Catégorie : Économie

  • Une perte d’environ 89 milliards de yen pour Sumitomo Corporation dans ses opérations à Ambatovy

    Une perte d’environ 89 milliards de yen pour Sumitomo Corporation dans ses opérations à Ambatovy

    Antananarivo, 12 Mai, 17h05- Sumitomo Corporation rapporte, dans ses résultats annuels pour l’exercice 2023, avoir enregistré une perte d’environ 89 milliards de yen dans ses opérations à Ambatovy. C’est la totalité de valeur comptable, à l’exception d’une petite créance de prêt d’actionnaire, indique cette entreprise nippone dans ce rapport publié au début de ce mois de mai.

    Cette entreprise, qui est l’actionnaire majoritaire d’Ambatovy, indique que cette situation résulte des conditions d’exploitations actuelles, dont notamment des problèmes de processus à l’usine. Ce qui a d’ailleurs conduit Sumitomo à revoir à la baisse ses prévisions de volume de production et à mettre à jour son plan d’entreprise.

    L’activité d’extraction et de raffinage de nickel à Madagascar figure parmi les quatre projets dans lesquels Sumitomo a enregistré une perte exceptionnelle d’environ 150 milliards de yen. Mis à part Ambatovy, cette société a enregistré des pertes sur ses activités de télécommunications au Myanmar, son activité de produits frais en Europe et en Amérique ainsi que son activité de stationnement dans les pays nordiques.

    Sumitomo Corporation indique alors qu’en tant qu’actionnaire d’Ambatovy, elle examinera toutes les options afin d’identifier la meilleure politique à suivre pour toutes les parties prenantes. Et ce, en tenant compte de l’importance sociale de ce projet et de sa responsabilité, ainsi que de l’environnement récent du marché, annonce-t-elle.

    L’ambassadeur du Japon à Madagascar, Abe Koji, avait soulevé la difficulté que traverse la compagnie Ambatovy. Ce diplomate n’avait alors pas hésité à demander à l’Etat malgache de soutenir la compagnie minière, quelle que soit la forme de ce soutien, dont entre autres le remboursement de son crédit de TVA. Le montant de ce crédit de TVA que l’Etat doit rembourser à Ambatovy est conséquent selon ce qu’avait indiqué le ministère des Mines.

    Sumitomo corporation a par ailleurs déjà revu ses estimations et prévoit une production d’environ 30 000 tonnes de nickel avec Ambatovy pour cette année. C’est soits 10 000 tonnes de moins par rapport aux 40 000 tonnes qu’elle avait avancées au mois de novembre de 2023.

  • FILIERE AURIFERE – Le ministre Herindrainy Rakotomalala soulève l’ampleur du trafic et du blanchiment d’or

    FILIERE AURIFERE – Le ministre Herindrainy Rakotomalala soulève l’ampleur du trafic et du blanchiment d’or

    Antananarivo, 12 Mai, 10h35 – Le ministère des Mines indique mener une opération de grande ampleur contre le trafic d’or à Madagascar. Le combat contre ce trafic est d’ailleurs rude, surtout que celui-ci est potentiellement lié au blanchiment du métal jaune, selon ce qu’avait expliqué le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala. C’était à l’issue de la signature de la convention de partenariat entre son département et l’Agence anti-fraude (Anaf), vendredi.

    Ce trafic constitue un fléau pour le pays, malgré les efforts déjà entrepris pour l’endiguer, souligne ce membre du gouvernement. Le ministre Herindrainy rappelle les dispositions prises avant de lever la suspension de l’exportation légale de l’or. De même pour le nouveau processus d’exportation officielle de l’or au niveau du Guichet unique d’exportation d’or, d’autres métaux précieux, de pierres précieuses et de pierres fines à Ivato.

