Catégorie : Économie

  • INTERNET – Des opérateurs mobiles ajustent leurs offres réseaux sociaux

    INTERNET – Des opérateurs mobiles ajustent leurs offres réseaux sociaux

    Antananarivo, 28 Mars, 9h15 – Faceboobaka et Akama s’adaptent. Ces principales offres réseaux sociaux proposées respectivement par Telma et Orange Madagascar ont connu des ajustements depuis ce jeudi matin. Une mesure prise pour se conformer au tarif plancher fixé par arrêté en novembre. Si Orange Madagascar maintient ses offres Akama en gardant les prix mais en réduisant le volume de data disponible sur les offres tout en ouvrant l’offre à tout Internet, Telma indique carrément avoir supprimé les offres spécifiques aux réseaux sociaux. “Désormais les offres Internet ne sont plus limitées aux réseaux sociaux (Facebook, Instagram etc…)”, écrit Telma dans son communiqué. “Désormais, vous pouvez accéder à tout Internet, au même prix sur tout le territoire quels que soient les sites ou les applications utilisés”, ajoute-t-elle.

    Parallèlement à la suppression des offres réduites aux réseaux sociaux, Orange et Telma baissent le tarif de leurs offres “Tout Internet”. “Des ajustements sur les offres internet ainsi que certaines baisses de prix seront mis en place à partir du 28 mars 2024 afin de permettre un traitement égal de l’ensemble du trafic internet”, indique la société Orange Madagascar dans un communiqué. Telma, de son côté, parle “d’une baisse de prix sur ses offres Internet mobile pour l’ensemble de la population malgache”. C’est ainsi que le tarif d’une offre ouverte à tout Internet comme Be Connect pour Orange ou Telma Net permet désormais d’accéder à davantage de volume de data.

    En procédant à ces ajustements et suppressions, Telma et Orange Madagascar se conforment à la décision prise par arrêté en novembre 2023, “fixant à l’équivalent en monnaie nationale de 0,95 dollar le tarif plancher du Gigaoctet d’Internet mobile”. “Une initiative relevant des opérateurs en télécommunications”, selon une source auprès du ministère en charge des Télécommunications. Mais, il s’agit surtout, selon Telma “de promouvoir la neutralité de l’Internet”, et selon Orange Madagascar d’“accompagner l’Etat pour un Internet totalement ouvert”. Celle-ci parle alors “d’une étape importante vers l’égalité de traitement et la non-discrimination du trafic Internet”, se disant “convaincue que les offres sans limite de contenu contribueront à réduire les inégalités d’accès au sein de la population”.

    Avec cette nouvelle réglementation, les habitudes d’une bonne partie des consommateurs malgaches d’Internet, notamment des quelque 3,80 millions d’utilisateurs de Facebook vont changer avec l’application de cette nouvelle réglementation. En payant un peu plus, beaucoup de ces utilisateurs qui se sont contentés des offres limitées aux réseaux sociaux, vont désormais pouvoir naviguer librement sur tout l’ensemble des sites internet. Ils doivent évidemment payer un peu plus, allant jusqu’à quatre fois plus pour avoir accès au même volume de data, mais avec néanmoins un prix en baisse par rapport aux anciennes offres “Tout Internet”.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • Le tarif plancher de l’internet mobile fixé à 0,95 USD le Gigaoctet à partir du 1er avril

    Le tarif plancher de l’internet mobile fixé à 0,95 USD le Gigaoctet à partir du 1er avril

    Antananarivo, 26 Mars, 21h00 – Sauf changement, le prix des offres spéciales réseaux sociaux devrait augmenter à partir du 1er avril. Le tarif plancher applicable aux offres Internet mobile des opérateurs titulaires de licences fixé par arrêté gouvernemental en décembre devrait entrer en vigueur comme prévu “pour compter du 1er avril 2024”. Le gigaoctet devrait, à partir de cette date, ne pas être inférieur à l’équivalent en monnaie nationale de 0,95 dollar. Selon l’arrêté publié en décembre 2023, « le tarif plancher applicable aux offres internet mobile des opérateurs titulaires de licences est fixé à l’équivalent en monnaie nationale de 0,95 dollar le Gigaoctet

    Avec l’entrée en vigueur de cette mesure, les offres proposant le gigaoctet à moins de 0,95 dollar, soit 4 160 ariary au taux de change actuel, vont devenir de facto illégales. Tel est par exemple le cas de certaines offres des opérateurs qui proposent un tarif de moins de 2 000 ariary le Gigaoctet pour pouvoir accéder uniquement à certains réseaux sociaux. Les opérateurs en télécommunication se préparent par ailleurs à en aviser leurs abonnés.

