Catégorie : Économie

  • FRD – Le ministère de l’Environnement espère un premier décaissement d’environ 60 millions de dollars cette année

    FRD – Le ministère de l’Environnement espère un premier décaissement d’environ 60 millions de dollars cette année

    Antananarivo, 3 Juillet, 18h30 – Madagascar espère un premier décaissement d’environ 60 millions de dollars du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre du programme sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD) cette année. L’adoption par l’Etat de deux réformes, à savoir la révision du statut du Comité interministériel de l’environnement (Cime) et la refonte du décret de Mise en compatibilité des investissements avec l’environnement, prévue avant le mois d’octobre permettra à la Grande île de bénéficier de cette enveloppe, d’après ce qu’avait avancé le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine. C’était lors d’une rencontre entre ce membre du Gouvernement et des membres de la presse, ce mercredi.

    La loi des Finances rectificatives (LFR) 2024 prévoit des soutiens financiers dans le cadre du programme au titre de la FRD de 40,7 millions de DTS. Mais comme précisé dans ce document budgétaire, cet appui du FMI est conditionné par des mesures à prendre sur l’environnement. Les financements inscrits dans une loi de Finances, dont l’élaboration consiste en un acte de prévision, « ne sont d’ailleurs pas acquis à l’avance », avait récemment expliqué la ministre de l’Economie et des Finances, Rindra Rabarinirinarison.

    Le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) intensifie actuellement les travaux afin d’atteindre les objectifs quantitatifs et les repères structurels prévus pour la FRD cette année. Les réformes à entreprendre dans un premier temps consiste à renforcer la gouvernance de l’agenda de lutte contre le changement climatique et l’intégrer dans les procédures relatives à la Gestion des finances publiques (GFP) et à la gestion des investissements publics (GIP). Elles comprennent donc la révision du statut du Cime et la refonte du décret Mecie.

    Pour le statut du Cime, ce premier repère concerne la gouvernance des politiques climatiques et s’articule autour de l’adoption d’un décret clarifiant le mandat interministériel pour l’environnement afin de couvrir toutes les politiques relatives au changement climatique. D’après le FMI, ce décret prévoirait normalement une présidence de ce Comité qui devra être assurée au niveau du Premier ministre, la tenue de réunion semestrielle donnant lieu à des comptes-rendus publics pour suivre la mise en œuvre des décisions relatives aux politiques liées au climat et la mise en place d’un secrétariat partagé entre le ministère en charge de l’Environnement et celui en charge des Finances.

    Le deuxième repère vise à renforcer le cadre de la gestion des investissements publics à travers l’adoption d’un nouveau décret sur l’Étude d’impact environnemental pour remplacer le décret Mecie datant de 2004. Il consiste également à adopter et à publier des critères sur la priorisation et la sélection des projets d’investissement. D’autres repères, comme l’adoption d’un décret rendant obligatoire la production chaque année d’un document budgétaire recensant les projets d’investissement sélectionnés sont également tenus en compte. C’est l’atteinte de ces différents repères qui conditionnera les futurs décaissements au titre de la FRD en faveur de Madagascar.

    Le Conseil d’administration du FMI avait approuvé un accord au titre de la FRD, d’un montant d’environ 321 millions de dollars, au mois de juin. Cet arrangement devra permettre à Madagascar de répondre aux vulnérabilités climatiques du pays par la mise en œuvre de politiques climatiques appropriées.