    Ce trafic risque également de compromettre l’objectif que l’Etat s’est fixé d’atteindre cette année en matière d’exportation légale. Le ministre des Mines souligne la difficulté pour les opérateurs formels de s’approvisionner auprès des orpailleurs. « Nous constatons qu’il y a du blanchiment. Sinon comment certains collecteurs peuvent acheter localement de l’or plus cher qu’à l’international, alors qu’il faut après y ajouter les frais pour leur envoi et d’autres charges», expose-t-il.

    Pour l’heure, la prévision d’exporter légalement 6 tonnes d’or est toute à fait réalisable, soutient le ministre Herindrainy Rakotomalala. Mais il faut intensifier la lutte contre le trafic et le blanchiment d’or pour permettre aux opérateurs formels d’opérer convenablement, précise-t-il. C’est la raison pour laquelle le ministère des Mines collabore avec l’Agence nationale anti-fraude qui est rattachée à la présidence de la République. Opérationnelle depuis le mois de février 2021, l’Anaf a pour rôle de surveiller et de mener des investigations sur les affaires de fraudes et de poursuivre les auteurs.

    Les prix de l’or ont continué d’augmenter au cours des trois dernières années, atteignant des sommets historiques en raison de son statut de valeur refuge, indique la Banky foiben’i Madagasikara. Le gramme de l’or se vend à 75 dollars. Une tonne de ce produit rapporterait ainsi 75 millions de dollars, a avancé le ministre Herindrainy Rakotomalala.

  • Le gouvernement donne son accord pour l’annulation du tarif plancher de l’Internet mobile

    Le gouvernement donne son accord pour l’annulation du tarif plancher de l’Internet mobile

    Antananarivo, 12 Mai, 9h15 – Le ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications peut désormais adopter l’arrêté qui officialise son intention d’annuler l’arrêté fixant le prix plancher de l’Internet mobile. Le Conseil de gouvernement a donné son accord en ce sens jeudi, une semaine après que le sujet avait été évoqué par une source auprès du ministère.

    Avec cette décision, les opérateurs ne devraient donc plus être obligés de vendre le gigaoctet à plus de 0,95 dollar. Rien ne dit cependant s’ils peuvent revenir aux offres uniquement dédiées aux réseaux sociaux ou s’ils doivent continuer à respecter les principes de la neutralité d’Internet et de l’Internet ouvert. Lors de l’entrée en vigueur du tarif plancher d’Internet mobile, les opérateurs avaient mis en avant leur volonté de “promouvoir la neutralité de l’Internet” d’“accompagner l’Etat pour un Internet totalement ouvert”.

    Les opérateurs doivent cependant s’assurer que leurs offres puissent assurer la pérennité de leurs investissements et n’impliquent pas de vente à perte. Le tarif plancher de l’Internet mobile, selon décret fixant les règles et les modalités d’interconnexion et d’accès aux réseaux de télécommunication, est justifié par la nécessité de “garantir la perennité des investissements et de prévenir les ventes à perte” ainsi que par la nécessité de “préserver la valeur du marché et d’encourager les investissements”.

  • 15% du résultat de l’exercice du Fonds souverain à bloquer pour constituer des réserves financières consistantes pour les générations futures

    15% du résultat de l’exercice du Fonds souverain à bloquer pour constituer des réserves financières consistantes pour les générations futures

    Antananarivo, 12 Mai, 7h05 – Le Conseil des ministres de mercredi a pris le décret fixant à 15% le taux du résultat d’exercice du Fonds souverain Malagasy (FSM) qui va constituer des réserves financières consistantes pour les générations futures. Des réserves qui seront placées dans un compte ouvert auprès de la Banky foiben’i Madagasikara, précise le compte rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

    Le fonds géré par la FSM ne va pas seulement contribuer au financement et à la réalisation des projets de développement initiés dans le cadre de la réalisation de la Politique Générale de l’Etat ou encore pour les investissements dans des projets de développement stratégiques, prioritaires, rentables et créateurs d’emplois. Ce fonds est aussi destiné à constituer des réserves financières consistantes pour les générations futures. D’où l’obligation pour cette société d’investissement de constituer des réserves dont le taux est fixé par décret pris en Conseil des Ministres.

