Catégorie : Économie

  • ENQUETE – Les principales contraintes au développement des activités des entreprises

    ENQUETE – Les principales contraintes au développement des activités des entreprises

    Antananarivo, 1er Avril, 15h55 – Des obstacles majeurs. Les entreprises qui ont répondu à l’Enquête de conjoncture économique (ECE) de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), ont de nouveau mis l’incertitude de la conjoncture économique et le délestage comme principales contraintes au développement de leurs activités. Cette situation au quatrième trimestre de 2023 est à l’image de celle du trimestre précédent, souligne la Banque centrale.

    Une grande partie de ces entreprises avaient mis ensuite l’incertitude du contexte sociopolitique comme troisième facteur limitatif. Celle-ci étant suivie d’autres facteurs freinant le développement des entreprises comme les activités informelles, la fiscalité, les problèmes liés aux réseaux de transport en encore l’insuffisance de la demande. Les conditions de la concurrence, la corruption, la concurrence des importations, l’insuffisance de matières premières, d’équipements ou de matériels ont par ailleurs toujours continué de contraindre l’activité économique, révèlent une partie de ces entreprises enquêtées par la BFM.

    Les chefs d’entreprises n’ont pas non plus manqué de rapporter certaines difficultés comme l’insécurité grandissante, l’instabilité sociopolitique qui restreint les investissements, les impayés fréquents et les problèmes de recouvrement ou encore le délai de remboursement de la TVA jugé trop long.

  • Madagascar perd six places et se trouve à la 97ème place mondiale en matière de liberté économique

    Madagascar perd six places et se trouve à la 97ème place mondiale en matière de liberté économique

    Antananarivo, 31 Mars, 19h50 – Un recul de six places. L’économie malgache se positionne à la 97ème place sur 176 économies mondiales classées dans l’Indice de liberté économique 2024 si elle se trouvait encore à la 91ème place dans l’édition 2023 de ce classement. Sur le plan régional, Madagascar se trouve dans l’Indice de 2024 à la 11ème place sur 47 économies de l’Afrique subsaharienne.

    La Grande île a vu son score régresser de 58,9 sur 100 à 57,3 sur 100 dans ce dernier classement établi par le Think Thank The Heritage foundation. Ce qui place une nouvelle fois l’économie malgache parmi les économies « peu ou pas libres ».

    Les 12 aspects de la liberté économique mesurés dans cet Indice sont regroupés en quatre grands piliers, à savoir État de droit (droits de propriété, efficacité judiciaire et intégrité du gouvernement), la taille du gouvernement (charge fiscale, dépenses publiques et santé fiscale), l’efficacité de la réglementation (liberté d’entreprendre, liberté du travail et liberté monétaire) et l’ouverture des marchés (liberté commerciale, liberté d’investissement et liberté financière).

    Dans le pilier I traitant l’Etat de droit, Madagascar a obtenu un score de 41,1 sur 100 sur les droits de propriétés. Le groupe de réflexion The Heritage foundation soutient dans son rapport que des droits de propriété sûrs donnent aux citoyens la confiance nécessaire pour entreprendre, épargner leurs revenus et faire des projets à long terme, car ils savent que leurs revenus, leur épargne et leur propriété sont à l’abri d’une expropriation injuste ou d’un vol. La Grande île n’a obtenu que 34,5 sur 100 sur l’efficacité judiciaire et 24,8 sur 100 sur l’intégrité du gouvernement.
    Dans le pilier II qui évalue la taille du gouvernement, Madagascar a obtenu un score élevé de 90,9 sur 100 sur la charge fiscale.

    The Heritage Foundation explique que tous les gouvernements imposent des charges fiscales à l’activité économique par le biais de la fiscalité et de l’emprunt. Les gouvernements qui permettent aux individus et aux entreprises de conserver et de gérer une plus grande part de leurs revenus et de leurs richesses pour leur propre bénéfice et leur propre usage contribuent à maximiser la liberté économique. Pour ce qui est des dépenses publiques et de la santé fiscale, le pays a obtenu un score de 92,5 et 64 sur 100 respectivement.