  • TOURISME – Un nouveau campus en chantier pour Vatel Madagascar

    TOURISME – Un nouveau campus en chantier pour Vatel Madagascar

    Antananarivo, 3 Juillet, 09h48 – Vatel Madagascar prévoit d’ouvrir au mois de novembre son nouveau campus à Ivato. C’est le futur établissement qui accueillera tous les étudiants de cette école de formation de cadres et de managers dans les domaines du tourisme et de l’hôtellerie. Et ce, en vue de leur doter d’outils pédagogiques les plus performants et les plus modernes. Ce projet avait été annoncé par Falihery Ramakavelo, lors de la présentation des évènements qui marqueront la célébration du dixième anniversaire de Vatel Madagascar, mardi.
    ⭕Cette école entend renforcer ses offres de formation, afin de fournir davantage du personnel qualifié à l’industrie du tourisme. Vatel Madagascar continuera de proposer deux cursus, à savoir le Bachelor en management de l’hôtellerie internationale et le MBA en management de l’écotourisme. L’enseignement est pour sa part structuré de manière à offrir une formation complète et pratique, comprenant des cours théoriques et pratiques, ainsi que des stages à Madagascar et à l’international.
    ⭕En dix ans d’activités, Vatel Madagascar indique avoir formé 422 Vatéliens, dont 364 diplômés en Bachelor et 58 en MBA. Ses deux centres de formation professionnelle implantés à Morondava et Sainte Marie ont également permis de certifier 237 personnes sur quatre métiers, dont de cuisinier, de serveur, de femme de chambre et de réceptionniste, rapporte Falihery Ramakavelo.
    ⭕L’inauguration de ce nouveau campus figure parmi les activités qui marqueront le dixième anniversaire de Vatel Madagascar. Cette école va également procéder à l’inauguration de son restaurant « Le Cyrano » cette année qui, d’après son directeur général, proposera une expérience culinaire exceptionnelle avec une cuisine bistronomique. La décennie de Vatel sera également marquée par une Conférence internationale sur l’écotourisme, qui rassemblera des scientifiques internationaux, des experts du secteur du tourisme, ainsi que des responsables étatiques. Sans oublier le Grand Gala de ce dixième anniversaire.
  • EMPRUNTS – La grande partie des crédits contractés par les Malgaches utilisée pour la consommation des ménages

    EMPRUNTS – La grande partie des crédits contractés par les Malgaches utilisée pour la consommation des ménages

    Antananarivo, 2 Juillet, 16h00 – Le financement des besoins quotidiens en première place. La majorité des crédits contractés par les Malgaches, soit environ 40%, est principalement contractée pour la consommation des ménages. C’est la principale utilisation qu’avaient citée les demandeurs de crédits, tant en milieu urbain que rural, dans le cadre de l’Enquête permanente auprès des ménages (EPM) 2021-2022, menée par l’Institut national de la statistique (Instat).

    Cette situation est surtout enregistrée en milieu rural, où presque la moitié des individus (46,3%) qui avaient contracté leurs derniers crédits les avaient utilisés pour la consommation du ménage. En milieu urbain, elle représentait 26,3% durant cette période sous revue.

    Au niveau national, les crédits pour le démarrage d’une affaire ou d’une entreprise viennent en seconde place, pour une proportion de 11,5%. Le motif de santé arrive en troisième position avec près de 11,4% des individus le citant comme raison principale d’utilisation du crédit obtenu, d’après les résultats de cette enquête. En milieu rural, le motif de santé vient en deuxième position, représentant 11,9%. Et les crédits pour l’achat d’intrants agricoles représentaient 7,9%.

    Par ailleurs, les ménages malgaches empruntent surtout auprès de leurs pairs. Selon les résultats de l’enquête, les crédits entre ménages sont les plus importants, avec un taux de 57,7% de l’ensemble, que ce soit en milieu urbain qu’en milieu rural. Ceux qui les ont contracté auprès d’une banque représentent 14,6% tandis que ceux qui empruntent auprès de la Caisse d’épargne ou des Institutions de microfinance représentent 8,8%. Il est néanmoins observé un plus grand recours à ces institutions financières formelles dans le milieu urbain. Selon l’Instat, 26,7% des derniers crédits des individus vivant dans les villes sont contractés auprès de banques et 14,1% auprès de la Caisse d’épargne ou l’IMF.

    Comme exposé par l’Instat, l’accès au crédit joue un rôle essentiel dans le développement économique. Il permet notamment aux individus, aux entreprises et aux communautés d’investir, de croître et d’améliorer leur niveau de vie. Plusieurs raisons viennent cependant constituer des entraves à la demande de crédit, dont l’incapacité de rembourser comme principal motif. Il y a également l’absence de nécessité ainsi que l’incapacité à formuler une demande de crédit.

  • AGOA – Les Etats-Unis soulèvent des obstacles au commerce et à l’investissement américains à Madagascar

    AGOA – Les Etats-Unis soulèvent des obstacles au commerce et à l’investissement américains à Madagascar

    Antananarivo, 2 Juillet, 9h30 – “Retards bureaucratiques. Processus excessifs et redondants. Manque de systématisation de la collecte de données”. Autant de facteurs bloquants soulevés par les Etats-Unis par le biais du Bureau du représentant américain au commerce (USTR) au commerce et à l’investissement américains à Madagascar. Le Bureau en question expose ces obstacles dans le Rapport biennal sur la mise en œuvre de la Loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (Agoa), récemment publié.

