Catégorie : Économie

  • DEVELOPPEMENT RURAL – Le projet Agriculture durable par une approche paysage s’achève sur une note positive

    DEVELOPPEMENT RURAL – Le projet Agriculture durable par une approche paysage s’achève sur une note positive

    Antananarivo, 24 Avril, 10h10 – Un bilan positif dressé. Le projet Agriculture durable par une approche paysage (Padap), mis en œuvre depuis 2019 vient d’être clôturé officiellement ce mardi. « Même si les objectifs que nous nous étions fixés au départ n’ont pas été tous atteints à 100%, nous pouvons nous féliciter d’avoir contribué au développement rural et à l’amélioration des conditions de vie des populations bénéficiaires à travers nos réalisations », déclare Oliva Rafalimanana, la coordinatrice nationale de ce projet.

    Plusieurs réalisations ont été présentées en marge de la cérémonie de clôture de ce projet, qui a bénéficié du financement de l’Association internationale de développement (IDA), du Global environment facility (GEF) et l’Agence française de développement (AFD). En ce qui concerne par exemple les infrastructures, l’eau et l’irrigation, il est rapporté que le Padap est intervenu dans la réhabilitation et la rénovation de 76 barrages hydrauliques. Ce projet affiche 214 kilomètres de canaux d’irrigation au compteur, permettant d’irriguer 3 315 hectares de périmètres. Sans parler de la réhabilitation de 10 ponts et de la rénovation de pistes pour faciliter le déplacement des paysans et l’acheminement des produits vers les marchés.

    Pour ce qui est de la production agricole, ce projet avait fourni des semences améliorées, des engrais et des intrants pour les agriculteurs, tout en promouvant des techniques agricoles améliorées. Et pour pérenniser les efforts, près de 300 paysans semenciers avaient été formés dans le cadre de ce projet.

    Le projet PADAP est par ailleurs intervenu dans le volet environnemental et socio-organisationnel. Grâce à son appui, 652 171 hectares de surfaces protégées bénéficient d’une gestion durable par les communautés de base (COBA). 1,7 millions de jeunes plants ont déjà été produits par 114 pépiniéristes répartis dans les quatre régions d’intervention du projet que sont Analanjirofo, Boeny, Sava et Sofia. Tous les volets d’activités de ce projet devaient aussi considérer les aspects humains parmi ses indicateurs de résultats et facteurs de succès de ses objectifs de développement.

    Plusieurs défis restent cependant à relever, admettent ceux qui étaient responsables de ce projet. C’est pourquoi, les structures de relais, les associations locales ainsi que les différents services et départements techniques des ministères ont déjà été identifiés pour continuer et pérenniser les réalisations dans ces zones d’interventions.

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  • Les autorités malgaches optent pour l’abandon à mi-parcours du programme FEC conclu en 2021 pour en conclure un nouveau avec le FMI

    Les autorités malgaches optent pour l’abandon à mi-parcours du programme FEC conclu en 2021 pour en conclure un nouveau avec le FMI

    Antananarivo, 24 Avril, 6h50 – Les autorités malgaches semblent prêtes à renoncer aux deux derniers décaissements prévus dans l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC)? La tendance va dans ce sens après l’annonce faite par la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, sur la décision des autorités malgaches d’abandonner cet accord à mi-parcours afin d’en conclure une nouvelle FEC avec le Fonds monétaire international (FMI). Celle-ci a fait part de cette disposition à l’issue de la rencontre de haut niveau entre les représentants de l’Etat malgache et les missionnaires du FMI à Iavoloha, ce mardi.

    La décision de la partie malgache est expliquée par le souhait de Madagascar de bénéficier du programme sur la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Ce nouveau programme doit être mené parallèlement avec un autre programme d’au moins 18 mois avec le FMI. Or la FEC actuellement en cours devrait se terminer au premier semestre de cette année, rappelle la ministre Rindra Rabarinirinarison.

