Catégorie : Économie

  • TÉLÉCOMMUNICATION – Le prix plancher de l’internet mobile bientôt supprimé

    TÉLÉCOMMUNICATION – Le prix plancher de l’internet mobile bientôt supprimé

    Antananarivo, 4h50 – Machine arrière. Le prix d’achat plancher du gigaoctet de l’internet mobile pourrait bientôt être supprimé. Un projet dans ce sens est bien avancé au niveau du ministère. “Nous ne pouvons pas dire pour l’instant ni le timing ni la modalité de son application, mais l’abrogation de l’arrêté interministériel fixant le prix plancher est bien envisagée”, confie une source autorisée auprès du ministère.

    Selon notre source, le ministère est allé à la rencontre des consommateurs sur leur ressenti par rapport à la nouvelle réglementation depuis son application. En supprimant le prix plancher, les autorités entendent aller dans le sens de la protection des consommateurs. “Le grand public comprend le besoin de la mise en place le principe de neutralité du net mais il a ressenti une hausse des tarifs de l’internet”, confie notre source. Cette mesure témoigne ainsi de notre engagement indéfectible envers les intérêts des consommateurs malgaches”, soutient-elle.

    La décision intervient ainsi un mois après l’entrée en vigueur du “prix plancher”, une décision prise en concertation avec les opérateurs, selon notre interlocuteur. Un arrêté interministériel adopté vers fin 2023 avait imposé aux opérateurs de ne pas commercialiser le gigaoctet mobile à un montant inférieur à l’équivalent en monnaie nationale de 0,95 USD. Depuis le 1er avril, les opérateurs se sont ainsi vus obligés d’ajuster leurs offres internet mobile afin de se conformer à cette nouvelle réglementation.

    C’est ainsi que les offres uniquement dédiées aux réseaux sociaux ont été supprimées du catalogue de Telma, Orange et Airtel. Puisque ces offres proposent un tarif de moins de 2 000 ariary le gigaoctet pour pouvoir accéder uniquement à certains réseaux sociaux.

    Parallèlement à la suppression des offres réduites aux réseaux sociaux, les opérateurs ont aussi mis à jour leurs offres “tout Internet”. D’une manière générale, le prix a baissé pour ceux qui utilisent tous les services Internet mobile avec une habitude de consommation inférieure à 25 Go. Mais la hausse était exorbitante dès que la consommation atteignait 50 Go.

    Le consommateur qui a l’habitude par exemple d’acheter le Be Connect à 30 000 ariary chez Orange Madagascar peut avoir droit à 5Go contre 4,5Go auparavant. Si la consommation se limite à 25 Go pour le prix de 125 000 ariary, le prix a encore baissé parce que ce montant permet d’acquérir un peu plus de 27,5 Go chez Telma.

    Mais au-delà de 25 gigaoctets de data par mois via Internet mobile, les consommateurs ont ressenti la hausse des prix. Pour Bé connect par exemple, si auparavant, 189 000 ariary permettaient d’avoir 100 Go. Aujourd’hui, il faut payer 220 000 ariary pour avoir 50 Go.

    En attendant la suppression de l’arrêté et un éventuel réajustement des tarifs par les opérateurs, les consommateurs essaient tant bien que mal de s’adapter avec non seulement la hausse des tarifs mais aussi la hausse de leur consommation en raison des mises à jour parfois intempestives des applications.

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  • Starlink Madagascar  obtient sa licence Internet satellite moyennant 100 000 euros

    Starlink Madagascar obtient sa licence Internet satellite moyennant 100 000 euros

    Antananarivo, 3 Mai, 13h40 – “Tongasoa Starlink. Waiting for Elon to rock it”. C’est à travers ce message posté sur son profil LinkedIn que Tahina Razafindramalo, ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications (MNDPT) annonce l’arrivée de Starlink à Madagascar. La filiale de SpaceX vient d’obtenir sa licence qui lui permet d’installer et d’exploiter des services internet par satellite large bande pour les cinq prochaines années. Le membre du gouvernement parle ainsi d’un “nouveau chapitre” avec l’arrivée de ce nouvel acteur de la “connectivité à Madagascar”.