    Ce tarif plancher de 0,95 dollar est cependant bien en-deça du prix moyen de l’Internet mobile à Madagascar. Selon l’Union internationale des télécommunications (ITU), le prix moyen de 2Go d’internet mobile sur la Grande île est de 3,7 dollars, soit 1,85 dollar le Gigaoctet. En ariary, cela donnerait 8 060 ariary le Gigaoctet au cours actuel du dollar.

    Ce prix moyen, bien qu’il soit inférieur au prix moyen d’internet mobile en Afrique subsaharienne qui est de 7,54 dollars, reste encore élevé compte tenu du faible pouvoir d’achat du Malgache, estime le ministère en charge des Télécommunications. D’où la volonté du ministère de ramener le coût du Gigaoctet d’internet mobile à moins de 1 dollar. Pour l’heure, sur les offres Internet mobile proposant d’autres sites et services en plus des réseaux sociaux les plus utilisés, le Gigaoctet peut atteindre jusqu’à 10 000 ariary.

    D’après le Plan stratégique du numérique (PSN) 2023-2028, Madagascar avait recensé 4,895 millions d’abonnés aux services Data mobile en 2022. Ce qui équivaut à 16,3% de la population, en considérant que le pays comptait 29,96 millions d’habitants au début de l’année 2023. Et en janvier 2024, selon les données de Kepios publiées en février 2024, la Grande île compte 3,80 millions d’utilisateurs des médias sociaux, et quasiment tous utilisent le réseau social Facebook.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • CONSOMMATION – Une garantie souveraine octroyée par l’Etat pour l’importation de 200 000 tonnes de riz indien

    CONSOMMATION – Une garantie souveraine octroyée par l’Etat pour l’importation de 200 000 tonnes de riz indien

    Antananarivo, 25 Mars, 16h51 – L’Etat va se porter garant de la State procurement of Madagascar (SPM). Le Conseil des ministres du 20 mars avait approuvé l’octroi par le gouvernement malgache d’une garantie souveraine pour l’importation par cette société de 200 000 tonnes de riz en provenance de l’Inde.

    Le compte-rendu de cette réunion de l’Exécutif avait rappelé qu’un contrat d’approvisionnement portant sur 200 000 tonnes de riz non basmati avait été conclu entre la SPM et la société indienne VI Farm organics limited au mois de juin de 2023. Ce contrat n’a cependant pas pu se concrétiser notamment à cause de l’interdiction d’exportation décrétée par le gouvernement indien au début du second semestre de l’année dernière, indique ce rapport du Conseil des ministres.

    Le gouvernement malgache avait alors formulé une demande auprès du gouvernement indien pour la levée de cette interdiction d’exportation. Une intervention qui aurait permis à Madagascar d’avoir un quota de 50 000 tonnes de riz indien. C’est pour assurer donc les importations de riz de la SPM que l’Etat a octroyé la garantie souveraine. Des importations qui permettront d’assurer également la disponibilité des « vary mora » pour les familles vulnérables, toujours d’après le compte rendu du dernier Conseil des ministres.

    Le riz a toujours été un sujet de négociation entre les deux pays. Vers la fin du mois de décembre 2022 par exemple, le gouvernement malgache avait demandé au gouvernement indien d’exonérer de taxe le riz que l’Inde exporte vers Madagascar. La disposition d’exonération discutée à l’époque devait concerner l’importation de 200 000 tonnes de riz indien qui est déjà effectuée mais qui ne sont pas encore arrivées à Madagascar, comme indiqué dans un communiqué du ministère du Commerce en ce temps-là.

    L’Inde figure parmi les principaux fournisseurs de riz pour Madagascar. L’importation de riz pour Madagascar a pour sa part largement baissé l’année dernière, en s’établissant à 424 008 tonnes. Ce qui représente une baisse de 320 838 tonnes par rapport aux opérations en 2022 d’après le dernier bulletin de la cellule de l’Observatoire du riz (ODR).

