Catégorie : Économie

  • TRAFIC AÉRIEN – Plus de 223 000 passagers transportés au premier trimestre de 2024

    TRAFIC AÉRIEN – Plus de 223 000 passagers transportés au premier trimestre de 2024

    Antananarivo, 21 Mai, 10h25 – Plus de 223 000 passagers ont été transportés par voie aérienne durant le premier trimestre de cette année. C’est le cumul des 82 000 passagers au mois de janvier, des 63 000 au mois de février et des 78 000 passagers transportés au mois de mars, rapportés par l’Aviation civile de Madagascar (ACM) dans ces dernières revues mensuelles.

    Ce trafic passager au premier trimestre a été dominé à plus de 54% par le réseau régional. La proportion pour le réseau domestique a tourné autour des 31%. Elle a été autour de 15% pour ce qui est du réseau long-courrier, en se référant toujours aux chiffres de l’ACM.

    Les compagnies qui ont opéré sur Madagascar durant cette période sous revue ont offert 357 000 sièges. Et une fois de plus, ce sont les compagnies qui ont opéré sur les vols régionaux qui ont proposé environ 60% de ces offres. Les compagnies opérant sur les vols domestiques y ont contribué à environ 18% et celles qui ont opéré en long courrier autour de 22%.

    D’après l’Aviation civile de Madagascar, le trafic passager a rebondi au mois de mars après une faible réalisation au mois de février, amorçant ainsi la reprise saisonnière. Une évolution de 18 points est notée par rapport à mars 2023. Toutefois, le niveau du trafic au mois de mars de cette année est encore légèrement inférieur à celui de 2019, avec 7 points d’écart.

    Pour ce qui est du coefficient du remplissage sur les vols passagers au troisième mois de 2023, il a gagné 2 points de pourcentage par rapport au mois de février pour s’établir à 57%. Par rapport à 2019, ce niveau de remplissage est plus élevé de 10 points, tendant vers un certain ajustement de la capacité offerte, explique l’ACM.

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  • IMPOTS – 85% des recettes fiscales intérieures totales proviennent de la direction des Grandes entreprises

    IMPOTS – 85% des recettes fiscales intérieures totales proviennent de la direction des Grandes entreprises

    Antananarivo, 20 Mai, 16h30 – C’est le bureau de recettes de la direction des Grandes entreprises (DGE) qui contribue à 85% des recettes fiscales intérieures totales en 2023. Cette direction chargée de la gestion des dossiers des entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires annuel de plus de 4 milliards d’ariary arrive au premier rang, en termes de contribution. C’est rapporté dans le bilan des réformes entreprises par la direction générale des Impôts (DGI).

     

    La contribution des 103 centres fiscaux représente 10% des recettes totales si elle est de 5% pour les Services régionaux des entreprises (SRE). La DGI rappelle que la gestion des contribuables au sein de ces bureaux est déterminée par un seuil de compétence. Les Centres fiscaux sont en charge des entreprises réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 200 millions d’ariary et les SRE en charge de celles réalisant des chiffres d’affaires entre 200 millions d’ariary et 4 milliards d’ariary.

  • INVESTISSEMENTS – Le recours à l’endettement incontournable pour Madagascar d’après le ministère des Finances

    INVESTISSEMENTS – Le recours à l’endettement incontournable pour Madagascar d’après le ministère des Finances

    Antananarivo, 20 Mai, 8h25 – S’endetter pour pouvoir investir. Selon le ministère de l’Economie et des finances (MEF), le recours à l’endettement est incontournable pour Madagascar en vue de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD). Ce point avait été soulevé en marge de la présentation du plan des réformes de la gestion de la dette publique et rapporté par la direction générale du Trésor (DGT).

    La DGT, à qui est confiée cette mission de procéder aux réformes de la gestion de la dette publique, soutient cependant que ce recours à l’endettement « ne peut être un levier de développement que si la gestion de la dette se fait d’une manière optimale et transparente ». C’est pourquoi les réformes à entreprendre devraient permettre d’avoir un cadre institutionnel et organisationnel plus conforme aux meilleures pratiques. Elles devraient aussi donner une meilleure visibilité de tous les risques budgétaires et une gestion de la trésorerie opérationnelle ainsi qu’une stratégie d’émission de titres publics plus efficaces, avance la direction générale du trésor.