    « Nous avons eu le choix entre étendre la FEC conclue en 2021 ou l’abandonner pour en conclure une autre. Nous avons opté pour une nouvelle FEC qui s’étalera sur 36 mois », souligne la ministre en charge des Finances.
    Le programme sur la Facilité élargie de crédit approuvé par le conseil d’administration du FMI au mois de mars 2021 prévoyait six revues et autant de décaissements. La dernière revue de ce programme remontait au mois de juin 2023, et son achèvement avait permis le décaissement de 24,44 millions de DTS, soit environ 32,7 millions de dollars, pour couvrir les besoins de financement extérieur et budgétaire.

    Le dernier décaissement effectif portait le total des décaissements au titre de l’accord de mars 2021 à 171,08 millions de DTS, soit environ 228,7 millions de dollars. Deux dernières revues sont encore programmées pour deux décaissements à hauteur de 24,44 millions de DTS chacun, pour amener aux 219,96 millions de DTS convenus dans cet accord au titre de la FEC. La cinquième revue était prévue en novembre mais a été reportée pour cause d’élection présidentielle. Une mission du FMI était ensuite venue à Madagascar en fin janvier-début février mais il n’en est sorti aucun communiqué.

    La nouvelle FEC prévue s’étendre sur 36 mois, pour sa part, est actuellement en cours de négociation. Ce nouveau programme est prévu reposer sur quatre piliers dont budgétaire, monétaire, gouvernance, capital humain et croissance inclusive. « Le programme qui serait soutenu par la FEC est assez aligné sur les priorités de la Politique générale de l’Etat, présentée en janvier dernier, avec un volet de renforcement de la gouvernance, un autre sur le soutien de la croissance durable et inclusive avec un renforcement du capital humain, et des mesures qui devraient aider au développement de l’industrialisation de Madagascar », avance le chef de mission du FMI, Fréderic Lambert.

    Rien n’est encore validé, précise toutefois la ministre Rindra Rabarinirinarison. Les deux parties auront encore jusqu’au 3 mai pour poursuivre les négociations, ajoute-t-elle. Fréderic Lambert parle en tout cas de « réunion très constructive et très positive ».
    Le FRD qui est donc un peu à l’origine de ce bouleversement est un nouveau programme du FMI. Il offre un financement abordable et à long terme permettant à des pays engagés dans des réformes de réduire les risques pour la stabilité future de leur balance des paiements, notamment ceux liés au changement climatique et aux pandémies.

     

  • La Banky foiben’i Madagasikara en quête d’alliés dans la création du marché des capitaux à Madagascar

    La Banky foiben’i Madagasikara en quête d’alliés dans la création du marché des capitaux à Madagascar

    Antananarivo, 23 Avril, 11h45 – L’évolution du projet de création d’un marché de capitaux à Madagascar exposée par les responsables de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) devant les représentants du Fonds monétaire international (FMI)en marge des Réunions de printemps des institutions de Bretton Woods à Washington, la semaine dernière. Bien que la BFM dispose déjà d’une feuille de route détaillée pour y parvenir, l’autorité monétaire malgache estime “nécessaire de mener des plaidoyers supplémentaires au niveau du marché des capitaux pour clarifier les objectifs visés par cette initiative et obtenir davantage des soutiens, “souligne le ministère de l’Economie et des finances (MEF) qui avait rapporté cette rencontre. Le gouverneur de la Banque centrale, Aivo Andrianarivelo soutient d’ailleurs que “la coopération internationale est importante pour réduire les effets néfastes des crises économiques”.

    La BFM, avec le soutien du MEF, avait sollicité l’aide de la Société financière internationale dans l’élaboration de la feuille de route pour le développement du marché des capitaux locale. Les techniciens du MEF, de la Banque centrale ainsi que les acteurs des secteurs publics et privés ont discuté des différents « building blocs » nécessaires aux développements de ce marché. Ils ont également travaillé sur le développement du cadre légal, réglementaire et institutionnel du projet.

