Catégorie : Économie

  • Le FMI préconise des mesures de réforme pour prévenir et limiter les pratiques monopolistiques dans les secteurs de la vanille et du girofle

    Le FMI préconise des mesures de réforme pour prévenir et limiter les pratiques monopolistiques dans les secteurs de la vanille et du girofle

    Antananarivo, 11 Août, 20h10 – Pour une meilleure régulation du marché. Des mesures de réforme des secteurs de la vanille et du clou de girofle pourraient permettre de prévenir et de limiter les pratiques monopolistiques. C’est ce que note le service du Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport sur les négociations du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec Madagascar.

    L’Etat malgache s’est déjà engagé vis-à-vis de cette institution de Bretton Woods à prendre les mesures nécessaires pour assurer une concurrence libre et équitable dans les secteurs productifs. Ce, en vertu des principes de bonne gouvernance, avancent les autorités malgaches dans le Mémorandum de politiques économiques et financières (MPEF) élaboré dans le cadre de la négociation de la FEC.

    Les autorités se sont, entre autres, engagées à veiller à l’amélioration de la transparence sur les activités, les projets ainsi que les finances du Conseil national de la vanille qui, comme elles le rappellent, bénéficie pour ses activités d’une contribution de 4 dollars par kilo de vanille sèche exportée. Elles se sont également engagées à éviter toute restriction aux exportations du secteur agricole qui joue un rôle clé dans l’économie de Madagascar et emploie un nombre considérable de personnes.

    Comme rapporté dans le rapport du FMI, les exportations de vanille ont rebondi en juillet et août 2023 après la libéralisation du secteur. Elles ont cependant été moins satisfaisantes au dernier trimestre 2023 et au premier trimestre 2024. Ce qui pourrait, selon le FMI, signaler des effets d’hystérèse de la réforme bâclée de 2022 sur la demande mondiale de vanille de Madagascar.

    Le FMI note également dans son rapport que la tentative du gouvernement d’imposer un prix minimum à l’exportation en 2022 a fait chuter la demande dans un contexte d’excellentes récoltes en 2022 et 2023, conduisant à un stock excédentaire de gousses de haute qualité et à un effondrement des cours mondiaux. Par ailleurs, l’émergence de nouveaux acteurs, comme l’Ouganda, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, menace également la position dominante de Madagascar sur le marché, d’après ce qui est exposé.

    Selon le bulletin de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), Madagascar avait exporté 1 387,1 tonnes de vanille en 2023. Pour 867 873,3 ariary le kilo, la valeur FOB des exportations de ce produit s’élevait à 1 203,844 milliards d’ariary. Une baisse est toutefois à noter que ce soit en termes de valeur qu’en quantité par rapport à l’exercice précèdent. En 2022, la Grande île avait exporté 2 268 tonnes de vanille pour un prix unitaire à 966 505,9 ariary par kilo. La valeur FOB totale de ces exportations à l’époque s’élevait à 2 192,070 milliards d’ariary, selon ce document de la BFM.

    Pour ce qui est des clous de girofle, Madagascar en avait exporté 39 836,8 tonnes l’année dernière, avec un prix unitaire de 27 543,1 ariary par kilo, pour une valeur FOB totale des exportations s’élevant 1 097,225 milliards d’ariary. La quantité des clous de girofle exportés en 2022 était de 46 715,8 tonnes. Pour un prix unitaire de 24 012,7 ariary le kilo, ils avaient valu 1 121,770 milliards d’ariary, d’après toujours le bulletin de la BFM.

     

  • JIRAMA – Le ministère de l’Energie accorde une note positive aux réformes entreprises progressivement par Ron Weiss

    JIRAMA – Le ministère de l’Energie accorde une note positive aux réformes entreprises progressivement par Ron Weiss

    Antananarivo, 10 Août, 8h40 – Une évaluation positive. Les réformes que le directeur général de la Jirama, Ron Weiss, est en train d’entreprendre progressivement correspondent aux attentes des autorités. C’est du moins ce que soutient le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, face à la presse. C’était durant la pose de la première pierre du bureau de représentation de la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe à Volobe, vendredi.

