Catégorie : Économie

  • Riou Océan Glass choisit de s’installer à Maurice au lieu de Madagascar à cause des problèmes d’énergie de la Grande île

    Riou Océan Glass choisit de s’installer à Maurice au lieu de Madagascar à cause des problèmes d’énergie de la Grande île

    Antananarivo, 30 Avril, 17h30 – C’est une usine qui aurait pu s’implanter à Madagascar. Mais Riou Ocean Glass, une entreprise spécialisée par dans les solutions verrières, a fini par choisir l’île Maurice. “Nos collaborateurs malgaches qui avaient des installations similaires à celles de Maurice ont évoqué le problème d’électricité, cela a pesé sur la décision d’investir à Maurice », indique Jimmy Nativel, manager des ventes dans l’océan Indien, joint au téléphone. A l’entendre, la marque distribue ses produits dans la Grande Île depuis plusieurs années, ce qui l’a poussé à prospecter sur les lieux quant à la possibilité de l’installation d’une usine. Mais les prospections n’ont pas été concluantes en raison des problèmes de l’énergie à Madagascar.

    L’usine verrière de Riou Ocean Glass dans l’océan Indien, “dotée d’une technologie unique”, a ainsi été inaugurée le 18 avril à Maurice. Celle-ci, en plus des 10 millions de dollars d’investissements étrangers, se voit actuellement dotée de “l’une des usines les plus perfectionnées en matière de verrerie dans l’océan Indien”. Sans parler des emplois et de la valeur créés, ainsi que du renforcement des compétences locales. Selon le communiqué publié par Riou Ocean Glass à l’occasion de la cérémonie d’inauguration, “l’équipe de Riou Ocean Glass est principalement composée de Mauriciens, représentant 95% du personnel et formés dans les usines Riou Glass de France”.

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  • IDA 21 – Andry Rajoelina plaide pour la hausse du financement international de la lutte contre la pauvreté en Afrique

    IDA 21 – Andry Rajoelina plaide pour la hausse du financement international de la lutte contre la pauvreté en Afrique

    Antananarivo, 30 Avril, 14h50 – Unir les voix pour réclamer davantage d’appuis financiers. Le Président Andry Rajoelina a invité les autres chefs d’Etat qui ont assisté au sommet africains pour la reconstitution de l’Association internationale de développement (IDA) à Nairobi, Kenya, lundi, à se rallier pour réclamer ensemble une hausse du financement international de la lutte contre la pauvreté en Afrique.

    Dans son discours, le Chef de l’Etat malgache « invite les pays contributeurs de l’IDA à accroître leur soutien financier au fonds géré par la Banque mondiale afin d’aider le continent africain à faire face à ces défis urgents, à rattraper le retard de développement des pays concernés ». Il sollicite ses homologues pour que leurs « voix se lèvent en un seul écho » pour que l’IDA 21 ait plus d’impacts dans cette guerre contre la pauvreté.

    Selon Andry Rajoelina, les bailleurs de fonds devraient revoir leur priorité. « Les dépenses mondiales allouées à l’armement ont enregistré leur plus forte augmentation en dix ans, atteignant 2,4 milliards de dollars, en raison des multiples conflits notamment en Ukraine. Mais si l’on a investi une telle somme dans l’armement, combien allons-nous investir pour sauver des vies sur le continent africain ? » souligne le président malgache.

    Ce sommet permet de renforcer les financements des peuples africains pour atteindre l’objectif de développement poursuit Andry Rajoelina. C’est la raison pour laquelle il invite « les partenaires et pays amis à mobiliser plus de financement pour faire face à cette guerre que nous affrontons chaque jour sur le continent ». Il a également rappelé les impacts du changement climatique. A l’en croire « les changements climatiques sont de plus en plus dévastatrices ». Il a indiqué qu’il faut deux à trois ans pour redresser les dégâts qu’un jour de cyclone cause.

    Lors de l’IDA 20, la Banque mondiale a accordé un financement à hauteur de 600 millions de dollars pour Madagascar. Avec cette enveloppe, la Grande Île a pu réaliser diverses infrastructures dont les routes. En 2022, 134 millions de dollars ont été débloqués pour renforcer sa préparation aux pandémies et améliorer la prestation et la qualité des services de santé.