    D’après la Stratégie de gestion de la dette pour 2024-2026, les besoins de financement brut s’élèveront à 25 008,8 milliards d’ariary pour les trois années couvertes par cette période. Le besoin est estimé à 6 065 milliards d’ariary pour 2024. Il devra être à 9 319,4 milliards d’ariary pour 2025 et 9 633,4 milliards d’ariary pour 2026. Le besoin de financement extérieur a une part totale de 71,1% dans le BFB total, pendant la période sous revue, d’après la direction de la Dette publique de la DGT.

    La valeur du stock de la dette publique à fin décembre 2023 s’établissait par ailleurs à 6 313,53 milliards d’ariary. Elle était constituée à 81,46% de dette extérieure et à 18,54% de dette intérieure, selon ce qui avait été rapporté dans le dernier Bulletin statistique de la dette (BSD) publié par la DGT.

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  • MAINTENANCE AERONAUTIQUE – Madagascar Airlines à la recherche de mécaniciens d’avion

    MAINTENANCE AERONAUTIQUE – Madagascar Airlines à la recherche de mécaniciens d’avion

    Antananarivo, 19 Mai, 14h20 – Un effectif à renforcer au niveau opérationnel. Madagascar Airlines annonce le recrutement de mécaniciens avions. Il s’agit d’agents qui vont appuyer dans la maintenance des avions que ce soit au hangar comme en piste. Mais ils auront surtout à contribuer à la garantie continue des conditions de navigabilité de la flotte, d’après l’avis de recrutement publié.

    Mis à part avoir le profil et les compétences requises pour ce poste, avoir la qualification de types d’avions actuellement exploités par Madagascar Airlines est un atout pour les candidats intéressés. Ceux-ci doivent également avoir des connaissances sur la réglementation en vigueur dans la maintenance aéronautique.

    La Banque mondiale avait recommandé à Madagascar Airlines de consolider sa flotte sans pour autant la diversifier, afin d’éviter une charge financière supplémentaire. Dans son plan Phénix 2030, la compagnie nationale a déjà avancé la rationalisation de sa flotte, en se concentrant sur un seul type d’ATR, qu’est l’ATR72-500.

    Madagascar Airlines indique avoir déjà enclenché la restructuration et la remise en état de sa flotte, qui comprenait la restitution de certains avions dont les loyers étaient très élevés. L’intégration de deux ATR supplémentaires avec garantie souveraine de l’Etat était avancée pour le mois d’août et le mois de septembre de cette année. Deux autres appareils de ce type devraient arriver au pays au mois de décembre 2024 et au mois d’avril 2025, d’après le Plan présenté par cette compagnie malgache.

  • FMI – Mokhtar Benlamine s’assure de boucler les négociations autour de la FEC et du FRD pour Madagascar avant de passer le relais

    FMI – Mokhtar Benlamine s’assure de boucler les négociations autour de la FEC et du FRD pour Madagascar avant de passer le relais

    Antananarivo, 18 Mai, 10h30 – Achever la mission. Mokhtar Benlamine, en tant que représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) à Madagascar, entend mener jusqu’au bout les négociations autour des deux nouveaux accords de financement que la Grande île espère bénéficier de cette institution de Bretton Woods. Parvenir à des nouveaux accords sur les programmes sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et sur la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) pour les soumettre au Conseil d’administration du FMI avant la fin du mois de juin est son dernier challenge, avant qu’il ne passe le relais à son successeur.

    Mokhtar Benlamine est le représentant résident du FMI à Madagascar depuis mars 2022. Il va cependant quitter cette fonction, juste après ce Conseil d’administration en juin, c’est-à-dire quelques mois avant la fin de son mandat de trois ans. « Je quitte ce magnifique pays qui m’est très cher au cœur pour une promotion en externe », se contente-t-il de communiquer, en s’engageant « d’en dire un peu plus dans les prochaines semaines ».

    Pour lui, il ne s’agit pourtant que d’un au revoir. « J’ai eu l’occasion de nouer d’excellentes relations professionnelles et personnelles avec les autorités, les partenaires, le secteur privé et la société civile. Je suis très reconnaissant à l’ensemble des autorités au plus haut niveau du pays pour leur confiance et l’ensemble du travail accompli », s’exprime-t-il.