    Le ministre de tutelle de la Jirama note une avancée progressive pour ce qui est du redressement de la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Il soutient alors que “il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour que tous les problèmes soient réglés d’un coup”. Olivier Jean-Baptiste explique que “il y a une coordination à faire, partant notamment de la production, de la distribution et de la gestion de l’entreprise en général”.

    Le ministre en charge de l’Energie expose que plusieurs problèmes, dont notamment techniques ou de gestion, restent à régler pour la Jirama. Et “redresser la compagnie n’est pas une mince affaire”, concède-t-il. Plusieurs points sont à considérer, qu’il s’agit de l’organisation interne de la compagnie, le volet financier ou la capacité de production, cite-t-il pour exemple.

    Olivier Jean-Baptiste croit en la capacité de Ron Weiss qui, selon ses explications est un « expert » nommé à la tête de la Jirama de par ses compétences et de ses expertises. Ces deux responsables ont d’ailleurs déjà convenu sur le plan de redressement financier de la compagnie nationale. Le document aurait déjà été discuté avec la Banque mondiale et sera prochainement présenté au Président de la République ainsi qu’au Premier ministre.

    Selon l’avis de recrutement qui avait été lancé en 2023 et ayant permis à Ron Weiss d’être nommé à son poste de directeur général de la Jirama, la durée de son contrat est de deux ans renouvelable, avec une période d’essai sera observée conformément aux textes en vigueur. En tant que « Manager de redressement », les missions qui lui sont confiées consisten à formuler une vision stratégique pour la Jirama pour approbation par le Conseil d’Administration. Et ce, sur la base de la politique du gouvernement en termes de gestion et promotion du secteur eau et énergie électrique et des données sectorielles.

    Ron Weiss devra également assurer l’élaboration d’un plan de développement d’accès à l’eau potable et de production d’énergie électrique à moindre coût, en optimisant le portefeuille des ressources à court, moyen et long terme. Et il aura à donner les orientations nécessaires au processus de planification stratégique de la Jirama en cohérence avec les objectifs, les budgets de dépenses et d’investissement et les prévisions de revenus et de profit.

  • IMPORTATION – Des réserves en devise de 2,629 milliards de dollars à la Banque centrale à la fin du premier semestre

    IMPORTATION – Des réserves en devise de 2,629 milliards de dollars à la Banque centrale à la fin du premier semestre

    Antananarivo, 9 Août, 11h55 – Les réserves officielles de change détenues par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) à la fin du premier semestre de cette année s’établissent à 2,629 milliards de dollars. Elles représentent, selon l’autorité monétaire, 5,7 mois d’importations de biens et services non-facteurs. Ces réserves de monnaies étrangères sont en hausse par rapport aux 2,346 milliards de dollars enregistrés à la même période en 2023, ce qui équivaut à 4,9 mois d’importation.

    Les réserves de change sont définies comme étant des réserves en monnaies étrangères, ou en or, détenues par les Banques centrales. Et elles servent d’épargne permettant à un pays de continuer à importer quels que soient les aléas du commerce international.

    Selon les projections du service du Fonds monétaire international (FMI), les réserves officielles brutes devraient se situer à 2,130 milliards de DTS cette année, pour 6,3 mois d’importations de biens et services. Ces réserves devraient s’établir à 2,250 millions de DTS en 2025 et à 2,417 milliards de DTS en 2026 pour 5,8 mois d’importations.

    La BFM rapporte par ailleurs que les importations de Madagascar n’ont pas encore retrouvé leur rythme d’avant la crise Covid-19. Presque toutes les catégories de biens ont diminué, dont ceux entrant dans le processus de production comme les « biens d’équipement » qui ont enregistré une baisse de 17,9 %, les “matières premières” (-11,4 %), les “zones franches” (-4,5 %), les “alimentations” (- 17,9 %), et les “biens de consommations” (- 8,0 %). Les importations d’“énergie” ont néanmoins augmenté de 18,3 %.