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Airlink relance la liaison Nosy-Be-Johannesburg à raison de deux vols par semaine

    TRANSPORT AÉRIEN – Airlink relance la liaison Nosy-Be-Johannesburg à raison de deux vols par semaine

    Antananarivo, 25 Mars, 12h45 – Airlink renoue avec l’Ile aux parfums. Cette compagnie sud-africaine vient de reprendre sa desserte sur Nosy-Be depuis dimanche. Ce retour lui a permis de transporter 80 passagers en provenance de Johannesburg, d’après ce qu’avait rapporté l’Office régionale du tourisme de Nosy-Be (ORTNB).

    La compagnie Airlink avait déjà annoncé la reprise de ses vols saisonniers vers Nosy-Be depuis l’année dernière. Cette desserte va désormais s’opérer à raison de deux vols par semaine, chaque mercredi et dimanche. Ce qui, selon l’ORTNB, offre « plus d’opportunités pour explorer les merveilles de Nosy-Be ».

    Nosy-Be est en tout cas une destination malgache qui continue de séduire les compagnies aériennes l’ayant déjà desservie. Neos avait par exemple repris récemment la liaison Milan-Nosy Be, en proposant quatre vols hebdomadaires sur cette ligne, selon l’ORTNB. Ethiopian Airlines annonce également quatre vols hebdomadaires sur Nosy-Be sur sa page Facebook. De quoi raviver l’optimisme des opérateurs touristiques de cette île malgache.

  • EMPLOI – 20 sortantes de la formation de masse en coupe et couture recrutées à Maurice

    EMPLOI – 20 sortantes de la formation de masse en coupe et couture recrutées à Maurice

    Antananarivo, 25 Mars, 9h57 – “Des résultats concrets”. Le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle annonce fièrement le recrutement à Maurice de 20 femmes ayant suivi les séances de formation de masse qu’elle a organisées à Antsirabe. “20 femmes sur les 70 ayant suivi la formation en coupe et couture à Antsoatany, Antsirabe II, partiront pour Maurice dans quelques jours”, écrit le ministère ce weekend, rapportant les déclarations de la ministre Lalatiana Rakotondrazafy lors de la cérémonie de clôture de la formation samedi.

    “Trouver du travail juste après la formation est tellement important”, indique encore le ministère, citant la ministre. Selon le communiqué du ministère, les bénéficiaires des formations “ne se forment pas pour se former mais se forment pour pouvoir tout de suite trouver du travail, être autonomes et pouvoir faire vivre leur famille de façon à ne pas être une charge pour la société”.

    Outre la formation en coupe et couture des 70 apprenties couturières, les séances de formation de masse données à Antsoatany Antsirabe II ont aussi concerné trois autres secteurs : la transformation laitière, la pâtisserie et l’élevage de poulets de race locale. Elles sont 164 à avoir fait partie de la même promotion.

    La veille de la clôture de la formation de masse des femmes, le ministère a également remis leur certificat de formation à 110 jeunes hommes et femmes qui viennent de terminer une “formation de masse en mécanique moto-Bajaj”, toujours organisée par le ministère. Celui-ci parle d’un “marché ouvert et large permettant aux jeunes sortants de trouver du travail dans tout Madagascar en ouvrant leur propre atelier de mécanique”.

    Une formation de masse aux métiers du web a également été officiellement lancé vendredi lors du passage de la ministre à Antsirabe. La formation est ouverte à 200 bénéficiaires et les formations espèrent que celle-ci ouvrira les portes du marché international du travail aux jeunes Malgaches”, souligne le ministère.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • La Banque mondiale officialise un appui à hauteur de 25 millions de dollars pour Madagascar Airlines

    La Banque mondiale officialise un appui à hauteur de 25 millions de dollars pour Madagascar Airlines

    Antananarivo, 24 Mars, 20h00 – Une réponse officielle. La Banque mondiale confirme sa décision d’appuyer Madagascar Airlines après avoir préparé une évaluation approfondie de la situation actuelle et du plan d’affaires de la compagnie nationale malgache. Cet appui, à hauteur de 25 millions de dollars, se fera à travers le Projet de transformation économique pour une croissance inclusive (PIC 3), qui pourra éventuellement être suivi d’un investissement dédié au secteur aérien. La nouvelle est communiquée par Idah Z. Pswarayi-Riddihough, la directrice des opérations de la Banque mondiale pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique, en réponse à une sollicitation de www.2424.mg.