    La licence de Starlink Madagascar a été signée le 29 avril par l’autorité de régulation des technologies de communication (Artec) et valide pendant cinq ans. « En contrepartie de l’attribution de la licence, Starlink Madagascar est redevable du paiement de la somme de 100 000 euros au titre du prix initial de la licence”, peut-on lire sur la décision de l’Artec attribuant cette licence. Ce droit devrait être versé auprès de l’organe de régulation au bénéfice du fonds de développement des technologies de l’information et de la communication. Starlink doit aussi s’acquitter aussi d’un frais annuel de 5% de son chiffre d’affaires hors taxe auprès de l’organe de régulation.

    D’après ce document, Starink Madagascar dispose ainsi de l’autorisation pour l’établissement et l’exploitation d’un réseau public de télécommunications par satellite de type Global mobile personal communication by satellite (GMPC), l’établissement et exploitation d’un réseau public de télécommunication par satellite de type large bande, l’établissement et exploitation d’un réseau public de télécommunication par satellite de type VSAT.

    Tout est ainsi dans l’ordre pour Starlink Madagascar. La société du milliardaire Elon Musk devient officiellement l’un des acteurs du secteur télécom dans la Grande île. Il peut commercialiser ses services avec l’obtention de ce feu vert de l’autorité de régulation. Pour sa dernière mise à jour, Starlink annonce sur son site internet la disponibilité de ses services pour le début du troisième trimestre de cette année. Ses futurs abonnés devraient ainsi avoir un peu de patience pour vivre une nouvelle expérience avec les offres proposées par Starlink Madagascar.

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  • COMMERCE – Une augmentation de 168% de la valeur des exportations de services numériques en dix ans pour Madagascar

    COMMERCE – Une augmentation de 168% de la valeur des exportations de services numériques en dix ans pour Madagascar

    Antananarivo, 3 Mai, 12h40 – Un secteur en pleine expansion. La valeur des exportations de services numériques passe de 150 millions de dollars en 2014 à 402 millions de dollars en 2023 pour Madagascar. Ce qui équivaut à une hausse de 168% en une décennie, si l’on s’en tient à ces estimations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Cette organisation a publié dernièrement des données sur les services échangés par l’intermédiaire de réseaux informatiques, par exemple au moyen d’Internet, d’applications, de courriels, d’appels vocaux et vidéo, et de plates-formes d’intermédiation numérique.

    Les exportations ayant valu 402 millions de dollars en 2023 étaient constituées à 42,2% par des services informatiques. D’autres services aux entreprises y contribuaient à 29,8%. On peut également y ajouter la contribution des services de télécommunication qui était de 24,8%, détaille l’OMC.

    Le rapport sur le Commerce numérique pour le développement, qui était sorti au mois de décembre 2023, avait déjà souligné que tout comme l’Egypte ou le Ghana, la croissance des exportations de services numériques de Madagascar a été supérieure à celle du reste du monde pendant plusieurs années. Et cette performance était sous l’impulsion des secteurs de l’externalisation du traitement des affaires (BPO) et des technologies de l’information, selon ce qui est exposé dans ce document préparé par l’OMC, les services du Fonds monétaire international (FMI), de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), et de la Banque mondiale.

    La valeur des importations de services numériques de Madagascar durant les dix dernières années passe pour sa part de 190 millions de dollars en 2014 à 284 millions de dollars en 2024, soit une hausse de 49,47%. Elle est cependant restée quasiment stable ces trois dernières années, tournant autour des 280 millions de dollars. Les importations de la Grande île en 2023 étaient composées majoritairement des services aux entreprises (55,4%), des services informatiques (20,2%) et des services de télécommunication (11,4%), d’après les données de l’OMC.