    Par ailleurs, au terme d’une mise en concurrence rigoureuse des candidats, le Fonds monétaire international a proposé aux autorités malgaches Eklou Kodjovi pour succéder à Mokhtar Benlamine au poste de représentant résident du FMI. Le processus vient tout juste de commencer, en attendant la validation de cette proposition par les autorités.

  • “Des dépenses prioritaires sacrifiées au profit de la Jirama”, d’après Andry Rajoelina

    “Des dépenses prioritaires sacrifiées au profit de la Jirama”, d’après Andry Rajoelina

    Antananarivo, 17 Mai, 13h45 – 1 036 milliards d’ariary. C’est la somme qui a dû être amputée du budget général pour permettre à la Jirama de continuer de tourner. Cette somme aurait pourtant pu servir à financer des dépenses prioritaires, comme la construction d’écoles, d’hôpitaux et d’autres centre de santé de base, confie le président de la République, Andry Rajoelina, lors de sa visite de la centrale agro-photovoltaïque de Tsaratanana Vinaninkarena à Antsirabe I, jeudi.

    C’est « écœurant », soutient le Chef d’Etat. Mais une telle décision avait été prise “pour assurer l’approvisionnement stable de l’électricité et de s’épargner ainsi du mécontentement de la population qui pourrait être généré par les coupures de courant”, explique-t-il.

    Andry Rajoelina indique que les 250 millions de dollars transférés à la Jirama annuellement auraient pu permettre d’injecter 350 MW supplémentaires à la capacité de production d’électricité du pays. Ce qui correspond à 2 MW pour chaque district de la Grande île, expose-t-il dans son discours.

    Selon le Président de la République, “cette situation résulte de la gestion antérieure de la société d’Etat”. “Les Malgaches qui avaient été mis à la tête de la Jirama n’ont par ailleurs pas réussi à redresser la compagnie”, regrette Andry Rajoelina. L’Etat n’a pourtant pas cessé de rechercher des solutions, poursuit-il encore, évoquant ainsi “avoir accepté la proposition de la Banque Mondiale sur le candidat retenu pour être le manager de redressement de la Jirama”.

    Pour le Président de la République qui avait nommé le nouveau directeur général de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité, Ron Weiss avait été proposé par la Banque mondiale, compte tenu de sa performance lorsqu’il a contribué au redressement de la compagnie nationale d’électricité rwandaise qu’il avait dirigé auparavant. C’est d’ailleurs la Banque mondiale qui paie le salaire mensuel de ce nouveau directeur de la compagnie, qui s’élèverait à 14 000 dollars.

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  • ADMINISTRATION – Le sixième Hôtel des Finances ouvre ses portes à Fianarantsoa

    ADMINISTRATION – Le sixième Hôtel des Finances ouvre ses portes à Fianarantsoa

    Antananarivo, 17 Mai, 11h05 – Enième cérémonie de remise officielle d’infrastructures aux régions et à leurs habitants par le président de la République jeudi soir à Fianarantsoa. Après le Vakinankaratra, Andry Rajoelina s’est rendu dans la Haute Matsiatra pour remettre officiellement l’Hôtel des Finances qui vient d’être construit à Fianarantsoa. Il s’agit, selon la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, du “sixième Hôtel des Finances offert par l’infatigable président de la République aux régions”. “Après avoir remis celui de Sambava, de Toliara, de Mahajanga, d’Antsiranana, et de Tolagnaro, il est ici à Fianarantsoa pour remettre aux habitants de Fianarantsoa leur part”, déclare-t-elle dans son discours.

    L’Hôtel des Finances qui accueille tous les services régionaux rattachés au ministère en charge des Finances est, selon la ministre, le “symbole de la décentralisation” que les autorités entendent mettre en place. “Cette infrastructure que nous inaugurons aujourd’hui fait partie des priorités que nous mettons en place, dont la décentralisation”, renchérit d’ailleurs le président de la République Andry Rajoelina dans son discours de remise officielle des bâtiments. A l’entendre, grâce au nouvel Hôtel des Finances, “toutes les ressources qui seraient versées par les contribuables de Fianarantsoa ne devraient plus transiter par Antananarivo, mais resteraient dans la région pour y être utilisées”.