    D’après ce qui est souligné dans le rapport du Conseil des ministres de mercredi, l’Etat ne pourra pas utiliser ces réserves durant les dix premières années où celles-ci sont placées dans ce compte spécial auprès de la BFM. C’est une fois ce délai passé que l’Etat pourra les utiliser si l’urgence pour leur utilisation vient à se présenter. L’Etat ne pourra cependant pas utiliser plus de 15% de ces réserves, précise ce rapport.

    Le Fonds est constitué par les ressources détenues transférées, cédées par l’Etat et par les Collectivités territoriales décentralisées. Il est également alimenté par des produits de valorisation des actifs incorporels, des produits des placements financiers, des excédents de ressources des organismes publics sous forme d’augmentation du capital, des emprunts auprès des organismes publics privés nationaux ou internationaux ainsi que toutes autres ressources appropriées nationales et internationales.

    Il avait été décidé au mois de mars que la participation de l’Etat au capital de QMM détenu auparavant par l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis) revient désormais au FSM. Selon la répartition envisagée dans le Protocole d’accord signé l’année dernière, la part des droits financiers qu’avait l’Omnis et qui va donc être détenue par FSM est de 15%, les 85% étant détenus par Rio Tinto. Pour ce qui est des droits de vote, le protocole parlait de 20% pour le représentant de l’Etat et 80% pour Rio Tinto.

  • Promotion des cinq bassins pétroliers de Madagascar au Sommet africain de l’énergie de Londres

    Promotion des cinq bassins pétroliers de Madagascar au Sommet africain de l’énergie de Londres

    Antananarivo, 11 Mai, 11h30 – La campagne est relancée. Une délégation malgache, dirigée par le ministre en charge des Mines, Herindrainy Rakotomalala, participera au Sommet africain de l’énergie à Londres. L’une de ses missions est d’y faire la promotion du potentiel pétrolier de la Grande île. Mais contrairement aux campagnes précédentes, la promotion ne se limitera plus à des blocs pétroliers. Elle concerne désormais les cinq bassins pétroliers de Madagascar, annonce la présidente du Conseil d’administration de l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis), Stéphanie Delmotte. C’était en marge de la présentation du Plan stratégique quinquennal de cet organisme rattaché du ministère des Mines, vendredi.

    Cette campagne de promotion des bassins pétroliers d’Ambilobe, de Mahajanga, de Morondava, des Côtes Est et du Cap d’Ambre est déjà inscrite dans la feuille de route de l’Omnis pour cette année, d’après sa PCA. Le Gouvernement aurait d’ailleurs déjà donné son autorisation pour l’exposition de ces opportunités dans diverses conférences qui sont « des jalons qui rythment la promotion minière », indique Stéphanie Delmotte. Pour l’Omnis, il s’agit d’un feu vert qui lui est donné pour trouver des investisseurs et pour aider l’Etat à mettre en valeur les potentiels pétrolier et minier du pays.

    D’après Stéphanie Delmotte, l’Omnis travaille déjà avec TGS, qui est un expert dans la promotion de données sismiques. L’Office va également se faire accompagner par des experts et des grands cabinets comme Wood Mackenzie dans cette campagne, confie-t-elle. « Nous allons exposer le climat des affaires qui intéresse les investisseurs, étant donné que se lancer dans le pétrole amont est un investissement risqué », poursuit-elle. Pour la PCA de l’Omis, « le but c’est d’avoir des contrats gagnant-gagnant. Et pour ce faire, il faut être capable de “négocier et de trouver une entente qui considère les intérêts de l’Etat et la profitabilité des projets”.

    L’Omnis avait déjà lancé une campagne promotionnelle portant sur 44 blocs pétroliers offshore situés dans le bassin sédimentaire de Morondava en 2018. Par note ministérielle émise par le ministère chargé des Mines, les activités relatives à la promotion de ces 44 blocs pétroliers avaient été suspendues jusqu’à nouvel ordre.