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  • CARBURANT – Rajoelina en appelle à la mise en place d’un plan d’action clair pour accompagner l’application de la vérité des prix sur le pétrole lampant

    CARBURANT – Rajoelina en appelle à la mise en place d’un plan d’action clair pour accompagner l’application de la vérité des prix sur le pétrole lampant

    Antananarivo, 3 Mai, 10h10 – Énième engagement de Madagascar sur la vérité des prix. Le président de la République confirme la volonté de la Grande île à cesser de subventionner le pétrole lampant. “Nous nous sommes engagés à supprimer les subventions sur le pétrole lampant d’ici à 2025 en appliquant la vérité des prix”, indique Andry Rajoelina dans une lettre adressée aux membres du gouvernement. D’ici cette échéance, le chef de l’Etat demande à son équipe de mettre en place “un plan d’actions clair contenant toutes les mesures nécessaires pour préserver la population” qui utilise le pétrole lampant pour s’éclairer.

    Dans sa lettre, le président de la République rappelle que le pétrole lampant grève aussi bien le budget de l’Etat que celui des ménages. A l’en croire, les caisses de l’Etat enregistrent chaque année un manque à gagner de 70 à 80 milliards d’ariary en raison des subventions sur le pétrole lampant qui sont de l’ordre de 1 500 ariary par litre. Pour les ménages, il estime les dépenses consacrées au pétrole lampant à 10 000 jusqu’à 30 000 ariary par mois, même avec le prix déjà subventionné. Avec l’application de la vérité des prix, ses dépenses devraient encore augmenter, d’où la nécessité de prendre des mesures.

    Parmi les mesures à prévoir dans le plan d’action, le président de la République insiste sur “le déploiement du programme national Hazavana ho anao” qui consiste à distribuer des kits solaires” aux populations les plus vulnérables. L’objectif est de “doter d’éclairage l’ensemble de la population qui n’a pas encore accès à l’électricité”.

    La mise en place d’un plan d’action pour accompagner l’application de la vérité des prix sur le carburant avait déjà fait partie des engagements de Madagascar durant la période de mise en oeuvre des réformes à mener dans le cadre du programme de Facilité élargie de crédit (FEC) signé en 2021. Mais cette politique n’a pas pu être mise en place. Le Fonds monétaire international avait accepté que “la définition des mesures à même d’atténuer les impacts des ajustements des prix des carburants” soit “reportée à septembre 2023”, mais le sujet ne semble pas encore avoir été abordé. L’abandon du programme FEC de 2021 avant les cinquième et sixième revues n’a pas permis au FMI d’évaluer l’avancée de la mise en place de ce plan d’action.

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  • ENERGIE – L’Israélien Ron Weiss nommé nouveau DG de la Jirama

    ENERGIE – L’Israélien Ron Weiss nommé nouveau DG de la Jirama

    Antananarivo, 3 Mai, 4h30 – La Jirama a enfin son nouveau directeur général. Comme déjà annoncé par le président de la République, il s’agit de celui qui avait dirigé la compagnie rwandaise de production et de distribution d’électricité de mai 2017 à septembre 2023, Ron Weiss. Celui-ci été officiellement nommé lors du Conseil des ministres de jeudi. Cet ingénieur israélien aura comme tâche principale “la mise en place ainsi que la mise en oeuvre d’un plan de redressement de la Jirama”, comme l’avait indiqué le président de la République il y a quelques jours.

    Andry Rajoelina mise sur l’expérience de Ron Weiss à la tête du Rwanda Energy Group pour redresser la Jirama. “Les Rwandais avaient des problèmes énergétiques similaires à ceux de la Jirama. Cependant, ils ont réussi à redresser leur société de production d’électricité”, avait-il annoncé en avril quand il avait fait part, pour la première fois, de la nomination à venir de Ron Weiss. “Le dirigeant de cette compagnie va débarquer ici”, avait-il encore poursuivi.

