Catégorie : Économie

  • Le FMI préconise une augmentation des taux d’intérêts de la Banque centrale si l’évolution de l’inflation le nécessite

    Le FMI préconise une augmentation des taux d’intérêts de la Banque centrale si l’évolution de l’inflation le nécessite

    Antananarivo, 14 Octobre, 11h50 – La vigilance toujours de mise. Une fois de plus, le Fonds monétaire international (FMI) préconise pour la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) un resserrement de la politique monétaire, si cette disposition est jugée nécessaire par rapport à la situation de l’inflation au pays. La BFM doit, pour cela, “se tenir prête à relever ses taux directeurs afin de maintenir l’inflation sur une trajectoire descendante”, avancent les missionnaires du FMI dans le document de fin de mission au titre de l’Article IV à Madagascar.

    Le FMI avait déjà expliqué que bien que l’orientation de la politique monétaire soit appropriée, la BFM devrait se tenir prête à relever ses taux d’intérêt “si nécessaire” pour “consolider la baisse de l’inflation”. L’autorité monétaire malgache devrait également mener des opérations d’open-market, jouant un rôle important dans le pilotage des taux d’intérêt et la gestion de la liquidité bancaire. Et elle devrait communiquer de manière plus prévisible et transparente sa politique de taux et sa gestion de la liquidité afin d’accroître sa crédibilité et sa transparence.

    La BFM avait déjà poursuivi sa politique de resserrement monétaire entamée depuis 2021 pour atténuer l’inflation. Elle a relevé son taux de Facilités de dépôt (FDD) qui était de 8,1% à fin décembre 2022, à 9% au mois d’août 2023 et à 9,5% au mois d’août de cette année. De même pour son taux de Facilités de prêt marginal (FPM) qui partait de 10,1% à fin décembre 2022, pour être à 11% en août 2023 et à 11,5% actuellement.

    Pour la récente décision prise par son comité monétaire, la BFM indique l’avoir pris afin de juguler la tension inflationniste qui sévit. L’autorité monétaire avait fait part d’une persistance de l’inflation depuis le début de l’année. C’est pourquoi, “les conditions monétaires restrictives liées à une gestion prudente de la demande par BFM sont de mise, si un nouvel équilibre n’est pas atteint”, avait-elle soutenu.

    Le service du FMI avait d’ailleurs déjà exposé dans sa Matrice d’évaluation des risques (MER), que l’absence d’ancrage nominal clair et l’assouplissement prématuré de la politique pourraient entraver la désinflation. Ils pourraient également entraîner un rapide désencrage des anticipations d’inflation.
    La Banque africaine de développement (BAD) estime pour sa part que l’inflation devrait se situer à 8,1% en 2024 et 7,5% en 2025 pour Madagascar. Ce, avec la poursuite de la politique monétaire restrictive et selon l’hypothèse de bonnes campagnes agricoles.

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  • MIARY DIGITAL- Elargissement des appuis aux startups des régions de Madagascar en vue

    MIARY DIGITAL- Elargissement des appuis aux startups des régions de Madagascar en vue

    Antananarivo, 13 Octobre, 17h42 – Un champ d’actions prévu s’élargir. Après avoir été mené dans la région Analamanga pour sa phase pilote, le programme Miary Digital va être déployé dans d’autres régions de Madagascar pour sa deuxième cohorte. L’objectif est de soutenir davantage d’entrepreneurs dans le secteur du numérique, selon ce qui avait été exposé durant la clôture de la première cohorte de ce programme, ce vendredi.

    Cette disposition devrait être prise par rapport à la demande croissante d’appuis formulée par les entrepreneurs numériques dans les régions. Il y a également l’intérêt de développer le secteur digital dans des zones qui y ont un fort potentiel, avance la chargée du projet Pôle intégré de croissance (PIC) à la Banque mondiale, Sagita Muco. Le comité de pilotage de Miary Digital aura cependant encore à se convenir sur les régions où ce programme va être déployé, souligne le coordonnateur national du projet PIC, Ladislas Adrien Rakotondrazaka.