    Concernant le pilier III qui se focalise sur l’efficacité de la réglementation, Madagascar a obtenu un score de 37,5 sur 100 sur la liberté d’entreprendre. Sur ce point, The Heritage foundation soutient que la capacité d’un individu à créer et à gérer une entreprise sans ingérence indue de l’État est l’un des indicateurs les plus fondamentaux de la liberté économique. Les réglementations lourdes et redondantes sont les obstacles les plus courants à la libre conduite de l’activité entrepreneuriale. Pour la liberté de travail, Madagascar a obtenu un score de 56,3 et 73 sur 100 sur la liberté monétaire.

    Pour le pilier IV qui traite l’ouverture des marchés, Madagascar a obtenu un score de 68,4 sur 100 sur la liberté commerciale. L’initiateur de l’Indice sur la liberté économique fait remarquer que de nombreux gouvernements limitent la capacité de leurs citoyens à interagir librement en tant qu’acheteurs ou vendeurs sur le marché international. Pour ce qui est de la liberté d’investissement et de la liberté financière, la Grande île a obtenu des scores de 55 et 70 sur 100 respectivement.

  • Une équipe de sortie de crise pour la Jirama nécessaire, selon la Banque mondiale

    Une équipe de sortie de crise pour la Jirama nécessaire, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 30 Mars, 12h45 – Une équipe de tous les défis. La Banque mondiale avance la nécessité de mettre en place une équipe de redressement et de sortie de crise pour la Jirama. Celle-ci étant dirigée par un nouveau directeur sélectionné de manière compétitive, transparente et équipé d’un mandat fort pour la mise en œuvre du plan d’urgence de la compagnie nationale, confie Idah Z. Pswarayi-Riddihough, la directrice des opérations de cette institution de Bretton Woods pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique, à www.2424.mg.

    Bien que des mesures pour le redressement opérationnel et financier aient été mises en place, la restructuration de la Jirama nécessite la mise en œuvre de plusieurs réformes en parallèles. Idah Z. Pswarayi-Riddihough parle, entre autres, de réformes liées à la gouvernance, au traitement des dettes, à l’amélioration de la performance opérationnelle, à l’amélioration des termes des contrats actuels et à la mise en œuvre d’un mix énergétique dominé par les énergies renouvelables.

    Ce sont des axes stratégiques qui doivent être bien définis dans le business plan de la Jirama et qui nécessite la mise en place de cette équipe de redressement et de sortie de crise, a exposé ce haut cadre de la Banque mondiale. La nomination du nouveau directeur de la Jirama est en tout cas attendue d’ici peu, et ce à la suite d’une procédure de recrutement compétitif à l’international, indique-t-elle.

    Le processus de recrutement de deux cadres dirigeants de la Jirama, à savoir un manager de redressement et un directeur administratif comptable et financier, avait été enclenché au mois de mai de l’année 2023, avec le cabinet Alexander Hughes. 19 candidats avaient postulé, et quatre ont passé l’entretien, selon ce qui avait été rapporté. L’ancien ministre de l’Energie et des hydrocarbures avait ensuite indiqué au mois de novembre de l’année dernière que toutes les étapes de sélection avaient déjà été achevées et qu’il ne restait plus que la décision finale de nomination. Cet ancien membre du gouvernement avait confié à l’époque que les deux derniers candidats pour devenir le manager de redressement de la Jirama étaient de nationalité étrangère.

    Idah Z. Pswarayi-Riddihough estime que « la Jirama est une société qui doit jouer le rôle de pilier fondamental de l’économie et de la vie sociale de la population malgache ». Aussi, cette compagnie « a un devoir de service public et en tant que tel se doit de continuer à améliorer ses opérations afin de fournir un service fiable et de qualité aux consommateurs », ajoute-t-elle. Cette responsable de la Banque mondiale souligne alors que la meilleure option de gestion de la Jirama doit être analysée, tout en tenant compte du contexte économique et politique actuel. « Ce qui est sûr est que l’engagement de cette compagnie à améliorer ses services contribuera sans aucun doute à un pays plus résilient, dynamique et prospère pour les générations à venir », avance-t-elle.

    La Jirama demeure à ce jour une entreprise en situation de déficit, et qui a accumulé une dette importante s’élevant à plusieurs centaines de millions de dollars, rapporte Idah Z. Pswarayi-Riddihough. La compagnie nationale avait également fait face à plusieurs défis aggravant son déficit, dont notamment l’augmentation de l’utilisation des centrales thermiques conjuguée avec la hausse des prix du fuel et du gasoil, la dévaluation de l’Ariary contre les principales devises comme le dollar dollar et l’euro entraînant une augmentation considérable des coûts d’exploitation. Parallèlement, la part importante des pertes techniques et commerciales estimées à 26% contribuent à des manques à gagner, expose ce responsable de la Banque mondiale.

