Catégorie : Économie

  • MONNAIE – L’ariary s’apprécie de 6,2% par rapport à l’euro au premier trimestre

    MONNAIE – L’ariary s’apprécie de 6,2% par rapport à l’euro au premier trimestre

    Antananarivo, 08 Mai, 15h45 – L’euro qui s’échangeait à 4 986,6 ariary à la fin du mois de décembre 2023 se vendait à 4 675,6 ariary à fin mars 2024 sur le marché interbancaire de devise (MID). C’est une appréciation de 6,2% de la monnaie nationale par rapport à la monnaie unique de l’Union européenne, que la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) vient de rapporter.

    La monnaie nationale s’est également renforcée par rapport au dollar durant cette période, en enregistrant une appréciation de 4,8%. L’ariary était passé de 4 572,8 ariary à la fin de l’année 2023 à 4 353,4 ariary à la fin du premier trimestre de cette année.

    Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) avait expliqué que les mesures prises par la direction générale du Trésor, à travers le service des Finances extérieures (Finex), avaient permis d’obtenir “des résultats concrets et cohérents adaptés à la situation économique du pays”.

    Le ministère avait notamment soutenu que « le rapatriement et la cession de devises ont contribué de manière significative à l’appréciation et à la stabilisation de l’Ariary ». Ce département avait indiqué que le taux de rapatriement de devises avait atteint les 80% au mois de mars, avec un taux de cession sur le MID qui devait dépasser l’objectif de 76%. Les exportations formelles des produits des différentes filières devaient parallèlement contribuer à augmenter davantage les offres de devises, et à soutenir cette performance remarquable de l’Ariary, avait avancé le MEF.

    La BFM rapporte que les réserves officielles de change au premier trimestre de 2024 se sont établies à 2 576,3 millions de dollars, représentant 5,7 mois d’importation. Pour la même période de 2023, ces réserves officielles étaient à 2 170,7 millions de dollars pour la même période de 2023, l’équivalent de 4,3 mois d’importations, indique l’autorité monétaire.

    Ce mardi 07 mai 2024, l’euro s’échangeait à 4 746,70 Ariary sur le MID. Le dollar pour sa part se vendait à 4 418,53 Ariary.

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  • La raffinerie d’or de Madagascar à implanter en collaboration avec les Emirats Arabes Unis

    La raffinerie d’or de Madagascar à implanter en collaboration avec les Emirats Arabes Unis

    Antananarivo, 8 Mai, 14h40 – L’ouverture de la première raffinerie aurifère de Madagascar va être entreprise en collaboration avec les Emirats Arabes Unis. L’annonce avait été faite par le président de la République, Andry Rajoelina, dans son discours en marge de la 13ème édition du congrès de la Réunion annuelle de l’investissement (AIM) à Abu Dhabi. Sans pour le moment apporter plus de détails sur la forme de collaboration entre les deux pays, c’est avec les Emirats arabes Unis que ce projet de mise en place de raffinerie d’or à Madagascar va donc être mené. Celle-ci devra tourner à partir de l’année 2025, comme annoncé durant la présentation de la Politique générale de l’Etat (PGE) au début de cette année.

    Le Chef de l’Etat malgache avait déjà expliqué que l’objectif de mise en place de cette raffinerie aurifère est « de transformer nous-mêmes à Madagascar l’or extrait des sols malgaches en or monétaire et en lingots d’or avant de l’exporter à l’étranger de façon légale et suivant les normes ». Celle-ci devra par ailleurs contribuer à l’atteinte de l’objectif de l’Etat d’exporter annuellement 15 tonnes d’or. Pour y parvenir, celui-ci entend, dans sa Politique générale, miser sur l’exploitation industrielle de l’or en en addition à l’exploitation artisanale de ce produit minier.

    Les Emirats Arabes Unis, dont principalement Dubaï, ainsi que la Chine étaient les principaux pays d’exportation de l’or malgache, notamment en 2019 et 2020 selon le rapport de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) Madagascar. Les exportations ont été officiellement suspendues en octobre 2020, mais le gouvernement avait décidé la levée des mesures de suspension au mois de mars 2023.