    Comme rapporté par la ministre du développement numérique, des postes et de télécommunications, Stéphanie Delmotte, l’objectif principal du programme Miary Digital est d’encourager la transformation et l’entrepreneuriat numérique à Madagascar, en offrant un accompagnement complet aux startups, allant de la formation, au mentoring et au coaching, jusqu’au financement.

    Pour sa première cohorte, 271 candidatures avaient été reçues et 47 startups avaient été sélectionnées pour bénéficier d’un programme d’incubation intensif. Au final, 43 startups ont reçu chacune une subvention de 15 000 dollars pour la mise en œuvre de leur projet respectif, indique la ministre Stéphanie Delmotte. Cette première cohorte s’est distinguée par la diversité des projets portés par les startups, couvrant des secteurs stratégiques tels que l’EdTech, le E-commerce, la Fintech, le Gaming ou encore l’Agritech.

    La moitié des 15 000 dollars est déjà virée dans les comptes bancaires de ses entrepreneurs, rassure le coordonnateur national du PIC, Ladislas Adrien Rakotondrazaka. “Il y aura des contrôles à faire, pour veiller à ce que leurs activités suivent le plan de développement que nous nous sommes convenus. C’est ce qui conditionnera le déblocage de l’autre moitié de leur subvention”, avance-t-il.

    Ladislas Adrien Rakotondrazaka soutient que cette subvention est minime par rapport aux valeurs ajoutées attendues de ces startups. Ils auront encore des défis à relever, mais cet appui devrait stimuler l’innovation ainsi que l’esprit d’entreprise chez ces jeunes. La Banque mondiale se dit par ailleurs fière d’appuyer le secteur digital et numérique à Madagascar qui, d’après Sagita Muco, est un secteur clé pour apporter des investissements et créer des emplois. Ce, à part l’agribusiness et le tourisme, indique-t-elle.

  • PRIX DE L’INTERNET : “Le temps est venu de s’aligner aux bonnes pratiques internationales”, selon Stéphanie Delmotte

    PRIX DE L’INTERNET : “Le temps est venu de s’aligner aux bonnes pratiques internationales”, selon Stéphanie Delmotte

    Antananarivo, 13 Octobre, 8h45 – Un forfait de 100 Go à 10 euros comme en France ? “C’est quelque chose de tout à fait possible”, d’après la ministre du Développement numérique, des postes et de télécommunications, Stéphanie Delmotte. La membre du gouvernement s’est toutefois gardé de se prononcer sur les tarifs qui seront prochainement appliqués, en avançant “des choses encore à finaliser”. Elle avait néanmoins souligné durant la cérémonie de clôture de la première cohorte du programme Miary Digital, vendredi, que des “bonnes nouvelles” seront bientôt annoncées.

    Car pour Stéphanie Delmotte, “le temps est venu de vraiment s’aligner aux bonnes pratiques internationales”. Et “quoi qu’il arrive, nous sommes engagées vers la voie de la réduction des prix de l’internet pour que la majorité de la population puisse accéder à ce service à un coût raisonnable”, rassure-t-elle.

    Les opérateurs privés se seraient d’ailleurs déjà engagés dans ce sens, à en croire la ministre en charge des télécommunications. “Nous devons saluer leurs efforts car ils n’ont pas attendu des cadres pour prendre des initiatives”, indique-t-elle.

    Au mois de mai de cette année, pourtant, le MNDPT avait brandi des sanctions à l’encontre des opérateurs qui n’avaient pas revu à la baisse leur tarif d’internet après la suppression du prix plancher de 0,96 dollar pour le Go d’internet mobile. Des mesures “drastiques” avaient été annoncées à l’époque et l’intransigeance de l’Etat était largement mise en avant.

    L’accès au Data mobile est par ailleurs un des vecteurs sur lesquels le MNDPT se positionne pour booster l’écosystème d’affaires autour du développement numérique. Et puisque “cet accès au Data se fera à travers les smartphones. Nous allons nous engager davantage dans le 4G et le 5G”, avance Stéphanie Delmotte. “Nous allons également éduquer la population à vraiment tirer profit du Data, autrement que par le Facebook qui est très réducteur”, poursuit-elle, en insistant que “il faut apprendre aux gens à faire bon usage de l’internet, que ce soit pour leurs études, leurs recherches ou encore la consommation à travers le commerce électronique”.