    Face à ces défis, des mesures pour le redressement opérationnel et financier ont en tout cas été mises en place. Afin de réduire ses coûts, la Jirama a entamé une première phase de renégociation des gros contrats thermiques, le renforcement des réseaux de transport et de distribution, l’hybridation de quelques centres isolés ainsi l’ajout de puissance hydroélectrique dans son mix. Aussi, avec l’appui de la Banque mondiale, la Jirama avait pu augmenter ses revenus, à travers la mise en place d’un programme de protection de revenu et le nouveau système tarifaire OPTIMA, conclut Idah Z. Pswarayi-Riddihough.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • CONJONCTURE ÉCONOMIQUE – Plus de recrutement et moins d’emplois saisonniers au niveau des grandes entreprises

    CONJONCTURE ÉCONOMIQUE – Plus de recrutement et moins d’emplois saisonniers au niveau des grandes entreprises

    Antananarivo, 30 Mars, 10h15 – Le renforcement d’effectif se poursuit pour les grandes entreprises. Mais ces sociétés prévoient plus de recrutement et moins d’emplois saisonniers, notamment pour le premier trimestre de 2024. C’est ce que rapporte la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), dans les résultats de l’Enquête sur la conjoncture économique (ECE) du quatrième trimestre 2023, qu’elle a dernièrement menée.

    Les entreprises que la banque centrale avait enquêtées, dont surtout celles dans les secteurs secondaires et tertiaires, avaient envisagé d’étoffer leur personnel. Elles auraient surtout misé davantage sur le recrutement pour des emplois permanents que sur des emplois temporaires, pour ce premier trimestre. Ce qui se différencie du trimestre précédent pendant lequel elles avaient davantage eu recours à des travailleurs temporaires, avec les activités de fabrication qui avaient battu leur plein durant la période de fête de la fin d’année.

    Ces grandes entreprises, notamment celles du secteur industriel, seraient d’ailleurs les moteurs de la croissance au premier trimestre 2024 d’après l’enquête de la BFM. Elles auraient prévu par exemple une hausse des ventes. Elles devaient aussi sortir du lot pour ce qui est des carnets de commandes.

    Les chefs d’entreprises enquêtés par la BFM avaient par ailleurs avancé une persistance de la hausse des coûts de production. Aucun secteur n’avait été épargné par cette perception avec des soldes d’opinion respectifs de +70,2 % pour le secteur primaire, +19,9 % pour le secteur secondaire et +44,5 % pour le secteur tertiaire.

    Ils avaient prévu alors une augmentation des prix de vente pour faire face à l’augmentation des charges. Environ le tiers des entreprises enquêtées par la Banque centrale se disaient prêtes à le faire. Ainsi, ces entreprises ayant répondu à l’ECE s’attendent à un accroissement des bénéfices au premier trimestre 2024.

    L’enquête sur la conjoncture économique est réalisée quatre fois par an auprès des entreprises dans tout le pays. Les réponses pour l’ECE du quatrième trimestre de 2023 ont été recueillies auprès de 164 entreprises entre le 18 décembre 2023 et le 11 janvier 2024

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • La Douane rapporte 3 087,4 milliards d’ariary d’importation durant les deux premiers mois de l’année 2024

    La Douane rapporte 3 087,4 milliards d’ariary d’importation durant les deux premiers mois de l’année 2024

    Antananarivo, 30 Mars, 9h30 – Les importations de la Grande île en hausse. La direction générale des douanes (DGD) indique avoir enregistré 3 087,4 milliards d’ariary d’importation, soit 678,1 millions de dollars, durant les premiers mois de l’année 2024. Ce qui représente 630 milliards d’ariary de moins par rapport à la même période de l’année 2023, durant laquelle la valeur des importations avait totalisé 3 717,4 milliards d’ariary, selon les statistiques du commerce extérieur de Madagascar l’année dernière.

    Selon la DGD, les 3 087,4 milliards d’ariary d’importation enregistrés pendant les mois de janvier et février de cette année incluent les opérations des entreprises franches et les autres opérations non taxables. L’administration douanière précise également que 47,9 milliards d’ariary de droits et taxes à l’importation ont été exonérés sur notes de Conseil durant cette période.

