Catégorie : Économie

  • VOYAGE – Madagascar enregistre 20 895 touristes en avril 2024

    VOYAGE – Madagascar enregistre 20 895 touristes en avril 2024

    Antananarivo, 16 Mai, 7h45 – La relance du secteur du tourisme se poursuit sur la Grande île. Les statistiques diffusées par le ministère du Tourisme et de l’artisanat continuent de montrer des améliorations même si le niveau de 2019, année considérée comme référence avant la période la pandémie de Covid-19 n’est pas encore atteint. Ainsi, en avril 2024, les chiffres dévoilés dans la Revue du tourisme et de l’artisanat d’avril 2024 fait état de 20 895 touristes en avril 2024, contre 18 657 touristes à la même période en 2023, soit une hausse de 12%. En avril 2019, les chiffres officiels sont de 24 035 touristes.

    Sur le premier quadrimestre de 2024, Madagascar a recensé 57 778 touristes, contre 50 447 à la même période en 2023. Ce qui fait une hausse de 14,5%. En 2019, le premier quadrimestre a vu 65 070 touristes visiter la Grande île. Ces chiffres sont pourtant encore loin de ceux de 2008, année durant laquelle Madagascar a enregistré le record de visites avant que la crise de 2009 ne survienne.

    Selon les données archivées par la Confédération du tourisme, le premier quadrimestre de 2008 a vu l’arrivée de 96 012 touristes sur la Grande île, dont 27 850 en avril 2008. En 2008, le nombre total de touristes enregistrés par Madagascar s’élève à 375 010, contre 225 487 en 2023. En 2019, le nombre total de touristes signalés par le ministère est de 274 119.

     

    Photo d’illustration/ ORT Boeny

  • VIE D’ENTREPRISE – Orange change de signature et son slogan devient “Orange eo anilanao”

    VIE D’ENTREPRISE – Orange change de signature et son slogan devient “Orange eo anilanao”

    Antananarivo, 16 mai, 7h15 – Il y a eu en 2010 le slogan “La vie change avec Orange”. Depuis 2015, la signature de la société de télécommunication change et celle-ci veut “vous rapprocher de l’essentiel”. Mais depuis quelques jours, Orange se veut encore plus près, plus présent auprès de ses clients. Sa signature devient alors “Orange, on est là”. En malgache, ses équipes l’ont traduite par “Orange, eo anilanao”. Des cérémonies de présentation de cette nouvelle signature qui se veut une marque de ses nouveaux engagements et de ses nouvelles promesses ont eu lieu mardi.

    Cette “signature témoigne de la politique d’engagement déployée depuis plus de 20 ans par Orange Madagascar aux côtés des Malgaches à chaque étape de leur vie et en toutes circonstances”, écrit Orange Madagascar dans son communiqué rapportant l’événement. Frédéric Debord, directeur général d’Orange Madagascar parle d’une signature qui “mobilise l’ensemble des équipes” de la société et qui “rappelle l’importance accordée à l’excellence des réseaux, à l’intensification des investissements en infrastructures et aux engagements RSE (responsabilité sociétale d’entreprise)”.

     

  • L’Omnis autorisé à exploiter les ressources minières stratégiques et à détenir des permis miniers

    L’Omnis autorisé à exploiter les ressources minières stratégiques et à détenir des permis miniers

    Antananarivo, 15 Mai, 15h45 – Un champ élargi. L’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis) peut désormais détenir des permis miniers pour l’exploitation de ressources minières stratégiques. C’est un des grands changements apportés dans le code minier révisé, exposé par la présidente du Conseil d’administration de cet organisme rattaché du ministère des Mines, Stéphanie Delmotte. C’était lors de la présentation du Plan stratégique quinquennal 2023-2027 de l’Omnis, vendredi.

    Le ministre Herindrainy Rakotomalala indique qu’en vue de la promotion minière, son département peut prendre un Arrêté déclarant la zone réservée pour des substances stratégiques, attribuables aux organismes d’Etat spécialisés. Il parle alors de « grande responsabilité » confiée à l’Omnis, qui est surtout connue comme étant un organisme technique chargé de la gestion du domaine minier national d’hydrocarbures. Aussi, au-delà du gaz et du pétrole, l’Office peut dorénavant exploiter seul ou avec des partenaires des ressources minières stratégiques, avance ce membre du gouvernement.