     

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  • ENERGIE –  Andry Rajoelina mise sur la société chinoise Sany pour développer une usine de fabrication de panneaux solaires

    ENERGIE – Andry Rajoelina mise sur la société chinoise Sany pour développer une usine de fabrication de panneaux solaires

    Antananarivo, 12 Octobre, 13h15 – Une usine de fabrication de panneaux solaires bientôt à Madagascar. Plutôt que d’importer les panneaux nécessaires à la création de centrales solaires, les autorités entendent les fabriquer à Madagascar, surtout que “les besoins en électricité sont importants”.

    Les autorités sont ainsi en négociation avec un géant chinois pour lancer l’usine de fabrication de panneaux solaires. Une forte délégation de la société Sany dirigée par son vice-président Xu Ming a rencontré le Président Andry Rajoelina la semaine dernière. Selon le communiqué officiel de la présidence, la mise en œuvre de ce projet était à l’ordre du jour de cette rencontre à Iavoloha. Quelques membres du gouvernement étaient présents autour de la table de négociation.
    “Nous avons hâte d’augmenter la production de l’électricité en grande quantité. C’est pourquoi nous avons pris la décision que des usines de fabrication des panneaux solaires soient installées à Madagascar afin d’éviter l’importation”, souligne le Président Andry Rajoelina. Il mise ainsi sur le partenariat avec la société chinoise Sany pour développer l’énergie solaire dans le pays à travers la fabrication de différents équipements nécessaires.
    Lors de son déplacement en Chine en septembre dernier durant le Forum sur la coopération sino-africaine (Focac), Andry Rajoelina s’est rendu au parc industriel de la multinationale située dans la province de Hunan. Si la majorité des panneaux solaires du marché mondial provient de la Chine, le locataire d’Iavoloha semble être séduit par le savoir faire de Sany dans le domaine. Cette initiative renforcera la politique d’industrialisation de Madagascar.
    “L’installation de ces usines ne résoudra pas seulement le problème de l’approvisionnement de l’énergie mais elle va aussi développer l’industrie à Madagascar et créer des emplois”, anticipe déjà le locataire d’Iavoloha.

    Photo : Présidence de la République

  • CARBURANT – Une divergence entre l’Etat et des pétroliers révélée par le FMI

    CARBURANT – Une divergence entre l’Etat et des pétroliers révélée par le FMI

    Antananarivo, 12 Octobre, 10h35 – Une divergence de vues qui se prolonge. Des compagnies pétrolières mettraient la pression sur l’Etat pour se faire payer. “Certains distributeurs de pétrole continuent de retenir le paiement des droits de douanes pour forcer le règlement de leurs créances vis-à-vis de l’État”, révèle le service du Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport de fin de mission au titre de l’article IV à Madagascar. Cette situation se reproduit alors que les deux parties avaient conclu deux accords en 2022 et en 2023, rappelle le FMI dans son rapport. Et parmi les factures réclamées par ces pétroliers figurent le paiement des carburants livrés pour la Jirama.

     

    Les tensions sur les liquidités résultant du paiement tardif des droits de douane sur le pétrole par les distributeurs de carburants en 2022 et 2023, et de la nécessité d’augmenter les transferts à la Jirama avaient déjà entraîné une accumulation d’arriérés intérieurs estimée à 796,3 milliards d’ariary. Soit 1,1 % du PIB à fin 2023.

     

    La ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, avait alors confié au mois de juin que l’Etat se serait déjà acquitté de ce que les compagnies pétrolières lui réclamaient en 2023, dont le passif généré par l’écart entre les prix affichés à la pompe (PMAP) et les Prix de référence calculés (PRC), rappelle le Grand argentier. Pareil pour les pétroliers qui auraient également réglé de leurs côté les arriérés d’impôts qu’ils devaient à l’Etat l’année dernière.