    Pour l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) Madagascar, la suspension de la promotion pétrolière depuis 2019 a réduit la visibilité de Madagascar sur le marché et limite ainsi le développement du secteur. Le taux d’occupation des blocs avait d’ailleurs été réduit, passant de 12 blocs occupés en 2018 à 10 en 2019 pour finir à 6 en 2020.

    L’Omnis a décidé de mener une campagne plus importante que les précédentes, en faisant cette fois-ci la promotion des bassins sédimentaires de Madagascar, présumés à potentiel d’hydrocarbures. Ces bassins s’étalent principalement sur le versant Ouest du pays qui est constitué du Nord au Sud par les bassins d’Ambilobe, de Mahajanga et de Morondava et qui s’étendent vers le canal de Mozambique. Sur le versant Est, ces bassins sont formés par les côtes Est et Cap d’Ambre. Au total, on distingue cinq bassins sédimentaires couvrant une superficie totale de 821 377 km2, dont 263 912 km2 onshore et 557 465 km2 offshore.

    Ces bassins sont pour l’Omnis sous-explorés. L’Office indique que 85 puits profonds, à objectif de pétrole conventionnel et de gaz, y ont été forés à ce jour dont neuf en offshore et 76 en onshore. D’importants indices d’hydrocarbures dont des huiles légères ou de gaz ont été rencontrés dans 65% de ces puits, rapporte l’Omnis.

  • TOURISME – La gastronomie malgache à l’honneur à l’occasion du Festival des Baleines

    TOURISME – La gastronomie malgache à l’honneur à l’occasion du Festival des Baleines

    Antananarivo, 10 Mai, 12h15 – Préparez-vous à observer les “Zanaharibe” et à apprécier les trésors culinaires de la Grande île. Le festival des baleines qui est l’une des attractions touristiques de l’île Sainte Marie mettra en avant la gastronomie malgache cette année. Cet évènement se tiendra cette année du 13 au 21 juillet dans cette île paradisiaque au large de Madagascar. Une occasion pour les touristes locaux ou internationaux d’observer de près le spectacle fascinant des baleines à bosses dans les eaux turquoises de Sainte Marie mais aussi de découvrir le savoir-faire des professionnels des métiers de bouche. Il faut dire que c’est la période de migration de ces mammifères marins dans les eaux chaudes de l’océan Indien pour se reproduire.

    D’après les organisateurs, les produits d’excellence de la gastronomie malgache seront le thème de cette édition qui mettra en valeur les productions artisanales qui enrichissent la gastronomie malgache pour leurs qualités, mais aussi grâce à la passion de ces « artisans du bon goût » qui les façonnent. De quoi faire un voyage culinaire le temps d’un festival.

    Pour cette édition, les organisateurs concoctent un programme culturel très riche. L’une des nouveautés est l’ampleur du « village du festival », construit en centre-ville sur la place du barachois. “Il sera le cœur des animations de cette édition 2024, pendant les neuf jours et cela quotidiennement”, indiquent les organisateurs dans un communiqué. Outre cela, les safaris baleines, les concerts, les activités sportives sur sable et traditionnelles, les actions d’éducation environnementale ainsi que les concours de beauté seront toujours au rendez-vous.

    Depuis sa création en 2015, le festival des baleines affiche sa notoriété et est devenu un évènement incontournable pour le développement touristique local. C’est une occasion pour les touristes de découvrir les merveilles de Sainte Marie comme le cimetière des Pirates, les bâtiments historiques à l’instar de l’église Notre Dame de l’Assomption à Ambodifotatra. Il s’agit de la première église catholique édifiée en dur à Madagascar et candidate au patrimoine mondial de l’humanité. Sainte Marie regorge en effet des sites à mettre dans le to do list des sites à visiter tels que le cascad d’Antanandava, l’île aux Nattes, l’îlot sable, les piscines naturelles d’Ambodiatafana ou encore la baie d’Ampanihy.