    L’USTR reconnaît les travaux entrepris par Madagascar dans la mise en place de certains mécanismes de soutien institutionnel et réglementaire pour promouvoir le commerce et l’investissement. Il souligne cependant que « dans la pratique, les retards bureaucratiques, les processus excessifs et redondants, le manque de systématisation de la collecte de données et de nombreux autres facteurs administratifs créent des obstacles au commerce et à l’investissement américains ».

    Le Bureau du représentant américain au commerce mentionne également dans son rapport l’adoption par le Gouvernement malgache d’une nouvelle loi sur l’investissement en mai 2023 qui a clarifié les règles sur les investissements. Mais l’USTR souligne particulièrement la nouvelle disposition dans cette loi qui limite les travailleurs étrangers à 20% de la main-d’œuvre totale d’une entreprise à Madagascar.

    Toujours dans les volets économie de marché, réforme économique et élimination des obstacles au commerce avec les Etats-Unis, le rapport met en exergue la volonté de Madagascar de faire de l’investissement dans les infrastructures, de l’amélioration du climat d’investissement et de l’augmentation des exportations comme étant les pièces maîtresses de sa stratégie de croissance.

    L’USTR fait cependant remarquer qu’entre juin 2022 et juin 2024, le gouvernement a pris des mesures pour limiter la concurrence dans certains secteurs clés de l’économie. Ce Bureau américain parle notamment des nouvelles restrictions à l’exportation de vanille, le principal produit d’exportation de Madagascar. Ces dispositions ont, selon l’USTR, « provoqué un effondrement des ventes de vanille en 2023 ».

    Pour ce Bureau, « les exportations de textile et d’habillement dans le cadre de l’Agoa constituent l’un des rares points positifs de l’économie, puisqu’elles fournissent de l’emploi à près de 60 000 personnes ». Les États-Unis sont d’ailleurs le plus grand marché d’exportation de Madagascar.

    Un rapport sur les relations en matière de commerce et d’investissement entre les États-Unis et les pays d’Afrique subsaharienne doit être soumis au Congrès tous les deux ans. Cette fonction a été déléguée à l’USTR qui avait présenté ce rapport pour la dernière fois en juin 2022. Le rapport qui vient de sortir couvre la période entre le mois de juillet 2022 et le mois de juin 2024. Ce document fournit une description de l’état du commerce et de l’investissement entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne, des changements dans l’éligibilité des pays aux avantages de l’Agoa, une analyse de la conformité des pays aux critères d’éligibilité de l’Agoa, un aperçu des efforts d’intégration régionale en Afrique subsaharienne, et un résumé des efforts de renforcement des capacités commerciales des États-Unis.

    Par ailleurs, la législation de l’Agoa exige l’évaluation chaque année des pays qui peuvent bénéficier des avantages de ce texte. Ces décisions sont étayées par un examen annuel interagences, présidé par l’USTR. Cet examen vise à déterminer si chaque pays bénéficiaire continue de satisfaire aux critères d’éligibilité et si la situation des pays non-éligibles s’est suffisamment améliorée pour justifier leur désignation en tant que pays bénéficiaire. Dans ce récent rapport de l’USTR, Madagascar a le statut de pays « éligible ».

  • Marriott International annonce l’ouverture prochaine de deux établissements sous son enseigne à Antananarivo

    Marriott International annonce l’ouverture prochaine de deux établissements sous son enseigne à Antananarivo

    Antananarivo, 1er Juillet, 20h15 – De beaux chantiers en perspective. Deux établissements hôteliers qui vont être exploités sous l’enseigne de la chaîne hôtelière Marriott International vont bientôt ouvrir à Antananarivo. Les deux hôtels seront érigés dans des zones à forte attractivité touristique et économique, et offriront une capacité de 200 chambres, annonce dans un communiqué ce groupe américain.

    Marriott International, une grande société d’hébergement, incorporant des marques d’hôtels comme Marriott Hotels & Resorts, JW Marriot, Fairfield Inn & Suites by Marriott, ou encore Ritz-Carlton décide ainsi de s’implanter dans la Grande île. Cette décision, d’après ce leader mondial de l’hôtellerie, s’inscrit dans sa politique de “s’implanter dans les marchés émergents de Madagascar”.

    Pour mener à bien ce projet, Marriott International s’allie avec le groupe Luceo qui a déjà l’habitude de travailler avec des enseignes internationales. Marriott voit d’ailleurs le groupe Luceo comme un “partenaire clé” qui, en plus de disposer d’un savoir-faire avéré et d’une connaissance transversale des marchés locaux, se démarque également par son expertise locale et sa capacité à mener à bien des projets d’envergure internationale.

