Catégorie : Économie

  • 14 550 touristes arrivés à Madagascar au mois de mars, plus de 36 000 depuis de le début de l’année

    14 550 touristes arrivés à Madagascar au mois de mars, plus de 36 000 depuis de le début de l’année

    Antananarivo, 20 Avril, 7h20 – Le regain de santé du tourisme constaté depuis le début de l’année se confirme encore. Durant le mois de mars, ce sont 14 550 touristes qui ont débarqué à Madagascar selon les statistiques officielles publiés par le ministère du Tourisme et de l’artisanat dans sa revue mensuelle dédiée au tourisme et l’artisanat. La hausse est nette par rapport à la même période en 2023 où Madagascar avait compté 12 442 touristes.

    Le profil des touristes qui ont débarqué au mois de mars est varié. Les Français restent bien sur à la tête des arrivées avec 43,84% des touristes arrivés de l’Hexagone. 9,09% sont des Malgaches issus de la diaspora tandis que les 47,07% sont arrivés des quatre coins du monde notamment l’île Maurice, l’Inde, l’Italie ou encore la Chine, l’Allemagne et les Etats-unis.
    Au total en 2024, c’est déjà 36 883 touristes qui sont arrivés dans la grande île durant les trois premiers mois. Les chiffres restent en deçà de l’année 2019, année de tous les records récents mais bien supérieur à tous les chiffres post covid dont 2023 où, à la même période, Madagascar avait compté 31 790 touristes.

     

    Photo : ORT Mahajanga

  • Inscriptions ouvertes jusqu’au 15 mai pour participer à la prochaine cohorte du programme “Seed Transformation Program”

    Inscriptions ouvertes jusqu’au 15 mai pour participer à la prochaine cohorte du programme “Seed Transformation Program”

    Antananarivo, 19 Avril, 11h45- Si vous êtes fondateur ou CEO (Chief executive officer) d’une petite ou moyenne entreprise qui fait annuellement 300 000 à 15 millions de dollars de chiffres, et si vous souhaitez avoir l’opportunité de développer encore davantage votre entreprise tout en augmentant votre chiffre d’affaires, le programme Seed Transformation Program est pour vous. Les inscriptions sont déjà ouvertes et ceux qui sont intéressés ont jusqu’au 15 mai pour postuler.

    Pour participer au programme, le fondateur ou le CEO ne s’inscrit pas seul. Il est demandé à chaque candidat de venir avec au moins deux membres et jusqu’à cinq membres au sein de son équipe. Le cursus se tient aussi bien en ligne qu’en présentiel. Les cours en ligne s’adressent aussi bien aux CEO/fondateurs qu’aux membres de l’équipe de direction participant, à raison de 5 à 8 heures par semaine pour les CEO/fondateurs et de 2 à 4 heures par semaine pour l’équipe de direction participant.

    Les séances en présentiel se font de deux manières. Deux séances en présentiel sont organisées dans deux pays avec une cohorte de CEO/fondateurs issus de divers pays. Deux ateliers d’une journée sont également organisées au sein même des entreprises avec le chef d’entreprise participant, les membres de son équipe qui sont inscrits et le conseiller dédié Seed.

    Les cours sont dispensés par des professeurs de Stanford, mais aussi par des experts internationaux. Ils visent principalement à “renforcer le leadership” des participants, à transformer les équipes et à développer l’entreprise dans un laps de temps court. Grâce au contenu des formations, les participants pourront acquérir des compétences et des connaissances stratégiques en affaires. Le contenu en lui-même couvre divers domaines tels que le marketing, la stratégie, la comptabilité, le “design thinking” , l’optimisation de la chaîne de valeur, la conception organisationnelle et les ressources humaines.

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  • ENERGIE – Andry Rajoelina annonce le recours au modèle rwandais pour sauver la Jirama

    ENERGIE – Andry Rajoelina annonce le recours au modèle rwandais pour sauver la Jirama

    Antananarivo, 18 Avril, 13h22 – Madagascar veut s’inspirer du modèle rwandais pour redresser sa compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité. “Les Rwandais avaient des problèmes énergétiques similaires à ceux de la Jirama. Cependant, ils ont réussi à redresser leur société de production d’électricité”, déclare le président de la République ce jeudi à Toamasina. Andry Rajoelina entend ainsi prendre exemple sur ce pays d’Afrique qu’il a récemment visité.