    Cette feuille de route avait été finalisée au mois de juin de l’année dernière. Ce document donne le fil conducteur des travaux pour parvenir à un marché libre, profond et transparent et qui permettra au pays de bénéficier des avantages inhérents à l’existence d’un marché financier moderne et efficace.

  • Madagascar enchaîne les négociations autour des nouveaux programmes avec le FMI au pays

    Madagascar enchaîne les négociations autour des nouveaux programmes avec le FMI au pays

    Antananarivo, 23 Avril, 7h27 – Un nouveau round de négociations. Quelques jours à peine après le déplacement d’une délégation malgache à Washington, c’est au tour d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI) de se rendre à Madagascar. Ces émissaires de l’institution de Bretton Woods se fixent comme mission de poursuivre les discussions autour de la reconduction du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) ainsi que du nouveau programme sur la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) dont pourrait bénéficier la Grande île de la part du FMI.

    Alors que ce programme FEC actuel, signé en mars 2021, devrait arriver à son terme en juillet 2024, les autorités malgaches et le FMI négocient déjà sa reconduction depuis un certain temps. « Comme la FRD doit être menée parallèlement avec un autre programme, d’au moins 18 mois avec le FMI, la partie malgache a opté pour la mise en place d’une nouvelle FEC de 36 mois pour l’accompagner », annonce le ministère de l’Economie et des finances.

    Selon un communiqué du ministère, le chef de mission du FMI, Fréderic Lambert aurait proposé quatre piliers sur lesquels devra se reposer le nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit. Il y a le volet budgétaire en vue de la stabilité macro-économique, la gouvernance, la question monétaire, ainsi que la croissance inclusive, la protection sociale et le développement du capital humain. « Ces piliers seront encore discutés avec le gouvernement qui aura encore à les confirmer », précise néanmoins le ministère.

    Parallèlement, les deux parties négocient sur le nouveau programme sur la Facilité pour la résilience et la durabilité, qui devra lui aussi s’étaler sur 36 mois. La FRD, comme le rappelle le ministère de l’Economie et des finances, est un programme qui offre un financement abordable et à long terme permettant à des pays engagés dans des réformes de réduire les risques pour la stabilité future de leur balance des paiements, notamment ceux liés au changement climatique et aux pandémies.

    Le FRD porte sur cinq grands axes, à savoir le renforcement de la gouvernance des politiques climatiques et l’intégration des questions climatiques dans la gestion des finances publiques et des investissements publics. Il prend également en compte l’amélioration de l’adaptation aux changements climatiques et le renforcement de la résilience du pays face aux catastrophes naturelles, le soutien aux efforts visant à ralentir la croissance des émissions de gaz à effet de serre, le renforcement de la protection des forêts et de la biodiversité et la mobilisation des financements climatiques, avec l’objectif d’attirer d’autres investisseurs aussi bien publics que privés, détaille le MEF.

    En attendant, Madagascar devrait encore faire l’objet d’au moins une dernière revue avant la clôture du programme FEC en cours. Comme indiqué par le ministère de l’Economie et des finances, le programme FEC qui s’est étalé sur la période 2021-2023 est actuellement dans sa phase finale. Selon le calendrier initial des décaissements et des revues de l’accord au titre de ce programme, une cinquième revue au vu du respect des critères de réalisation pour fin juin 2023 aurait dû se tenir au mois de novembre 2023. La sixième et dernière revue au vu du respect des critères de réalisation pour fin décembre 2023 devrait se tenir au mois de mai de cette année.

    Le ministère avait annoncé le report de la cinquième revue de la Facilité élargie de crédit avec le FMI. Ce report est, pour l’instant, resté sans suite. S’il devrait encore y avoir deux revues, dans la Loi des finances initiale de 2024, le ministère en charge des Finances n’avance plus qu’une dernière revue de ce programme économique. Celle-ci devra permettre le décaissement de 24,4 millions de DTS pour financer le budget en 2024. Il reste encore sur le programme FEC de 2021 un appui de 48,8 millions de DTS à décaisser si Madagascar passe avec succès les deux dernières revues.