  • ANNIVERSAIRE – 11 jours d’exposition de la Banky Foiben’i Madagasikara dans le hall de l’Hôtel de ville d’Antananarivo

    ANNIVERSAIRE – 11 jours d’exposition de la Banky Foiben’i Madagasikara dans le hall de l’Hôtel de ville d’Antananarivo

    Antananarivo, 30 Avril, 10h00 – Vous avez toujours voulu en savoir plus sur la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) ? Vous avez encore l’occasion de découvrir des choses sur cette institution. Pour clôturer la célébration de son cinquantenaire, la BFM organise une exposition sur le parvis de l’hôtel de ville d’Antananarivo du 7 au 18 mai prochain. L’exposition se focalisera sur l’histoire de la banque centrale mais aussi de la monnaie malgache indiquent les organisateurs.

    Toujours dans le cadre de la clôture de la célébration du cinquantième anniversaire de la BFM, des conférences et débats sont prévus à divers endroits d’Antananarivo du 6 au 22 mai notamment à l’amphithéâtre de l’hôtel de ville, à l’amphithéâtre de la Faculté d’Economie, de gestion et et de sociologie d’Ankatso ainsi qu’à la salle presse du Stade Barea Mahamasina. L’inauguration des travaux de réhabilitation du Grand Amphithéâtre de l’EGS fait également partie du programme.

    La célébration des 50 ans du BFM a officiellement été ouverte en juin de l’an dernier. Durant le lancement de la célébration, la BFM avait dévoilé le premier lingot d’or monétaire de sa réserve nationale d’or. Ce fut aussi l’occasion de dévoiler la première pièce d’or des quelques milliers qui seront frappés pour marquer les 50 ans de la BFM. Le président de la République avait aussi posé la première pierre de l’extension du siège de la Banky foiben’i Madagasikara durant cet évènement.

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  • La ministre japonaise des Affaires étrangères appelle l’Etat malgache à “améliorer l’environnement des affaires”

    La ministre japonaise des Affaires étrangères appelle l’Etat malgache à “améliorer l’environnement des affaires”

    Antananarivo, 29 Avril, 19h15 – La situation d’Ambatovy était au coeur des discussions entre le président de la République Andry Rajoelina et la ministre japonaise des Affaires étrangères Yoko Kamikawa. Reçue par le chef de l’Etat, la ministre japonaise a fait référence à ce que le Japon qualifie de “plus grand projet d’investissement japonaise en Afrique” pour demander “une coopération en vue d’améliorer l’environnement des affaires à Madagascar”. Il était également question au cours de cette rencontre de la “sécurité économique” dans un pays qui est “un partenaire important pour le Japon”.

    Le communiqué de l’ambassade du Japon rapportant l’entrevue entre le président malgache et la ministre japonaise ne donne pas plus de détails sur les demandes exactes de la partie nippone. Le communiqué rapporte juste la réponse d’Andry Rajoelina sur “l’importance du projet de mine nickel Ambatovy pour l’économie malgache”, et son souhait de coopérer avec les parties concernées.

    En février, l’ambassadeur du Japon Abe Koji avait publiquement soulevé les difficultés traversées par Ambatovy et avait demandé à l’Etat de soutenir la compagnie minière, en remboursant entre autres le crédit de taxe sur la valeur ajoutée de la compagnie. Aucun montant de cette TVA que l’Etat doit à Ambatovy n’a jusqu’ici été révélée, mais le ministre en charge des Mines, Olivier Herindrainy Rakotomalala, avait parlé d’une “somme énorme” il y a deux semaines.

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  • NIVEAU DE VIE – Un taux de pauvreté légèrement en baisse mais toujours élevé en 2024

    NIVEAU DE VIE – Un taux de pauvreté légèrement en baisse mais toujours élevé en 2024

    Antananarivo, 29 Avril, 16h40 – Élevé et persistant. Le taux de pauvreté à Madagascar devrait se maintenir à environ 79,7% en 2024. Ce serait la proportion des Malgaches disposant de moins de 2,15 dollars par jour, et qui se verraient considérés comme vivant dans l’extrême pauvreté. C’est ce qui est prévu par la Banque mondiale dans ses Perspectives macroéconomiques de la pauvreté à Madagascar ou les « Macro Poverty Outlook » (MPO) qu’elle vient de publier en ce mois d’avril.