    Lors de son discours lors de la réception des équipements nécessaires à la mise en place des fermes solaires envisagées par l’Etat, Andry Rajoelina annonce ainsi l’arrivée prochaine à Madagascar de celui qui était à la barre durant le sauvetage de la société rwandaise en charge de l’électricité. “Le dirigeant de cette compagnie similaire à la Jirama va débarquer au pays. Il dirigera la compagnie dès le mois de mai. Il va mettre en place le plan et la politique de redressement”, annonce le chef d’Etat. “Il y aura des comités de direction. Faites-moi confiance”, poursuit-il.

    La compagnie rwandaise, Rwanda Energy Group, est dirigée depuis 2017 par Ron Weiss. Cet ingénieur israélien avait déjà partagé ses expériences avec les dirigeants de la Jirama en février 2023. Une forte délégation de la compagnie nationale s’est rendue au Rwanda à l’époque. la délégation était alors conduite par le président de son Conseil d’administration Solo Andriamanampisoa et était accompagnée de Marie-Chantal Uwanyiligira, alors responsable des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar, elle-même Rwandaise.

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  • ADMINISTRATION – Le directeur général de l’Instat remercié par le Conseil des ministres du 17 avril

    ADMINISTRATION – Le directeur général de l’Instat remercié par le Conseil des ministres du 17 avril

    Antananarivo, 18 Avril, 11h10 – Jean Baptiste Tarzan Ndremitsara n’est plus le directeur général de l’Institut national de la statistique (Instat). Sa nomination a été abrogée par le Conseil des ministres délocalisé à Toamasina ce mercredi. Il a été nommé à ce poste le 22 février 2023 pour succéder à Mande Isaora Zefania Romalahy qui avait été remercié à la suite de frictions entre la direction générale et les employés de l’organisme malgache chargé des statistiques.

    Jean Baptiste Tarzan Ndremitsara avait placé la gestion des ressources humaines, ainsi que les enquêtes sur le PIB et le taux de pauvreté parmi ses priorités. C’est sous son mandat que le rapport sur la  »deuxième stratégie nationale de développement de la statistique (SNDS-II) 2023-2030 », les  »projections démographiques du troisième recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-3) 2018, “’l’Atlas démographiques du troisième recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-3) 2018” ou encore le rapport  »Qui est laissé de côté à Madagascar ou Leaving No One behind (LNOB) » ont été publiés.

    L’Instat procèdera bientôt à l’enquête nationale de la situation socio-économique des ménages malgaches dans le cadre du programme Multiple Indicator Cluster Surveys (Mics) mené par l’Unicef. Le Conseil des ministres vient d’ailleurs d’accorder la prise en charge des droits et taxes à l’importation des 62 tablettes qui seront utilisées par les enquêteurs du Mics. “Ce programme vise à soutenir les pays dans la collecte de données comparables au niveau international sur un large éventail d’indicateurs relatifs à la situation des enfants et des femmes”, comme le détaille l’Instat sur son site internet. La dernière enquête Mics date de 2018.

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  • ARRIÉRÉS FISCAUX – Recouvrement forcé par voie d’Avis à tiers détenteur sur les comptes bancaires de neuf entreprises

    ARRIÉRÉS FISCAUX – Recouvrement forcé par voie d’Avis à tiers détenteur sur les comptes bancaires de neuf entreprises

    Antananarivo, 18 Avril, 8h30 – Du recouvrement forcé. La direction générale des impôts (DGI) indique avoir émis des Avis à tiers détenteur (ATD) sur les comptes bancaires de neuf entreprises. Il s’agit d’une mesure de recouvrement qui permet au fisc d’obliger les banques à lui verser ce que les contribuables défaillants lui doivent avec l’argent qui est déposé sur leurs comptes bancaires. Cette obligation est limitée au montant des impôts impayés par ces entreprises, explique le directeur général des impôts, Germain, lors du colloque national des impôts ce mercredi.

    L’administration fiscale indique avoir suivi toutes les procédures en matière d’actions de recouvrement avant d’en arriver là. Les entreprises concernées par ces ATD avaient fait leur déclaration fiscale mais ne s’en étaient cependant pas acquittées, souligne Germain. La DGI a également entrepris le contrôle pour vérifier la régularité des impôts qu’elles ont déclaré. “Elles auraient pu demander un sursis de paiement mais elles ne l’ont pas fait. Le sursis au paiement de la partie litigieuse des impositions peut être accordé si une demande formelle a été faite. Cette demande de sursis de paiement n’étant pas effectuée, l’administration fiscale peut recouvrer les impayés à travers diverses actions dont l’ATD”, expose alors le directeur général des impôts.