  • L’ouverture de compte MVola accessible à tous les utilisateurs de téléphones mobiles de Madagascar

    L’ouverture de compte MVola accessible à tous les utilisateurs de téléphones mobiles de Madagascar

    Antananarivo, 23 Avril, 7h15 – L’ouverture d’un compte MVola n’est plus réservée aux clients titulaires d’un numéro Telma. Après 14 années de mise en service, MVola franchit une nouvelle étape en permettant aux clients des autres opérateurs d’ouvrir un compte à leur nom. L’équipe de cette institution financière a baptisé cette offre MVola fô. Désormais, peu importe donc le numéro, il est possible d’ouvrir un compte MVola grâce à une application dédiée.

    “Lancer MVola Fô! c’est répondre directement aux attentes des Malgaches. Notre ambition,
    depuis nos débuts en 2010, a toujours été de rendre les services financiers aussi inclusifs que possible. MVola Fô incarne cette vision en offrant un accès simplifié et universel à l’ensemble de nos services”, déclare Louis Olivier Favot, directeur général de MVola lors du lancement de ce tout nouveau service le 18 Avril dernier.

    L’ouverture du compte se fait en quelques minutes. Tout se passe d’abord par le téléchargement de l’application MVola et il faut avoir entre ses mains la carte nationale d’identité. Pas besoin de se rendre auprès d’un POP MVola ou d’un Telma Shop pour faire la souscription. Tout se passe via l’application mobile. “Créer le compte, prendre un selfie, scanner la carte nationale d’identité, définir un code secret et le tour est joué”, explique MVola. Le compte est opérationnel tout de suite. Pour séduire ses nouveaux abonnés, MVola réserve un cadeau de 2 000 ariary pour la première transaction.

     

  • FISCALITÉ – Le secteur privé sollicite des facilitations afin de pouvoir contribuer davantage à la caisse de l’Etat

    FISCALITÉ – Le secteur privé sollicite des facilitations afin de pouvoir contribuer davantage à la caisse de l’Etat

    Antananarivo, 22 Avril, 13h45 – Des propositions à prendre en compte. Le secteur privé sollicite de la part de l’Etat des facilitations en matière fiscale pour permettre à la branche de production nationale d’investir davantage, d’accéder à plus de marchés et d’augmenter ainsi ses contributions à la caisse de l’Etat. Le sujet a été soulevé par le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana, en marge de l’atelier de concertation et de validation du plan stratégique 2024-2028 de l’administration fiscale, la semaine dernière.

    Le président du SIM soutient qu’au-delà de la création d’emploi, le secteur privé détient une part majeure des sources de croissance économique. Il rappelle alors que “quand les opérations des industriels tournent convenablement, les acteurs économiques peuvent contribuer davantage aux recettes fiscales.

    Comme chaque année, en anticipation d’une éventuelle loi des Finances rectificative (LFR) notamment, des propositions sont avancées par le secteur privé sur les dispositions fiscales visant à développer et à protéger les industries locales. Elles peuvent concerner la facilitation des importations des matières premières ou des matériels et les équipements pour la production. Des dispositions touchant le secteur de l’énergie, notamment pour l’importation des matériels et équipements destinés à la production d’énergie issue de sources renouvelables ont également été avancées par Tiana Rasamimanana.

    Le directeur général des impôts, Germain, indique qu’aucune consigne n’est pour le moment donnée de la part du gouvernement concernant la modification ou non en cours d’année des dispositions de la loi des Finances initiales de 2024. Son département se prépare en tout cas à une LFR, si le besoin est communiqué, rassure-t-il.