    Durant les deux premiers mois de cette année, Madagascar avait importé 721,5 milliards d’ariary de matières premières et 606,8 milliards d’ariary d’énergie. Le pays avait également dépensé 547,4 milliards d’ariary pour l’importation d’équipements, de l’alimentation valant 483,2 milliards d’ariary et 728,5 milliards d’ariary d’autres biens.

    En 2023, la valeur totale des importations de Madagascar s’est établie à 21 229,7 milliards d’ariary. 5 461 milliards d’ariary avaient été enregistrés durant le premier trimestre de cet exercice.

  • INTERNET – Airtel va aussi ajuster les tarifs de son internet mobile

    INTERNET – Airtel va aussi ajuster les tarifs de son internet mobile

    Antananarivo, 29 Mars, 15h00 – Airtel emboîte le pas aux autres opérateurs. Cette société de télécommunication va aussi ajuster le prix de ses offres internet mobile conformément à la nouvelle réglementation fixant le prix plancher du gigaoctet à 0,95 dollars à partir du 1er Avril. “C’est la loi et on doit l’appliquer”, confie une source autorisée auprès de la compagnie, jointe au téléphone ce vendredi. “L’arrêté indique qu’il faut l’appliquer à partir du 1er avril, et donc on va l’appliquer”, ajoute-t-elle.

    Airtel indique qu’elle n’a pas voulu prendre ses clients de court sur l’arrêt des offres exclusivement dédiées aux réseaux sociaux et l’ouverture des abonnements à tout internet. C’est la raison pour laquelle, elle a diffusé un communiqué jeudi qui annonce sa nouvelle vision. Le communiqué annonce ainsi la couleur. “Pour une expérience digitale “toujours au-delà de l’imagination”, dépassez les frontières des réseaux sociaux et profitez désormais de tout internet avec le réseau Airtel”, indique le communiqué.

    Côté tarif, Airtel ne va pas être loin des deux autres opérateurs qui ont déjà ajusté leurs prix dès jeudi, à en croire notre source. “L’arrêté ministériel fixe un prix plancher de 0,95 dollar le Gigaoctet. Nous sommes ainsi forcés de nous y faire, donc il n’y aura pas beaucoup de différence de tarif”, explique-t-elle.

    Mais pour ne pas bouleverser l’habitude de sa clientèle, l’échelonnement des prix devrait globalement suivre celui offert pour les offres réseaux sociaux mais avec un volume de données réajusté. “On ne veut pas bouleverser l’expérience client, les offres Facebook vont s’ouvrir à tout internet avec le même code de souscription et le même prix, mais bien sûr le volume de data va changer conformément au prix plancher”, explique notre interlocuteur.

    “Normalement, si on suit le prix plancher, 1 000 ariary va permettre d’avoir 250 Mo de data mobile mais nous n’allons pas changer la validité, puisque nos abonnés sont habitués à sept jours de validité pour 1 000 ariary avec Facebook, on va garder les sept jours” ajoute-t-il. Sur ce principe, 2000 ariary devrait permettre d’avoir 500 mo de data et ainsi de suite, selon les précédentes offres Facebook d’Airtel.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • ACTIONNARIAT – La participation de l’Etat au capital de QMM désormais détenue par le Fonds souverain malagasy

    ACTIONNARIAT – La participation de l’Etat au capital de QMM désormais détenue par le Fonds souverain malagasy

    Antananarivo, 29 Mars, 10h50 – Un changement dans l’actionnariat. Ce n’est plus l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis) qui détient la participation de l’Etat au capital de QMM. Ceci revient dorénavant à la société Fonds souverain malagasy (FSM), selon le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi. C’est le FSM qui va donc désormais agir en tant que représentant de l’Etat au titre de la Convention d’établissement et détenteur de ses actions dans QMM.

    Le Protocole d’accord relatif à l’exploitation des gisements de sables minéralisés de Tolagnaro, entre l’Etat malgache et le Groupe Rio Tinto, signé en août 2023, souligne en effet que l’Etat pourra désigner une autre entité pour détenir sa participation au capital de QMM en lieu et place de l’Omnis. Ce, « sous réserve de notifier le groupe Rio Tinto au préalable et que les parties conviennent des modalités applicables à une telle participation ».