     

    Ce membre du gouvernement avait ensuite indiqué que le passif de l’Etat envers les pétroliers s’élevait à 72 milliards d’ariary à fin mai 2024. Et qu’à celui-ci s’ajoute un passif restant de 39 milliards d’ariary, que l’Etat devait payer à ces compagnies pétrolières pour l’exercice 2023. Rindra Rabarinirinarison avait à l’époque rassuré que les distributeurs pétroliers payaient normalement leurs contributions fiscales mensuelles.

     

    Or, selon le dernier rapport du FMI, des pétroliers continuent de retenir le paiement des droits de douanes. Ces compagnies pétrolières réclament également leurs créances vis-à-vis de l’Etat. Aussi, les émissaires de cette institution de Bretton Woods estiment que “l’absence d’accord avec les distributeurs de carburants imposerait de réduire les dépenses pour éviter un creusement du déficit budgétaire cette année”.

     

    Les autorités malgaches avaient déjà fait part au FMI dans le cadre de la négociation du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) leurs intentions de conclure un nouveau protocole d’accord avec le groupement des pétroliers de Madagascar prévoyant les modalités d’apurement des dettes croisées à fin juin 2024. “Nous veillerons à l’apurement et au respect par les pétroliers de leurs obligations fiscales et parafiscales, notamment en matière de droits et taxes sur produits pétroliers, redevance au ministère de l’environnement, redevance au développement du secteur (RDS), contribution au fonds routier (RER), et redevance OMH”, avaient-elles avancé.

    Et que “considérant que les retards de paiement ont résulté de la demande des distributeurs d’un paiement simultané de tous les arriérés et dettes croisés avec le gouvernement, nous prendrons toutes les dispositions nécessaires pour accélérer le paiement par les pétroliers à la fois des arriérés passés et des nouvelles contributions mensuelles”, avaient-elles poursuivi.

     

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  • RÉSEAU MOBILE – 433 communes nouvellement desservies par le 4G en 2023

    RÉSEAU MOBILE – 433 communes nouvellement desservies par le 4G en 2023

    Antananarivo, 11 Octobre, 18h25 – Le réseau mobile s’étend. 433 communes ont été nouvellement desservies par le 4G l’année dernière, d’après ce qui est rapporté par l’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec). Celui-ci indique s’être basé sur le rapport d’activité des opérateurs, tout en expliquant que “une commune est couverte si elle reçoit un signal du réseau d’un ou de plusieurs opérateurs mobiles, même partiel”.

    Cette expansion avait fait que le taux de couverture national 4G en 2023 s’établissait à 68%, expose cet Observatoire, en avançant cependant des disparités significatives entre les différentes régions de Madagascar. Les régions les mieux couvertes en 2023 sont Analamanga 92,14%, Diana 90%, Sava 89,5%, Boeny 87% et Itasy 86,8%, avec des taux de couverture dépassant ainsi les 85%.

    D’autres régions sont quant à elles moins bien desservies, notamment celles des du Sud et du Sud-Ouest. Le taux de couverture 4G était de 29,31% pour l’Androy, 34,78% pour Anosy, 44,9% pour l’Atsimo Atsinanana, 46,28% pour Atsimo Andrefana, détaille l’Artec dans sa publication.

    Le taux de couverture national 3G en 2023 était pour sa part de 95%. Cinq régions avaient été desservies à 100% par ce réseau l’année dernière, à savoir Analamanga, Itasy, Sava, Diana, Analanjirofo. Quelques régions affichaient un de couverture en dessous de 90%, à l’instar du Menabe (89,29%), Atsimo Atsinanana (88,78%), Atsimo Andrefana (85,95%), Melaky (85,37%) et Betsiboka (74,36%), d’après toujours les données de l’Artec.

