Catégorie : Économie

  • SECTEUR EXTRACTIF – L’administration minière fait part de l’intérêt des États-Unis pour le projet Base Toliara

    SECTEUR EXTRACTIF – L’administration minière fait part de l’intérêt des États-Unis pour le projet Base Toliara

    Antananarivo, 22 Octobre, 18h15 – Un soutien de taille. Le projet Base Toliara, qui est désormais porté par l’entreprise américaine Energy Fuels, était au centre des discussions durant la rencontre entre le ministre des Mines, Herindrainy Rakotomalala et des représentants de l’ambassade des États-Unis, lundi. Ce serait le “premier intérêt des États-Unis pour le secteur minier malgache”, d’après ce qu’a rapporté l’administration de cette rencontre.

    Energy Fuels l’a déjà avancé. Cette compagnie indique avoir misé sur l’acquisition de Base Ressources et de son projet de sable minéral à Toliara pour devenir un leader mondial de la production d’éléments de terres rares (ETR), de titane et de zirconium, en plus de sa position de producteur minier d’uranium de premier plan aux États-Unis. Elle s’appuiera également pour cela sur le projet de sable minéral de Bahia au Brésil et sur sa coentreprise avec Astron Corporation pour développer le projet de sable minéral de Donald en Australie.

    Le ministre Olivier Herindrainy Rakotomalala aurait alors soutenu devant l’ambassadrice Claire Pierangelo que le projet Base Toliara, avec un investissement de 700 millions USD, est en bonne voie pour devenir l’un des projets majeurs prévus ouvrir d’ici 2025. Et ce, en rassurant la diplomate américaine que la promotion des grandes mines figure parmi les objectifs clés du Gouvernement inscrits dans la Politique générale de l’Etat (PGE). L’Ambassadrice aurait alors soutenu que le développement d’un tel projet à Madagascar serait bénéfique pour l’image du pays et enverrait un signal positif aux investisseurs américains, d’après toujours le rapport du ministère des Mines.

    Claire Pierangelo aurait par ailleurs salué le développement récent des réformes du secteur minier, notamment l’adoption du Code minier et de ses textes d’application. Elle aurait également encouragé Madagascar à rejoindre le Forum du partenariat pour la sécurité des minéraux. Une adhésion sur laquelle les États-Unis ont assuré leur soutien.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • ENERGIE – Madagascar dispose du troisième plus gros potentiel hydroélectrique en Afrique

    ENERGIE – Madagascar dispose du troisième plus gros potentiel hydroélectrique en Afrique

    Antananarivo, 22 Octobre, 9h10 – Un atout considérable. Avec les 180 térawattheures d’énergie qu’elle peut produire avec ses ressources en eau, Madagascar dispose du troisième plus grand potentiel hydroélectrique techniquement réalisable en Afrique. Et ce, derrière la République démocratique du Congo et l’Ethiopie, selon ce qui est exposé dans le Rapport sur le climat et le développement de Madagascar, publié tout récemment par la Banque mondiale.

    Madagascar n’a cependant exploité que 0,49% de ce grand potentiel jusqu’à ce jour. Le taux d’exploitation n’est également que de 1,8% du potentiel jugé économiquement réalisable, détaille ce rapport.

    La Banque africaine de développement (BAD) a, de son côté, déjà soutenu dans son rapport pays sur Madagascar que “cette situation freine fortement les investissements à plus grande échelle dans les secteurs à forte valeur ajoutée”. Alors que ces investissements devraient “contribuer à accélérer la transformation structurelle”, a avancé cette institution panafricaine.

    Le développement de l’hydroélectricité pourrait pourtant être très bénéfique pour le pays, reprend la Banque mondiale dans son récent rapport. Celui-ci contribuera à la fois à combler le fossé de l’accès à l’énergie et à fournir de l’électricité pour la diversification économique, soutient cette institution de Bretton Woods.