    Selon ce qui était convenu entre les parties, la nouvelle entité doit être détenue et contrôlée par l’Etat. Elle doit aussi être habilitée, au regard des lois et règlementations applicable, à détenir la participation de l’Etat dans des sociétés de droit privé et doit avoir pris l’engagement de se conformer aux meilleurs standards internationaux en termes de bonne gouvernance et de transparence, comme ceux de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) notamment.

    Selon la répartition envisagée dans le Protocole d’accord signé l’année dernière, la part des droits financiers qu’avait l’Omnis et qui va donc être détenue par FSM est de 15%, les 85% étant détenus par Rio Tinto. Pour ce qui est des droits de vote, le protocole parlait de 20% pour le représentant de l’Etat et 80% pour Rio Tinto.

    L’Etat indique avoir pris la décision de confier ses actions au FSM par rapport au pouvoir que cette société dispose, à savoir entre autres acquérir, gérer, fructifier ou céder des actifs au titre du Fonds. Le FSM dispose également le pouvoir de gérer les investissements pour le compte de tout organisme public, en contrepartie d’une rémunération qui lui sera versée, d’investir pour le compte de l’Etat ou en partenariat avec d’autres investisseurs nationaux ou étrangers. Il a aussi comme mandat d’attirer des investisseurs nationaux et internationaux dans des projets d’investissement stratégiques, prioritaires, rentables et créateurs d’emplois, ou encore d’assurer toute autre mission que l’Etat lui confie notamment en matière d’investissement.

    Les actionnaires du FSM ne sont pour le moment pas communiqués. L’Economic development board of Madagascar (EDBM), parle d’une société anonyme avec un capital de 10 milliards d’ariary. D’après la loi sur la création du FSM, son capital est détenu à 100% par l’Etat, qui peut ouvrir celui-ci à ses démembrements, à des organismes publics ou à des sociétés à participation publique. La participation directe de l’Etat est toutefois fixée au minimum à 70% du capital social de la Société.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • OCTROI DE CRÉDITS – Les entreprises du secteur du commerce et des BTP privilégiées par les banques

    OCTROI DE CRÉDITS – Les entreprises du secteur du commerce et des BTP privilégiées par les banques

    Antananarivo, 29 Mars, 9h10 – Privilégiées. Les banques territoriales enquêtées par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) ont confié avoir de la préférence et entendent prioriser le financement des entreprises du secteur du commerce, notamment pour le premier trimestre de cette année. 23,3% des crédits octroyés par ces banques sont prévues être affectés à ce secteur, selon l’Enquête de conjoncture économique (ECE) auprès du secteur bancaire réalisée par la BFM.

    Ces banques ont également prévu de continuer à financer les entreprises du secteur BTP, en dédiant à ces sociétés 13,3% de leurs crédits. Les entreprises du secteur de la distribution pétrolière devaient bénéficier de la même proportion, selon le résultat d’enquête de la Banque centrale. Les secteurs de l’agriculture et du transport sont également prévues faire l’objet de plus de financement, pour 11,7% et 10% des octrois de crédits respectivement.

    Ce classement et cette répartition des crédits par activités qui ont fait l’objet de plus de financement sont presque les mêmes qu’au dernier trimestre de l’année 2023. Les trois derniers mois de l’année étant une période propice et pendant laquelle les activités de crédit se développent le plus.

    Le taux de rejet des demandes de crédits au quatrième trimestre de 2023 demeure par ailleurs en dessous de 25,0 % pour une grande partie des banques et a principalement concerné les petites entreprises. La Banque centrale rapporte que 37,4% des banques ont renforcé les conditions relatives aux garanties et clauses nécessaires pour l’octroi de crédits durant cette période sous revue.

    Pour ce qui est de leurs opérations, les banques enquêtées par la BFM ont mis l’incertitude du contexte sociopolitique et la conjoncture économique comme étant les deux premiers facteurs limitant le développement de leurs activités durant le quatrième trimestre de l’année dernière. A ceux-ci s’ajoutent d’autres problèmes comme leurs incertitudes par rapport à certains points réglementaires encore en attente d’instructions officielles de la Commission de supervision bancaire et financière-(CSBF) ou encore la lenteur des paiements sur les marchés publics impactant la gestion de la trésorerie de leurs clients.

