Catégorie : Économie

  • COMMERCE – 120,5 millions de dollars d’exportations malgaches à destination des Etats-Unis pour les deux premiers mois de 2024

    COMMERCE – 120,5 millions de dollars d’exportations malgaches à destination des Etats-Unis pour les deux premiers mois de 2024

    Antananarivo, 8 Avril, 7h40 – Le total des échanges commerciaux entre Madagascar et les Etats-Unis durant les deux premiers mois de 2024 s’élève à 133,3 millions de dollars. La balance commerciale avait été excédentaire de 107,7 millions de dollars en faveur de la Grande île puisque la valeur des exportations malgaches vers le marché américain durant cette période s’élevait à 120,5 millions de dollars. Les importations malgaches en provenance des Etats-Unis ne valaient que 12,8 millions de dollars, selon les chiffres du Bureau du recensement américain.

    Une légère hausse a été enregistrée comparée aux deux premiers mois de l’année dernière durant laquelle le total des échanges commerciaux entre les deux pays s’élevait à 128,8 millions de dollars. Entre janvier et février 2023, la valeur des exportations malgaches vers les Etats-Unis s’élevait à 117,6 millions de dollars si ses importations à partir de ce marché s’étaient établies à 11,2 millions de dollars.

    Une délégation de la Commission des voies et moyens du Congrès américain, conduite par Jason Smith, s’était rendue dernièrement dans la Grande île. Celle-ci avait eu pour mission d’évaluer les progrès réalisés par Madagascar dans le cadre de la Loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (Agoa). Ce chef de mission avait soutenu que “le programme Agoa a été le fondement des liens économiques entre les États-Unis et Madagascar depuis sa création”. Il avait alors souligné qu’il faut faire plus pour stimuler les relations commerciales et d’investissement entre les deux pays.

  • Un taux d’inflation supérieur à 10% en juin anticipé par près de 60% des banques territoriales

    Un taux d’inflation supérieur à 10% en juin anticipé par près de 60% des banques territoriales

    Antananarivo, 7 Avril, 12h20 – Un taux d’inflation à deux chiffres. C’est ce que prévoient 59,7% des banques territoriales qui ont répondu à l’Enquête de conjoncture économique (ECE) auprès du secteur bancaire, effectuée par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) au dernier trimestre de 2023. Cette proportion de banques locales a prévu un taux d’inflation supérieur à 10% au mois de juin de cette année, d’après ce qu’a rapporté l’autorité monétaire.

    44,8% de ces banques territoriales avaient déjà avancé un taux d’inflation qui se situerait entre 9 et 10% en décembre 2023. La BFM rappelle toutefois que le taux d’inflation officiel à l’époque était de 7,5%. 32,9 % d’entre elles prévoyaient ensuite un taux d’inflation qui devait être entre 8,0 % et 9,0 % au mois de mars 2024 de cette année.

    Le taux d’inflation ne devrait pas en tout cas pas dépasser les 7,7% cette année, d’après ce qu’a avancé le ministère de l’Economie et des finances (MEF) au mois de février. Cette prévision du MEF tenait compte des risques au niveau international, comme les conflits géopolitiques entre la Russie et l’Ukraine, celui entre Hamas et Israël ou encore la crise du transport maritime en mer rouge.

    Ce taux d’inflation avancé par le ministère chargé de l’Economie est toutefois inférieur à la prévision de la Banque mondiale dans ses Perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne qui estime qu’après s’être maintenu à 10,5% en 2023, l’inflation à Madagascar devrait se modérer pour atteindre environ 8,5% en 2024-2025. La Banque africaine de développement (BAD) avait pour sa part avancé un taux d’inflation à 8,2% pour le pays cette année dans son Rapport pays 2023 pour Madagascar.

  • JIRAMA – La nomination du directeur général d réclamée d’urgence par le personnel de la compagnie

    JIRAMA – La nomination du directeur général d réclamée d’urgence par le personnel de la compagnie

    Antananarivo, 7 Avril, 9h45 – Le personnel de la Jirama réclame son « manager de redressement ». La nomination du directeur général, qui aura à piloter les activités de restructuration de la compagnie nationale d’eau et d’électricité, doit se faire en urgence, exposent les syndicalistes de cette société d’Etat face à la presse vendredi.

    “C’est la survie de la société qui en dépend”, lance le porte-parole du personnel de la Jirama, Mario Randrianarivelo. Celui-ci explique que la compagnie ne fonctionne plus correctement en l’absence de dirigeant en mesure de prendre des décisions pour son bon fonctionnement. Jusqu’à présent, la direction générale de la Jirama est assurée par deux intérimaires.