    Pour la Banque mondiale, cette situation est due à une création d’emplois qui devrait rester limitée par rapport à la croissance démographique. Ainsi, environ 24,8 millions de personnes devraient rester pauvres. Et ce nombre est supérieur à la population totale du Burundi et du Soudan du Sud, où les taux de pauvreté sont également très élevés, expose cette institution de Bretton Woods.

    La tendance devrait néanmoins enregistrer une légère baisse à moyen terme. Dans sa projection dans les MPO de Madagascar, le taux de pauvreté du pays qui est prévue se situer cette année à 79,7% devrait baisser à 79,1% en 2025 pour être à 78,4% en 2026, avance la Banque mondiale. Pour 2023, ce taux se situait à 80,7% en 2023.

    Ce partenaire de la Grande île estime par ailleurs que la croissance devrait s’accélérer pour le pays, pour atteindre une moyenne de 4,6% en 2024-2026. Ceci, grâce à des effets de base favorables, à des opportunités commerciales et touristiques accrues et à un nouvel élan pour l’investissement privé à la suite de réformes structurelles percutantes dans des secteurs clés tels que l’exploitation minière, la technologie numérique et le climat d’investissement, expose cette institution financière. L’extension potentielle de la loi américaine sur la croissance et les opportunités en Afrique (Agoa) pourrait également avoir un impact positif sur les activités économiques, en particulier sur les investissements dans l’industrie textile, ajoute-t-elle.

    Des améliorations seraient à noter, concernant notamment le déficit de la balance courante qui devrait rester stable à environ 4,7 % du PIB en 2024-26. Cette situation refléterait principalement une réduction du déficit de la balance commerciale des biens et des services, en ligne avec l’augmentation des exportations des secteurs minier et touristique et la baisse des prix du pétrole brut, d’après les explications de la Banque mondiale. « Le déficit des comptes courants devrait être financé principalement par les investissements directs étrangers et le financement extérieur du secteur public », a-t-elle soutenu.

    Le déficit budgétaire, pour sa part, devrait également se réduire à une moyenne de 3,1 % du PIB sur la période 2024-26. Cela sous l’effet d’une augmentation de la collecte des recettes, notamment dans le secteur minier, à mesure que les projets miniers accélèrent la production après la promulgation du nouveau code minier. Le ratio de la dette publique au PIB devrait par ailleurs rester élevé mais soutenable, s’établissant en moyenne à 57 % du PIB sur la période 2024-26.

    Les risques naturels récurrents, les conflits internationaux en cours et un ralentissement de l’économie mondiale vont cependant peser sur les perspectives. Et à ceux-ci s’ajoutent les risques de dégradation de la situation intérieure. Ils comprennent les tensions financières des entreprises publiques, en particulier la Jirama et Madagascar Airlines ainsi que les retards dans la mise en œuvre de réformes structurelles essentielles, d’après la Banque mondiale.

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  • Energy Fuels, futur acquéreur de Base Resources, souhaite inclure la monazite dans la liste des minéraux qu’il exploite à Madagascar

    Energy Fuels, futur acquéreur de Base Resources, souhaite inclure la monazite dans la liste des minéraux qu’il exploite à Madagascar

    Antananarivo, 29 Avril, 11h30 – “Toliara devrait être la principale source d’approvisionnement en monazite d’Energy Fuels”. La compagnie américaine Energy Fuels, futur acquéreur de Base Resources, la maison-mère de Base Toliara, entend inclure la monazite dans le permis minier dont dispose Base Toliara. Jusqu’ici, celle-ci détient un permis d’exploitation minière autorisant la production d’ilménite, de rutile et de zircon. Dans le projet d’Energy Fuels, il s’agira de produire la monazite “grâce à la concentration du flux de déchets existant issus des installations de traitement des sables minéraux DFS2”.