    Cette enquête de conjoncture économique auprès du secteur bancaire a été réalisée auprès des 13 banques territoriales de la Grande île. Pour la BFM, les résultats permettent de voir les conditions des activités des banques, dans le but d’ajuster le pilotage de la politique monétaire.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • AGOA – Les Etats-Unis soulignent la nécessité de réaliser des progrès soutenus dans le respect de l’Etat de droit et des principes démocratiques

    AGOA – Les Etats-Unis soulignent la nécessité de réaliser des progrès soutenus dans le respect de l’Etat de droit et des principes démocratiques

    Antananarivo, 29 Mars, 6h40 – Plus qu’une question économique. Une délégation de la Commission des voies et moyens du Congrès américain s’est récemment rendue à Madagascar pour évaluer les progrès réalisés par le pays dans le cadre de la Loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (Agoa). Une visite qui “souligne l’engagement des États-Unis à soutenir la croissance de Madagascar et à garantir un environnement optimal pour un commerce mutuellement bénéfique grâce à l’Agoa”, mais qui souligne également “la nécessité de réaliser des progrès soutenus dans le respect de l’État de droit et des principes démocratiques, ainsi que dans la promotion de la bonne gouvernance”. C’est ce que communiqué l’ambassade des Etats-Unis à Madagascar qui rapporte cette mission.

    Comme plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, Madagascar s’active en vue de bénéficier de la reconduction de l’AGOA, étant donné que le programme actuel arrivera à échéance en 2025. Mais comme rappelé par le communiqué de l’ambassade américain, “les pays doivent établir ou faire des progrès continus dans l’établissement d’une économie de marché, de l’état de droit, du pluralisme politique et du droit à une procédure régulière” pour répondre aux critères rigoureux d’éligibilité. Ce même document souligne que ces pays doivent également “éliminer les obstacles au commerce et aux investissements américains et adopter des politiques visant à réduire la pauvreté, à lutter contre la corruption et à protéger les droits de l’homme”.

    Cette délégation du Congrès américain, conduite par Jason Smith, rapporte en tout cas “des discussions franches” qu’elle a eues notamment avec le président de la République Andry Rajoelina, des représentants du gouvernement ou encore des chefs d’entreprises. Une occasion pour eux de faire un état des lieux des défis ainsi que les opportunités que Madagascar a à saisir dans le cadre de l’AGOA. Jason Smith rappelle que ce programme a été “le fondement des liens économiques entre les Etats-Unis et Madagascar depuis sa création”. Il souligne cependant la nécessité de “faire plus” pour stimuler les relations commerciales et d’investissement des deux pays.

    La délégation menée par Jason Smith s’engage alors à travailler avec le gouvernement malgache dans le processus de renouvellement de l’Agoa pour Madagascar. Pour l’ambassadrice Claire Pierangelo, ce programme est un pilier essentiel de la prospérité partagée et de l’engagement économique entre Madagascar et les États-Unis. Aussi, il a “le mérite d’être un outil de transformation pour la prospérité et la défense de nos droits et valeurs communs”, explique ce diplomate américain.

    D’après la direction du commerce et de la consommation au mois de janvier de cette année, l’Agoa engage 47 entreprises exportatrices malgaches et génère environ 60 000 emplois directs et 30 000 emplois indirects. Se démarquant surtout dans le domaine du textile, la Grande île mise actuellement sur la diversification de ses exportations vers le marché de l’Agoa, notamment avec les produits artisanaux, les produits agroalimentaires ou encore les huiles essentielles.

    Pour l’année 2023, le total des échanges commerciaux des Etats Unis avec Madagascar s’élève à environ 784 millions de dollars selon les chiffres du gouvernement américain. Une baisse de la valeur de ces échanges est cependant à noter puisqu’elle était à 998,1 millions de dollars en 2022.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de www.2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • Madagascar : Hausse ou baisse du tarif Internet ?

    Madagascar : Hausse ou baisse du tarif Internet ?

    Si vous êtes utilisateur de Yellow Faceboobaka de Telma ou de Akama Up, Akama Fun ou Akama Full d’Orange, le prix de l’accès à Internet a effectivement augmenté.  D’un, les offres limitées à Facebook et aux autres réseaux sociaux comme Instagram et Messenger n’existent plus. Plus d’offres Yellow Faceboobaka 500 pour obtenir 250 Mo et avoir accès à Facebook pendant deux jours moyennant seulement 500 ariary. Plus de Akama 500 non plus, où pour seulement 500 ariary, on a 250 Mo pour accéder à Facebook, Instagram et Messenger. Ces offres n’existent plus.