    Idah Z. Pswarayi-Riddihough indique que le gouvernement malgache a demandé l’aide de la Banque mondiale pour améliorer la situation de Madagascar Airlines au mois d’octobre 2023. Cette institution de Bretton Woods avait décidé d’accorder une réponse favorable à cette demande, jugeant que « le transport aérien est essentiel pour l’économie de Madagascar, notamment pour le secteur du tourisme, mais également pour l’accès à des services et à des opportunités pour la population qui se trouve dans les régions les moins bien connectées par la voie terrestre », explique-t-elle.

    Ce financement de la Banque mondiale servira à tous les investissements de Madagascar Airlines, dont notamment la restructuration et la remise en état de sa flotte d’ATR72-500, la transformation digitale et commerciale de l’entreprise ainsi que le renforcement de l’image de marque et de l’amélioration de ses produits. D’après ce qu’avait expliqué le directeur général de cette compagnie, Thierry De Bailleul, lors d’une conférence de presse, mercredi, il s’agit d’une avance que fera la Banque mondiale,

    « La Banque mondiale n’est pas là pour rembourser les créanciers. Cette institution financière est là pour nous financer dans des investissements importants pour notre développement et pour notre retour à l’équilibre », a tenu à préciser Thierry De Bailleul. « Nous avons fait une projection de nos finances sur cinq ans, que nous avons discuté ensemble dans les détails. Ils ont compris que notre compagnie est capable de revenir à l’équilibre à partir de 2025 et dd gagner de l’argent pour rembourser cet emprunt », a-t-il exposé.

    La directrice des opérations de la Banque mondiale Idah Z. Pswarayi-Riddihough estime néanmoins que Madagascar Airlines se trouve dans une situation préoccupante. Et les performances opérationnelles de cette compagnie ont conduit à une dette de plusieurs millions de dollars, due notamment à des vols long-courriers lourdement déficitaires, avance-t-elle.

    C’est ainsi que la Banque mondiale et le gouvernement auraient convenu de concentrer la compagnie nationale sur le marché domestique financièrement viable et d’interrompre ses vols long-courriers, indique ce responsable de l’Institution de Bretton Woods. Les deux parties se seraient mises d’accord d’ouvrir le ciel malgache à d’autres transporteurs intéressés pour améliorer la connectivité internationale, d’investir dans les aéroports régionaux prioritaires afin qu’ils soient conformes aux normes de sécurité et en mesure de répondre à la demande, poursuit-elle.

    En outre, la Banque mondiale recommande à Madagascar Airlines de consolider sa flotte sans pour autant la diversifier, afin d’éviter une charge financière supplémentaire, selon toujours Idah Z. Pswarayi-Riddihough. Madagascar Airlines a déjà décidé de rationaliser sa flotte en se concentrant sur un seul type d’ATR qui est l’ATR72-500. « Nous allons miser sur une flotte entièrement homogène. Ce qui représente des économies d’échelle et des économies financières », explique son directeur général Thierry De Bailleul pour justifier ce choix.

    Madagascar prévoit d’avoir six ATR72-500, dont deux qui vont intégrer sa flotte cette année, avec une garantie souveraine de l’Etat. Deux autres vont venir entre fin 2024 et l’été 2025. Les anciens appareils de la compagnie à loyers élevés vont par ailleurs être restitués, a annoncé Thierry De Bailleul.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • L’accélération des réformes du secteur télécommunications discutées autour de la table ronde des opérateurs

    L’accélération des réformes du secteur télécommunications discutées autour de la table ronde des opérateurs

    Antananarivo, 24 Mars, 13h55 – Passer à l’étape suivante. Les opérateurs des télécommunications se sont réunis autour d’une table ronde, initiée par le ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications (MNDPT), pour faire un état des lieux du secteur. Mais ce fut surtout une occasion pour les parties prenantes de discuter de la poursuite des réformes qui y avaient été entamées en 2023, d’après ce qu’a rapporté ce ministère.

    La Banque mondiale avait participé à cette table ronde. Les réformes déjà entreprises dans le secteur des télécommunications figurent d’ailleurs parmi les actions qui ont été menées et qui avaient permis à Madagascar de bénéficier d’une première opération d’appui budgétaire à hauteur de 100 millions de dollars de la part de cette institution de Bretton Woods en juin 2023. Et c’est la poursuite de ces réformes qui conditionnerait les deux prochaines opérations visant à appuyer les politiques de développement (DPO) à Madagascar.