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  • ANDRY RAJOELINA AU FIGARO – “Sans énergie, des industriels intéressés à s’installer à Madagascar ont plié bagages”

    ANDRY RAJOELINA AU FIGARO – “Sans énergie, des industriels intéressés à s’installer à Madagascar ont plié bagages”

    Antananarivo, 11 Octobre, 12h35 – Des manques à gagner. Des industriels qui auraient voulu venir sur la Grande île pour investir ne sont finalement pas venus faute d’énergie fiable à Madagascar. Dans son interview publiée dans Le Figaro en date de ce jeudi, le président de la République Andry Rajoelina confie que “des industriels intéressés pour s’installer à Madagascar (…) ont plié bagages” en raison des problèmes d’énergie que Madagascar traverse. Le chef de l’Etat parle notamment des “industriels qui veulent quitter l’Ethiopie”.

    Dans son entretien au Figaro, Andry Rajoelina reconnaît que Madagascar a “trop de défis à relever, notamment dans le domaine de l’énergie”. Afin de les relever, il se dit “ouvert à la coopération avec tout le monde”. Cela inclut la France, notamment Electricité de France (EDF), la compagnie nationale française de production et de fourniture d’électricité, avec laquelle le chef de l’Etat indique que la Grande île a un projet de barrage. Mais cela inclut également d’autres pays, Andry Rajoelina assurant “ne pas être proche de tel ou de tel pays” mais affirme vouloir “se rapprocher de tous les amis”. “Je fais partie de ceux qui construisent des ponts et non des murs”, souligne encore le Président dans son interview.

    Le chef de l’Etat se dit d’autant plus ouvert à toutes les coopérations que “cela prend trop de temps pour être financé”, indique-t-il dans les colonnes du Figaro, toujours. Or, comme il l’a encore souligné dans une publication postée sur sa page Facebook jeudi, “nous sommes pressés d’augmenter la production d’électricité, et nos besoins sont immenses”. Parmi les autres pays avec lesquels Madagascar entend passer des accords figure aussi la Chine. Jeudi, le président de la République a reçu des dirigeants de la société chinoise Sany avec lesquels il a discuté de la possibilité pour Madagascar de construire une usine de fabrication de panneaux solaires

  • COOPERATION – Madagascar aux Assemblées annuelles du Fonds monétaire international et du groupe de la Banque mondiale à Washington

    COOPERATION – Madagascar aux Assemblées annuelles du Fonds monétaire international et du groupe de la Banque mondiale à Washington

    Antananarivo, 11 Décembre, 9h30 – De nouveau au rendez-vous. Une délégation malgache sera présente aux Assemblées annuelles du Fond monétaire international (FMI) et du groupe de la Banque mondiale. Le Conseil du Gouvernement de mardi a donné son accord pour la participation de Madagascar à ces assemblées qui se tiendront à Washington du 21 au 26 octobre.

    La Grande île aura ainsi ses représentants durant ce grand évènement qui réunira des dirigeants influents de la sphère politique, de l’entreprise, des organisations internationales, de la société civile et du monde universitaire. Des enjeux planétaires jugés urgents, allant de l’importance de l’économie alimentaire à la nécessité d’accélérer l’égalité de genre, en passant par la recherche d’un développement international durable et la complexité des marchés financiers mondiaux, y seront entre autres discutés.

  • CLIMAT DES AFFAIRES – Madagascar à la traîne en matière de délai de raccordement à l’électricité des entreprises, selon la Banque mondiale

    CLIMAT DES AFFAIRES – Madagascar à la traîne en matière de délai de raccordement à l’électricité des entreprises, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 10 Octobre, 8h45 – 90 jours. C’est le temps que prend le raccordement à l’électricité d’une entreprise à Madagascar. “Ce qui est considérablement plus long que la moyenne mondiale de 23 jours”, avance le représentant de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck. Il s’est exprimé par rapport à la performance de la Grande île dans le nouveau rapport « Business Ready » (B-Ready) 2024 qui évalue l’environnement des affaires dans le monde.

    Une amélioration semble néanmoins être enregistrée dans ce domaine, si l’on s’en tient aux données sur Madagascar dans le rapport Doing Business 2020 de la Banque mondiale, par exemple. A l’époque, il avait fallu passer par six procédures et le délai que prenait le raccordement à l’électricité atteignait jusqu’à 450 jours, d’après ce que ce document présente.