    Stéphanie Delmotte indique que l’Omnis n’est pas assujetti à des obligations de paiement des Frais d’administration minières ou des frais de formation s’il est le détenteur unique du permis. “C’est seulement lorsque nous trouvons des partenaires d’exploitation que nous commençons à remplir ces obligations au niveau des recettes publiques”, indique-t-elle.

    L’Omnis peut ainsi exploiter seul un gisement s’il a les moyens pour le faire. L’Office peut également s’allier avec un partenaire économique qui va co-exploiter. Si il y co-exploitation, l’action minimale de l’Omnis sera de 10% pour le produit minier et de 20% pour les produits pétroliers, précise sa PCA. Celle-ci indique que l’Office a déjà travaillé sur un certain nombre de collaborations avec des pays stratégiques comme le Maroc, des pays Asiatiques ou encore le continent Américain.

    Stéphanie Delmotte indique par ailleurs que « toutes les ressources stratégiques tombent directement sous l’autorité de l’Omnis », selon le Code minier révisé. La liste des substances stratégiques est encore à établir après consultation du Comité national des mines (CNM) ou, à défaut, les groupements des opérateurs miniers. Le Code minier définit les substances minières stratégiques par « toutes substances minières qui, suivant la conjoncture économique nationale et internationale du moment, présentent un intérêt particulier pour la Nation au regard du caractère critique et du contexte géostratégique ». Le ministre Herindrainy Rakotomalala a par exemple avancé le graphite.

    Le titulaire d’un Permis comportant des substances minières stratégiques est, pour sa part, autorisé à vendre sur le marché national ou à exporter sa production au prix du marché. Et ce, sous réserve du droit, pour l’Etat, de déterminer la quotité de production que le titulaire doit vendre à l’industrie nationale, en fonction des besoins réels.

  • Le Conseil des ministres régularise l’utilisation des fonds dans la mise en place de la société Pharmalagasy

    Le Conseil des ministres régularise l’utilisation des fonds dans la mise en place de la société Pharmalagasy

    Antananarivo, 15 Mai, 13h15 – Des comptes à régulariser “pour rassurer les éventuels futurs partenaires de Pharmalagasy”. Le Conseil des ministres de mercredi annonce la signature de convention de compte courant entre les différentes entités concernées par la création de la société d’Etat inaugurée en septembre 2020.

    Cette convention inclut une lettre de donation entre la présidence de la République qui est le donateur, le ministère de l’Economie et des finances et le ministère de la Santé publique qui sont les bénéficiaires en tant que ministères de tutelle financière et technique de la société d’Etat. Selon le communiqué de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif, “c’est la présidence de la République qui a avancé au nom de l’Etat malgache les matériels et les équipements divers dont a été dotée Pharmalagasy à sa création. La convention consiste donc à régulariser cette dotation réalisée en 2020.

    L’accord approuvé par le Conseil des ministres de mercredi inclut également une convention de compte-courant entre la société Pharmalagasy et l’Etat malgache qui en est le principal actionnaire. Il s’agit d’une convention aux termes de laquelle l’Etat accorde une avance à la société Pharmalagasy. A en croire le communiqué du Conseil des ministres, un arrêté autorisant cette convention a déjà été adopté par le ministère de l’Economie et des finances.

    Officiellement inaugurée en 2020, la société Pharmalagasy avait d’abord été mise en place pour fabriquer les remèdes Covid Organics CVO+ sous forme de gélules destinés à prévenir et à guérir même l’infection au coronavirus. Mais plus que ce remède, cette société est destinée à valoriser les médicaments à base de plantes médicinales malgaches, ainsi qu’à moderniser et à mettre aux normes la médecine traditionnelle à Madagascar, rappelle le compte-rendu du Conseil des ministres.