  • ECONOMIE – Une croissance économique de 5,3 % en 2025 à Madagascar, selon les prévisions de la Banque Africaine de Développement

    ECONOMIE – Une croissance économique de 5,3 % en 2025 à Madagascar, selon les prévisions de la Banque Africaine de Développement

    Antananarivo, 9 Août, 11h15 – Une note positive pour l’économie malgache. Selon le rapport pays 2024 de la Banque Africaine de Développement (BAD), le taux de croissance devrait se chiffrer à 5,3 % pour l’année 2025. Une prévision qui s’appuie sur divers critères et qui prévoit donc une accélération de l’augmentation de la production à Madagascar.

    « L’activité économique a continué à progresser », constate le rapport de la BAD. Selon l’analyse des experts, cette expansion a été constatée aussi bien du côté de l’offre « tirée par l’industrie extractive, le tourisme, et les télécommunications », que du côté de la demande « impulsée principalement par d’importants investissements publics et les exportations de minerais stratégiques ».

    Malgré tout, le rapport constate que l’économie malgache n’est pas à l’abri des risques. En effet, la BAD constate que « les perspectives à moyen terme sont sujettes à des risques, notamment les chocs climatiques, la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires et les tensions géopolitiques mondiales ».

  • FISCALITÉ – La hausse de l’Irsa sur la tranche de revenus supérieure prévue en 2025 selon la LFR n’est “pas une décision”, selon la direction générale des impôts

    FISCALITÉ – La hausse de l’Irsa sur la tranche de revenus supérieure prévue en 2025 selon la LFR n’est “pas une décision”, selon la direction générale des impôts

    Antananarivo, 9 Août, 8h25 – La direction générale des impôts dément toute décision gouvernementale d’augmenter de 20 à 25% le taux des impôts sur les revenus salariaux et assimilés (Irsa) de la tranche supérieure des salaires. Dans un communiqué publié jeudi, elle évoque plutôt “des échanges et des recommandations entre les partenaires techniques et financiers et le gouvernement et non des décisions prises par les autorités”. Elle parle même de “fausses informations” qui se propagent sur les réseaux sociaux et dans certains médias.

    Dans l’extrait du rapport des négociations sur les programmes de facilité élargie de crédit (FEC) et de Fonds pour la résilience et le développement (FRD) qui circule sur les réseaux sociaux, le Fonds monétaire international (FMI) indique que “les autorités sont déterminées à réformer l’impôt sur les revenus salariaux et assimilés”. Cela consiste notamment à “relever de 20 à 25% le taux d’imposition de la tranche supérieure des revenus et peut-être les taux des tranches intermédiaires suivant les recommandations formulées par le FMI dans le cadre du développement des capacités”.

    Et comme pour confirmer cette détermination, le gouvernement annonce dans la loi de finances rectificatives 2024 que “des mesures tendant à aménager le barème de l’IRSA sont envisagées pour l’année prochaine”. Ces mesures, qui ne sont pas encore détaillées, seront prises “par souci d’équité fiscale”, indique l’exposé de motifs du document budgétaire. Si les autorités malgaches semblent ainsi “déterminées” à réformer l’Irsa pour la tranche de revenu supérieure, soit les salaires de plus de 600 000 ariary, elles attendront les recommandations formulées par le FMI pour les taux des tranches intermédiaires.

    Selon le Code des impôts, suivant la loi des Finances 2024, l’Irsa est de 0% pour ceux qui sont payés à moins de 350 000 ariary. Le taux actuel est de 5% pour la tranche de revenu entre 350 001 ariary à 400 000 ariary. Il est de 10% pour la tranche de revenu entre 400 001 ariary et 500 000 ariary. Pour ce qui est de la tranche de revenu entre 500 001 ariary et 600 000 ariary, l’Irsa est de 15%. Et il est actuellement à 20% pour les salariés dans la tranche de revenu supérieure, et qui sera donc prochainement relevé à 25%.