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  • FISCALITE TRANSFRONTALIERE – Pas de date fixée par Madagascar pour le premier “échange automatique de renseignement”

    FISCALITE TRANSFRONTALIERE – Pas de date fixée par Madagascar pour le premier “échange automatique de renseignement”

    Antananarivo, 10 Mai, 8h05 – Une volonté qui n’est pas encore exprimée. Madagascar fait partie des 44 pays en développement qui n’ont pas encore fixé de date pour leur première année de « Echange automatique de renseignement » (EAR). Le Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) indique toutefois qu’il s’agit des pays auxquels il n’a pas été demandé de s’engager à le faire.

    Ce forum mondial, qui réunit 171 juridictions dont Madagascar, apporte une réponse multilatérale à la lutte contre l’évasion fiscale transfrontalière. Il promeut et assure la mise en œuvre de deux normes complémentaires dont l’échange de renseignement sur demande (EAR) et l’Echange automatique de renseignements (EAR). Ces normes prévoient “une coopération plus étroite entre autorités fiscales afin que celles-ci puissent obtenir les informations nécessaires pour assurer la conformité fiscale, notamment en ce qui concerne les investissements transfrontaliers”, explique le Forum mondial.

    Dans le cadre de l’ERD, une autorité fiscale peut demander un élément d’information particulier pour faire avancer une enquête fiscale. L’EAR pour sa part est un ensemble prédéfini de renseignements sur les comptes financiers détenus par des non-résidents, qui est automatiquement échangé chaque année. Madagascar, comme l’Angola, le Mali, le Cambodge ou encore les Philippines n’ont pas encore fixé de date pour leur premier EAR, selon la liste mise à jour par le Forum mondial au mois d’avril de cette année.

    La Grande île avait adhéré au « Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales », en 2017. Le pays avait signé avec l’OCDE la Convention multilatérale sur l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale (MAAC) en 2020. Des activités relatives à la participation et à la mise en conformité de Madagascar aux normes internationales sur la transparence, dans le cadre de ce Forum mondial, avaient bénéficié du soutien de la Banque mondiale, à travers le projet d’appui à la performance du secteur public (PAPSP) et le projet de gouvernance digitale et de gestion de l’identité malagasy (Prodigy), selon le ministère de l’Economie et des finances.

  • La Banky foiben’i Madagasikara laisse ses taux directeurs inchangés

    La Banky foiben’i Madagasikara laisse ses taux directeurs inchangés

    Antananarivo, 10 Mai, 6h15 – Un statu quo de l’orientation de la politique monétaire. Le Comité monétaire de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) a décidé de maintenir le taux de facilités de dépôt (FDD) à 9% et le taux de facilités de prêt marginal (FPM) à 11%. Le niveau reste ainsi inchangé pour le taux de facilités de dépôt qui rémunère le placement des excédents de liquidité des banques primaires auprès de la banque centrale. De même pour le taux de facilités de prêt marginal qui est l’instrument consistant pour la BFM à mettre à disposition des participants éligibles sur le marché monétaire des liquidités en fonction de leurs besoins.

    La BFM indique avoir pris cette décision par rapport au niveau encore élevé du taux d’inflation enregistré au mois de mars de cette année. Or, l’autorité monétaire estime que “cette trajectoire pourrait se poursuivre pendant un certain temps”. Cette éventualité pourrait résulter des impacts négatifs des passages de cyclone dans différentes régions de Madagascar mais également de la persistance des tensions géopolitiques à l’international, que ce soit au Moyen Orient ou en Ukraine. Cela rique, d’après la Banque Centrale, “de perturber de nouveau les chaînes d’approvisionnement et d’accentuer la volatilité des cours mondiaux des produits de base”.