    « Nous réclamons donc la nomination d’un directeur général de la Jirama », lit à vive voix Justin Randrianaivomanana, tenant entre ses mains la déclaration commune d’une vingtaine de syndicats. Ce directeur général devra être un vrai décisionnaire mais qui saura avant tout piloter les activités de restructuration de la compagnie nationale, sur les plans stratégique, opérationnel, financier et social, détaille-t-il.

    La Banque mondiale, de son côté, avait déjà avancé la nécessité de mettre en place une équipe de redressement et de sortie de crise pour la Jirama. Cette équipe devra être dirigée par un nouveau directeur sélectionné de manière compétitive, transparente et équipé d’un mandat fort pour la mise en œuvre du plan d’urgence de la compagnie nationale, comme exposé par Idah Z. Pswarayi-Riddihough, la directrice des opérations de cette institution de Bretton Woods pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique.

    Habituellement, c’est au conseil d’administration de la Jirama que revient la proposition des candidats finaux au Conseil de ministres et au Président de la République. Et c’est au Chef de l’Etat de désigner celui qui va être nommé directeur général de cette société d’Etat.

    Le processus de recrutement du nouveau manager de redressement de la Jirama censé conduire la société vers le redressement a débuté au mois de mai l’année dernière. A l’issue de différentes étapes de sélection, deux candidats, tous de nationalité étrangère, sont arrivés dans la short-list finale en juillet 2023. Mais la nomination se fait toujours attendre.

  • La possession d’une voiture privée limitée à 6% de la population pour Antananarivo

    La possession d’une voiture privée limitée à 6% de la population pour Antananarivo

    Antananarivo, 6 Avril, 13h45 – Une proportion qualifiée de « très faible ». La possession d’une voiture privée est encore généralement limitée à Madagascar. Pour Antananarivo, seuls 6% de sa population possèdent des voitures particulières, d’après ce qui est rapporté dans la Revue sur l’urbanisation de Madagascar, récemment publiée par la Banque mondiale.

    Des milliers de véhicules sont pourtant importés à Madagascar chaque année. La direction générale des douanes (DGD) rapporte par exemple 3 886 véhicules neufs mis à la consommation durant les dix premiers mois de 2023. Ce qui était inférieur aux 4 066 véhicules neufs mis à la consommation durant la même période de 2022. Et il faut également encore compter d’autres véhicules importés au pays.

    Dans une précédente étude effectuée par la Banque mondiale, ce sont les motos et les vélos qui sont les plus répandus à Antananarivo. Ceux qui possèdent des motos sont estimés à 17% de sa population si le taux est de 17% pour les vélos, avance ce document.

    Bien que la moitié des habitants du Grand Antananarivo marchent pour se rendre au travail, le « taxibe », minibus de transport en commun, est le moyen de transport le plus utilisé, avec environ 60 000 passagers par jour. Selon l’une des enquêtes auprès des ménages de la ville, environ la moitié des employés formels utilisent les minibus pour se rendre au travail. 37 % se rendent à leur lieu de travail à pied. Les travailleurs indépendants sont, pour leur part, plus susceptibles de marcher.

    Les services de transport urbain sont par ailleurs pour la plupart «informels» et faiblement réglementés, souligne la Banque mondiale dans sa Revue sur l’urbanisation. «Les services de transport informels sont souvent surconcentrés là où la demande est forte, ce qui accroît les embouteillages dans les zones urbaines, tandis que les zones moins peuplées ou les banlieues éloignées ne sont pas desservies », explique cette institution de Bretton Woods. Or, le manque de coordination entre les deux autorités de régulation dans le Grand Antananarivo entraîne la duplication géographique des services de bus, ce qui ajoute à la congestion du trafic, expose-t-elle.

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  • INVESTISSEMENTS – Les projets de Partenariat public-privé Volobe et Sahofika classés urgents

    INVESTISSEMENTS – Les projets de Partenariat public-privé Volobe et Sahofika classés urgents

    Antananarivo, 5 Avril, 10h05 – La priorité est définie. Les projets de Partenariat public-privé (PPP) dans le secteur de l’Énergie, les projets hydroélectriques Volobe et Sahofika, sont actuellement classés urgents. C’est ce qu’a confié la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, en marge de la première réunion du Comité national sur les partenariats publics-privés (CNPPP), jeudi.

    Ces deux projets hydroélectriques figurent parmi les trois projets inscrits dans le circuit de traitement durant l’année budgétaire 2024, aux côtés de la concession des aéroports internationaux d’Ivato et de Nosy-Be, confiée à la société Ravinala Airports. Ils présentent des risques macroéconomiques, budgétaires et institutionnels, comme exposé dans le Document budgétaire annexé à la Loi des finances 2024.