    A en croire le communiqué d’Energy Fuels, “le gisement de Ranobe contient également de grandes quantités de monazite qui est une riche source de terre rares ‘aimants’, utilisés dans les véhicules électriques et dans diverses énergies propres et technologies avancées”. Sa production, selon une étude de préfaisabilité réalisée par Base Resources rapportée par la compagnie américaine, nécessitait “des dépenses d’investissement supplémentaires de 71 millions de dollars”. Mais comme le précise encore la compagnie, s’agissant d’un “complément à la production autonome d’ilménite et de zircon (provenant) du traitement des réserves de minerai extraites, les ressources et les réserves minérales du projet n’ont pas changé”.

    L’acquisition de Base Resources est pour Energy Fuels une affaire jugée intéressante. Et elle estime que Base Toliara est “un projet de sables minéraux lourds de classe mondiale, à un stade avancé, à faible coût et à grande échelle”. Pour Mark Chalmers, le président-directeur général d’Energy Fuels, « la transaction permettra de disposer d’un projet de classe mondiale à un prix d’acquisition très attractif par rapport à la valeur fondamentale du projet ». Elle met aussi à la disposition de sa compagnie une équipe de développement et d’exploitation minière qui a fait ses preuves en matière de conception, de construction et d’exploitation rentable d’une mine de sables minéraux lourds de classe mondiale en Afrique, ajoute-t-il.

    Tim Carstens, le directeur général de Base Resources, souligne pour sa part que « l’entreprise combinée aura la capacité financière et technique non seulement de faire de Base Toliara l’un des meilleurs projets de minerais critiques au monde, mais aussi de développer une chaîne de valeur intégrée pour les éléments de terres rares qui sont essentiels à la transition énergétique mondiale ».

    La compagnie américaine espère que la suspension de Base Toliara sera levée et que la stabilité juridique et fiscale nécessaire sera atteinte au cours de 2024. Elle réalise toutefois qu’il n’y aucune garantie quant à la date d’achèvement de ces négociations. « Si ces approbations ne sont pas obtenues, ou si elles le sont à des conditions moins favorables que prévu, cela pourrait retarder toute décision finale d’investissement en relation avec le projet, et pourrait empêcher d’avoir un effet significatif sur le développement du projet ou la capacité à récupérer la monazite du projet », expose Energy Fuels.

    La signature de l’acte définitif de mise en œuvre d’un plan d’arrangement avec Base Resourcesa eu lieu en ce mois d’avril. Selon le communiqué de Energy Fuels, l’acquisition de Base Resources va permettre de “sécuriser l’équipe de développement et d’exploitation minière de Base Resources, qui a réussi à concevoir, construire et exploiter de manière rentable une exploitation de sables minéraux lourds de classe mondiale en Afrique”. L’équipe de direction et d’exploitation des sables minéraux de Base Resources devrait donc rejoindre l’équipe de direction d’Energy Fuels une fois la transaction réalisée. Elle continuera à gérer Toliara et renforcera les équipes d’Energy Fuels en Australie et au Brésil, ce qui permettra à la société de maximiser la valeur de tous les projets pour les actionnaires, précise ce document publié par la compagnie.

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  • CONSOMMATION – Réduction significative  de 72,81% de l’importation de riz en début d’année

    CONSOMMATION – Réduction significative de 72,81% de l’importation de riz en début d’année

    Antananarivo, 29 Avril, 9h06 – Madagascar continue de moins recourir aux importations de riz. Au mois de janvier de cette année, le volume importé de ce produit n’a été que de 19 500 tonnes. Ce qui, par rapport aux 71 737 tonnes durant le premier mois de 2023, constitue une baisse de 72,81%, rapporte la cellule de l’Observatoire du riz (ODR) dans son dernier bulletin.

    Cette baisse importante des importations de riz est surtout enregistrée grâce « à la disponibilité plus ou moins suffisante du riz local en début d’année », avance l’ODR. L’Observatoire du riz explique alors que la bonne et clémente pluviométrie durant cette période a contribué à la reprise d’une bonne récolte.