    Ce partenaire de Madagascar recommande alors le développement dès que possible, dans un délai de 15 ans notamment, des projets hydroélectriques tels que Volobe (121 MW), Sahofika (192 MW), Antetezambato (142 MW), et Mahavola (300 MW). Sur ce point, l’Etat avait déjà avancé dans sa Politique générale (PGE) sa volonté d’accélérer la construction des centrales hydroélectriques de Volobe et Sahofika, d’une capacité cumulée de 312 MW

    La Banque mondiale indique par ailleurs qu’il est essentiel d’implanter la production d’énergie hydroélectrique dans des zones qui ne sont pas actuellement soumises à un stress hydrique ou qui ne devraient pas le devenir dans le cadre d’un changement climatique. C’est également le cas des zones où des événements tels que des pluies torrentielles peuvent avoir des conséquences catastrophiques en cas de défaillance des barrages.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • Des douaniers d’Ivato bénéficient de formation à la détection de la fraude documentaire à l’aéroport

    Des douaniers d’Ivato bénéficient de formation à la détection de la fraude documentaire à l’aéroport

    Antananarivo, 22 Octobre, 10h05 – Renforcement de capacité. 25 douaniers de l’aéroport international d’Ivato ont bénéficié d’une formation sur la lutte contre la fraude documentaire et à l’identité, indique un communiqué de l’ambassade de France à Madagascar. Cette sensibilisation à la fraude documentaire sera prochainement étendue à l’ensemble du territoire par le biais de formations dispensées à Toamasina et Nosy Be.

    Cette formation a été effectuée par la conseillère sûreté immigration rattachée au service de sécurité intérieure de l’Ambassade de France durant deux jours, du 10 au 11 octobre. Selon le communiqué de l’ambassade, la formation a été sollicitée par la direction de la formation des douanes afin que ses effectifs puissent participer activement à la gestion intégrée du contrôle des frontières et lutter contre toutes les formes de trafics liés à l’immigration irrégulière.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • TELECOMMUNICATIONS – Telma officialise son offre fibre optique à moins de 10 euros

    TELECOMMUNICATIONS – Telma officialise son offre fibre optique à moins de 10 euros

    Antananarivo, 22 Octobre, 6h15 – Toucher une large majorité des Malgaches. C’est l’objectif affiché par Telma en lançant sa toute nouvelle offre fibre optique à moins de 10 euros par mois. L’opérateur a officialisé lundi, au cours d’une conférence de presse, la disponibilité de cette offre sur le marché. Pour 49 000 ariary, le client aura droit à un volume mensuel de 100 Go. “C’est le tarif le plus bas en Afrique”, lance son directeur général, Patrick Pisal Hamida devant la presse, faisant écho à la déclaration faite vendredi par la ministre en charge des Télécommunications, Stéphanie Delmotte.

    Les petits budgets devraient trouver leur compte avec cette offre. Pour Telma, ce service devrait répondre à leur besoin quotidien en termes de connexion internet. Si la consommation moyenne d’un Malgache en internet mobile est de 3Go, cette offre octroie l’équivalent de sa consommation journalière, soutient le DG de Telma. Et “elle ne représente que moins de 5% des dépenses mensuelles d’un foyer ayant un revenu mensuel de 1 million d’ariary”, ajoute-t-il. Et à Madagascar, selon lui, il existe 500 000 foyers branchés à l’électricité. Ce qui représente une niche potentielle pour l’opérateur.

    Pour Telma, cette offre est “le fruit d’un travail acharné et des investissements entamés depuis sa privatisation”. L’opérateur dispose d’un réseau à fibre optique long de 12 000 km reliant la plupart des villes malgaches en plus des investissements dans les sorties internationales. “La fibre a été rendue possible à Madagascar après des années d’investissement permanent. Depuis 20 ans, nous avons investi 80 millions d’euros par an dans toutes les technologies”, confie encore Patrick Pisal Hamida, lors de sa rencontre avec la presse.