    Selon le Code des impôts, “sont imposables à l’Irsa les revenus perçus au titre d’un emploi salarié public ou privé exercé d’une façon permanente, temporaire ou occasionnelle” et, “d’une manière générale, toutes les rémunérations fixes ou calculées proportionnellement aux affaires traitées ou au bénéfice de l’entreprise, ainsi que les gratifications et primes de toute nature, les mois supplémentaires”.

    Les revenus perçus à titre d’emploi salarié et assimilé, par les personnels résidents ou non, des Organismes non gouvernementaux et Internationaux, des ambassades, consulats, bureaux d’études, ou projet quelle que soit leur source de financement sont également imposables. De même pour les indemnités, ayant le caractère de supplément ou de complément de salaire perçus ou encore les remboursements et allocations forfaitaires pour frais versés aux dirigeants de société ou même les rentes viagères.

     

  • CARBURANT – Les éventuels ajustements des prix à la pompe anticipés dans les projections de la Banque centrale pour cette année

    CARBURANT – Les éventuels ajustements des prix à la pompe anticipés dans les projections de la Banque centrale pour cette année

    Antananarivo, 7 Août, 8h20 – Le suspense autour de la révision des prix des carburants pour cette année demeure. Surtout que les éventuels ajustements des prix à la pompe sont déjà pris en compte dans les projections de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) sur l’inflation à Madagascar. Ces éventuels ajustements des prix des carburants, ajoutés à d’autres facteurs, feraient que le glissement annuel de l’inflation de fin de période se situerait à 8% pour l’ensemble du panier de biens et de 7,8% pour l’inflation sous-jacente.

    Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, avait soutenu vers la moitié du mois de juillet que l’ajustement automatique des prix des carburants à Madagascar est inévitable. Mais c’est une décision qui n’était pas à prendre dans l’immédiat, avait-il rassuré. Il a toutefois insisté sur le fait que l’argent public qui sert à subventionner les carburants devra servir à d’autres secteurs plus nécessiteux.

    Le dernier ajustement des prix à la pompe opéré n’était pas sans impact. L’augmentation moyenne de 43% des prix à la pompe décidée en juillet 2022, ainsi que la hausse des prix des produits alimentaires et de l’énergie ont affecté les prix à la consommation. L’inflation avait atteint 12,4 % en glissement annuel à fin mars 2023. Le taux d’inflation de fin de période était de 10,8 % en 2022 et était projeté autour de 9,3 % pour 2023.

    Les autorités restent déterminées à instaurer un mécanisme d’ajustement automatique du prix des carburants, qui donnera lieu à des ajustements mensuels des prix du marché de l’essence, du diesel et du pétrole lampant. Cet ajustement aura trois caractéristiques, dont la première veut que les prix à la pompe du mois M soient automatiquement ajustés en fonction de la variation des prix de référence calculés entre le mois M-2 et le mois M-1, et plafonnés à 200 ariary par litre.

    L’ajustement aura ensuite lieu dans la mesure où il comble l’écart entre les prix moyens appliqués à la pompe (PMAP) et les Prix de référence calculés (PRC). Par ailleurs, tout changement du PRC au-delà de 200 ariary est reporté au mois suivant jusqu’à ce que le changement des PMAP reflète pleinement celui du PRC. La subvention résultant de l’écart initial entre les PMAP et PRC et de l’ajustement différé sera alors versée aux distributeurs de pétrole à la fin de chaque trimestre, selon ce qui est convenu entre les autorités malgaches et le service du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la négociation du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC).