    Le travail de l’administration fiscale ne se limite d’ailleurs pas au recouvrement des impôts auprès des entreprises, soutient son directeur général. « Nous avons un dialogue permanent avec le secteur privé. Ce qui nous permet de recueillir leurs attentes par rapport aux dispositions qui vont leur permettre de développer leurs activités. Notre politique fiscale se base sur l’orientation économique du pays et sur ce dialogue avec le secteur privé », expose-t-il.

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  • FINANCEMENT – Un portefeuille de 4,1 milliards de dollars de la Banque mondiale pour Madagascar en mars 2024

    FINANCEMENT – Un portefeuille de 4,1 milliards de dollars de la Banque mondiale pour Madagascar en mars 2024

    Antananarivo, 20 Avril, 16h25 – Un gros financeur. La Banque mondiale indique que son portefeuille à Madagascar en mars 2024 s’élevait à 4,1 milliards de dollars. Ce portefeuille comprend 26 projets nationaux et quatre opérations régionales, selon ce que précise cette institution de Bretton Woods.

    Ce sont les infrastructures qui bénéficient de la plus grande part de ce financement de la Banque mondiale. Les 34% affectés dans ce secteur s’élèvent à 1,390 milliard de dollars. 29%, soit 1,215 milliard de dollars sont destinés pour le développement durable. 1,092 milliards de dollars de ce financement sont pour le développement humain et 435 millions de dollars pour la croissance, les finances et les institutions équitables. La Banque mondiale indique parallèlement fournir des services d’analyse et de conseil pour soutenir la prise de décisions fondées sur des données probantes et la mise en œuvre plus rigoureuse du développement.

    Cette institution financière est par ailleurs liée avec Madagascar par un nouveau Cadre de partenariat pays (CPF) pour la période 2023-2027. Ce partenariat quinquennal s’articule autour de l’amélioration des opportunités d’emploi grâce à des actions transformatrices, une croissance plus inclusive en s’attaquant aux faiblesses et aux inégalités dans la prestation des services publics et la création d’une résilience aux chocs susceptibles d’inverser l’amélioration de la croissance ou d’aggraver les inégalités socioéconomiques.

    La directrice des opérations de la Banque mondiale pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique, Idah Z. Pswarayi-Riddihough, a récemment expliqué que ce CPF élargira les programmes et les financements dans les domaines qui ont donné de bons résultats tels que la nutrition, la protection sociale, et la série des pôles de croissance. Il se concentrera également sur deux secteurs majeurs qui pourront relever significativement la croissance du pays, dont l’énergie et les télécommunications, ajoutait-elle.

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  • 4 530,9 milliards d’ariary d’importation au premier trimestre dont 1 029,2 milliards d’ariary pour les matières premières

    4 530,9 milliards d’ariary d’importation au premier trimestre dont 1 029,2 milliards d’ariary pour les matières premières

    Antananarivo, 20 Avril, 11h25 – La valeur des importations de Madagascar durant les trois premiers mois de cette année s’élève à 4 530,9 milliards d’ariary, selon les statistiques du commerce extérieur publiées par la direction générale des douanes (DGD). Parmi les plus grandes dépenses figure celle pour l’importation de matières premières qui s’élevait à 1 029,2 milliards d’ariary durant ce premier trimestre.

    La Grande île avait également importé 972 milliards d’ariary d’énergie, ainsi que 812,7 milliards d’ariary d’équipements et 651,5 milliards d’ariary d’alimentation. A ceux-ci s’ajoute l’importation d’autres biens à hauteur de 1 065,5 milliards d’ariary, selon les données de l’administration douanière.

    En termes de valeur, c’est le bloc géoéconomique « Moyen Orient » qui est le premier fournisseur de la Grande île durant cette période sous revue. Il est suivi du bloc « Grande Chine » (Chine, Taiwan, Hong Kong et Macao). L’Union Européenne complète le top 3 de ces pays exportateurs vers Madagascar, d’après toujours le rapport de la DGD.