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  • Le mauvais état des routes parmi les causes du déclin de la productivité rurale, selon la Banque mondiale

    Le mauvais état des routes parmi les causes du déclin de la productivité rurale, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 15 Mai, 10h10 – Un facteur pénalisant. Le mauvais état des routes est avancé par la Banque mondiale comme l’une des causes du déclin de la productivité rurale. Il a pour impact de fragiliser les revenus des agriculteurs et contribue également à la pauvreté rurale. C’est un des points soulevés par des spécialistes de cette institution de Bretton Woods dans leur publication intitulée « Créer des ponts et améliorer l’accès des agriculteurs aux innovations, aux terres et aux marchés dans les zones rurales de Madagascar », publiée la semaine dernière.

    Il est exposé dans cette publication que l’indice d’accès rural de Madagascar n’est que de 11%. Un taux qui est parmi le plus bas au monde, dans cette mesure de la part de la population rurale vivant à moins de deux kilomètres d’une route praticable en toute saison. La densité routière de la Grande île n’est pas non plus la plus étendue. Seuls 6 000 kilomètres de routes sont goudronnés sur un total de 32 000 kilomètres du réseau routier du pays. Cette publication de la Banque mondiale fait remarquer que bien que Madagascar soit plus grande que la France en termes de superficie, la densité routière n’est que de 6,4 kilomètres pour 100 km² pour le premier contre 191,6 kilomètres pour le second pays pris en comparaison.

    Pour ces spécialistes, « ce manque d’infrastructures empêche de nombreuses communautés agricoles rurales isolées d’accéder aux intrants et aux services agricoles et d’acheminer leurs produits vers les marchés ». Ils estiment alors que « l’amélioration de l’infrastructure est essentielle pour aider les communautés rurales à accéder aux services d’intrants et aux marchés ». Ils ajoutent que « de meilleures routes leur permettent également de vendre leurs produits plus facilement et à un meilleur prix, ce qui augmente leurs revenus et leur rentabilité ».

    Dans cette publication, ces spécialistes de la Banque mondiale ont mis en avant les retombées de la réhabilitation des infrastructures routières sur la vie des communautés. Le pont de Nosibe dans le nord-ouest de la ville de Toamasina, enjambant le bassin supérieur de la rivière Ivoloina, avait par exemple été gravement endommagé en 2004, isolant les communautés dans cette zone de l’Est. Il y est rapporté que ce sont les agriculteurs de l’autre côté de la rivière qui ont le plus souffert. Ils se sont alors tournés vers des pirogues traditionnelles en bambou et des barges de fortune pour transborder leurs produits de l’autre côté de la rivière.

    La situation sur place s’est en tout cas améliorée en 2024, avec l’inauguration par le gouvernement d’un nouveau pont en remplacement de l’ancien. Une reconstruction qui a été financée par le projet Croissance agricole et sécurité foncière, un projet du gouvernement de Madagascar bénéficiant de l’appui de la Banque mondiale.

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  • Rajoelina ambitionne la constitution par la Banque centrale de 40 tonnes de réserves d’or en une décennie

    Rajoelina ambitionne la constitution par la Banque centrale de 40 tonnes de réserves d’or en une décennie

    Antananarivo, 15 Mai, 9h15 – 4 tonnes. C’est la quantité annuelle de l’or monétaire qui devrait être incorporée dans la réserve d’or nationale auprès de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM). Ceci pour parvenir à en stocker 40 tonnes en 10 ans, selon l’ambition exprimée par le président de la République, Andry Rajoelina, en marge du lancement de la vente des pièces d’or de la BFM, lundi.

    Pour le Chef de l’État, le pays a suffisamment de ressources aurifères permettant l’atteinte de cet objectif. Pour l’heure, 1,080 tonne d’or monétaire sont stockés dans les réserves de la Banque Centrale. Une quantité qui n’a pas évolué depuis leur incorporation au mois de juin de l’année dernière.

    L’achat local par la Banque centrale de doré auprès des opérateurs aurifères, lancé au mois de décembre 2020, est d’ailleurs suspendu au mois d’avril 2021 après concertation avec le Fonds monétaire international (FMI). La reprise de ce programme d’achat avait alors été conditionnée par la mise en œuvre d’une stratégie opérationnelle adéquate ainsi que la finalisation d’un protocole d’accord révisé entre la BFM et le ministère des Mines.