    Marriott entend préserver sa marque de fabrique, dans l’implantation de ces établissements hôteliers, en offrant à ses clients à Madagascar un “cadre idyllique, alliant confort et élégance” qui, d’après ses explications sont ses “caractéristiques emblématiques”. Le groupe Luceo, s’assurera de la qualité exceptionnelle du service qu’offrent ces nouveaux établissements hôteliers, comme les autres complexes déjà exploités sous la marque Marriott International.

    Pour le ministre Joël Randriamandranto, l’arrivée de Marriott à Madagascar démontre la confiance des investisseurs étrangers dans les perspectives de développement que peut offrir le pays. Cet intérêt qu’avait porté ce leader mondial de l’hôtellerie pour la Grande île devrait susciter ceux des autres grandes marques à venir investir au pays. L’Etat avait annoncé récemment la construction de 11 500 chambres supplémentaires à travers le pays. Et ce, afin d’avoir la capacité d’accueillir 1 million de touristes d’ici 2028. Le président de la République avait également annoncé la construction prochaine de 15 hôtels Cinq Étoiles.

     

  • L’Etat s’attend à une création commerciale de 37 millions de dollars par an de l’intégration de Madagascar à la ZLECAF

    L’Etat s’attend à une création commerciale de 37 millions de dollars par an de l’intégration de Madagascar à la ZLECAF

    Antananarivo, 1er Juillet, 15h15 – Bénéfique. C’est ce que devrait être l’intégration de Madagascar à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). L’adhésion à ce marché devrait permettre une création commerciale d’environ 37 millions de dollars par an pour la Grande île, d’après ce qui avait été exposé par la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata. C’était lors d’une conférence organisée dans le cadre de la cinquième édition de la Comesa federation of woman in business (COMFWB) Trade Fair, vendredi.

    La Zlecaf a également le potentiel pour permettre à chaque pays membre de mieux faire connaître ses produits, son savoir-faire, ses talents et ses différents atouts sur un marché qui dépasse largement les marchés des sous-régions et de se faire ainsi une promotion au niveau du continent. La cheffe de la diplomatie malgache parle d’un «branding pour l’Afrique». Elle rappelle que l’accord sur la Zlecaf regroupe 54 pays africains et fait de l’Afrique le plus grand marché de libre-échange au monde, représentant un total de 1,2 milliards de consommateurs.

    Le rapport de l’analyse sur les impacts commerciaux de la Zlecaf à Madagascar entreprise par le groupe de réflexion mondial ODI a démontré que ce marché commun pourrait générer une augmentation des importations totales de Madagascar de 0,1 %, soit environ 4,4 millions de dollars. La réduction correspondante des recettes tarifaires pour sa part est estimée à 1,5 million de dollars.

    En termes d’exportations, les changements n’impacteraient que les exportations vers le Maroc et le Nigéria, qui augmenteront respectivement de 3,8 millions de dollars et de 9,7 millions de dollars, soit 58 % et 36 % du commerce total avec ces pays. L’étude soulevait aussi que les changements dans les exportations vers seulement deux pays compensent complètement l’expansion des importations générées par la Zlecaf en provenance de l’ensemble du continent, et il est peu probable qu’il y ait des changements majeurs dans la compétitivité.

    La représentante résidente du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), Natasha van Rijn, soutient que la Zlecaf a le potentiel de sortir 30 millions de personnes de la pauvreté et d’augmenter les revenus de l’Afrique de 450 milliards de dollars. Ce qui devait représenter un gain de 7% de croissance économique pour le Continent en 2023.

    Les avantages offerts par ce marché sont d’ailleurs très nombreux, soutient-elle, en citant entre autres la stimulation des investissements, l’accélération de l’industrialisation technologique ou encore l’élargissement des possibilités d’emplois. «Le PNUD s’intéresse donc à cette question car ce marché a le potentiel de réduire la pauvreté à Madagascar», lance Natasha van Rijn.

    Mais il n’y a pas que des opportunités que la Zlecaf présente, soutient le président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Francis Rabarijohn. Il souligne l’importance d’évoquer et d’évaluer également les risques en lien avec la capacité et la compétitivité du secteur privé malgache que ce marché de libre-échange présente. Il parle du risque d’envahissement du marché intérieur par les produits importés d’une zone de libre-échange telle que la Zlecaf, faute de compétitivité des produits locaux. Il évoque également la capacité des entreprises de la Grande île à entrer en compétition sur le marché de la Zlecaf, avec la taille du marché malgache ainsi que le défi logistique pour aller sur ces marchés.