    Pour ce qui est des risques macroéconomiques, il est par exemple souligné dans ce document que le report de la date de bouclage financier entraînera le report de la phase de construction. Ce qui aura à son tour un impact limité des dépenses d’investissement et ses composantes sur la croissance du PIB et dans l’amélioration et la stabilité du niveau du taux de change. Ceci dans la mesure où les grandes dépenses d’investissement des deux promoteurs privés, les importations de matières premières pour les constructions et les flux de devises attendus n’interviendront pas cette année. Cette situation compromettrait alors le développement industriel qu’envisage le gouvernement.

    Des risques budgétaires spécifiques sont également à prévoir par rapport à ces deux projets. Le document budgétaire élaboré par le ministère de l’Economie et des finances (MEF) expose que ce report du bouclage financier retardera l’adoption des mesures de redressement et de réformes du secteur de l’électricité et l’amélioration de la situation de la Jirama. Ainsi, les contraintes perdureront et pourront contraindre l’Etat à faire des contributions financières supplémentaires au secteur et à la Jirama durant l’année 2024.

    Et puis, il y a les risques institutionnels liés à ces deux projets. Le MEF estime que la situation actuelle de la gouvernance institutionnelle du secteur de l’Énergie pourrait créer des risques institutionnels du fait des manques d’informations de bonne qualité et exhaustives. Une situation qui pénalise les autorités dans la prise de décisions adéquates et optimisées en temps réels en vue de réduire la probabilité et l’exposition à ces risques.

    Le 24 janvier, le Conseil des ministres avait annoncé le démarrage des travaux de construction des deux centrales de Sahofika et de Volobe parmi les travaux prioritaires à réaliser dans les 100 premiers jours du second mandat d’Andry Rajoelina. Pour l’instant, après la signature des contrats de concession et d’achat d’énergie, les négociations en vue du bouclage financier sont en cours pour Volobe alors que Sahofika se trouve encore en pleine restructuration après que la société en charge de la construction, Eiffage, a quitté le consortium.

    Le PPP est un contrat par lequel l’Etat confie à un tiers, une mission ayant pour objet tout ou partie du financement, d’infrastructures, d’ouvrages, d’équipements ou de biens immatériels, nécessaires au service public, ainsi que tout ou partie de leur construction, réhabilitation, transformation, entretien, maintenance, exploitation, ou gestion, avec ou sans délégation de service public. Cette mission est confiée pour une période déterminée, en fonction de la durée d’amortissement des investissements ou des modalités de financement retenus. Ce contrat délimite les engagements, les obligations et les responsabilités de chaque partie dans la réalisation des objectifs du projet tout au long de sa période d’exécution.

    Pour la ministre Rindra Rabarinirinarison, le Partenariat public-privé est un outil qui sert au développement d’un pays. Les structures pour bien le gérer ne sont cependant pas encore en place à Madagascar, souligne le Grand argentier. Le cadre institutionnel des PPP devra comprendre un Comité national PPP, une Unité PPP ainsi que des correspondants PPP nommés au sein de chaque administration de l’Etat, des établissements publics ou des collectivités territoriales concernés par un ou plusieurs projets PPP.

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  • FINANCES – Madagascar aux réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale

    FINANCES – Madagascar aux réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale

    Antananarivo, 4 Avril, 8h05 – Madagascar participera aux réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale qui se tiendront du 15 au 20 avril à Washington. Le déplacement d’une délégation malgache pour assister à ces réunions avait déjà été approuvé par le Conseil de Gouvernement il y a quelques jours.

    Une nouvelle fois, ces réunions des institutions de Bretton Woods vont réunir plusieurs acteurs dont des dirigeants du secteur public et ceux du privé, des représentants d’organisations de la société civile ou encore des experts des milieux universitaires pour discuter de plusieurs enjeux mondiaux. La conjoncture économique, l’élimination de la pauvreté, le développement international, l’efficacité de l’aide, et le système financier international y seront soulevés.

    La délégation malgache prévoit habituellement des rencontres avec les hauts responsables de ces deux institutions financières durant cet évènement. La Grande île qui avait entre autres déjà engagé les négociations autour d’un financement au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) avec le FMI et qui travaillait depuis un certain temps avec la Banque mondiale sur les réformes conditionnant son appui des politiques de développement (DPO) à Madagascar.