    Mais comme la majorité des collectes du riz ont pris fin en janvier, l’ODR avait noté une tendance à la hausse du prix moyen du riz. Une baisse comprise entre 0,6% et 2,8% a cependant été observée dans les régions d’Alaotra Mangoro, d’Analamanga, d’Ihorombe, d’Itasy et de Matsiatra Ambony pour le riz blanc local chez les détaillants.

    Les prix avaient été par contre relativement stables dans les régions d’Analanjirofo, d’Atsinanana, de Betsiboka et de Vakinankaratra. Pour ce qui est du riz import, son prix moyen a suivi la tendance à la hausse, tirée par le riz blanc local en janvier, détaille l’ODR.

    Pour augmenter la production locale du riz, l’ODR rappelle que le ministère en charge de l’Agriculture prévoit de promouvoir les nouvelles méthodes de production. Ce département se charge également d’assurer la disponibilité des intrants agricoles et la facilitation de l’accès au crédit ; ainsi que de garantir la sécurité foncière et améliorer les circuits de commercialisation des produits agricoles.

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  • BUDGET – Les crédits alloués aux institutions et ministères prévus baisser

    BUDGET – Les crédits alloués aux institutions et ministères prévus baisser

    Antananarivo, 28 Avril, 12h30 – Les dépenses de l’Etat à revoir. Le ministère de l’Economie et des Finances (MEF) avise les institutions et ministères sur une révision à la baisse des crédits qui leur sont alloués cette année. Il s’agit d’une disposition qui entre dans le cadre de l’élaboration de la loi des Finances rectificative 2024.

    Les secrétaires généraux de ces départements avaient déjà été appelés à communiquer leur situation budgétaire. Ils étaient également invités à transmettre au ministère en charge des Finances ce qu’ils envisageaient comme coupe budgétaire au niveau de leurs grandes rubriques de dépenses.

    L’Etat compte ainsi modifier en cours d’année les dispositions de la Loi des finances initiales (LFI) de cette année à travers une loi des Finances rectificative. Les modifications vont donc concerner les dépenses du budget et éventuellement les données générales de l’équilibre budgétaire.

    Dans la loi des Finances initiale 2024, les dépenses de l’Etat sont catégorisées en cinq cadres, dont le cadre I « budget général de l’Etat » prévoit un montant total de dépense de l’ordre de 17 907 milliards d’ariary. C’est dans ce cadre que sont enregistrés les crédits mis à la disposition des pouvoirs publics, y compris la Haute Cour de Justice et les organes constitutionnels, pour mener à bien les 54 missions et 145 programmes de l’Etat. Ces dépenses sont estimées à 14 774 milliards, comme précisé dans le budget des citoyens relatif à la loi des Finances 2024.

  • TELECOMMUNICATION – 16 milliards de SMS envoyés en 2022, selon l’Artec

    TELECOMMUNICATION – 16 milliards de SMS envoyés en 2022, selon l’Artec

    Antananarivo, 25 avril, 9h15 – Une présence toujours forte dans les pratiques de communication des Malgaches. L’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec) rapporte avoir enregistré 16 milliards de SMS envoyés en 2022. Ce qui, par rapport au nombre de ces messages envoyés en 2021, représente une hausse de 20% d’après cet organe de régulation.

    En téléphonie mobile le SMS ou « Short message service » est un système permettant d’envoyer un message de 160 caractères maximum. Pour l’Artec, le service SMS est un service qui s’accroit de manière exponentielle en termes de volume de trafic. Et « même devant la vulgarisation des OTT, ce service n’en démord pas et reste très utilisé par les consommateurs », expose l’agence.

    L’acronyme OTT signifie « Over the Top », connu aussi sous l’expression « service de contournement » est un service de communication ou de livraison de média sans la participation d’un opérateur de réseau traditionnel fournissant la connexion à Internet. Whatsapp, Viber ou encore Messenger sont, par exemple, des OTT de communication.