    Il est estimé que les réformes conduites dans le cadre de ce programme, dont le mécanisme de tarification automatique des carburants, contribueraient grandement à réduire les subventions aux carburants, dont le cumul s’élevait à 1,6 % du PIB sur la période 2021-2023. L’Etat entend les ramener à 0,3% du PIB en 2024. La suppression totale des subventions sur les prix des carburants est par ailleurs prévue d’ici mai 2026.

  • COMMERCE – 361,1 millions de dollars d’exportations vers les Etats-Unis pour Madagascar durant le premier semestre de 2024

    COMMERCE – 361,1 millions de dollars d’exportations vers les Etats-Unis pour Madagascar durant le premier semestre de 2024

    Antananarivo, 8 Août, 9h10 – La valeur des exportations de Madagascar vers les Etats-Unis s’élevait à 361,1 millions de dollars durant le premier semestre de cette année. Celle des importations de la Grande île en provenance de ce pays partenaire s’élevait pour leur part à 28,6 millions de dollars. Ce qui fait que le total des échanges commerciaux entre les deux parties durant les six premiers mois de 2024 s’élevait à 389,7 millions de dollars, avec une balance commerciale excédentaire de 332,5 millions de dollars en faveur de Madagascar. Ces chiffres sont issus des publications mensuelles du Bureau de recensement américain.

    Une baisse de la valeur des échanges entre les deux pays est à noter par rapport à la même période de l’année précédente. Celle-ci totalisait 440,8 millions de dollars durant le premier semestre de 2023, d’après ce Bureau américain. Les échanges avaient été constitués à l’époque d’une importation américaine à hauteur de 401,1 millions de dollars et d’une exportation des Etats-Unis vers Madagascar s’élevant à 39,7 millions de dollars, détaille ce département. La balance commerciale durant les six premiers mois de 2023 était également ainsi excédentaire en faveur de Madagascar, à hauteur de 361,4 millions de dollars.

    Les Etats-Unis, par le biais du Bureau du représentant américain au commerce (USTR), avait fait part récemment de plusieurs obstacles au commerce et à l’investissement américains à Madagascar. Ce Bureau américain avait notamment évoqué, dans le Rapport biennal sur la mise en œuvre de la Loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (Agoa), les nouvelles restrictions à l’exportation de vanille, le principal produit d’exportation de Madagascar.

    Pour l’USTR, ces dispositions “ont provoqué un effondrement des ventes de vanille en 2023”. Ce Bureau avait ainsi soutenu que “les exportations de textile et d’habillement dans le cadre de l’Agoa constituent l’un des rares points positifs de l’économie, puisqu’elles fournissent de l’emploi à près de 60 000 personnes”.

  • Sombre perspective pour la filière nickel-cobalt avec des prix à l’exportation qui continuent de chuter

    Sombre perspective pour la filière nickel-cobalt avec des prix à l’exportation qui continuent de chuter

    Antananarivo, 8 Août, 6h15 – Une filière en difficulté. Les prix à l’exportation du nickel et du cobalt devraient continuer à chuter, selon les prévisions de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM). La surproduction mondiale de ces matières et le recours à des alternatives moins coûteuses dans la fabrication de batterie pour les voitures électriques, sont des causes avancées par la BFM qui continuent à exacerber la situation.

    L’Indonésie avait enregistré une surproduction de nickel en 2023. Et ce surplus d’offre et la saturation de la demande pour les véhicules électriques ont conduit à une baisse temporaire des prix du nickel en 2023.

    La BFM a déjà rapporté dans sa note de conjoncture économique un fléchissement de 56,5% des exportations de nickel pour Madagascar. Un résultat qui est dû notamment à une baisse de 36% du volume exporté et de 33,1% du prix moyen. Les recettes générées par le cobalt ont également régressé de 28,6 %. Son prix moyen et le volume avaient diminué respectivement de 20,1 % et 10,7 %, selon ce rapport de la Banque centrale, publié mardi.