    La stratégie qu’avait avancée la BFM s’articulait autour de six piliers, dont la gouvernance, l’achat, le raffinage, le stockage, la gestion active et la présentation financière de l’or. Elle spécifie un algorithme pour déterminer les prix d’achat du doré, qui prend en compte les risques de taux de change et les fluctuations du prix de l’or, ainsi que des garanties qui sont mises en œuvre pour réduire les risques opérationnels et de réputation pour le BFM.

    Au mois d’août 2023, le protocole d’accord révisé entre la Banque centrale et le ministère des Mines sur la constitution de la réserve d’or nationale avait été signé. Cet accord devait définir plus en détail les responsabilités respectives des deux parties, dont pour l’administration minière qui assurerait en amont entre autres la traçabilité de l’or, la professionnalisation des acteurs ou encore l’amélioration des revenus générés par la filière. La BFM de son côté assurera en aval la valorisation de l’or pour en conférer une valeur monétaire.

    La Banque centrale avait déjà prévu l’acquisition d’une tonne d’or par mois sur le marché local, une fois son programme d’achat de dorés relancé. Le président Andry Rajoelina, pour sa part, avait annoncé l’ouverture de la première raffinerie aurifère de Madagascar, qui va être entreprise en collaboration avec les Émirats arabes unis.

    L’or est, pour la BFM, un élément de réserve des banques centrales au même titre que les devises fortes. Le prix du métal jaune n’a d’ailleurs cessé d’augmenter au cours des 30 dernières années, lui permettant de jouer son rôle de valeur refuge.

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  • Le portefeuille actif de la Banque africaine de développement à Madagascar à 830 millions de dollars

    Le portefeuille actif de la Banque africaine de développement à Madagascar à 830 millions de dollars

    Antananarivo, 14 Mai, 8h35 – Banque africaine de développement (BAD) figure parmi les gros financeurs de Madagascar. Cette institution financière indique que son portefeuille actif à Madagascar s’élève à 830 millions de dollars au 1er mai 2024. Ce portefeuille couvre 20 opérations, rapporte la BAD en marge de la revue à mi-parcours de son Document de stratégie pays de la Grande île pour la période de 2022-2026.

    Le responsable pays de la BAD à Madagascar se félicite par ailleurs de l’évaluation positive de ce DSP, après les deux années de sa mise en œuvre. “Cela indique que les objectifs du programme opérationnel à mi-parcours de la Banque à Madagascar sont largement atteints, non seulement en termes de ressources mobilisées, mais également en termes de réalisations sur le terrain et d’impact sur les populations”, déclare-t-il.

    Le Gouvernement de Madagascar et la BAD se sont alors convenus de “consolider les résultats obtenus à mi-parcours de ce DSP et d’en maintenir les orientations stratégiques pour la période restant à couvrir d’ici à 2026”, rapporte le communiqué de cette institution financière. Les deux parties se sont également accordées à maintenir inchangés les secteurs de concentration de la Banque pour les deux prochaines années, à savoir le transport, l’énergie, l’agriculture et l’industrie.

    Comme rappelle la BAD, les deux domaines prioritaires de ce Document stratégie pays concernent d’une part le développement des infrastructures de transport et d’énergie pour la croissance inclusive ; et du soutien à la transformation de l’agriculture et au développement de l’industrie manufacturière de l’autre. La Banque africaine de développement souligne dans ce document que le défi majeur de développement de Madagascar est de rattraper le retard dans la transformation structurelle de l’économie, afin de créer les conditions nécessaires pour une croissance plus inclusive et partagée.

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  • BANKY FOIBEN’I MADAGASIKARA – Andry Rajoelina lance la commercialisation de la pièce d’or

    BANKY FOIBEN’I MADAGASIKARA – Andry Rajoelina lance la commercialisation de la pièce d’or

    Antananarivo, 13 Mai, 19h15 – Andry Rajoelina est le premier à s’être inscrit pour acheter la première pièce d’or de Madagascar. C’est d’ailleurs le président de la République qui a lancé la commercialisation de cette pièce ce lundi dans les locaux de la Banky Foiben’i Madagasikara. “L’achat de cette pièce est ouvert à tous les Malgaches qui disposent d’une carte d’identité”, déclare le locataire d’Iavoloha durant son discours.