    Ce n’est pas la première fois que Madagascar a recours à des étrangers pour diriger la Jirama en vue de son redressement. Avant Ron Weiss, la société d’Etat avait déjà été dirigée par des étrangers dans le cadre du contrat de gestion avec Lahmeyer international en 2005 jusqu’en 2009. Il y a d’abord eu le Canadien Rodrigue Haché et son compatriote Laurent Cupani qui avait assuré son intérim, puis l’Allemand Bernard Romahn qui avait été à la tête de la compagnie jusqu’en mars 2009.

    Les deux derniers noms qui avaient été soumis au président de la République dans le cadre du processus de recrutement du manager de redressement de la Jirama avaient été ceux d’étrangers, comme l’avait confié l’ancien ministre Solo Andriamanampisoa en juillet 2023. Sur les 19 candidats qui avaient répondu à l’appel à candidature à l’époque, seuls cinq étaient Malgaches, avait alors ajouté le ministre.

     

    Photo : Jirama (Archives)

  • RAVINALA AIRPORTS – Les redevances par passager maintenues à 22 euros pour les vols domestiques

    RAVINALA AIRPORTS – Les redevances par passager maintenues à 22 euros pour les vols domestiques

    Antananarivo, 2 Mai, 12h30 – Inchangées. Ravinala Airports indique que les redevances aéroportuaires qu’elle perçoit par passager au départ des aéroports d’Antananarivo et de Nosy-be sont maintenues à leur montant initial en 2019. Aussi, pour le vol domestique, cette redevance aéroportuaire reste jusqu’à ce jour à 22 euros par billet aller-retour. Elle est à 55 euros par billet pour le vol international et à 52 euros pour les vols régionaux dans l’océan Indien, d’après ce qu’a livré ce consortium, gestionnaire de ces deux aéroports internationaux de la Grande île.

    Des ajustements sont pourtant permis annuellement, en fonction de l’inflation du prix à la consommation. Mais Ravinala Airports indique s’en être tenue à ce que l’Aviation civile de Madagascar (ACM) avait fixé en 2016. « Depuis 2019, malgré un contexte d’inflation à Madagascar de 38,5% sur cinq années, les redevances de Ravinala Airports n’ont pas été réévaluées. Alors que toutes les autres redevances aéroportuaires dans un billet d’avion au départ de Madagascar ont augmenté », fait-elle remarquer. Elle explique alors que quel que soit le prix du billet d’avion payé par les passagers, les redevances aéroportuaires qu’elle perçoit sont restées fixes.

    Comme rappelé par ce gestionnaire des aéroports d’Ivato et de Fascène, ses redevances sont calculées par passager ou par mouvement d’avion, qu’il s’agit d’atterrissage ou du temps de stationnement sur le tarmac, et selon la région de la destination. Son prélèvement ne s’applique cependant qu’au départ des passagers, précise le consortium. Pour Ravinala Airports, plus de 60% de ses revenus annuels proviennent de cette redevance aéroportuaire par passager.

    Ravinala Airports explique par ailleurs qu’une redevance sert à financer les coûts des installations et des services fournis aux passagers et aux compagnies aériennes, dont ses services en tant que gestionnaire de l’aéroport. D’autres entreprises qui fournissent des services nécessaires à la bonne exploitation d’un aéroport peuvent aussi en bénéficier, expose-t-elle.

    Au mois de mars de cette année, les taxes aéroportuaires MG ont connu une augmentation d’après ce qu’a révélé la compagnie Madagascar Airlines. Il s’agit d’un prélèvement relatif au fonctionnement de l’ACM, mais aussi à l’aménagement du territoire de l’aviation civile. Les taux des taxes de redevances de sureté aéronautique (RSA A5), un autre élément de la structure du prix des billets d’avions, ont également augmenté depuis le 24 février.

    Le billet d’avion comprend plusieurs coûts, dont les charges d’exploitation de la compagnie aérienne comme le carburant, la maintenance, les salaires, les investissements, l’achat ou encore la location d’avion. Il y a également les taxes qui sont fixées par et pour l’Etat. Et puis il y a les diverses redevances. Pour le cas de Madagascar Airlines en particulier, cette compagnie indique que son revenu représente autour de 40 % du coût du billet lui-même, et les taxes diverses représentent 60 %.