    Plusieurs actions avaient été recommandées au départ pour encourager l’investissement dans l’infrastructure numérique et rendre les services à large bande abordable. Il était par exemple attendu l’adoption d’un arrêté ministériel fixant les plafonds de prix révisés pour le Backbone, un décret sur les licences et les déclarations introduisant des licences unifiées et mettant fin aux droits exclusifs sur tous les segments de la chaîne de valeur et un décret sur l’interconnexion et l’accès traitant de la position dominante et empêchant les pratiques anti-concurrentielles.

    Il était également attendu la publication, par l’intermédiaire de l’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec), des règles pour un marché concurrentiel. Et que par l’intermédiaire du Conseil des Ministres, un décret fixant les redevances de licence en vertu de la loi sur les télécommunications est publié, de même pour le décret fixant les droits de licence dans le cadre du nouveau système d’octroi de licences.

    D’autres réformes comme l’imposition de l’utilisation de nouvelles procédures pour l’attribution des fonds gérés par le Fonds pour le développement des technologies de l’information et de la communication (FDTIC) et l’établissement d’un mécanisme de paiement pour la contribution des opérateurs avaient aussi été avancées. Et pour assurer la pérennité des principes de concurrence, de prévisibilité et de transparence, une nouvelle loi sur les télécommunications et les décrets d’application correspondants étaient aussi avancées.

    Un des économistes principales de la Banque mondiale avait déjà souligné que des retombées positives des réformes menées dans le cadre de son premier appui budgétaire sont à noter. L’évaluation des mises en œuvre et de l’implémentation des règlementations adoptées dans le cadre de la première vague de réforme juridique et institutionnelle de l’année 2023 avait par ailleurs été présentée lors de la récente table ronde des opérateurs.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • SECTEUR FINANCIER – Supervision rapprochée pour le redressement de l’assurance Mama

    SECTEUR FINANCIER – Supervision rapprochée pour le redressement de l’assurance Mama

    Antananarivo, 23 Mars, 8h30 – Veiller au grain. La commission de supervision bancaire et financière (CSBF) a décidé de désigner deux superviseurs délégués auprès de la Mutuelle d’assurances Malagasy (Mama). Ceux-ci auront entre autres à opérer une analyse approfondie de la situation de cette mutuelle spécialisée dans l’assurance automobile, mener toute investigation nécessaire et proposer les mesures préventives requises, comme prescrit par la loi sur les assurances. Ces deux experts ont été présentés devant le personnel de la Mama à Isotry, vendredi.

    Boto Tsara Dia Lamina, ancien directeur général du Service de renseignements financiers (Samifin) et Armand Rakotondravelo, un expert du secteur des assurances, assureront cette supervision déléguée au nom et pour le compte de la CSBF. Ils auront un mandat de six mois dans cette mission, consistant entre autres à accompagner le conseil d’administration et la direction générale de Mama dans l’amélioration de sa stratégie d’entreprise, ou encore dans la réforme de son mode de gestion, d’après ce qu’avait expliqué le gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), Aivo Andrianarivelo.

    Les deux superviseurs délégués ont leur bureau au siège de la Mama à Isotry. Ils vont ainsi aider la CSBF à faire l’état de lieu de la situation de cette mutuelle d’assurance sur place et éclairer l’opinion de cette Commission de supervision sur des questions spécifiques. Ce qui aidera la CSBF dans sa mission de contrôle, surtout que plusieurs documents financiers de l’assurance Mama ne lui sont pas encore parvenus.

    Les deux experts mandatés par la CSBF entreprendront ensuite un diagnostic organisationnel de la mutuelle, veilleront sur sa gestion financière et établiront avec son équipe dirigeante un plan de relance pour assurer son développement de manière plus ordonnée et garantir des services plus performants au profit de ses adhérents.

    « Travailler avec la CSBF, c’est travailler à livre ouvert », lance son secrétaire général Seheno Ranaivoson. La mutuelle d’assurance Mama est ainsi appelée à jouer la carte de la transparence, d’autant plus que la supervision est initiée pour le bien de cette entreprise, a-t-il insisté. Le président du Conseil d’administration de l’assurance Mama, Rolin, réalise l’enjeu et rassure sur l’engagement de la mutuelle, qui dispose actuellement de 81 agences, à coopérer avec les superviseurs délégués de la CSBF. La transparence est d’ailleurs essentielle à la coopération, martèle le gouverneur de la BFM, Aivo Andrianarivelo. “Cette mission est importante afin de pouvoir aider l’assurance Mama à se redresser”, soutient-il.