    Ces 4 530,9 milliards d’ariary soit 997,7 millions de dollars d’importation enregistrés à la Douane incluent par ailleurs les opérations des entreprises franches et les autres opérations non taxables. 59,3 milliards d’ariary de droits et taxes à l’importation ont cependant été exonérés sur notes de Conseil pour les trois premiers mois de l’année 2024.

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  • Madagascar aborde la reconduction du programme sur la Facilité élargie de crédit avec le FMI

    Madagascar aborde la reconduction du programme sur la Facilité élargie de crédit avec le FMI

    Antananarivo, 21 Avril, 6h52 – C’est sur la table des discussions. La reconduction du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avait été abordée à Washington par la délégation malgache qui participe aux Réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et le groupe de la Banque mondiale. Ils en ont discuté avec l’équipe du FMI sur place, selon le rapport du ministère de l’Economie et des finances (MEF).

    Dans son intervention en visioconférence, la ministre Rindra Rabarinirinarison avait annoncé la volonté de Madagascar d’aller de l’avant et d’entrer dans un nouveau programme avec le FMI. Et ce, en le mixant avec le programme de Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), avait-elle avancé.

    Lors d’un Conseil de ministre au mois de février de cette année, le MEF et le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) avaient déjà proposé de clôturer le programme FEC, afin de ne pas être obligés de le prolonger de 18 mois supplémentaires selon les exigences de la FRD, et de procéder à un tout nouveau programme. L’envoi d’une lettre au FMI pour exposer la vision du Président de la République avait été rapporté dans le compte rendu de cette réunion de l’Exécutif; tout comme la tenue des négociations afin que le prochain nouveau programme avec le FMI dure 36 mois.

    Le ministère de l’économie et des finances a en tout cas déjà avancé dans la Loi des finances que la dernière revue de ce programme économique actuel qui lie Madagascar et le FMI sera achevée cette année. Cette revue devra permettre le décaissement de 24,4 millions de DTS pour financer le budget en 2024, d’après ce département.

    La cinquième revue de la FEC avait été prévue en novembre 2023, mais les autorités avaient indiqué à l’époque “ne pas pouvoir prendre des décisions stratégiques en l’absence d’un Président élu”. Il avait alors été “décidé d’un commun accord de procéder à cette revue ultérieurement”, avait indiqué le ministère.

    Une mission du FMI avait eu lieu en janvier-février 2024 mais aucun communiqué officiel n’avait été publié à l’issue de cette mission. Le Conseil des ministres du 7 février avait juste indiqué avoir “approuvé le rapport de la mission du 30 janvier au 2 février qui avait porté sur l’accord de financement de 219,96 millions de DTS dans le cadre du programme FEC, signé le 29 mars 2021”.

    Le communiqué publié le 7 février avait indiqué que les quatre revues menées jusqu’ici “avaient permis le déblocage de 171,08 millions de dollars de DTS”. Par ailleurs, le calendrier des décaissements et des revues de l’accord avait encore prévu deux revues avant la clôture du programme, la cinquième en novembre et la sixième en décembre. Ces deux dernières revues devraient permettre le déblocage des 48,88 millions de DTS restants prévus par le programme.

    La FEC est considéré comme le principal outil dont dispose le FMI pour apporter un soutien à moyen terme aux pays à faible revenu. Ce programme fournit une aide financière aux pays qui connaissent des difficultés prolongées de balance des paiements. La FEC a pour finalité de soutenir les programmes économiques des pays, visant à rétablir la stabilité et la viabilité macroéconomiques tout en favorisant une croissance vigoureuse et durable et la réduction de la pauvreté. Elle peut aussi servir de catalyseur pour mobiliser de l’aide étrangère, souligne le FMI.