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  • SECTEUR EXTRACTIF – Le projet de décret d’application du Code minier finalisé

    SECTEUR EXTRACTIF – Le projet de décret d’application du Code minier finalisé

    Antananarivo, 8 Mai, 14h05 – Un chantier achevé. Le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala, annonce la finalisation du projet de décret d’application du Code minier. Aussi, “nous pensons pouvoir le soumettre au niveau des instances supérieures cette semaine”, indique-t-il, lundi.

    Le processus avait pris du temps, mais le membre du gouvernement salue l’implication de toutes les parties prenantes ayant permis de finaliser ce projet de décret. Il parle notamment des divers acteurs du secteur extractif qui se sont penchés sur une quarantaine d’articles dans cette loi, puisque des dispositions doivent encore être fixées par voie réglementaire pour leurs applications effectives. La consultation de ces acteurs avait été suivie des travaux entrepris par les hauts responsables du ministère des Mines et de ses organismes rattachés.

    Selon le ministre Herindrainy Rakotomalala, « la communauté minière avait été consultée et impliquée dans le processus ». Il assure avoir considéré les remarques qui avaient alors été émises dans l’élaboration du projet de décret d’application du Code minier qui est donc déjà finalisé.

    Parmi les thèmes autour desquels les parties prenantes du secteur minier avaient échangé et discuté lors de leur consultation figurent les dispositions sur les grandes mines, l’exploitation artisanale, la filière or, ou les questions environnementales. Les questions financières comme le Fonds minier d’investissement social et communautaire ou le mode de perception et le taux de répartition des droits et taxes sur les produits miniers (DTSPM) y avaient également été soulevés.

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  • Le lounge de Madagascar Airlines accessible aux passagers de la classe économique 

    Le lounge de Madagascar Airlines accessible aux passagers de la classe économique 

    Antananarivo, 7 Mai, 18h00 – Du confort et de la tranquillité pendant les attentes à l’aéroport d’Ivato. C’est ce que propose Madagascar Airlines pour ses passagers de classe économique. A 80 000 ariary, ils pourront accéder au Lounge de la compagnie qui propose un nouveau menu en self-service riche et varié, un accès wifi haut débit, la télé ou encore les journaux. Madagascar Airlines indique avoir amélioré sa prestation pour offrir un confort optimal aux passagers.

    Ce service est disponible sur le réseau domestique au départ d’Antananarivo. Et les passagers de classe économique peuvent acheter cette offre auprès des agences et du service client de la compagnie. Pour les passagers « Privilège », membres Premium et Exclusive de My Capricorne de Madagascar Airlines, l’accès à ce Lounge est gratuit.

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  • La Banky foiben’i Madagasikara présente « Taha », le taux interbancaire au jour le jour de référence

    La Banky foiben’i Madagasikara présente « Taha », le taux interbancaire au jour le jour de référence

    Antananarivo, 7 Mai, 14h55 – « Taha miantoka ny herin’ny Ariary » ou « Taha ». C’est le nom donné au taux de référence de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), publié quotidiennement par l’autorité monétaire depuis le mois de février. Il avait été présenté publiquement lors du vernissage de l’exposition du cinquantenaire de la Banque centrale, lundi.

    La BFM qui est l’administrateur de ce taux de référence le définit en tant que « taux d’intérêt qui reflète le coût des emprunts au jour le jour, considéré comme sans risque, appliqué par les banques ». Ce taux de référence est ainsi « le taux moyen pondéré (TMP) des prêts entre les banques, non collatéralisés à un jour de maturité, sur le marché interbancaire », ajoute la Banque centrale.

    Ce taux de référence est censé donner plus de marge aux banques et établissements de crédits, éligibles sur le marché monétaire, de se faire des prêts entre eux. Et ce, au lieu d’emprunter ou de placer leur excédent de liquidité auprès de la BFM, explique un économiste qui s’est exprimé sur le sujet.