    Comme exposé par le gouverneur de la BFM, Aivo Andrianarivelo, lors du vernissage de l’exposition du cinquantenaire de la Banque centrale, lundi, le taux d’inflation malgache avait dépassé les deux chiffres après la crise du Covid-19. L’Autorité monétaire avait alors pris la décision de rehausser le corridor de ses taux d’intérêts pour les opérations sur le marché monétaire. Le taux d’inflation avoisinait les 7%, ces derniers temps avec une petite évolution à la hausse constatée, indique-t-il. “Mais nous espérons que les actions, la politique et les mesures que nous prenons auront de l’impact”, a-t-il avancé. La BFM soutient d’ailleurs que “les conditions monétaires actuelles sont jugées suffisantes pour ramener progressivement l’inflation à un niveau soutenable”.

    Aivo Andrianarivelo, soutient par ailleurs que “la Banque centrale n’est pas responsable de la croissance de l’économie”. Selon lui, cette institution “est responsable de la lutte contre l’inflation qui, en principe, devrait avoir un impact sur la croissance et le décollage de l’économie”. La BFM indique alors veiller attentivement aux changements des facteurs pouvant significativement modifier ses prévisions et ajustera ses instruments le cas échéant.

    Les prix à la consommation ont augmenté de 7,3% en glissement annuel, de mars 2023 à mars 2024. Selon les composantes du panier de consommation des ménages, la majoration des prix du riz a été de 4,3 %. Pour l’énergie, le renchérissement atteint 7,2 %. En ce qui concerne le reste du panier de consommation, la hausse est de 8,0 %, détaille la Banque centrale. Pour ce qui est des perspectives d’évolution des prix au niveau national, la BFM prévoit un taux d’inflation de 7,9 % en décembre 2024, pour l’ensemble du panier, et de 7,8 % pour l’inflation sous-jacente.

  • Les secteurs du tourisme, de l’agriculture, de la pêche et des mines mis en avant par Rajoelina pour attirer les investisseurs potentiels à Abu Dhabi

    Les secteurs du tourisme, de l’agriculture, de la pêche et des mines mis en avant par Rajoelina pour attirer les investisseurs potentiels à Abu Dhabi

    Antananarivo, 9 Mai, 13h50 – Andry Rajoelina vante Madagascar en tant que destination d’investissement. Devant des milliers d’investisseurs venus assister au Congrès annuel des investissements à Abu Dhabi aux Emirats Arabes Unis, le président de la République fait miroiter ce que Madagascar peut leur offrir pour les inciter à venir investir sur la Grande île.

    Le chef de l’Etat met, notamment, en avant les réserves naturelles dont la Grande île regorge pour “accueillir les ecolodges de luxe, les eco-resorts et les hôtels clubs de haut de gamme”. Il ne reste donc aux investisseurs qu’à venir pour construire “11 500 chambres supplémentaires, une priorité pour Madagascar, afin de satisfaire une demande croissante”. Il évoque également les nombreux “sites [qui] sont adaptés pour l’installation des marinas”.

    Andry Rajoelina souligne également la disponibilité de “plus de 36 millions d’hectares de terres arables” sur la Grande île alors que le monde aurait besoin de “plus de 800 millions d’hectares de surfaces agricoles pour nourrir la population mondiale”. Il martèle alors que Madagascar peut offrir “un potentiel énorme pour combler l’écart alimentaire mondial”. “Nous avons les ressources naturelles, les sols fertiles et le climat propice pour être un grenier agricole majeur”, indique-t-il.

    Dans le secteur de la pêche, le président de la République évoque un potentiel de production de crevettes pouvant atteindre jusqu’à 300 000 tonnes alors que pour l’instant, Madagascar n’en produit que 30 000 tonnes. “Nos eaux sont riches en produits halieutiques de qualité, notamment les crevettes qui bénéficient du prestigieux Label rouge”, soulève-t-il.