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  • Les entrepreneurs malgaches intensifient la conquête du marché canadien

    Les entrepreneurs malgaches intensifient la conquête du marché canadien

    Antananarivo, 2 Mai, 11h35 – Renforcer l’offensive. Elles seront 16 entreprises de la Grande île à partir en Mission économique et commerciale au Canada (MECC) cette année du 6 au 20 mai. Elles auront comme objectifs d’augmenter les partenariats ainsi que de promouvoir les exportations malgaches vers le Canada et les investissements canadiens à Madagascar, d’après ce qui avait été présenté lors du lancement officiel de cette mission économique, mardi.

    C’est la Chambre de commerce et de coopération Canada-Madagascar (Cancham) qui se charge de l’organisation de cette mission économique chaque année. Pour cette édition 2024, les 16 entreprises qui vont se déplacer au Canada participeront à une mission enrichie de rencontres B2B et B2C et effectueront des visites d’entreprises sur place. 11 d’entre elles participeront également au Salon international de l’agroalimentaire (SIAL) Canada 2024 qui aura lieu à Montréal. Ces entreprises sont dans l’agribusiness, l’artisanat, l’IT et outsourcing, la formation ainsi que l’assurance pour les petits producteurs et artisans.

    Le salon SIAL est une vraie opportunité pour ces entrepreneurs malgaches du fait que c’est un des grands rendez-vous des acheteurs mondiaux, explique la présidente de la Cancham, Haingo Randrianarivony. « Nos entrepreneurs n’y sont plus à présenter, de même pour ce qui est de la qualité des produits que nous exposons. Le plus grand défi pour nous est de pouvoir satisfaire les demandes croissantes du marché canadien. Ceci sous-entend une amélioration de la capacité de production et donc plus d’investissement », expose-t-elle.

    La Cancham espère améliorer les résultats qui avaient déjà été obtenus lors des précédentes éditions de cette mission économique et commerciale au Canada. Pour la MECC 2023, le développement des relations ainsi que des commandes s’élevant à environ 5 millions de dollars avaient été rapportés par la Chambre de commerce et de coopération Canada-Madagascar.

    Cette mission au Canada est menée en partenariat avec le Projet de transformation économique pour une croissance inclusive (PIC 3) et le Trade foreign office (TFO) Canada., et les investissements canadiens à Madagascar. Elle est également soutenue par des ministères et l’Economic development board of Madagascar (EDBM).

  • CONSOMMATION – 10% du quota d’importation de pâtes alimentaires et de lait concentré attribués aux nouveaux importateurs

    CONSOMMATION – 10% du quota d’importation de pâtes alimentaires et de lait concentré attribués aux nouveaux importateurs

    Antananarivo, 1er Mai, 11h55 – Des parts pour des nouveaux opérateurs. 10% du quota d’importation de pâtes alimentaires et de lait concentré utilisable au cours de l’année 2024 seront attribués équitablement aux nouveaux importateurs. Les 90% seront accordés aux importateurs ayant déjà importé ces produits au prorata de la moyenne des quantités qu’ils ont importées au cours des trois dernières années. Cette répartition est avancée par l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC).

    L’ANMCC avait déjà lancé l’appel à manifestation d’intérêt pour la répartition de ces quotas d’importation. Le volume du quota utilisable au cours de cette année est de 3 000 tonnes pour les pâtes alimentaires et 1 500 tonnes pour le lait concentré, indique l’autorité chargée des mesures correctives commerciales. Cette disposition entre dans le cadre de la mise en œuvre des mesures de sauvegarde appliquées sur ces deux produits, souligne l’ANMCC. Les importations au-delà de ces quotas sont soumises à un droit additionnel de 32% de leur valeur CAF.

