que “l’adhésion au code sera désormais une condition d’emplois obligatoire”. Des mesures disciplinaires seront prises en cas de non-respect de ces normes.

  • Le refinancement direct des Institutions de microfinance auprès de la Banky foiben’i Madagasikara en projet

    Le refinancement direct des Institutions de microfinance auprès de la Banky foiben’i Madagasikara en projet

    Antananarivo, 23 Mai, 8h00 – Se refinancer avec une ressource moins chère. La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) travaille actuellement sur une offre spécifique pour les Institutions de microfinance (IMF). Celui-ci va permettre à ces IMF de contracter directement des emprunts destinés à refinancer leurs opérations de crédit auprès de la banque centrale, plutôt qu’auprès des banques commerciales auxquelles elles ont l’habitude de recourir. « Cet étape spécifique pour le refinancement des IMF au niveau de la banque centrale verra bientôt le jour », a annoncé le gouverneur de la BFM, Aivo Andrianarivelo, lors d’une conférence ce mardi.

    Ces IMF n’ont pas cette possibilité de se refinancer auprès de la BFM actuellement. Ce sont les banques qui peuvent pour le moment placer ou emprunter temporairement à BFM selon leur excédent ou leur besoin de liquidité. Dernièrement, dans le cadre de la revue trimestrielle de la politique monétaire, le Comité monétaire de la BFM avait décidé de maintenir le taux pour le placement de ces banques à 9% et le taux pour leur emprunt à 11%.

    C’est à partir de ces taux et leur marge que ces banques commerciales vont fixer à leur tour le taux des emprunts qu’elles vont accorder aux IMF pour leur refinancement. Et ce qui fait qu’avec leur marge également, le taux des crédits fixés par les institutions de microfinance pour leurs clients se trouve finalement élevé.

    Aussi, offrir la possibilité de se refinancer directement auprès de la BFM « permettra in fine de voir le taux de crédit de ces institutions de microfinance diminuer, au bénéfice des petits ménages », avance le gouverneur Aivo Andrianarivelo. C’est sur quoi la BFM est en train de travailler actuellement, indique-t-il. Le loir les régissant souligne d’ailleurs que « une institution de microfinance peut contracter auprès d’autres établissements de crédit non IMF, auprès de la Banque Centrale, et sur autorisation de l’autorité de supervision des établissements de crédit, auprès d’autres organismes ou IMF, des emprunts destinés à refinancer ses opérations de crédit ».

    Au mois de février 2023, l’Association professionnelle des institutions de microfinance (APIMF) indiquait avoir couvert 102 districts de 23 régions de Madagascar, pour 2,320 millions de clients. Cette association professionnelle soutenait que ses membres sont des sources de financement viables pour les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) et les populations à faible revenu à Madagascar. Elles contribuent également à l’amélioration de l’inclusion financière du pays, selon l’APIMF.

    L’encours de crédits des institutions de microfinance est par ailleurs passé de 609 milliards d’ariary en 2020 à environ 900 milliards d’ariary en 2022, avec une moyenne de 900 000 ariary accordés à leurs clients. Pour les dépôts, ils sont passés de 737 milliards d’ariary en 2020 à 760 milliards d’ariary en 2022, avec une moyenne de 300 000 ariary par client. Ce sont des résultats partagés par le conseil d’administration de l’APIMF, l’année dernière.

     

  • COMMERCE – L’importation de matières premières s’établit à 1 601,7 milliards d’ariary à fin avril

    COMMERCE – L’importation de matières premières s’établit à 1 601,7 milliards d’ariary à fin avril

    Antananarivo, 22 Mai, 14h51 – Madagascar avait importé 270 400 tonnes de matières premières, d’une valeur de 557,5 milliards d’ariary au mois d’avril de cette année. Ce qui amène le volume total des importations de ces produits durant les quatre premiers mois de 2024 à 1,038 millions de tonnes, pour lesquelles le pays a dépensé 1 601,7 milliards d’ariary. Ces chiffres sont de la direction générale des Douanes (DGD).

    La Grande île avait également importé 1 297,7 milliards d’ariary d’énergies, 1 154,8 milliards d’ariary d’équipements et 870,8 milliards d’alimentation de janvier à avril. A celles-ci s’ajoute l’importation de 1 574,8 milliards d’autres biens.

    En tout, la Douane a ainsi enregistré 6 499,9 milliards d’ariary, soit 1 447,1 millions de dollars d’importations, pour les quatre premiers mois de l’année 2024. Ce montant concerne les opérations des entreprises franches et les autres opérations non taxables tandis que 101,5 milliards d’ariary de droits et taxes à l’importation ont été exonérés sur notes de Conseil. L’administration douanière indique par ailleurs avoir collecté 1 145 milliards d’ariary de recettes budgétaires durant cette période sous revue.

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  • La troisième cohorte du « Start-up program Mitsiry » lancée avec huit nouveaux projets accompagnés

    La troisième cohorte du « Start-up program Mitsiry » lancée avec huit nouveaux projets accompagnés

    Antananarivo, 22 Mai, 5h57 – Un financement jusqu’à 5 000 dollars, du renforcement de capacité, du mentorat, une assistance technique, une communauté d’expertise et une boîte à outils. C’est ce que comprend le pack d’accompagnement dont bénéficient les huit start-ups à impact sélectionnées pour constituer la troisième cohorte du « Start-up program Mitsiry ». Le lancement de ce programme d’accélération de start-ups co-créé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), Miarakap et plusieurs entreprises partenaires, a eu lieu la semaine dernière.

    Ces lauréats opèrent dans divers secteurs, dont la transformation agroalimentaire, la transformation de déchets agricoles en briquettes combustibles, ou encore la production d’engrais par compostage. Andraho Company, Agneva Agribusiness, AG Biotech distribution, Biogasikara energy, Magnovaly Corporation, Max Agro, Semences Madagascar Masomboly Gasy, et Tsiky Nature se sont démarqués et ont accédé à la phase de « preuve d’équipe » de ce programme.

    Le « Start-up program Mitsiry » se veut être un détecteur de projets d’appui au développement des communautés locales et de conservation de la biodiversité, de manière pérenne. C’est pourquoi, ses initiateurs avaient lancé un appel à projet, leur permettant de recevoir 110 dossiers de candidatures venant de 20 régions de Madagascar. Il est rapporté que onze start-ups avaient été présélectionnées et avaient participé à un bootcamp intense avec l’intervention de plusieurs experts, des investisseurs et des formateurs du 13 au 17 mai 2024. Ils avaient ensuite présenté leurs projets de développement devant un comité de sélection, qui a arrêté son choix sur ces huit startups.

    Le Projet de renforcement de capacités d’entrepreneurs contribuant à l’adaptation au changement climatique avait par ailleurs été lancé par la même occasion. Il est mis en œuvre par l’investisseur et accélérateur d’entreprises à impact Miarakap, l’entreprise Kinomé et le « think-and-do-tank » Indri. Trente PME et start-ups dans plusieurs régions de Madagascar seront les bénéficiaires de soutiens organisationnels, administratifs et financiers, ainsi que d’un accompagnement dans la conception et le suivi de leur stratégie d’impact et d’intégration d’actions d’adaptation basées sur les écosystèmes, ont-ils avancé.