    C’est dans les services utilitaires, l’insolvabilité des entreprises et la concurrence sur le marché que Madagascar obtient ses scores les plus bas dans le rapport B-Ready, reprend Atou Seck. Ces domaines font partie des dix thèmes qui ont servi de cadre analytique pour ce rapport. “Dans ces domaines, Madagascar n’applique pas les réglementations environnementales pour la fourniture et l’utilisation durables de l’électricité, ne dispose pas de services numériques opérationnels pour la liquidation et la réorganisation, et n’a pas publié de documents d’orientation sur l’application de la loi sur la concurrence”, a exposé ce responsable de la Banque mondiale.

    C’est dans les thèmes « entrée des entreprises », le « commerce international » et la « fiscalité » que Madagascar a par contre obtenu ses meilleurs scores. « Dans ces domaines, l’économie permet une simplification de l’enregistrement des entreprises, suit de bonnes pratiques en matière de commerce numérique et durable, et offre un processus d’enregistrement fiscal transparent », a rapporté Atou Seck.

    Selon ce représentant de la Banque mondiale à Madagascar, le rapport Business Ready ne se contente pas d’évaluer les contraintes réglementaires qui entravent une entreprise quand elle entre sur le marché, innove et développe ses activités. Il mesure aussi la qualité des réglementations en vigueur et la solidité des services publics fournis pour les mettre en œuvre, ajoute-t-il. Et ce rapport évalue l’état de préparation de chaque économie à travers dix thèmes clés qui couvrent le cycle de vie de toutes les entreprises, mettant en évidence les domaines où il y a le plus de marge d’amélioration, conclut-il.

  • DECES – Ratan Tata, ancien président du groupe indien Tata n’est plus

    DECES – Ratan Tata, ancien président du groupe indien Tata n’est plus

    Antananarivo, 10 Octobre, 6h05 – On est presque tous déjà montés dans un bus Tata, le véhicule qui a fait connaître cette marque à Madagascar. Derrière ce nom et cette marque, il y avait, entre autres, Ratan Tata. L’homme d’affaires, ancien président du groupe Tata, est décédé mercredi à l’âge de 86 ans, fait savoir le conglomérat.

    Pendant plus de 20 ans, Ratan Tata a dirigé le conglomérat fondé par un de ses aïeux vers la fin du 19ème en tant que président. Aujourd’hui, Tata est l’un des plus grands groupes indiens avec un chiffre d’affaires annuel supérieur à 100 milliards de dollars.

    Après ses études, Ratan Tata a commencé à travailler en 1962 pour le groupe fondé par arrière-grand-père. Gravissant tous les échelons, il ne devient patron qu’en 1991. Il prend alors le contrôle d’un groupe qui, à l’époque, pèse 6 milliards de dollars. C’est lui qui décide de recentrer les dizaines de sociétés du groupe autour de six pôles : sidérurgie, automobile, énergie, télécommunication, technologies de l’information, hôtellerie. Et à partir des années 2000, alors que le groupe acquiert des positions de plus en plus solides, il se lance dans le rachat de nombreuses entreprises étrangères. Tata Motors a entre autres racheté les marques automobiles de luxe britanniques Jaguar et Land Rover.

    Après sa retraite de Tata, Ratan Tata a continué dans le monde des affaires. Il a massivement investi dans de nombreuses startups et entreprises dont certaines ont bien marché.

    Les hommages ont fleuri à l’annonce du décès de cet illustre homme d’affaires notamment de Natarajan Chandrasekaran, actuel directeur général du groupe qui a indiqué que les “contributions incommensurables de Ratan Tata ont façonné non seulement le groupe Tata mais toute la nation indienne ». Hommage également de Narendra Modi, Premier ministre indien qui a déclaré que Ratan Tata est un « visionnaire, une âme compatissante et un être humain extraordinaire”. Les autorités indiennes annoncent des funérailles d’Etat pour celui qui est considéré par le Congrès comme “un titan de l’industrie indienne et un philanthrope qui a façonné le paysage des entreprises indiennes”.

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