    C’est Stéphanie Delmotte, ministre du Développement numérique, des télécommunications et de la poste qui a révélé à la presse la commercialisation imminente de cette “fibre la moins chère de l’Afrique”. “Face au besoin de connecter chaque Malgache au reste du monde, nous devons rendre l’internet accessible à tous. Il nous fallait donc trouver non seulement les moyens pour baisser les prix mais également pour éliminer les barrières pour l’utilisation de la fibre”, avait soutenu ce membre du gouvernement vendredi.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

     

  • RECETTES FISCALES – La révision de l’impôt sur les revenus des personnes physiques toujours en discussions entre l’Etat et le FMI

    RECETTES FISCALES – La révision de l’impôt sur les revenus des personnes physiques toujours en discussions entre l’Etat et le FMI

    Antananarivo, 21 Octobre, 9h10 – Un sujet qui reste d’actualité. La question de la révision de l’impôt sur le revenu des personnes physiques est revenue sur la table des discussions lors de la dernière mission du Fonds monétaire international (FMI) à Madagascar. Dans son compte-rendu de fin de mission, Frédéric Lambert, chef de mission, rapporte les recommandations du FMI sur le sujet. “Une réforme complète des droits d’accises et une révision de l’impôt sur le revenu des personnes physiques pour le rendre plus progressif devraient s’accompagner de réformes des administrations fiscale et douanière”, écrit-il. Ces réformes visent, entre autres, à “augmenter les recettes fiscales pour financer l’investissement et les dépenses sociales”.

    Dans son communiqué officiellement publié le vendredi 18 octobre, le FMI ne précise cependant pas de quel type d’impôt sur les revenus des personnes physiques il est question. Durant les négociations avec les autorités en vue de l’obtention des accords au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et de la durabilité (FRD) il a été principalement question des impôts sur les revenus salariaux et assimilés (Irsa). Dans son rapport relatif à la demande de Madagascar, le FMI avait rapporté que “les autorités sont déterminées à réformer l’impôt sur les revenus salariaux et assimilés, notamment en relevant de 20 à 25 % le taux d’imposition de la tranche supérieure de revenus et peut-être les taux des tranches intermédiaires, suivant les recommandations formulées par le FMI dans le cadre du développement des capacités”.

    Et bien que les autorités malgaches aient ensuite confirmé cette détermination en indiquant dans la loi de finances rectificatives leur intention “d’aménager le barème de l’Irsa pour l’année prochaine” “dans un souci d’équité fiscale”, la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison a insisté qu’à l’époque, il ne s’agissait “pas d’une décision mais d’une recommandation”. La décision de réforme de l’impôt sur les revenus des personnes physiques prise dans le cadre de la loi de finances rectificative de 2024 concerne plutôt l’impôt sur les revenus des capitaux mobiliers (IRCM) qui peut frapper aussi bien les personnes morales que les personnes physiques.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • CONDITION DE VIE – Madagascar avec le cinquième taux de pauvreté multidimensionnelle le plus élevé au monde

    CONDITION DE VIE – Madagascar avec le cinquième taux de pauvreté multidimensionnelle le plus élevé au monde

    Antananarivo, 20 Octobre, 13h45 – Le taux de pauvreté multidimensionnelle de Madagascar s’élève à 69%. C’est le cinquième plus élevé au niveau mondial, rapporte la Banque mondiale dans son « Macro poverty outlook » (MPO), avec lequel elle analyse les développements macroéconomiques ainsi que les évolutions de la pauvreté dans les pays en développement.

    La Banque mondiale rappelle dans sa toute dernière édition du MPO sur Madagascar, et qui vient d’être publié en ce mois d’octobre, que la pauvreté multidimensionnelle englobe l’accès aux services de base tels que la santé, l’éducation et les conditions de vie. Et le cas de la Grande île avait déjà été exposé dans le rapport d’Evaluation de la pauvreté et de l’équité, publié au mois de février de cette année.

    Il est rapporté dans ce rapport que le taux de pauvreté multidimensionnelle était passé de 76 % en 2008 à 67 % en 2018. Il avait ensuite légèrement augmenté entre 2018 et 2021, lorsque la part des privations d’électricité et de nutrition adéquate a augmenté après que le pays a subi de multiples chocs. La détérioration de la nutrition s’est surtout produite dans les zones rurales et urbaines, revenant près de son niveau de 2008, malgré une amélioration constante du retard de croissance chez les enfants de moins de cinq ans.