    La délégation malgache qui s’est rendue à Washington a également profité de cette rencontre pour soulever auprès de cette équipe du FMI les préoccupations et les besoins spécifiques, notamment en matière de financement et d’assistance technique pour les programmes de développement de Madagascar. Ils ont également exposé en détail la situation économique du pays et les défis auxquels il est confronté et discuté des progrès réalisés dans la collaboration avec le FMI, en mettant en lumière les succès déjà accomplis et définissant les prochaines étapes à suivre, rapporte le MEF.

    Aussi, outre la reconduction du programme sur la FEC, d’autres sujets ont été abordés. Parmi eux, les négociations sur la FRD, la réforme menée par le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) sur le crédit carbone, les paiements transfrontaliers à travers l’Afreximbank ou encore le marché des capitaux.

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  • INVESTISSEMENT – La Chambre des mines plaide pour l’entrée en opération de nouveaux grands projets miniers

    INVESTISSEMENT – La Chambre des mines plaide pour l’entrée en opération de nouveaux grands projets miniers

    Antananarivo, 20 Avril, 15h10 – Pour davantage de contributeurs. « Parler de la contribution du secteur minier sur l’économie ne se limite pas seulement au relèvement de la fiscalité de ceux qui sont déjà implantés. Ceci passe aussi par l’entrée en opération de nouveaux grands projets ». Les propos sont du président de la Chambre des mines, Jean Luc Marquetoux, qui s’est exprimé sur le sujet en marge de la consultation des parties prenantes relatives à la finalisation du décret d’application du code minier, la semaine dernière.

    Pour Jean-Luc Marquetoux, le périmètre du secteur minier à Madagascar n’a quasiment pas évolué depuis une dizaine d’années. “Il n’y a pas eu de grand projet industriel qui entrait en opération depuis Ambatovy en 2012”, fait-il remarquer. Aussi sur ces dernières années, les contributions au PIB du secteur minier ont oscillé autour de 4 à 6%. Elles étaient entre 30 et 35% pour les exportations bien que les produits miniers aient été les premiers produits d’exportation nationale en 2023, selon les statistiques de l’administration douanière. En termes de contributions fiscales, le secteur extractif se situe aux alentours de 2%, rapporte le président de la Chambre des mines.

    « Or au-delà de ces données, il faut essayer d’apprécier ce que pourraient être les contributions du secteur minier dans le temps, avec l’émergence de nouveaux projets », lance Jean-Luc Marquetoux. Il reprenait l’étude faite par la Banque africaine de développement (BAD) qui anticipait que ce secteur pourrait contribuer à près de 15% du PIB. « Il faut pour cela de nouveaux projets, dont les plus emblématiques sont Base Toliara ou encore les projets de graphite dans le Sud de Madagascar », avance-t-il.

    L’Etat avait déjà fait part de sa volonté de miser sur le potentiel minier du pays. Une vingtaine de projets miniers, dont des grands projets industriels et des exploitations de taille moyenne, devraient être ouverts d’ici cinq ans selon sa Politique générale (PGE). Le déblocage pour cette année de tous les projets en cours d’exploitation avait aussi été annoncé et deux grands projets miniers devront déjà ouvrir cette année selon ce qui a été indiqué lors de la présentation de cette PGE.

    Madagascar avait été au début des années 2000 un pays très attractif en termes d’investissement minier, d’après le président de la Chambre des mines. “Il y avait des dizaines de compagnies juniors qui étaient venues à Madagascar pour solliciter des permis miniers et qui ont commencé des travaux d’exploration et de recherches. Il ne reste aujourd’hui que quelques survivants de cette époque”, indique-t-il.

    Jean-Luc Marquetoux fait par ailleurs part que la perception de la Grande île sur la scène internationale reste très mitigée. Il regrette alors qu’il n’y ait pas suffisamment d’efforts déployés par l’Etat pour faire la promotion de Madagascar, avec son absence aux grandes conférences minières qui comptent dans le monde comme le Mining Indaba à Capetown, la PDAC au Canada ou encore l’Africa Down Under en Australie.