    Pour les pâtes alimentaires, il était indiqué que le droit additionnel sera de 26% du 1er août 2024 au 31 juillet 2025. La mesure concerne les pates en forme de spaghetti, de macaroni ou encore de nouille. Le droit additionnel aux importations hors quota de lait concentré est pour sa part de 31% en 2024, 20% en 2025 et 29% en 2026. Le produit visé par ces dispositions dans cette mesure de sauvegarde définitive est le lait concentré, conditionné dans différents emballages, sous les codes SH 04029100 et 04029900. Il peut être sucré, non sucré, écrémé ou demi-écrémé.

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  • INTERNET – La société Starlink Madagascar officiellement constituée

    INTERNET – La société Starlink Madagascar officiellement constituée

    Antananarivo, 1er Mai, 10h05 – Un pas de plus vers l’installation de Starlink dans la Grande île. La société Starlink Madagascar est officiellement constituée d’après l’avis publié par l’Economic development board of Madagascar (EDBM). Elle se présente sous la forme d’une société anonyme à administrateur général avec un capital de 22,5 millions d’ariary.

    D’après son avis de constitution, la filiale malgache de Space X a comme objet de “fournir des services de télécommunication aux utilisateurs finaux publics et privés mais sans s’y limiter”. Et bien sûr, elle va “fournir des services internet par satellite et installer des matériels et des dispositifs terrestres”, “importer et exporter, acheter, vendre en détails, installer et louer, réparer, entretenir, remettre à neuf et stocker des antennes, des routeurs et des terminaux d’utilisateurs, ainsi que des équipements électroniques connexes”.

    Cette démarche est une étape importante pour la société d’Elon Musk dans l’acquisition de licence en tant que fournisseur d’internet par satellite à Madagascar. L’enregistrement de la société auprès des différents services de l’administration est un préalable auquel les opérateurs qui souhaitent fournir un tel service doivent se soumettre, indique une source autorisée auprès du ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications. Parallèlement à cette étape de la formalisation, les discussions autour de l’octroi de la Licence se poursuivent, ajoute encore notre source. Celle-ci précise néanmoins que la sortie de la licence ne devrait plus prendre trop de temps à ce stade.

    Contrairement à d’autres pays d’Afrique où Elon Musk a décidé de suspendre ses services depuis le 30 avril, faute d’autorisation nécessaire, à Madagascar, le milliardaire né en Afrique du sud a décidé de se soumettre aux procédures d’installation de la filiale avant de procéder à une quelconque activité opérationnelle. Sur son site internet, Starlink annonce la commercialisation de ses services dans la Grande île début du troisième trimestre de cette année.

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  • Madagascar Airlines annonce la fermeture temporaire de  son agence à La Réunion

    Madagascar Airlines annonce la fermeture temporaire de son agence à La Réunion

    Antananarivo, 1er mai, 7h55 – L’agence qui sert de point de vente pour Madagascar Airlines à l’aéroport de Gillot est temporairement fermée à compter de ce mercredi 1er mai 2024. La compagnie nationale indique avoir pris cette décision de fermeture suite à la suspension de sa desserte sur l’île de la Réunion, dans une publication sur son site officiel.

    Selon les récentes prévisions des dirigeants de cette compagnie, la reprise des vols internationaux de Madagascar Airlines n’est prévue qu’en 2026. La compagnie nationale ne compte reprendre ses liaisons internationales qu’une fois qu’elle est rentable sur le réseau intérieur.

    En termes de renforcement d’image et d’amélioration de produit, cette entreprise annonce dans son plan « Phenix 2030 » qu’elle va lancer cette année un programme de rénovation de tous ses points de vente, à commencer par ses agences à Analakely, à la City et à Ivato ainsi que celles dans les provinces. Un nouveau site internet est également prévu être mis en ligne en septembre et le personnel devrait acquérir de nouveaux uniformes. Une démarche qualité touchant toute la chaîne de service devra par ailleurs être lancée prochainement, avance la compagnie aérienne nationale.