    Telma a carrément supprimé ses offres Faceboobaka. Orange a quand même gardé son offre Akama Up 500 mais elle a réduit le data disponible à 100 Mo, et ce n’est plus limité à Facebook, Instagram Messenger mais est ouvert à tout le contenu Internet.

    Mais par contre, pour les autres offres, on peut dire que le prix d’Internet a baissé. On parle bien évidemment d’Internet mobile. D’une manière général, le prix a baissé pour ceux qui utilisent tous les services Internet. Sauf aussi pour ceux qui consomment des dizaines de Gigaoctets par mois via Internet mobile.
    Si vous utilisez par exemple l’offre Be Connect 350 Mo ou encore l’offre Telma Net 350Mo et que vous payiez à 3 000 ariary auparavant, sachez que désormais, le volume de data que vous obtenez pour 3 000 ariary a augmenté. Vous pouvez désormais obtenir 550 Mo que ce soit avec Be Connect ou Telma Net.

    Si vous achetiez aussi l’Offre Net One Week 2 Go à 10 000 ariary chez Telma, sachez que le prix n’a pas augmenté, vous pouvez désormais avoir 2,2 Go pour ce montant. Et si vous aviez l’habitude d’acheter le Be Connect à 30 000 ariary chez Orange Madagascar, sachez que pour ce prix, vous avez désormais droit à 5Go si auparavant vous ne pouviez acquérir que 4,5Go.

    Si votre consommation se limite à 25 Go pour le prix de 125 000 ariary, on peut encore dire que le prix a baissé parce que désormais, ce montant vous permet d’acquérir un peu plus de 27,5 Go chez Telma. Pour Be Connect, si vous avez pu obtenir 20 Go en payant 110 000 ariary, ce montant vous permet aujourd’hui d’avoir 25 Go.

    @2424.mg

    Le prix de l’Internet a-t-il augmenté ou baissé à ?? ?

    ♬ son original – 2424.mg – 2424.mg

     

    Par contre, si vous consommez des dizaines de gigaoctets de data par mois via Internet mobile, vous devez sentir la hausse des prix. Auparavant, pour les offres Telma Net One Month, 150 000 ariary permettaient d’avoir 50 Go de data. Aujourd’hui, pour 175 000 ariary, c’est à peine si vous pouvez acheter 41 Go.
    Idem pour Be Connect.

    Auparavant, 189 000 ariary permettaient d’avoir 100 Go. Aujourd’hui, il faut payer 220 000 ariary pour avoir 50 Go.
    Pour résumer: le tarif d’INternet mobile a augmenté pour ceux qui ont limité l’usage d’Internet aux offres spécifiques Facebook ou Instagram/
    Mais aussi pour ceux qui consomment des dizaines de Go de data via Internet mobile.

    La raison en est simple: à partir du 1er avril, les opérateurs en télécommunication n’ont plus le droit de vendre Internet mobile à un prix inférieur à 0,95 dollar, soit environ 4 180 ariary. Auparavant, pour les offres bradées, notamment les offres limitées à Facebook et les offres dédiées aux gros consommateurs de data;, le prix d’un Go pouvait descendre jusqu’à 0,32 dollar, soit moins de 1 500 ariary.  Cette décision a été prise par arrêté ministériel suite à des discussions avec les opérateurs en télécommunications en novembre, selon une source auprès du ministère en charge des Télécommunications.

    Il s’agit aussi pour Madagascar d’entrer à l’ère de la neutralité d’Internet et d’offrir à tous les citoyens un Internet ouvert mais un Internet limité au contenu Facebook ou autre réseau social comme Instagram. Les derniers chiffres sur l’utilisation d’internet à Madagascar publié par Kepios montrent que les utilisateurs des médias sociaux à Madagascar s’élèvent à 3,8 millions de personnes, et ces utilisateurs sont presque tous sur Facebook. C’est généralement la présence des offres bradées et bon marchés spécifiques aux réseaux sociaux qui explique la recrudescence de l’utilisation de Facebook à Madagascar.