  • Le centenaire de TotalEnergies et ses engagements en faveur de la transition énergétique célébrés à Madagascar

    Le centenaire de TotalEnergies et ses engagements en faveur de la transition énergétique célébrés à Madagascar

    Antananarivo, 5 Avril, 7h10 – 100 000 collaborateurs. 130 pays dont Madagascar. 100 ans après la Compagnie française des pétroles qui ambitionnait d’assurer des ressources pétrolières à un pays qui n’en a presque pas”, TotalEnergies, une compagnie internationale, entend aujourd’hui “être un acteur majeur de la transition énergétique mondiale”, comme l’a souligné Marième Sav Sow, directrice générale de TotalEnergies Marketing Madagasikara lors de la cérémonie de célébration du centenaire de la compagnie à Antananarivo le 28 mars. Et pour cela, l’une de ses ambitions est de “parvenir à la neutralité carbone d’ici 2050”.

    TotalEnergies Marketing Madagasikara “met déjà en pratique cette ambition de manière concrète”, rappelle la filiale malgache dans un communiqué. “Nous sommes le seul distributeur à avoir solarisé l’ensemble de nos stations-services”, rappelle encore Marième Sav-Sow. Pour la directrice générale de TotalEnergies Marketing Madagasikara, il s’agit de “concilier la croissance de la demande énergétique avec l’impératif de préserver notre planète”. C’est d’ailleurs cet engagement face aux défis et aux enjeux que la compagnie est passée de Total, nom adopté en 1954, à TotalEnergies en 2021.

    La célébration du centenaire de la compagnie le 28 mars dernier a été l’occasion pour TotalEnergies Marketing Madagasikara de rappeler ses engagements sur la Grande île. Outre les “milliers d’emplois directs et indirects”, la directrice générale évoque “des partenariats solides, des réalisations significatives et un engagement profond envers les communautés locales”. Elle parle, notamment, du nouveau dépôt aviation state-of-the art à Ivato, ou encore des projets axés sur la sécurité routière comme le programme un casque une vie ainsi que les programmes d’éducation des jeunes avec l’Alliance Française et d’autres ONG.

    Présents lors de la célébration, les ministres malgaches en charge des Hydrocarbures et des Transports, ainsi que l’ambassadeur de France, ont “unanimement salué le rôle crucial que TotalEnergies joue sur la Grande île tant à travers ses activités économiques que sur le plan de la RSE (Responsabilité sociétale de l’entreprise), rapporte la compagnie dans son communiqué.

     

  • PRODUCTION D’ENGRAIS – Ambatovy autorisée à vendre plus de 10% de sa production de sulfate d’ammonium sur le marché local

    PRODUCTION D’ENGRAIS – Ambatovy autorisée à vendre plus de 10% de sa production de sulfate d’ammonium sur le marché local

    Antananarivo, 4 Avril, 11h35 – Un quota revu. L’Etat autorise Ambatovy à vendre plus de 10% de sa production de sulfate d’ammonium sur le marché local. La décision prise en Conseil des ministres de mercredi vise à s’assurer de la disponibilité suffisante de cette matière première minérale notamment pour les usines de transformation d’engrais prévues être installées au pays. L’objectif est de venir en aide aux paysans qui se trouvent en difficulté par rapport aux prix des engrais importés, d’après le compte rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

    C’est le Gouvernement qui demande à Ambatovy de vendre plus que ce qui est convenu dans la Loi sur les grands investissements miniers (LGIM) régissant ce projet. En effet, si la demande de vendre provient d’Ambatovy, la compagnie n’est autorisée à vendre qu’une quantité restreinte de son sulfate d’ammonium. La quantité de ventes nationales de ce produit intermédiaire autorisée par an ne peut dépasser 10% de sa production totale annuelle. Mais puisque la demande émane du Gouvernement et est justifiée par l’intérêt économique national, « cette limite ne se pose pas », précise le compte rendu du Conseil des ministres.

    Aussi, en vue d’avancer dans la mise en place d’usines dans la transformation d’engrais SA à Madagascar, un protocole tripartite qui engage le Gouvernement, la compagnie Ambatovy et les distributeurs d’engrais devrait être signé prochainement. Ce document déterminera comment l’Etat pourrait acquérir sa part d’engrais et comment également ceux-ci vont être commercialisés. A rappeler que le Président de la République avait donné des instructions au mois de janvier de cette année, en donnant six mois à l’époque pour l’implantation d’usines de transformation d’engrais dans les principales zones de production rizicole.