    La DGI indique également avoir discuté de cette disposition avec tous les groupements du secteur privé. « Nous avons mis en place un dialogue de gestion, qui est même déjà institutionnalisé. Nous discutons à travers ce dialogue avec les opérateurs économiques pour voir comment ils peuvent s’acquitter de leurs impôts surtout quand ils se trouvent en difficultés financières », poursuit le directeur général des impôts, Germain. Aussi, les entreprises concernées peuvent toujours se rapprocher de la DGI ou de la direction des grandes entreprises (DGE) pour se convenir sur un calendrier de paiement afin de parvenir à la mainlevée des ATD.

    Recouvrer les recettes fiscales et effectuer des contrôles fiscaux entrent par ailleurs parmi les attributions de la DGI, rappelle son directeur général. Et le recouvrement des arriérés fiscaux est notamment un des moyens pour le Fonds monétaire international (FMI) pour mesurer l’efficacité de l’administration fiscale. La DGI indique avoir récupéré 320 milliards d’ariary de reste à recouvrer à travers des ATD en 2023.

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  • INFRASTRUCTURES – 90% du réseau routier de Madagascar non revêtues

    INFRASTRUCTURES – 90% du réseau routier de Madagascar non revêtues

    Antananarivo, 17 Avril, 10h15 – Du travail reste à faire. 90% du réseau routier de Madagascar ne sont pas revêtus. Et 70% de ces routes non revêtues sont en mauvais état. Cette situation est évoquée dans l’Analyse spatiale de la connectivité des transports et du potentiel de croissance de Madagascar, que la Banque mondiale expose dans la revue de l’urbanisation de la Grande île. Pour les routes revêtues, correspondant à 10% du réseau, 70% sont en bonne état selon ce document de l’institution de Bretton Woods.

    Dans la Revue sur l’urbanisation de Madagascar, la Banque mondiale soutient que le manque de connectivité entre les villes limite le développement d’un système urbain fonctionnel et donc le potentiel de croissance urbaine. L’accès routier à Madagascar est d’ailleurs variable. Cet accès est relativement élevé dans les zones autour des principales villes secondaires comme Toamasina, Antsiranana, Mahajanga ou Toliara. Pour ce qui est des milieux ruraux, cet accès est limité. D’après les estimations, seuls 11 % de la population rurale vivent à moins de 2 km d’une route praticable en toute saison et en bon état, souligne ce document de la Banque mondiale.

    Madagascar avait par ailleurs été classé 2,2 sur une échelle de 1 à 7 dans l’indice mondial de compétitivité mondiale, établi en 2019. Et les routes mal entretenues sont souvent endommagées par de fortes pluies ou des catastrophes naturelles. Ce qui, d’après la Banque mondiale, contribue à de graves perturbations de la connectivité.

    Lors de la rencontre entre le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le président de la République vendredi dernier, ce groupement avait mis le domaine des infrastructures et du transport dans les cinq sujets structurants jugés prioritaires pour l’avenir du secteur privé. Le GEM avait alors préconisé la réhabilitation urgente des routes nationales stratégiques, en priorité la RN2 et la RN7, suivi de la RN4 dans un second temps. Le ministère des Travaux publics avait déjà avancé qu’il faut encore attendre le retour de la saison sèche pour pouvoir démarrer les travaux de réparation et de réhabilitation de ces trois routes nationales ainsi que de la RN6.

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  • Les opérateurs miniers ne font pas forcément de gros bénéfices, reconnaît le ministre Herindrainy Rakotomalala

    Les opérateurs miniers ne font pas forcément de gros bénéfices, reconnaît le ministre Herindrainy Rakotomalala

    Antananarivo, 16 Avril, 17h55 – Les affaires ne sont pas toujours bonnes. « Nous avons tendance à penser que les opérateurs tirent de gros bénéfices dans l’exploitation des ressources minières. Ce n’est pas forcément le cas », expose le ministre des Mines Herindrainy Rakotomalala, en marge de la Consultation des parties prenantes sur le décret d’application du code minier, vendredi.

    Se lancer dans des projets miniers est même « un investissement à risque », souligne ce membre du gouvernement. Car « quelle que soit l’ampleur des coûts d’exploitation pour les compagnies, c’est le marché international qui fixe les prix des produits », explique-t-il. Le ministre Herindrainy Rakotomalala prend l’exemple du nickel dont la tonne, qui se vendait encore à 32 000 dollars en janvier 2023, est descendue à 16 000 dollars au mois de février de cette année. « Le prix avait ainsi été réduit de moitié alors que le coût de production des compagnies n’avait pas changé », expose le ministre Herindrainy Rakotomalala.