    Dans le secteur minier, enfin, le chef de l’Etat met en exergue “les réserves considérables de cobalt, de vanadium, de fer, d’or, de graphite et de pierres précieuses”. A l’entendre, ces réserves sont “estimées à 300 millions de tonnes”. Il rappelle également l’adoption d’un nouveau code minier avec des mesures incitatives “afin de renforcer l’engagement de Madagascar en faveur d’un cadre réglementaire solide et encourageant les investissements responsables”.

    Dans son discours, Andry Rajoelina reconnaît que Madagascar doit encore relever de nombreux défis. “Pour exploiter pleinement ce potentiel, nous devons moderniser nos
    techniques agricoles, investir dans la recherche et le développement”, concède-t-il. Et “notre dépendance à l’énergie thermique représente un défi majeur, avec 90% de notre production reposant essentiellement sur cette source coûteuse”, ajoute-t-il encore.

    Pour rassurer ses interlocuteurs, le président de la République met en avant les projets en cours en matière énergétique, comme l’installation de parcs solaires dans 47 sur les 120 districts du pays, ou encore la détermination de Madagascar à exploiter son potentiel hydroélectrique estimé à plus de 7 800 MW. Parmi les projets actuellement en cours figurent les centrales de Sahofika et de Volobe dont la construction est annoncée pour cette année.

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  • COMMERCE – Les exportations des produits phares de Madagascar continuent de reculer

    COMMERCE – Les exportations des produits phares de Madagascar continuent de reculer

    Antananarivo, 9 Mai, 10h20 – Des affaires de moins en moins bonnes. La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) rapporte un recul de 30,7% des exportations de biens sur les trois premiers mois de 2024. Il s’agit d’une variation par rapport aux opérations effectuées durant le premier trimestre de 2023. La baisse avait surtout concerné les produits phares que Madagascar exporte, tels que la vanille, le girofle, le cobalt ainsi que les produits des entreprises franches, souligne la BFM dans la dernière note de conjoncture économique qu’elle a publiée.

    La valeur des exportations de la vanille malgache durant les trois premiers mois de cette année avait chuté de 63,5%, bien que la quantité exportée ait rebondi de 95%. C’est surtout son prix à l’export qui avait baissé de 81,3% qui avait conduit à un tel fléchissement.

    Une baisse de 38,4% du volume exporté, couplée à une baisse de 41,6% de prix moyen avaient également conduit à un ralentissement de 64% des exportations de nickel. Pour le cobalt, ses recettes se sont contractées de 24%, en raison de la dégradation du prix moyen de 29,5 %, malgré la hausse du volume expédié de 7,9 %, rapporte la BFM.

    Les exportations des produits des zones franches n’ont pas non plus été épargnées par ce recul. Elles ont, d’après la BFM, diminué de 11,2 % à la suite des baisses du volume exporté de 9,5 % et du prix moyen de 1,8 %. De même pour les exportations de girofle, qui ont diminué de 9,0 %. Le cas de cette filière est expliqué par la réduction du volume de 8,0 %, et celle du prix de 1,2 %, selon toujours le rapport de la Banque centrale.

    Cette baisse de recettes pour les principaux produits phares de la Grande île avait déjà été constatée depuis l’année dernière. En 2023, les exportations de vanille avaient diminué de 49,6%, celles du girofle s’étaient réduites de 9,6%. Les exportations des « entreprises franches » se sont également repliées de 5,4%. Les manques à gagner étaient respectivement de 48,2% et de 5,8% pour ce qui est du cobalt et de nickel.

    En termes de perspectives, la filière vanille est prévue se redresser mais ce serait à un rythme modéré, d’après la BFM. Les prix des exportations du nickel et du cobalt continuent pour leur part de reculer. La Banque centrale explique cette situation par l’excès de l’offre sur le marché international et de la baisse des prix des batteries pour les voitures électriques.

    Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) avait déjà souligné qu’il est primordial pour Madagascar de procéder à une diversification de ses produits d’exportations. Ce département avait également avancé que le pays devrait également élargir son marché en ciblant des pays émergents comme l’Inde, et développer son potentiel industriel via la substitution de certains produits importés par des produits locaux.

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