    Sur les 16 milliards de SMS envoyés en 2022, ce sont les SMS intra-réseau qui constituaient la majeure partie de ce trafic à hauteur de 97,7%. Les SMS inter-réseau ont augmenté de 17% tandis que les SMS internationaux sortants et SMS internationaux entrants ont diminué respectivement de 16% et 7%, précise l’Artec. Le service SMS ne représentait cependant qu’à 2% du chiffre d’affaires des opérateurs mobiles durant cette période sous revue.

    Le service « Voix » mobile reste pour sa part le service le plus rémunérateur du secteur des télécommunications, en représentant plus de 73% des revenus des opérateurs mobiles en 2022. L’Artec rapporte que durant cette année, le volume des appels sortants est estimé à 10,2 milliards de minutes contre 9,1 milliards de minutes en 2021.

    La majorité de ces appels sortants reste toujours des appels intra-réseau à hauteur de 95%. Les appels inter-réseau fixe et mobile ont par ailleurs connu tous deux une hausse de 6%. Les appels internationaux sortants pour leur part avait connu une baisse de 23% en 2022. Pour ce qui est des appels internationaux entrants ont augmenté de 12% durant cette période sous revue, d’après toujours les données de l’Artec.

  • Le FMI revoit à 7,8% sa prévision du taux d’inflation à Madagascar pour 2024

    Le FMI revoit à 7,8% sa prévision du taux d’inflation à Madagascar pour 2024

    Antananarivo, 24 Avril, 11h50 – Une amélioration avancée. Le Fonds monétaire international revoit à 7,8% sa prévision sur le taux d’inflation à Madagascar pour 2024, dans sa note sur les perspectives économiques de la région Afrique subsaharienne publiée en ce mois d’avril. Ce taux est en baisse comparé au taux de 8,8% avancé par cette institution de Bretton Woods dans sa note sur la perspective régionale publiée au mois d’octobre 2023.

    Cette prévision du taux d’inflation à 7,8% de la Grande île pour cette année est aussi inférieure au taux de 15,3% pour l’Afrique subsaharienne avancé dans ce récent document du FMI. Elle est également inférieure aux moyennes des groupes de la région auxquels appartient Madagascar, dont les 10,7% pour les pays pauvres en ressources naturelles et les 18,6% pour les pays à faible revenu. Pour 2025, le FMI table sur un taux d’inflation à 7,3% pour Madagascar.

    Le taux d’inflation de Madagascar pour 2024 avancé par le Fonds monétaire international ne s’éloigne par ailleurs pas des prévisions du ministère de l’Economie et des finances (MEF). Ce département avait avancé que ce taux ne devrait pas dépasser les 7,7% cette année. Et cette prévision du ministère, annoncée en début d’année, tient compte des risques au niveau international, comme les conflits géopolitiques entre la Russie et l’Ukraine, celui entre Hamas et Israël ou encore la crise du transport maritime en mer rouge.

    Pour ce qui est du taux de croissance du PIB réel, celui-ci devrait être à 4,5% pour Madagascar cette année ; pour se situer à 4,6 en 2025, d’après toujours cette récente note de perspective économique du FMI. Pour le ministère également, la croissance en 2024 est estimée à 4,5%, stimulée entre autres par la mise en vigueur de la nouvelle loi sur les investissements, du nouveau Code minier et de la refonte du cadre réglementaire du secteur de la télécommunication, avec un appui assuré du secteur touristique.

    Pour l’Afrique subsaharienne, les perspectives s’améliorent progressivement dans l’ensemble et l’activité économique reprend modestement. La croissance va passer de 3,4 % en 2023 à 3,8 % en 2024, et près des deux tiers des pays s’attendent à une croissance en hausse, d’après le FMI. La reprise économique devrait également se poursuivre au-delà de cette année. Et d’après les projections, la croissance devrait atteindre 4,0 % en 2025, selon cette institution financière.

    La situation de la région n’est cependant pas au beau fixe et la pénurie de financements se poursuit, souligne le FMI. Les États de la région sont encore en proie à des manques de financements, des coûts d’emprunt élevés et des risques de refinancement, dans un contexte où la mobilisation des recettes publiques nationales reste faible, expose l’institution de Bretton Woods.

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