    La CSBF assure depuis les années 90 ses missions de régulateur du secteur financier, dont les banques, les institutions de microfinance, les établissements de monnaie électronique, les entreprises et les mutuelles d’assurance. Mais elle accompagne également tous les acteurs dans le développement de ce secteur pour le développement de l’inclusion financière et pour la préservation de l’intérêt des consommateurs.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • COMMERCE : 783,6 millions de dollars d’échanges entre Madagascar et les Etats-Unis en 2023

    COMMERCE : 783,6 millions de dollars d’échanges entre Madagascar et les Etats-Unis en 2023

    Antananarivo, 23 Mars, 5h44- Le total des échanges commerciaux entre Madagascar et les Etats-Unis en 2023 s’élève à 783,6 millions de dollars. Ces échanges sont constitués d’une importation américaine en provenance de Madagascar à hauteur de 622 millions de dollars et de 61,6 millions de dollars d’exportations des Etats-Unis vers Madagascar, selon les chiffres du Bureau du recensement américain. La balance commerciale a ainsi été excédentaire à hauteur de 660,4 millions de dollars en faveur de la Grande île.

    Cette valeur des échanges entre les deux pays en 2023 est inférieure à celle enregistrée l’année précédente. En 2022, en effet, le total des échanges entre Madagascar et les Etats-Unis avait atteint 998,1 millions de dollars, dont une importation américaine de 91 millions de dollars et une exportation de 85,1 millions de dollars vers Madagascar, d’après ce bureau de recensement. A l’époque, la balance commerciale avait été excédentaire à hauteur de 827,9 millions de dollars en faveur de la Grande île.

    En se référant aux données publiées par la direction générale des douanes à Madagascar, l’accord entre les Etats‐Unis d’Amérique, le Mexique et le Canada (USMCA_ACEUM) est la seconde destination des produits d’exportations malgaches, en termes de valeurs. Ce bloc géoéconomique est derrière l’Union Européenne (UE), et devant le bloc Japon-Corée du Sud.

  • TRANSPORT AERIEN – La reprise des vols internationaux de Madagascar Airlines prévue en 2026

    TRANSPORT AERIEN – La reprise des vols internationaux de Madagascar Airlines prévue en 2026

    Antananarivo, 23 Mars, 5h40 – .Annoncée pour 2024 pour les vols régionaux et pour 2025 pour les long-courriers, la reprise des vols internationaux de Madagascar Airlines n’est finalement prévue qu’en 2026, selon les dernières projections de son directeur général Thierry De Bailleul. La compagnie nationale ne compte reprendre ses liaisons internationales qu’une fois qu’elle est rentable sur le réseau intérieur, expose son directeur général devant la presse, jeudi.

    L’acquisition des appareils avec lesquels Madagascar Airlines comptait opérer ses vols internationaux, à savoir des Embraers E1 et des Airbus A330-200, ne lui semble finalement pas une priorité. « Faire entrer un jet est encore une option vu sa consommation de carburant. Nous ne pouvons pas nous le permettre tant que le prix du carburant à Madagascar ne baisse pas. Il est d’ailleurs hors de question d’augmenter encore le tarif avec cette charge d’exploitation », expose Thierry De Bailleul pour justifier le choix de la compagnie.

    Madagascar Airlines est handicapé par le prix excessif du carburéacteur, d’après son directeur général. Celui-ci indique que les prix des carburants d’aviation au pays sont supérieurs à 30% par rapport à ceux proposés à Maurice, La Réunion, en Afrique du Sud ou au Kenya. Et pourtant, si le carburant à Madagascar venait à baisser, Madagascar Airlines serait en mesure de baisser également son tarif, avance Thierry De Bailleul.

    Madagascar Airlines n’abandonne pas pour autant définitivement ses vols internationaux. « Nous nous concentrons sur quelque chose qui nous paraît fondamentale et vitale, à savoir le réseau intérieur », expose celui qui est aux manettes de la compagnie nationale. « La décision que nous avons prise était de se reconcentrer sur notre cœur de métier et notre première mission qui est de jouer le rôle de transporteur national sur le réseau intérieur. Il faut maintenant que nous soyons capables de démontrer que nous sommes une compagnie qui peut être rentable par elle-même », lance-t-il.

    Le plan d’affaire de Madagascar Airlines « Phenix 2030 » avait reçu le soutien du gouvernement et de la Banque mondiale. Ce plan vise un résultat opérationnel positif à partir de 2025, qui est donc un préalable à la reprise de ses vols internationaux prévue en 2026.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.