    La pièce d’or malgache équivaut à 1 oz d’or. A noter que l’once d’or pèse 31.104 grammes. La pièce de monnaie est ainsi commercialisée à partir de 12 millions d’ariary. Tous les Malgaches qui souhaitent s’en procurer peuvent, suite au lancement de ce lundi s’inscrire sur le site web de la Banky Foiben’i Madagasikara afin de procéder à l’achat.

    Selon Andry Rajoelina, la mise en place de l’or monétaire permettra de stabiliser la monnaie nationale. “La pièce d’or peut être léguée à ses descendants et peut être transportée et utilisée partout dans le monde”, indique pour sa part Rindra Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances.

    Si les premières pièces d’or commercialisées à partir de ce lundi ont été fabriquées en Turquie, le président de la République indique qu’elles seront fabriquées à Madagascar à partir de cette année. “Nous allons mettre en place l’usine qui va les frapper avant la fin de l’année”, souligne Andry Rajoelina. Le chef de l’Etat a ainsi réitéré sa volonté de mettre en place la raffinerie d’or à Madagascar afin de raffiner l’or malgache au pays et en tirer les bénéfices qui en découlent. “Après la mise en place de cette raffinerie aurifère, l’or qui sortira de Madagascar sera de l’or en lingot mais ne sera plus issu de trafic”, insiste-t-il. Lors de son récent déplacement au Moyen Orient, le chef d’Etat avait évoqué a mise en place de cette raffinerie d’or avec les Emirats Arabes Unis.

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  • INTERNET – Une nouvelle panne internationale touche plusieurs pays africains dont Madagascar

    INTERNET – Une nouvelle panne internationale touche plusieurs pays africains dont Madagascar

    Antananarivo, 13 Mai, 12h00 – Nouvelle perturbation de l’accès à internet sur la Grande ile depuis dimanche après-midi. La plupart des usagers ont eu du mal à accéder aux différents services internet, avec une vitesse très lente de la connexion et des pages web qui ne s’affichent pas. Différentes captures d’écran montrant des test de vitesse de connexion internet inondent les réseaux sociaux, accompagnées de questions sur les causes de la lenteur et de l’indisponibilité du service.

    Ce lundi matin, Telma, le principal opérateur télécom du pays, parle d’une nouvelle coupure de liaison internationale en Afrique du Sud. “Nos techniciens sont à pied d’œuvre pour une réorganisation des trafics afin d’avoir plus de capacité et de permettre la continuité de vos activités”, indique la société de télécommunication dans le communiqué.

    Madagascar n’est pas la seule victime de cette panne d’internet. Certains pays de l’Afrique de l’Est sont aussi confrontés à cette perturbation à l’instar du Kenya, de la Tanzanie, de l’Ouganda, du Mozambique ou encore du Rwanda. “Nous avons connu une panne sur l’un des câbles sous-marins qui acheminent le trafic Internet à l’intérieur et à l’extérieur du pays”, indique Safaricom dans un communiqué publié dimanche après-midi.

    Sur son compte twitter, Ben Robert de la société la société panafricaine Liquid Intelligent Technologies, déclare que toute la connexion entre l’Afrique de l’Est et l’Afrique du Sud est down. Dans un tweet publié dimanche, ce spécialiste indique que des coupures ont été signalées au niveau du câble Eassy à Durban en Afrique du Sud et au niveau du câble Seacom. Ce qui entraîne des perturbations de la connexion dans plusieurs pays africains.

    Un incident similaire a déjà eu lieu au mois de mars. De nombreux pays africains dont Madagascar se sont retrouvés face à une panne globale d’internet.

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  • Le contrat de partage de production entre Madagascar Oil et l’Omnis à renégocier

    Le contrat de partage de production entre Madagascar Oil et l’Omnis à renégocier

    Antananarivo, 13 Mai, 7h15 – Parvenir à un contrat win-win. L’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis) estime que le moment est venu de renégocier un certain nombre de clauses du contrat de partage de production, qu’il a signé avec Madagascar Oil S.A pour l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures dans le Bloc 3104 de Tsimiroro. Une disposition qui devra permettre la poursuite du développement de ce projet, tout en protégeant les intérêts de l’Etat à qui appartiennent les ressources pétrolières exploitées, avance la présidente du Conseil d’administration de l’Omnis, Stéphanie Delmotte, vendredi.