    C’est donc un des risques que les opérateurs miniers devraient tenir en compte avant de se lancer. « C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous insistons sur la professionnalisation du secteur. Ceci pour s’assurer que ce soit ceux qui sont prêts à y faire face qui opèrent. Il revient ensuite à l’Etat de mettre le cadre favorable pour faciliter les activités des opérateurs », poursuit le ministre des mines.

    Les opérateurs miniers disent se réjouir de la place qui est accordée au secteur minier dans la Politique générale de l’Etat (PGE). « Nous sommes pleinement disposés à nous inscrire en tant que partenaires dans l’effort qui permet de faire du secteur minier national un levier de développement économique et un contributeur à l’industrialisation à large échelle du pays », avance le président de la Chambre des mines Jean-Luc Marquetoux.

    Ce président de la Chambre de mines estime cependant qu’il reste important, dans le contexte actuel, d’envoyer un message fort et clair à l’ensemble de la communauté minière, aussi bien les opérateurs nationaux qu’au niveau des Investissements directs étrangers. « Il est important que cette communauté soit rassurée et qu’elle sente qu’on va dans le sens de la restauration de la réputation de Madagascar en tant que destination d’investissement dans le secteur minier », lance-t-il.

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  • BANQUE MONDIALE ET FMI – La délégation malgache des Spring meetings de 2024 sans la ministre de l’Economie et des finances

    BANQUE MONDIALE ET FMI – La délégation malgache des Spring meetings de 2024 sans la ministre de l’Economie et des finances

    Antananarivo, 16 Avril, 9h15 – Une absence physique signalée. La ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison ne s’est pas rendue avec la délégation malgache à Washington pour participer aux Réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale qui ont débuté ce lundi. Ce membre du gouvernement n’avait pourtant pas quasiment manqué ce rendez-vous depuis sa nomination à ce poste.

    Selon les explications officielles du ministère, Rindra Rabarinirinarison est restée à Madagascar compte tenu des grandes responsabilités qui la retiennent au pays. Elle va néanmoins suivre tous les programmes de ce Spring Meetings en visioconférence avec le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine, indique ce département.

    A Washington, c’est le gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) Aivo Andrianarivelo et le directeur général du Trésor Andry Nirina Rajaofetra qui conduit la délégation malgache à ces Réunions du FMI et du groupe de la Banque mondiale. Ils seront rejoints à partir de ce mardi par la ministre des Affaires étrangères Rafaravavitafika Rasata qui est encore en mission.

    Les Spring Meetings rassemblent des banquiers centraux, des ministres des finances et du développement, des parlementaires, des dirigeants du secteur privé, des représentants d’organisations de la société civile et des milieux universitaires pour discuter de plusieurs enjeux mondiaux. La conjoncture économique, l’élimination de la pauvreté, le développement international, l’efficacité de l’aide, et le système financier international y sont entre autres discutés.

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  • MINES – Madagascar en mesure de redevenir le premier producteur de graphite en Afrique

    MINES – Madagascar en mesure de redevenir le premier producteur de graphite en Afrique

    Antananarivo, 16 Avril, 8h03 – Après s’être fait dépasser par le Mozambique pour se positionner en deuxième producteur africain, et se classant actuellement dans le top 10 mondial, Madagascar a la capacité de redevenir le premier producteur de graphite en Afrique. La Grande île avait déjà occupé cette place pendant très longtemps auparavant, et est en mesure de la reconquérir, estime le président de la Chambre des mines, Jean Luc Marquetoux en marge de la Consultation des parties prenantes sur le décret d’application du code minier, vendredi.

    Renfermant environ 8% des ressources mondiales de graphite, Madagascar compte actuellement des projets en phase de démarrage, dont celui de NextSource à Fotadrevo ou encore celui de Gold Sand dans le district d’Ampanihy. Il faut aussi compter d’autres projets comme celui de BlackHeart. Si l’on y ajoute les productions des Etablissements Gallois sur la côte Est, la Grande île est en mesure d’exporter à terme au minimum 150 000 tonnes par an, expose le président de la Chambre des Mines.

    L’initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) avait indiqué en 2022 dans Rapport sur la gouvernance des chaînes de valeur des minéraux pour la transition énergétique que les ressources mondiales de graphite naturel représentent 800 millions de tonnes. Durant cet exercice, les pays mettant en œuvre l’ITIE disposant de réserves et de ressources de graphite naturel établies étaient Madagascar, avec 26 millions de tonnes de réserves pour six projets. Madagascar était suivie du Mozambique avec ses 25 millions de tonnes pour neuf projets et la Tanzanie avec 18 millions de tonnes pour huit projets.