    Ambatovy produit du sulfate d’ammonium qui est l’un de ses produits intermédiaires. Le sulfate d’ammonium est principalement utilisé comme engrais pour les sols, dans le cadre d’un plan complet d’amélioration agronomique. Le sulfate d’ammonium d’Ambatovy est produit sous forme de granulés cristallisés et est vendu principalement sur le marché international, mais une partie de ce produit peut également être vendue localement. En 2022, cette compagnie rapporte avoir produit 117 077 tonnes de sulfate d’ammonium. Ambatovy a fait une donation de 500 tonnes de sulfate d’ammonium pour renforcer la sécurité alimentaire et appuyer l’autosuffisance alimentaire dans le pays l’année dernière. Elle l’avait remis officiellement à Morarano Chrome, à Ambatondrazaka,

    Un Conseil des ministres au mois de février 2023 avait par ailleurs déjà approuvé un protocole d’accord relatif à l’installation d’une usine de mélange, de traitement et d’ensachage d’engrais NPK à Madagascar. Une usine capable de produire de l’engrais NPK jusqu’à 50 tonnes par jour dans un premier temps, qui sera ajustée à 100 tonnes par jour, pour atteindre à terme environ 36 000 tonnes par an avait été annoncée à l’époque. La société qui était citée dans ce projet devait s’engager à écouler ses produits sur le marché local avec un prix de vente inférieur à 10% au prix d’engrais similaires vendus à Madagascar. De plus, elle s’était engagée à donner gratuitement 20% des engrais qu’elle produit au ministère de l’Agriculture, engrais qui seront distribués par ce département aux agriculteurs qui sont très vulnérables.

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  • IDAH Z. PSWARAY-RIDDIHOUGH : « Certaines réformes seront capitales pour atteindre les objectifs définis dans la PGE »

    IDAH Z. PSWARAY-RIDDIHOUGH : « Certaines réformes seront capitales pour atteindre les objectifs définis dans la PGE »

    Politique générale de l’Etat, Madagascar Airlines, Jirama ou encore gestion du prix du carburant. Idah Z. Pswaray-Riddihough, directrice des opérations de la Banque mondiale pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique, a accordé une interview exclusive à www.2424.mg pour exprimer la position ainsi que les avis de cette institution de Bretton Woods par rapport à ces sujets. Des propos recueillis à l’issue de son dernier déplacement à Madagascar au mois de février.

     

    www.2424.mg : La Banque mondiale et Madagascar sont liés depuis 2023 par un nouveau cadre de partenariat. Pouvez-vous nous en rappeler les grandes lignes ?

    Idah Z. Pswaray-Riddihough : Le Cadre de Partenariat-Pays (CPF) qui a été approuvé par le Conseil d’Administration de la Banque mondiale en avril 2023 s’articule autour de trois grandes priorités : davantage d’opportunités d’emploi, de meilleurs résultats en matière de capital humain et de résilience face aux chocs. Dans le diagnostic systématique pays que nous effectuons avant chaque CPF, ce sont ces trois domaines qui ressortent assez souvent comme obstacles principaux à la croissance et au développement à Madagascar. La Banque mondiale renforcera donc son engagement pour soutenir davantage le pays dans ces domaines prioritaires. Ces objectifs s’alignent avec les priorités du gouvernement, également dans la nouvelle Politique générale de l’Etat (PGE).

    Quels sont donc les axes d’interventions de ce CPF et comment sa mise en œuvre est-elle financée ?
    De manière concrète, les interventions prioritaires du nouveau CPF mobiliseront des investissements pour accélérer la transformation économique et spatiale, renforcer le capital humain et la résilience des pauvres afin d’améliorer leurs moyens de subsistance, et renforcer les mécanismes de contrôle et l’engagement des citoyens. Ce CPF élargira les programmes et les financements dans les domaines qui ont donné de bons résultats tels que la nutrition, la protection sociale, et la série des pôles de croissance. Il se concentrera également sur deux secteurs majeurs qui pourront relever significativement la croissance du pays : l’énergie et les télécommunications. Le CPF regroupe actuellement le portefeuille d’investissement de la Banque mondiale à hauteur de 4 milliards de dollars avec 26 projets.

    Qu’en est-il de l’appui aux politiques de développement (DPO), avec lequel la Banque mondiale avait déjà approuvé une aide budgétaire de 100 millions de dollars pour Madagascar l’année dernière ?
    Madagascar a effectivement reçu de la Banque mondiale une aide budgétaire de 100 millions de dollars en juin 2023. Ceci afin d’appuyer les réformes du Gouvernement visant à améliorer la transparence et la stabilité macro-budgétaire, la concurrence sur les marchés et la gouvernance d’entreprise dans les secteurs de l’énergie, des télécommunications et de l’exploitation minière. Cet appui budgétaire était la première opération de la série programmatique de trois opérations faisant partie de notre Cadre de Partenariat Pays cité plus haut. Il visait à travailler avec le gouvernement pour soutenir davantage les réformes dans les secteurs de l’énergie, télécommunications, et industries extractives.