    L’administration et les autorités publiques ont ainsi la responsabilité d’instaurer un environnement et des conditions favorables pour que les entreprises malgaches aient les capacités et la compétitivité pour jouir de cette zone de libre-échange, plaide Francis Rabarijohn. “Le GEM est favorable à ce que nous avancions et que nous déposions les instruments de ratification de la Zlecaf. Il faut cependant que cette décision soit accompagnée de mesures en faveur du secteur privé”, lance-t-il. Cette position du GEM sera formalisée officiellement par une lettre qui sera adressée dans les prochains jours à la ministre des Affaires étrangères et le ministre de l’Industrie et du commerce, indique-t-il.

  • Madagascar et l’Inde signent un accord d’assistance administrative mutuelle en matière douanière

    Madagascar et l’Inde signent un accord d’assistance administrative mutuelle en matière douanière

    Antananarivo, 30 Juin, 14h55 – Coopération malgacho-indienne pour faire respecter les lois et les réglementations douanières. Un accord en ce sens a été signé entre le directeur général des douanes, Ernest Zafivanona Lainkana, et président du Conseil central des impôts indirects et des douanes de l’Inde, Shri Sanjay Kumar Agarwal, jeudi à Bruxelles. Les deux parties avaient participé aux 143ème/144ème sessions du Conseil de l’Organisation mondiale des douanes.

    Pour la douane malgache, cet accord devrait “renforcer la communication et l’assistance mutuelle des deux parties en matière douanière”. Il devrait également contribuer à “faciliter le commerce légitime entre les deux pays” à travers la “promotion des procédures modernes, efficaces et transparentes”. Mais l’administration douanière espère surtout que cet accord puisse aider la douane malgache à faire face “au contexte exigeant de la mondialisation, fortement marqué par les tendances grandissantes du trafic illicite en tout genre, notamment des ressources naturelles, des stupéfiants, des substances psychotropes et des précurseurs mettant en danger la santé publique et la société”.

    A en croire la douane, les différentes coopérations qu’elle a conclues lui ont déjà permis d’obtenir résultats positifs face à ces défis. Elle parle notamment du “démantèlement des réseaux de trafic illicite d’espèces sauvages en voie de disparition, et de la célérité de l’arrestation des trafiquants”. Elle évoque également “la facilitation des procédures de rapatriement des espèces, objets du trafic illicite”.

    Photo : Direction générale des douanes

  • PECHE INDUSTRIELLE AUX CREVETTES – 7,455 milliards d’ariary de recettes en six mois

    PECHE INDUSTRIELLE AUX CREVETTES – 7,455 milliards d’ariary de recettes en six mois

    Antananarivo, 30 Juin, 10h15 – Ils sont 39 navires licenciés pour la campagne 2024 de pêche industrielle aux crevettes côtières. La liste arrêtée par le ministère de Pêche et de l’économie bleue (MPEB) le 17 juin indique 38 chalutiers et un navire d’appui, tous de pavillon malgache. Un autre chalutier figure dans cette liste, mais celui-ci ne disposait pas, au jour de la publication, d’une licence selon l’observation que le ministère y a apportée.

    La redevance perçue par navire varie de 18 millions d’ariary à 238 millions d’ariary, dont le total s’élève à 6,055 milliards d’ariary. La redevance à l’exportation par société varie, pour sa part, de 324 000 ariary à 606,068 millions d’ariary pour un total de 1,400 milliard d’ariary. Ainsi, le ministère en charge de la Pêche fait part d’une recette totale perçue de ces navires s’élevant à 7,455 milliards d’ariary.

    La pêche crevettière pour la campagne 2024 avait démarré au 1er mars. L’interdiction de la pêche de nuit pour la pêche industrielle dans la zone ouest de Madagascar avait pour sa part été levée le 14 avril.

    Les affaires se sont par ailleurs mieux portées pour les exportateurs de crevettes l’année dernière, à en croire les statistiques de la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) qui rapporte une hausse de 27,2% du volume exporté par rapport à celui de l’exercice précédent. La Banque centrale indique dans le dernier bulletin qu’elle a publié 3 587,1 tonnes de crevettes exportées en 2023, contre 2 820,2 tonnes en 2022.