    Le corridor des taux d’intérêts de la BFM pour les opérations sur le marché monétaire est délimité par le taux de la facilité de dépôt comme limite inférieure et le taux de la facilité de prêt marginal comme limite supérieure. La facilité de prêt marginal, dont le taux est actuellement de 11%, est un instrument qui consiste à mettre à disposition des participants éligibles sur le marché monétaire des liquidités par BFM en fonction de leurs besoins de liquidité. La facilité de dépôt qui est à 9% est pour sa part un instrument qui consiste, pour ces participants éligibles, à placer leurs excédents de liquidité auprès de la BFM.

    L’autorité monétaire cible alors le milieu de ce corridor comme objectif opérationnel dans le calcul du taux de référence, c’est-à dire entre les 11% du taux de facilité de prêt marginal et les 9% du taux de facilité de dépôt. C’est pourquoi le taux de référence publié quotidiennement par la BFM tournait autour des 10%. Pour le lundi 06 mai 2024, ce taux avait par exemple été à 10,11%.

    Selon le gouverneur de la BFM, Aivo Andrianarivelo, ce taux de référence est publié quotidiennement pour être un « taux indicatif dans la transaction ». Il estime alors que ce taux devrait évoluer à terme et baisser ; et que les banques suivront la tendance et diminuer leur taux progressivement pour pouvoir vraiment faire l’impact sur l’économie.

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  • TELECOMMUNICATION – Un nouveau câble optique sous-marin pour remplacer Safe

    TELECOMMUNICATION – Un nouveau câble optique sous-marin pour remplacer Safe

    Antananarivo, 6 Mai, 12h45 – Un nouveau câble sous-marin reliera l’Afrique et l’Inde en passant par les pays de l’océan Indien. La société Mauritius Telecom, Orange et l’opérateur indien Reliance Jio Infocomm engagent actuellement des discussions pour le déploiement d’un nouveau câble optique sous-marin. Ce réseau baptisé T4 remplacera le câble Safe qui arrive en fin de vie en 2027. “Le T4 aura une capacité 1 000 fois supérieure à celle du Safe”, annonce Kapil Reesaul, directeur général de Mauritius Telecom dans un article publié par Bloomberg.

    Mis en service en 2002, le câble Safe avait relié l’Afrique du Sud à l’Inde et à Singapour sur une distance de 13 500 km, en passant par les îles de l’océan Indien, Maurice et La Réunion. Même Madagascar est raccordé à Safe via le réseau Lion de Orange Madagascar. L’annonce du projet intervient après une panne survenue le 26 avril dernier et qui a affecté totalement les services internet à l’île Maurice. « Avec autant de pannes de câbles que nous rencontrons, nous voulons sécuriser avec un câble qui reliera Maurice à l’Inde et à Singapour », confie le patron de Mauritius Telecom.

    Le déploiement de cette infrastructure vise ainsi à renforcer la connectivité dans la région qui a connu ces derniers mois de nombreuses perturbations. En mars dernier, les services internet de plusieurs pays africains, dont Madagascar, ont été touchés par les incidents intervenus sur les câbles Wacs, MainOne, ACE et SAT3.

    Les travaux d’installation du câble T4 devraient durer environ deux ans. Son déploiement nécessite un investissement de l’ordre de 150 à 200 millions de dollars. Le numéro Un de l’opérateur télécom mauricien ajoute par ailleurs que d’autres opérateurs pourraient rejoindre le consortium. Parmi eux figurent Telkom, Telekom Malaysia, Cable & Wireless Seychelles (CWS) et China Telecom Corp.

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  • Non reprise du paiement des droits et taxes à l’importation sur les carburants pour les compagnies pétrolières réquisitionnées

    Non reprise du paiement des droits et taxes à l’importation sur les carburants pour les compagnies pétrolières réquisitionnées

    Antananarivo, 5 Mai, 18h35 – Des compagnies pétrolières n’ont pas repris le paiement des droits et taxes sur leur importation de carburants. Il s’agit des compagnies qui ont été réquisitionnées pour l’approvisionnement en carburant de la Jirama, précise la ministre de l’Economie et des finances Rindra Rabarinirinarison, lors de la conférence de presse organisée vendredi pour marquer la fin de mission d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI) à Madagascar.