    Les réformes censées être menées dans ce cadre vous ont-elles satisfaites ?
    Nous avons déjà enregistré des résultats. Les réformes engagées par le gouvernement ont par exemple abouti à la libéralisation du secteur des télécommunications, permettant à un autre opérateur téléphonique de Madagascar d’obtenir une licence globale. Ceci va réduire le prix d’accès à l’internet et permettre à plus de jeunes par exemple de se connecter. Les réformes du Gouvernement ont aussi permis la reprise de l’exportation légale de l’or afin de mieux assainir ce secteur et renflouer les caisses de l’Etat. Pour rappel, il avait été reporté, y compris par la Cour des Comptes de Madagascar, et sur la base de statistiques miroir qu’entre 12 et 15 tonnes d’or étaient exportées annuellement malgré la mesure d’interdiction d’exporter introduite en septembre 2020.

    Deux autres aides budgétaires sont donc attendues. Quelles sont cette fois-ci les conditions et les réformes à mettre en œuvre pour permettre à Madagascar de bénéficier de ces deux autres appuis?
    La préparation de la deuxième opération de la série programmatique est déjà en cours. Les autorités malgaches avec lesquelles nous avions eu des échanges fructueux se sont engagées à avancer dans leur programme de réformes, y compris par rapport à l’épineux problème de la réforme de la Jirama et du secteur de l’énergie et les autres réformes initiées dans le cadre la première opération.

    Vous vous êtes déplacée à plusieurs reprises à Madagascar, dont dernièrement au mois de février. Quels ont été les objets de ces visites ?
    Oui, j’étais venue en novembre 2023 puis récemment en février de cette année pour rencontrer les autorités après les élections présidentielles. J’ai également effectué ces visites afin de m’enquérir de l’avancement des projets financés par la Banque mondiale à Madagascar, s’il y a des obstacles ou des améliorations à apporter.

    Que pouvez-vous déduire de ces revues ?
    C’est toujours un plaisir de venir visiter Madagascar et surtout de rencontrer les bénéficiaires des projets que la Banque appuie. En février, par exemple, j’ai eu la chance de visiter une école primaire publique dans un village rural pas loin de Tana et un centre d’éducation préscolaire. J’ai pu parler avec les directeurs d’écoles, les enseignants, les parents. Et je dois vous dire que je suis assez inquiète de la situation de l’éducation à Madagascar, notamment au niveau de la qualité de l’éducation. J’ai été frappée par le taux d’abandon scolaire dans l’EPP que j’ai visitée et le cas n’est pas isolé. A Madagascar, seuls 28 % des élèves de l’école primaire inscrits en première année chaque année atteignent la cinquième année. Les causes sont nombreuses, les parents nous ont parlé de difficultés financières, des enfants qui ont faim, qui doivent aider leurs parents. Quelle éducation ces enfants reçoivent donc à l’école et surtout lorsqu’ils quittent l’école ? Que retiennent-ils ? Comment faire en sorte de retenir plus d’enfants à l’école et faire en sorte que lorsqu’ ils quittent l’école, ils ont de quoi s’armer pour avoir de meilleures opportunités d’emplois… C’est quelque chose sur laquelle nous nous penchons prioritairement à la Banque.

    Comment s’est présentée la relation entre la Banque mondiale et les autorités locales durant ces missions ?
    Les relations entre la Banque mondiale et les autorités de Madagascar se passent très bien. Et nous remercions toutes les autorités de l’excellence de nos dialogues à tous les niveaux qui nous permettent d’avancer sur un certain nombre de sujets et de priorités.

    Vos dernières visites avaient surtout été marquées par l’annonce d’un appui financier de la Banque mondiale pour Madagascar Airlines. Pouvez-vous apporter des précisions ?
    Le transport aérien est essentiel pour l’économie de Madagascar, notamment pour le secteur du tourisme, mais également pour l’accès à des services et à des opportunités pour la population qui se trouve dans les régions les moins bien connectées par la voie terrestre. Mais Madagascar Airlines se trouve dans une situation qui est préoccupante. Ses performances opérationnelles ont conduit à une dette de plusieurs millions de dollars, due notamment à des vols long-courriers lourdement déficitaires.

     

    “La Banque et le gouvernement ont convenu de concentrer la compagnie sur le marché domestique financièrement viable, d’interrompre les vols long-courriers mais d’ouvrir le ciel à d’autres transporteurs intéressés pour améliorer la connectivité internationale”.

     

    Photo : Banque mondiale Madagascsar

     

    Quel genre d’appui la Banque mondiale a-t-elle donné pour la compagnie aérienne nationale?
    En octobre 2023, le gouvernement malgache a demandé l’aide de la Banque mondiale pour améliorer la situation de Madagascar Airlines. Après avoir préparé une évaluation approfondie de la situation actuelle de la compagnie et de son plan d’affaires, la Banque a décidé d’appuyer le secteur à travers son projet PIC 3 avec un appui de l’ordre de 25 millions de dollars qui pourra éventuellement être suivi d’un investissement dédié au secteur aérien.