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  • ENTREPRENEURIAT – Les inscriptions au Challenge Startupper de l’année ouvertes jusqu’au 18 juin

    ENTREPRENEURIAT – Les inscriptions au Challenge Startupper de l’année ouvertes jusqu’au 18 juin

    Antananarivo, 16 Mai, 18h45 – Le challenge de l’année est lancé. Vous avez entre 18 et 35 ans ? Vous avez une startup de moins de trois ans ou avez des idées de création d’entreprise ? Vous êtes peut-être le ou la future « Startupper de l’Année par TotalEnergies ». TotalEnergies Marketing Madagasikara vient de lancer la quatrième édition de ce concours dédié aux jeunes entrepreneurs ou porteurs de projet. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 18 juin, sur le site http://startupper.totalenergies.com.

    Pour cette quatrième édition, les initiateurs du challenge se veulent plus inclusifs. La dimension de genre est cette année intégrée dans les critères de sélection. Outre les réponses aux enjeux du développement durable, le caractère innovant, ou encore la faisabilité et le potentiel développement, en effet, les projets doivent aussi faire preuve de « respect de l’égalité homme-femme et inclusion des femmes »

    Trois lauréats, dans trois catégories de prix, seront récompensés à l’issue du processus de sélection. Il s’agit du prix « Innov’Up » pour le ou la meilleur.e entrepreneur(e), le « Cycle’Up », pour le meilleur projet sur l’économie circulaire, et le prix « Power’Up » pour le meilleur projet concernant les énergies durables et abordables. Ces lauréats seront sélectionnés par un jury national, composé d’entrepreneurs et d’ancienne gagnante du challenge. Un jury international sélectionne quatre autres dans la catégorie « Power’Up ».

    Cette quatrième édition se veut « spéciale » dans la mesure où elle coïncide avec la célébration des 100 ans de TotalEnergies. Outre la dotation financière de 30 millions d’ariary, les lauréats auront aussi « l’opportunité de porter haut les couleurs de leur projet à l’occasion d’un événement de célébration à l’internationale ». Et comme pour les 10 lauréats des trois dernières éditions, ils vont aussi bénéficier « d’un accompagnement personnalisé et d’une communication dédiée pour donner de la visibilité à leurs projets ».

  • POLITIQUE MONETAIRE – La Banky foiben’i Madagasikara défend le régime de change flottant

    POLITIQUE MONETAIRE – La Banky foiben’i Madagasikara défend le régime de change flottant

    Antananarivo, 16 Mai, 16h55 – La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) défend son choix. L’économiste chercheur auprès de la BFM, Sitraka Andriamanantsara, estime que le régime de change « flottant », adopté depuis ces dernières années et jusqu’à ce jour par l’Autorité monétaire malgache, est optimal pour le contexte économique et financier à Madagascar. Il a défendu cette position lors d’une conférence sur ce thème mardi.

    La question si le régime de change actuel est optimal pour le contexte malgache avait été abordée durant cette conférence. Surtout à un moment où Madagascar demeure confronté à des problèmes qui sont liés à sa vulnérabilité par rapport aux chocs internationaux, aux relations économiques et géopolitiques dans le monde, aux catastrophes naturelles qui se répercutent toutes sur la balance de paiement et la balance commerciale du pays. De telles situations font que la banque centrale et le ministère chargé des finances se trouvent confrontés à des questions d’optimisation de choix, souligne, par ailleurs, le Pr Jeannot Ramiaramanana, qui avait modéré la conférence.

    Comme défini par Central Charts, le régime de change est le mécanisme régissant l’évolution du taux de change d’une monnaie par rapport aux autres monnaies. Un régime de change fixe est une décision des autorités monétaires de fixer elles-mêmes le taux de change de leur monnaie face aux autres monnaies. Le régime de change flottant est un mécanisme ou le taux de change est déterminé sur les marchés financiers. Il est fonction de l’évolution de l’offre et de la demande pour la devise.

    Pour Sitraka Andriamanantsara le régime de change « flottant » actuel offre des flexibilités à l’économie nationale. « Ce régime de change est une sorte d’amortisseur de chocs auxquels Madagascar est tellement exposé », expose-t-il. C’est la résilience de l’économie face à ces chocs qui serait remise en cause en cas de régime de change fixe, avance-t-il alors.