    La ministre Rindra Rabarinirinarison souligne que « ce ne sont pas toutes les compagnies opérant à Madagascar qui sont réquisitionnées ». Ce sont celles à qui était imposée cette disposition et qui se trouvent par la suite en difficulté qui n’ont pas repris le paiement de ces droits et taxes, poursuit la ministre en charge des Finances.

    Un accord entre l’État et le Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM) sur le règlement de l’ensemble des dettes croisées fin 2021 et 2022 associées à l’administration des prix à la pompe a été conclu en décembre 2022. Cet accord prévoit le paiement par l’État de sa dette aux membres du GPM résultant de la différence entre le prix administré à la pompe et le prix du marché et le règlement par le GPM de toutes ses obligations fiscales envers l’État. L’accord couvrait également le paiement de toutes les réquisitions faites par l’État pour la Jirama en 2022.

    Un des sujets qui devaient être traités en 2023, dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le FMI était alors l’apurement des arriérés de droits de douane dus en 2021 et en 2022 et la reprise des paiements en temps opportun des droits de douane par les distributeurs de pétrole. Il avait alors été estimé que la reprise du paiement des droits et taxes à l’importation sur les carburants devrait contribuer à améliorer le solde budgétaire en 2023. Il y avait parallèlement le règlement par l’Etat de ses dettes envers les distributeurs de carburant ou encore le paiement par la Jirama d’une partie des réquisitions de carburants réalisées en 2022.

    Le règlement de ces dettes croisées se serait amélioré, d’après le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste. La situation en 2023 diffère de celle de 2022 durant laquelle le cours du pétrole avait flambé et avait généré d’énormes passifs pour l’Etat. La plupart de ce que devait l’Etat aux pétroliers l’année dernière serait déjà réglée. Les pétroliers de leur côté se seraient également acquittés de ce qu’ils devaient à l’Etat. Le ministre Olivier Jean-Baptiste parle d’un “apurement régulier dans les deux sens”.

    Lors de la quatrième revue du programme sur la FEC conclu en 2021, les engagements bruts de l’État envers les compagnies pétrolières, hors TVA, restaient plafonnés à 300 milliards d’ariary. Il avait été avancé lors de cette revue qu’en l’absence d’augmentation des prix à la pompe, tout excédent fera l’objet d’un transfert supplémentaire aux distributeurs de carburants pour revenir en dessous du plafond.

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  • RÉSERVE D’OR NATIONALE – De l’or saisis par la Douane acheté par la Banque centrale

    RÉSERVE D’OR NATIONALE – De l’or saisis par la Douane acheté par la Banque centrale

    Antananarivo, 5 Mai, 16h25 – Le ministère de l’Economie et des finances consent à ce que la direction générale des douanes (DGD) effectue la vente à l’amiable de l’or saisi par l’administration douanière et placé auprès de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) à la Banque centrale elle-même. Le Conseil des ministres de jeudi a donné son accord permettant aux deux parties de conclure le contrat de vente correspondant.

    L’objectif de cette vente à l’amiable de l’or saisi par la Douane et placé à la BFM est de contribuer à augmenter la quantité de ce métal précieux déjà stocké dans la réserve d’or nationale. La négociation qu’avaient effectuée les deux parties permet dorénavant d’intégrer ces métaux saisis dans cette réserve nationale, d’après le compte rendu de ce Conseil des ministres.

    Parmi les nouvelles dispositions du Code des douanes, il est indiqué que des ventes avec limitation de concurrence peuvent être réalisées pour des considérations de défense nationale, d’utilité publique ou d’opportunité. Ces ventes sont effectuées soit par appel d’offres restreint en ce qui concerne les motifs d’opportunité professionnelle ; soit à l’amiable en ce qui concerne les motifs de défense nationale ou d’utilité publique. Les ventes à l’amiable ne peuvent être consenties par la DGD que sur autorisation du MEF et elles sont réservées exclusivement aux administrations publiques et aux établissements publics.