    Qu’est-ce qui ont été convenues entre les parties ?
    La Banque et le gouvernement ont convenu de concentrer la compagnie sur le marché domestique financièrement viable, d’interrompre les vols long-courriers mais d’ouvrir le ciel à d’autres transporteurs intéressés pour améliorer la connectivité internationale, d’investir dans les aéroports régionaux prioritaires afin qu’ils soient conformes aux normes de sécurité et en mesure de répondre à la demande. En outre, la Banque recommande à la compagnie de consolider sa flotte sans pour autant la diversifier, afin d’éviter une charge financière supplémentaire.

    Etant un partenaire fortement impliqué dans le secteur de l’énergie à Madagascar, comment appréciez-vous la situation de la Jirama?

    La Jirama est une entreprise en situation de déficit depuis plus de dix ans, et par conséquent a accumulé une dette importante s’élevant à plusieurs centaines de millions de dollars. L’entreprise faisait face à plusieurs défis aggravant son déficit dont notamment l’augmentation de l’utilisation des centrales thermiques conjuguée avec la hausse des prix des combustibles (HFO et diesel), la dévaluation de l’Ariary contre les principales devises (dollar et euro) entraînant une augmentation considérable des coûts d’exploitation. Parallèlement, la part importante des pertes estimées à 26% (techniques et commerciales) contribuaient à des manques à gagner.

    La restructuration de la Jirama nécessite la mise en œuvre parallèle de plusieurs réformes liées à la gouvernance, au traitement des dettes, à l’amélioration de la performance opérationnelle, à l’amélioration des termes des contrats actuels et à la mise en

    Photo : Banque mondiale Madagascar.

    œuvre d’un mix énergétique dominé par les énergies renouvelables.

    Quelles ont été les mesures prises pour y faire face ?
    Face à ces défis, des mesures pour le redressement opérationnel et financier de la Jirama ont été mises en place. Afin de réduire ses coûts, cette compagnie a entamé une première phase de renégociation de ses gros contrats thermiques, le renforcement des réseaux de transport et de distribution, l’hybridation de quelques centres isolés ainsi l’ajout de puissance hydroélectrique dans son mix. Aussi, avec l’appui de la Banque mondiale, la Jirama a pu augmenter ses revenus, à travers la mise en place d’un programme de protection de revenu et le nouveau système tarifaire Optima.

    Ces mesures sont-elles suffisantes pour la restructuration de la Jirama ? Où en est le recrutement du nouveau directeur général de cette société d’Etat ?
    Ces mesures ne sont pas suffisantes. La restructuration de la Jirama nécessite la mise en œuvre parallèle de plusieurs réformes liées à la gouvernance, au traitement des dettes, à l’amélioration de la performance opérationnelle, à l’amélioration des termes des contrats actuels et à la mise en œuvre d’un mix énergétique dominé par les énergies renouvelables. Ces axes stratégiques doivent être bien définis dans le business plan de la Jirama qui en assurera la mise en œuvre, d’où la nécessité de mettre en place une équipe de redressement et de sortie de crise dirigée par un nouveau directeur général sélectionné de manière compétitive et transparente et équipé d’un mandat fort pour la mise en œuvre du plan urgence. La nomination est attendue d’ici peu, et ce à la suite d’une procédure de recrutement compétitif à l’international.

    La Jirama devrait-elle être privatisée pour régler le problème?

    La Jirama est une société qui doit jouer le rôle de pilier fondamental de l’économie et de la vie sociale de la population malgache. Elle a un devoir de service public et en tant que tel se doit de continuer à améliorer ses opérations afin de fournir un service fiable et de qualité aux consommateurs. A cet effet, la meilleure option de gestion de la Jirama doit être analysée tout en tenant compte du contexte économique et politique actuel. La privatisation n’est pas la seule option. D’autres structures qui ont prouvé leur efficacité pourront être considérées, pour ne citer que celles du Rwanda ou de la Côte d’Ivoire. Ce qui est sûr est que l’engagement de la Jirama à améliorer ses services contribuera sans aucun doute à un pays plus résilient, dynamique et prospère pour les générations à venir.