    « Nous ne sommes pas dans l’idée d’enlever un permis à qui que ce soit », souligne ce haut responsable de l’Omnis. « Nous allons plutôt dans la renégociation des termes de ce contrat pour qu’il nous apporte des intérêts, tant la création d’emplois ou encore la poursuite de certain nombre d’investissements qui n’ont pas été complétés, dont les puits », explique-t-elle.

    Stéphanie Delmotte estime d’ailleurs que «changer de partenaire est difficile et ce n’est pas un bon message à l’international. Nous devons, au contraire, donner une certaine pérennité parce que ce sont des investissements qui mettent du temps à être remboursés», explique-t-elle.

    Cette négociation va être menée avec Benchmark Group, la société mère de Madagascar Oil SA (Mosa). Cette société est encore concernée par des affaires juridiques, même à la suite de la décision de la Cour Suprême des Bermudes qui lui donne droit d’acquérir la totalité des actions des sociétés dans Madagascar Oil Ltd à Maurice et Madagascar Oil SA. La société Outrider à qui elle doit des dettes s’élevant aujourd’hui à 60,634 millions de dollars avait par exemple déposé une « demande statutaire » auprès du Tribunal de l’île Maurice le 14 mars 2024. Scott Reid, qui s’est vu éjecté de son poste d’administrateur de Mosa, avait également décidé de porter l’affaire devant le tribunal du Commerce d’Antananarivo.

    Benchmark Group est le même promoteur qui n’a pas pu entreprendre les travaux convenus sur le projet Tsimiroro, indique le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomala. Ce membre du gouvernement rappelle que l’Etat avait déjà interpellé le responsable de cette société par rapport aux engagements non honorés. Dans une lettre envoyée à Al Njoo, le président exécutif de Madagascar Oil S.A, en 2022, le ministère des Mines indique avoir constaté que « le plan de développement soumis par Mosa n’a pas été mis en œuvre ni même commencé ». Et que « le retard de sept années impacte les retombées économiques attendues par l’Etat malgache et nous contraint à nous demander sur la volonté et l’engagement de Madagascar Oil à mener à bien ce projet ». Un plan de rattrapage concret lui avait alors été demandé.

    Le ministre Herindrainy Rakotomalala rappelle que la Phase 1 du projet Tsimiroro qui devait être menée de 2015 à 2017, concerne le développement de la zone pilote et des environs immédiats pour le marché local et l’exportation avec un objectif de production net de 6 000 barils/jour. Dans un communiqué qu’elle a publié vendredi, les nouveaux responsables de Madagascar Oil au pays annoncent la poursuite de son plan de développement, avec un objectif de production dans la Phase 1 de plus de 8 000 barils jour. Un objectif de production qui « répondra à la demande intérieure estimée à 4 000 barils/jour et à l’exportation », soutiennent-ils.

    Scott Reid avait dernièrement expliqué que cet objectif des 8 000 barils/jour est ambitieux et réalisable si la compagnie dispose de moyens financiers. « Mais le fait est que BMK Resources n’a pas les moyens financiers pour ce faire, personne ne voudrait injecter 250 millions de dollars dans une compagnie qui n’a pas pu payer 60 millions de dettes. D’autant plus que MOIL Maurice est actuellement en cours de liquidation », expose-t-il.

    Le ministre Herindrainy Rakotomala insiste pour sa part sur la « force » que l’Etat ainsi que l’Omnis devraient avoir pour le respect strict du plan de développement. L’Etat veillera en tout cas à ce que les négociations des contrats considèrent les intérêts du pays, rassure-t-il.

    Pour Stéphanie Delmotte de l’Omnis, « c’est dans l’accompagnement du plan de développement du projet que nous pouvons vraiment voir si ses promoteurs ont les reins solides ou pas pour continuer. Le passé a parlé pour eux. Il y a quand-même la possibilité aujourd’hui de dire qu’ils ont déjà commencé la production, et qu’ils ont signé des contrats avec des entreprises du secteur privé ».

    L’Omnis entend laisser le gouvernement reprendre le dialogue avec les responsables de Mosa pour « voir si effectivement Madagascar Oil est toujours un bon partenaire ou est-ce que nous devrions regarder autrement ».

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