    Pour ce qui est de l’exploitation, c’est la Chine qui avait été le plus grand producteur mondial de graphite naturel, avec plus de 80 % de la production minière mondiale totale en 2021. Parmi les pays de l’ITIE produisant du graphite naturel durant cet exercice figurent le Mozambique (30 000 tonnes), Madagascar (22 000 tonnes), l’Ukraine (17 000 tonnes), la Norvège (12 000 tonnes) et le Mexique (3 500 tonnes), d’après les données de l’ITIE.
    Concernant les exportations, ce rapport de l’ITIE publié en 2022 avait mis la Chine comme étant le plus grand exportateur mondial de graphite naturel. Ce pays avait été suivi de Madagascar qui exporte vers cette destination mais également vers l’Inde, les États-Unis et l’Allemagne. Le Mozambique exporte aussi vers la Chine, le Japon, l’Allemagne ainsi que la Slovénie. Et l’Ukraine exporte vers l’Autriche.

  • Le financement des investissements prioritaires pour le développement des dix aéroports sous la gestion de l’Adema discutés avec la Banque mondiale

    Le financement des investissements prioritaires pour le développement des dix aéroports sous la gestion de l’Adema discutés avec la Banque mondiale

    Antananarivo, 12 Avril, 16h55 – Explorer toutes les pistes. L’équipe dirigeante des Aéroports de Madagascar (Adema) avait accueilli dernièrement le représentant de la Banque mondiale en charge des infrastructures et du numérique, Antonio Nunez. C’était l’occasion pour les deux parties d’examiner le financement des investissements prioritaires pour le développement des 10 aéroports principaux, dont l’Adema est la société délégataire du pouvoir de l’Etat en matière de construction, de leur gestion et de leur exploitation.

    Les investissements prioritaires discutés lors de cette rencontre étaient entre autres ceux qui sont liés à la mise aux normes de ces aéroports secondaires. Ceux qui touchent l’amélioration des infrastructures et les installations aéroportuaires étaient également sur la table des discussions, rapporte l’Adema.

    L’Adema avait annoncé l’année dernière le lancement d’une étude pour la faisabilité des investissements et de développement des aéroports d’Antsiranana, Sambava, Mahajanga, Toamasina, Sainte Marie, Fianarantsoa, Mananjary, Morondava et Tolagnaro. Cette société d’Etat indique que cette étude est actuellement en cours et celle-ci est financée par la Banque mondiale. Elle devrait notamment permettre à l’Adema de développer ses aéroports et déterminer la prévision de trafic sur les 25 années à venir de chaque aéroport. Elle devrait aussi permettre à l’Adema d’optimiser leurs coûts d’exploitation, d’identifier le meilleur schéma de financement desdits aéroports ainsi que d’évaluer leur rentabilité afin de pérenniser financièrement la société.

    La direction générale de l’Adema avait annoncé en 2023 qu’un investissement de 50 millions de dollars par aéroport est nécessaire pour leur développement. Un premier appel à partenaire avait été lancé en 2019 mais il a été infructueux. Or, compte tenu de l’ampleur des investissements nécessaires, l’Adema avait insisté sur la nécessité d’avoir des partenaires, qu’il s’agisse de partenaires techniques, financiers ou des partenaires d’exploitations pour ces aéroports.

    En 2019, l’Adema avait avancé, en préparation de l’appel à manifestation d’intérêt lancé à l’époque, que plusieurs types de partenariats se présentent selon le choix et le domaine d’intérêts des investisseurs. Les différentes options vont de la joint-venture à la concession, en passant par la formule « financement-construction », le contrat CET/BOT (Build operate transfert) ou encore l’affermage. Sans oublier les multiples montages dérivés qui concourent également au financement privé de projets d’infrastructures.

    Le projet d’aménagement et d’extension de l’aéroport de Morondava, avancé en 2019, visait par exemple à améliorer la connectivité aérienne entre les régions de Madagascar et avec l’extérieur par la mise aux normes de l’exploitation technique et commerciale de l’aéroport pour l’accueil des avions de type B737. Pour l’aéroport de Sambava, sa taille modeste et la nécessité pour la plateforme de se conformer aux normes techniques et commerciales demandent des investissements dans le cadre d’un projet qui comportera plusieurs phases. C’était le genre d’informations qui avaient été livrées à l’époque.