    Il y était également indiqué que les privations les plus importantes concernent les combustibles de cuisson propres (69 %). S’ensuivaient l’assainissement amélioré (68%), les logements sûrs (62%), l’électricité (55%), l’eau potable (53%) et l’éducation (50%).

    La Banque mondiale soutient par ailleurs dans son MPO que Madagascar n’a pas été en mesure de tirer parti de son avantage comparatif dans les exportations de produits de base pour accélérer sa transformation structurelle. Elle souligne que l’agriculture à faible productivité représente la plus grande part de la valeur ajoutée du pays. Et les industries extractives, la construction ainsi que les travaux publics ont été les principaux moteurs de la croissance, mais ont également été les plus touchés par la Covid-19, a avancé cette institution de Bretton Woods.

    Afin de réduire la pauvreté persistante et promouvoir une croissance élevée et résiliente, la Banque mondiale estime que Madagascar devrait améliorer la gouvernance et le climat des affaires pour favoriser les investissements privés, y compris les investissements résilients au changement climatique. Le pays est également encouragé à approfondir les réformes structurelles dans des secteurs clés telles que les mines et les télécommunications, et à combler l’écart entre l’accumulation de capital humain et physique.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • ENERGIE – Andry Rajoelina préconise l’accélération de la mise en place des centrales solaires

    ENERGIE – Andry Rajoelina préconise l’accélération de la mise en place des centrales solaires

    Antananarivo, 19 Octobre, 15h45 – “Le seule solution à l’insuffisance de l’électricité produite par la Jirama est d’accélérer la construction de nouvelles centrales de production”. Le président de la République Andry Rajoelina a rencontré vendredi les différents acteurs impliqués dans le secteur de l’énergie, en particulier de l’électricité. Outre le ministre en charge de l’Energie et le directeur général de la Jirama, les responsables de la Banque mondiale à Madagascar ont également participé à la réunion où il était, entre autres, question d’“identifier des solutions concrètes aux défis liés à l’accès à l’électricité”.

    Évoquant cette rencontre, le chef de l’Etat indique sur sa page Facebook que “les panneaux solaires constituent une solution que nous devons mettre rapidement en oeuvre”. Et si l’on en croit le communiqué de la présidence de la République, le projet de connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar (Decim) prévoit des activités incluant cet aspect. Le communiqué met notamment en avant “l’hybridation de 17 centrales avec l’énergie solaire afin d’améliorer l’efficacité énergétique”.

    Dans la présentation du projet, “l’hybridation d’un bon nombre de réseaux isolés existants” fait effectivement partie de la composante “développement de l’infrastructure énergétique et numérique”. L’objectif est alors “d’améliorer la fourniture d’électricité par hybridation photovoltaïque des centrales thermiques existantes avec l’ajout de batteries de stockage et afin d’augmenter la densification et l’extension des réseaux aux ménages environnants”.

    Les projets menés dans ce sens devraient, par ailleurs, concerner “les zones mal desservies, notamment dans les zones rurales”, précise la présentation du projet. Les activités générées par cette composante incitent également une “mobilisation d’investissements importants de la part du secteur privé dans les infrastructures au niveau des deux secteurs, énergie et numérique”.

    Outre les projets d’hybridation prévus dans le cadre du Decim, les autorités prévoient aussi la mise en place de centrales solaires de 50MW dans 47 districts et de centrales solaires de 350MW dans les chefs-lieux de province. Sur ces 350 MW, 100MW sont prévus pour la capitale et les 250MW pour les cinq autres grandes villes. Le chef de l’Etat a déjà d’ailleurs eu des réunions avec des entreprises chinoises expertes comme Longi et Sany Group dans la construction de centrales solaires et dans la fabrication de panneaux solaires pour la réalisation de ces projets.

  • Le FMI abaisse à 4,2% sa prévision de croissance pour Madagascar pour 2024

    Le FMI abaisse à 4,2% sa prévision de croissance pour Madagascar pour 2024

    Antananarivo, 19 Octobre, 9h45 – La croissance économique de Madagascar qui devrait rebondir à 4,5% cette année devrait finalement se maintenir à 4,2% pour 2024. Ce sont tous des chiffres du Fonds monétaire international (FMI) qui a revu à la baisse sa prévision de croissance pour le pays. Et ce, à l’issue notamment de la mission au titre de l’Article IV que ces émissaires avaient entrepris dernièrement à Madagascar.