    L’administration douanière a opté pour la vente à l’amiable, avec la Banky foiben’i Madagasikara comme client direct. Un responsable de la DGD a d’ailleurs indiqué que cela fait actuellement plus d’une décennie que la douane n’avait plus effectué des ventes aux enchères sur l’or. Pourtant, « il y a toujours de l’or qui fait l’objet de saisie, qui passe par des procédures judiciaires et qui à la fin devraient être mis en vente », explique notre source. La douane opte également pour la vente directe compte tenu de la difficulté dans la gestion des ventes aux enchères, dont la vérification de la qualité de l’or.

    La Cour des comptes rapporte dans son rapport en 2022 que de 2018 à 2021, 18 affaires de tentatives d’exportation illicite d’or, ou d’exportation en contrebande d’or ont fait l’objet de saisie par les services des douanes du pays. La quantité d’or ayant fait l’objet de ces infractions durant cette période est de 145 290,63 grammes d’une valeur de 6,538 millions de dollars si le gramme avait été estimé à 45 dollars. La Cour des Comptes avait noté que le montant de 45 dollars est pris dans la plupart des procès-verbaux de saisie ou des soumissions de transaction de la douane. D’autres saisies ont encore été effectuées par la Douane après 2021. De janvier à avril 2023, le MEF avait rapporté des tentatives d’exportation illégale de substances aurifères pesant 1 491,09 grammes.

    Reste donc maintenant à savoir ce que la BFM compte en faire avec ces métaux saisis par la douane, qui sont issus de trafics. Surtout que les raffineries sont très exigeantes quant à la provenance de l’or avant d’accepter de les convertir en or monétaire, par exemple. Une vente de doré pour acheter de l’or monétaire a déjà été avancée par les autorités malgaches, lors de la deuxième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI).

    L’accord révisé entre la BFM et le ministère des Mines sur la constitution de la réserve d’or nationale avait par ailleurs été déjà signé au mois d’août de 2023. Un accord qui devait permettre à l’autorité monétaire de relancer son programme d’achat de doré sur le marché local, avec une ambition d’acquisition d’une tonne par mois. La reprise de cette opération est toutefois soumise à plusieurs conditions. L’or livré à la Banque centrale, au-delà de sa pureté supérieure, devra se distinguer par son respect des conditions de travail, des droits de l’homme et de l’environnement. La BFM ne pourra par ailleurs pas acheter de l’or qu’auprès d’opérateurs locaux qui remplissent leurs obligations administratives, fiscales et parafiscales entre autres.

    Photo d’illustration : Pixabay

  • Deux accords à trouver en vue de leur soumission au Conseil d’administration du FMI avant la fin du mois de juin

    Deux accords à trouver en vue de leur soumission au Conseil d’administration du FMI avant la fin du mois de juin

    Antananarivo, 4 Mai, 11h35 – Rien n’est pour le moment acquis. Les négociations sur les deux accords de financement que sont le nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et le programme au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) vont encore se poursuivre en mode virtuel. “L’idée c’est de parvenir à ces accords rapidement, pour permettre d’aller devant le Conseil d’administration du FMI avant la fin du mois de juin. C’est ce CA qui décidera après d’approuver ou non les deux nouveaux engagements que sont la FEC et la FRD”, avance le chef de mission du FMI, Fréderic Lambert, vendredi.

    Les négociations techniques sur ces deux nouveaux programmes ont nécessité le déplacement d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI) à Madagascar au cours des deux dernières semaines. “Nous avons bien progressé dans les discussions, qui ont été comme à chaque fois très constructives et très utiles. Nous allons continuer à discuter virtuellement dans les prochains jours depuis Washington, afin de parvenir à des accords”, poursuit encore Frédéric Lambert.

    Madagascar espère bénéficier d’au moins 660 millions de dollars du FMI avec ces deux nouveaux programmes. Mais “il y aura encore la conclusion finale à attendre. C’est pourquoi nous ne pouvons pas aujourd’hui annoncer ce que sera le montant du financement que nous allons avoir”, explique la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison. Madagascar pourra en tout cas demander 100% de son quote-part pour la FEC. De même pour la FRD, dont la proposition de réformes avancée par le gouvernement dans le secteur de l’environnement pourra permettre au pays de bénéficier également de 100% de son quote-part avec ce nouveau programme, avance la ministre en charge de l’Economie et des finances.