    Pour soutenir ses arguments, cet économiste chercheur de la BFM renvoie à l’historique de l’inflation et de la croissance économique de 1980 à 2023. La période avait été choisie pour pouvoir analyser la différence entre la période où Madagascar avait été sous le régime de change fixe et la période où le pays avait commencé à opter pour le change flottant. « Nous avons vécu des inflations très importantes avant l’adoption de change flottant, avant 1994. L’inflation avait été rarement en dessous de 10%. Par contre, après l’ajustement structurel, qui s’opérait vers les années 90, une nette amélioration de la situation avait été notée quant à l’inflation, qui est souvent contenu en dessous de 10% ».

    Concernant la croissance économique, « la résilience de l’économie face aux chocs avait été moins importante avant l’ajustement structurel. Mais après cet ajustement des années 90, l’économie a su se relever rapidement après les crises. Il y a une meilleure résilience de l’économie face aux chocs », poursuit-il.

    Dans sa présentation néanmoins, Patrice Guillaumont, le président de la Fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi), soutient que les évolutions récentes à Madagascar « amènent à tirer une conclusion provisoire qu’Il n’y a peut-être pas de régime de change optimal en toutes circonstances ». Selon lui, « Il y a un régime de change qui dépend des circonstances ainsi que de l’horizon temporaire ».

    Le professeur émérite Jeannot Ramiaramanana soutient pour sa part que « le régime de change actuel, est un régime qui devrait s’adapter aux imprévus ». Ce régime présente toutefois également ses limites dans un sens où un change flottant est un change qui ne permet pas une prévision budgétaire et financière, notamment pour les entreprises très précises. Et ce, bien qu’il ait le marché de change à terme qui essaie de réduire le risque de change.

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  • FRONTIERES – Les agents de la douane travaillant à l’Aéroport d’Ivato rappelés à l’ordre

    FRONTIERES – Les agents de la douane travaillant à l’Aéroport d’Ivato rappelés à l’ordre

    Antananarivo, 16 Mai, 13h50 – Quand les publications sur les réseaux sociaux interpellent les autorités. “Suite aux déclarations diffusées sur les réseaux sociaux concernant des comportements abusifs aux frontières”, une délégation dirigée par Rindra Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances a fait une descente à l’aéroport d’Antananarivo ce mercredi. La ministre a été accompagnée par Ernest Zafivanona Lainkana, directeur général des douanes ainsi que par des représentants du pôle anti-corruption d’Antananarivo et du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco).

    D’après les informations fournies par l’administration douanière, la descente, “placée sous le signe du rappel à l’ordre”, avait pour but d’écouter les explications des collaborateurs mais aussi afin de donner les consignes dans l’accomplissement de leur travail au quotidien. La délégation est venue sur place pour discuter avec le personnel administratif suite aux nombreuses dénonciations des mauvaises pratiques au sein de l’aéroport.

    Durant les échanges, Ernest Zafivanona Lainkana, directeur général des douanes, a ainsi demandé au personnel de toujours veiller à avoir un comportement irréprochable, étant les agents postés à la porte d’entrée des visiteurs à Madagascar.
    Outre les consignes liées au travail, la douane envisage aussi de renforcer l’information aux usagers concernant ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire au niveau des frontières.

    Des initiatives vont ainsi être lancées pour améliorer l’information aux voyageurs sur leurs droits et obligations tant au départ qu’à l’arrivée, indique la douane. Cette action a pour objectif d’éduquer le public sur le rôle et les réglementations des douanes aux frontières. La douane rappelle aussi que des moyens de recours sont disponibles pour les usagers en cas d’abus notamment le numéro vert 360 et l’adresse mail assistance@douanes.mg.

    Ces dernières semaines des vidéos montrant certaines pratiques au niveau de l’aéroport d’Ivato ont été diffusées sur les réseaux sociaux. D’après la direction de la douane, ces vidéos datent déjà de plusieurs années. Mais elle indique que des mesures ont déjà été prises à l’encontre des agents concernés.

    Le 11 mai dernier, le Contrôleur général de Police Herilala Rakotoarimanana, ministre de la Sécurité publique a déjà fait une descente au niveau de l’aéroport d’Ivato. Le ministre a aussi rappelé à l’ordre les services de la police aux frontières et a annoncé des enquêtes et des sanctions à l’encontre des fautifs.