    Pour un prix de 34 772 ariary le kilo, la valeur FOB de ces 3 587,1 tonnes de crevettes exportées l’année dernière s’élève à 124,731 milliards d’ariary, rapporte la BFM. La grande partie de ces produits avait surtout été expédiée durant le second trimestre de 2023 (1 450,8 tonnes) durant lequel ces crevettes étaient vendues à 33 736,5 ariary le kilo, et au troisième trimestre (1 163,3 tonne), le prix unitaire à l’époque étant à 34 619,7 ariary, détaille la BFM.

  • TRANSPORT AÉRIEN – La liste des entités autorisées à manipuler et à traiter de marchandises dangereuses mise à jour

    TRANSPORT AÉRIEN – La liste des entités autorisées à manipuler et à traiter de marchandises dangereuses mise à jour

    Antananarivo, 28 Juin, 15h15 – Mise à jour. Le nombre des entités autorisées à manipuler et à traiter de marchandises dangereuses dans le secteur aérien de Madagascar qui était à 17 au mois de mars est réduit à 16 depuis ce jeudi. La liste révisée vient d’être publiée par l’Aviation civile de Madagascar (ACM).

    Ainsi, sont autorisées à manipuler et à manipuler ces marchandises dangereuses Air cargo service Madagascar, Ariva logistic Madagascar Sarl, Bolloré transport&logistic, Celero Madagascar Sarl, DHL Global forwarding Madagascar, Easylink logistics&sourcing et FTL Mdagascar. G2ACAMAS, Interex SA, La Ligne scandinave, Madagascar Airlines, Madcourrier, Madagascar ground handling (MGH), Société de transit et de transport Ettrrat, Telo cargo service et Velogic sont également autorisées à effectuer ces tâches.

    L’ACM appelle donc les usagers à la vigilance. Elle met en garde et indique que « pour toute activité liée à la manipulation ou au traitement des marchandises dangereuses, il est impératif de refuser tout colis ou fret en provenance d’entités ne figurant pas sur la liste ». Et ce, pour des raisons de sécurité, précise l’ACM.

  • INTERNET – Starlink officiellement disponible à Madagascar selon Elon Musk

    INTERNET – Starlink officiellement disponible à Madagascar selon Elon Musk

    Antananarivo, 28 Juin, 7h25 – Madagascar passe au bleu ciel sur la carte Starlink. “Starlink now available in Madagascar”, tweete d’ailleurs sur X jeudi dans la soirée le milliardaire Elon Musk pour annoncer la disponibilité des services internet de sa société Starlink dans la Grande île. L’annonce de la société intervient au lendemain de la publication de ses plans tarifaires pour les usagers malgaches.

    Un nouvel acteur arrive ainsi officiellement sur le paysage du secteur télécommunication malgache. Et il s’agit de la société de l’un des hommes les plus riches du monde avec une fortune estimée à 221 milliards de dollars, selon le dernier classement Forbes. Avec ses offres satellites à faible latence, l’homme d’affaires veut bousculer le marché de l’internet dans le monde. Et Madagascar n’est pas en reste.

    Pour les autorités, c’est le début d’une nouvelle ère avec l’ouverture totale du marché télécom à Madagascar. Le ministère chargé des Télécommunications avait d’ailleurs misé sur l’ouverture à la concurrence pour permettre aux consommateurs plus de choix. “Cette avancée a été rendue possible grâce à l’État malgache qui, pour ouvrir le secteur à la concurrence, a permis l’obtention de licences à tous les fournisseurs d’accès Internet souhaitant investir à Madagascar”, avait déclaré Tahina Razafindramalo, ministre du développement numérique, des postes et des télécommunications en avril, face à l’arrivée de Starlink.

    Les choses se sont accélérées pour le nouvel opérateur satellite depuis l’annonce officielle de son arrivée sur la Grande île. La mise en service des offres de Starlink s’est faite à une vitesse éclair. Elle a obtenu sa licence le 29 avril dernier. Deux mois après, le service est disponible sur l’ensemble du pays. Alors que dans d’autres pays, pour le cas de la Sierra Leone par exemple, cela s’est fait en douze mois. Dans ce pays africains, les autorités ont signé l’autorisation en juin 2023 et le service n’était disponible que le 12 Juin dernier.

    Sur le continent africain, l’entreprise est déjà présente au Nigeria, au Rwanda, au Mozambique, au Kenya, en Eswatini, au Sierra Leone, Zambie.

     

    Photo : Starlink