    Le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine, souligne l’ampleur des travaux à entreprendre pour bénéficier de la FRD. Il parle de révision d’au moins 12 cadres règlementaires que le pays doit entreprendre, dont ¹cinq mesures de réformes liées à l’environnement et aux changements climatiques, expose-t-il.

    Le FRD est un programme de financement qui devra permettre à Madagascar d’engager ces réformes afin de réduire les risques liés au changement climatique et aux pandémies pour la stabilité de son balance de paiements. Il porte sur le renforcement de la gouvernance des politiques climatiques et l’intégration des questions climatiques dans la gestion des finances publiques et des investissements publics, l’amélioration de l’adaptation aux changements climatiques et le renforcement de la résilience de Madagascar face aux catastrophes naturelles, le soutien aux efforts qui visent à ralentir la croissance des émissions de gaz à effet de serre, le renforcement de la protection des forêts et de la biodiversité et la mobilisation des financements climatiques.

    C’est afin de bénéficier du FRD que les autorités malgaches ont décidé d’abandonner à mi-parcours la dernière FEC qui s’est étalée sur la période 2021-2023 et qui était prévue s’achever au premier trimestre de cette année. Le FRD doit être mené parallèlement avec un autre programme, d’au moins 18 mois avec le FMI. C’est pourquoi la partie malgache a opté pour la mise en place d’une nouvelle FEC de 36 mois, pour l’accompagner.

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  • ELECTRICITE – Basculement en compteurs prépayés pour plus de 70% des administrations publiques

    ELECTRICITE – Basculement en compteurs prépayés pour plus de 70% des administrations publiques

    Antananarivo, 4 Mai, 8h25 – Une mesure déjà adoptée par la majorité. Plus de 70% des administrations publiques ont déjà basculé en compteurs prépayés, rapporte le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste. Les efforts vont se poursuivre afin que la totalité des clients de la Jirama dans la catégorie « administration » adoptent ce système prépayé, soutient ce membre du gouvernement. C’était en marge d’une conférence de presse organisée vendredi pour marquer la fin de mission d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI), venue à Madagascar pour des négociations techniques sur deux nouveaux accords de financement que le pays pourra bénéficier de la part de cette institution financière.

    Le ministre Olivier Jean-Baptiste admet ainsi que les objectifs n’ont pas été totalement atteints par rapport au délai convenu avec le FMI. Ces compteurs d’électricité prépayés devaient être déployés pour toutes les administrations publiques vers fin décembre 2023. Ce, d’après les engagements des autorités malgaches envers cette institution de Bretton Woods dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). Le ministre de l’Energie indique que « la réforme ne s’entreprend pas en une seule action et les efforts dans ce sens vont se poursuivre », lance-t-il.

    Ce basculement en compteurs prépayés avait été décidé afin de limiter les risques d’impayés et d’assurer une meilleure gestion de la consommation de l’administration. Cette disposition figure non seulement parmi les engagements de l’Etat vis-à-vis du FMI dans le cadre de la FEC mais entrent également parmi les actions préalables de l’appui aux politiques de développement (DPO) de la Banque mondiale.

    Le décret fixant les modalités de ce basculement avait été publié par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) au mois de mai 2023. Tous les clients de la Jirama de la catégorie « Administration » avaient depuis l’obligation de basculer et de remplacer leurs compteurs d’électricité Basse tension en compteurs prépayés. Ils avaient eu jusqu’à la fin de l’année dernière pour le faire, selon cet acte administratif.

    Concernant ce système prépayé, les capacités de puissance de ces compteurs ainsi que les calibrages de leur protection doivent être maintenus, sauf en cas de demande d’augmentation de puissance accordée par le Gestionnaire du réseau. Avec ce mode prépayé, chaque administration est contrainte de payer pour pouvoir consommer de l’électricité. Elle doit également acheter en avance les crédits de kilowattheure, moyennant son numéro de compteur. Et les dépenses relatives aux achats de recharges sont supportées par les crédits respectifs des institutions de l’Etat et des départements ministériels.