    Le volet carburant présente un risque budgétaire important. Comment voyez-vous la gestion des prix de ces produits pétroliers à Madagascar?
    Vous savez, la Banque mondiale, en 2019 avait publié une étude spécifique sur la gestion du prix du carburant à Madagascar. Nous avons affirmé que pour stimuler la croissance inclusive sur le moyen terme, le Gouvernement devrait privilégier les investissements publics dans les secteurs sociaux et productifs par rapport aux subventions non ciblées. La mise en œuvre d’une stratégie de tarification des carburants pour promouvoir l’accès à des produits pétroliers fiables et abordables sans que l’Etat ait à encourir les coûts restera un élément essentiel pour atteindre cet objectif. Différentes options de tarification du prix du carburant ont été successivement mises en place par le Gouvernement afin de mitiger l’impact sur le marché domestique de la hausse des prix sur le marché international. Mais comme la politique de subvention universelle du prix du carburant bénéficie de manière disproportionnée à une portion de la population qui a les moyens de consommer du carburant, son élimination permet de libérer des ressources pour les programmes en faveur des plus vulnérables et contribue à une meilleure équité des dépenses publiques. L’expérience a également montré que la politique de subvention aux carburants est trop coûteuse pour le budget de l’État.

    Etes-vous donc favorables à un ajustement automatique du prix des carburants comme le recommande notamment le Fonds monétaire international ?
    Ces raisons, entre autres, confortent la nécessité de supprimer les subventions aux carburants et d’entamer des réformes pour mettre en œuvre un mécanisme de tarification plus durable. L’option du mécanisme d’ajustement automatique des prix offrirait la possibilité à l’Etat de ne pas avoir à payer pour subventionner le carburant. Mais cette option devrait être accompagnée de mesures afin d’atténuer les effets des prix élevés et volatiles du carburant sur les pauvres, telles que des mesures de protection sociale par exemple.

    L’Etat vient récemment de présenter sa Politique générale (PGE), quels pourraient être vos commentaires ?
    Nous saluons le Gouvernement malgache pour la présentation de la PGE qui réaffirme son engagement continu au progrès socio-économique de Madagascar, en ligne avec le Plan Emergence Madagascar (PEM). Les piliers sur lesquels s’appuient la PGE sont des secteurs qui auront effectivement le potentiel de réduire la pauvreté à Madagascar et améliorer le pouvoir d’achat, notamment le développement du capital humain, la transformation économique, et l’amélioration de la gouvernance. La Banque mondiale est prête à accompagner les efforts du Gouvernement pour soutenir ces secteurs qui sont aussi ciblés dans notre CPF. En effet, certaines réformes seront capitales pour atteindre les objectifs définis dans la PGE, et nous encourageons et soutenons le Gouvernement à les mettre en place.

    Pour finir, comment s’annonce les perspectives économiques pour Madagascar selon la Banque mondiale ?
    Pour les perspectives économiques de Madagascar, la croissance devrait s’accélérer pour atteindre une moyenne de 4,6 % en 2024-2026, soutenue par une amélioration des opportunités commerciales et touristiques, et à un nouvel élan de l’investissement privé à la suite de réformes structurelles efficaces dans des secteurs clés tels que l’exploitation minière, la technologie numérique et le climat des investissements. L’extension éventuelle de l’AGOA au-delà de 2025 pourrait avoir un impact positif sur les activités économiques, en particulier sur les exportations de textile. Cependant, les risques restent importants, notamment les conflits en cours au Moyen-Orient et en Ukraine, la décélération de l’économie mondiale et, au niveau national, les pressions budgétaires liées aux sociétés d’État, notamment Jirama et Madagascar Airlines.

  • INDUSTRIE EXTRACTIVE – Carl Andriamparany nommé secrétaire exécutif de la Chambre des mines de Madagascar

    INDUSTRIE EXTRACTIVE – Carl Andriamparany nommé secrétaire exécutif de la Chambre des mines de Madagascar

    Antananarivo, 2 Avril, 18h05 – La Chambre des mines de Madagascar (CMM) vient d’annoncer la nomination de Carl Andriamparany en tant que nouveau secrétaire exécutif de cette association regroupant les sociétés et compagnies minières industrielles. Ce spécialiste de la gouvernance du secteur extractif succède ainsi à ce poste Willy Ranjatoelina. Il sera chargé d’assurer le fonctionnement quotidien de la Chambre.

    Le secteur minier est un terrain qui n’est pas inconnu au nouveau secrétaire exécutif de la Chambre des mines qui a déjà occupé le poste de directeur général des études et du développement au sein de ministère en charge des mines, puis a été secrétaire général du ministère auprès de la Présidence chargé des Mines et du pétrole en 2016. Il avait déjà aussi été président de la Commission des grands investissements miniers de Madagascar (CGIM) ou encore directeur général par intérim de l’Institut de gemmologie de Madagascar (IGM).

    Fondée en 2011, la Chambre des mines s’est fixée comme objectif d’être l’interlocutrice de l’administration pour toutes questions intéressant le secteur minier industriel. Elle s’est donnée comme mandat d’encourager, de promouvoir et de protéger les investissements miniers à Madagascar, tout en développant une bonne éthique professionnelle des affaires dans le secteur, indique cette association sur son site officiel.

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