    Sumitomo Corporation, l’actionnaire majoritaire d’Ambatovy, qui avait initialement prévu une production de 40 000 tonnes de nickel, a déjà révisé ses estimations à 30 000 tonnes pour cette année. Cette compagnie s’efforce de stabiliser les niveaux de production et d’améliorer la rentabilité de ce projet minier.

    L’Etat espère compenser la baisse de production de nickel et de cobalt annoncée par Ambatovy, avec les performances que devra enregistrer la filière graphite. Il est notamment avancé dans la loi des Finances rectificatives (LFR) 2024 que la décision de la Chine de limiter ses exportations de graphite en fin 2023 peut contribuer à la hausse de la production du graphite de Madagascar.

     

  • ADMINISTRATION – Gaby Nestor Razakamanantsoa nommé nouveau directeur général du Bianco

    ADMINISTRATION – Gaby Nestor Razakamanantsoa nommé nouveau directeur général du Bianco

    Antananarivo, 8 Août, 6h55 – Une promotion interne. C’est Gaby Nestor Razakamanantsoa, directeur territorial du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) pendant sept ans, et directeur des investigations au sein du même organe pendant trois ans, qui a été nommé mercredi nouveau directeur général du Bianco. Son nom a été retenu parmi les trois proposés par le comité ad hoc de recrutement mis en place par le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité.

    Gaby Nestor Razakamanantsoa succède ainsi à Laza Andrianirina pour un mandat de cinq ans non-renouvelable. Ce magistrat, qui est également un administrateur des services de l’Assemblée nationale, aura parmi ses principales tâches celle de restaurer la confiance du public à l’Etat à travers la lutte contre la corruption, comme le souligne le communiqué de la présidence de la République.

  • FIBRE OPTIQUE – Orange Madagascar s’apprête à déployer son backbone entre Tana et Toamasina

    FIBRE OPTIQUE – Orange Madagascar s’apprête à déployer son backbone entre Tana et Toamasina

    Antananarivo, 7 Août, 20h30 – Des travaux en perspective sur la Route nationale 2. Orange Madagascar s’apprête à déployer son backbone à fibre optique sur l’axe Toamasina – Antananarivo. Les travaux sont prévus démarrer ce mois-ci, si l’on en croit un avis partagé par le ministère des Travaux publics. Dans son communiqué, ce département informe les usagers de la RN2 des perturbations liées à ce chantier du 10 au 20 août. Elles concernent les endroits suivants : Antsampanana, Brickaville, Tapakala, Ambohimangakely. “Ces travaux sont nécessaires pour améliorer les infrastructures de télécommunications et peuvent entraîner des ralentissement et des interruptions ponctuelles de la circulation”, indique le ministère des Travaux publics.

    Orange Madagascar avait obtenu sa licence lui permettant de devenir le troisième opérateur en fibre optique du pays après Telma et Gulfsat. La société de télécommunication a acquis la licence globale l’année dernière pour la somme de 30 millions de d’euros. Avec cette licence, la filiale malgache de la compagnie française devrait pouvoir exploiter toutes les technologies existantes, que ce soit le cuivre, la radio, la fibre ou le satellite, et cela dans toutes les modalités, fixe, portatif ou mobile.

    Orange Madagascar avait souhaité depuis longtemps exploiter et commercialiser la fibre optique dans la Grande île. C’est en 2009 que Madagascar avait été raccordé pour la première fois de son histoire à un câble optique sous-marin, le câble Lion reliant Madagascar, La Réunion et l’île Maurice. Et ce sont trois opérateurs formés par Orange, Mauritius Telecom et Orange Madagascar qui étaient derrière ce projet. La sortie internationale via le câble Lion se trouvait alors à Toamasina.

    Avec toutes les autorisations entre ses mains, Orange Madagascar devient un nouvel acteur du marché de la fibre optique dans la Grande île. Ce qui marque ainsi une ouverture de la concurrence sur ce segment de marché. C’est d’ailleurs le but de la libéralisation du secteur entamé l’année dernière par le gouvernement malgache.