    Dans le cadre de la négociation au titre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), le service du FMI avait avancé que la croissance économique devrait s’établir à 4,5% pour cette année. Cette performance devait être tirée essentiellement par l’investissement privé et le dynamisme du tourisme. La production locale de riz, qui était meilleure que prévu au premier trimestre 2024 devait même atténuer l’impact du cyclone Gamane, selon la prévision de cette institution de Bretton Woods.

    L’activité économique n’avait cependant pas accéléré au premier semestre 2024. Malgré une bonne récolte rizicole et un rebond dans l’extraction du graphite, les transports, la construction et les télécommunications, les conséquences négatives du cyclone Gamane au mois de mars ont neutralisé en partie ces performances. C’est pourquoi le FMI estime que la croissance devrait se maintenir à 4,2 % en 2024 pour Madagascar.

    Malgré l’optimisme affiché par les autorités malgaches, qui prévoient une croissance économique à 4,5% cette année, le ministère de l’Economie et des finances (MEF) a déjà avancé que la baisse annoncée des investissements publics pourrait, éventuellement, entraver cette croissance. Le MEF espère que le dynamisme avancé par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) devrait stimuler la croissance économique grâce à une augmentation des investissements privés, pour maintenir l’objectif de croissance économique des autorités malgaches.

  • ADMINISTRATION – Le ministère des mines élabore son système de demande de permis digitalisé

    ADMINISTRATION – Le ministère des mines élabore son système de demande de permis digitalisé

    Antananarivo, 19 Octobre, 9h45 – La digitalisation des opérations minières comme bouclier pour lutter contre la corruption. Le ministère des Mines élabore actuellement son système digitalisé pour assainir le secteur minier et pour lutter contre la corruption, selon Olivier Herindrainy Rakotomalala, ministre des Mines. La mise en place de ce système digitalisé pour les procédures de demande de permis minier a été instaurée dans le nouveau code minier adopté récemment et dont les décrets d’application ont été finalisés le mois dernier.

    “Ce qui favorise la corruption ce sont les personnes, (…) on doit réduire au maximum les contacts entre les agents de l’Etat et les opérateurs”, indique le ministre lors de l’atelier destiné au secteur minier dans l’élaboration de la nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption qui s’est tenu ce vendredi à Ivato. “Et c’est là qu’intervient la digitalisation. La demande de permis minier est aujourd’hui digitalisée, il en est de même pour la demande d’un carré à exploiter ou les paiements qui pourront se faire à distance”, ajoute-t-il. “Nous travaillons actuellement avec la Banque mondiale dans la réalisation de ce système car cela a un coût”, poursuit le ministre.

    Selon le membre du gouvernement, la digitalisation permettra de garantir la transparence dans toutes les procédures qui sont menées. “Avant c’était celui qui versait un pot de vin qui était priorisé dans l’octroi d’un carré mais aujourd’hui ce sera le système qui dira qui a déposé sa demande en premier”, indique le ministre.

    Outre la digitalisation, le ministère mise aussi sur la vulgarisation des textes et la communication intensive pour lutter contre la corruption dans le secteur minier. “L’ignorance est la première porte vers la corruption”, estime Olivier Rakotomalala. “On va faire tous les efforts pour communiquer sur le nouveau code minier et les décrets correspondants”, indique-t-il. “Nous allons également les traduire en de nombreuses langues, notamment en chinois car beaucoup de chinois opèrent dans le secteur”, conclut le ministre.

     

  • E-COMMERCE- Orange lance Orange Shop, sa boutique virtuelle

    E-COMMERCE- Orange lance Orange Shop, sa boutique virtuelle

    Antananarivo, 19 Octobre, 8h25 – Plus besoin de se déplacer pour acheter des produits Orange. La société de télécommunication vient de lancer Orange Shop, sa toute nouvelle boutique virtuelle. Elle a fait l’objet d’une présentation vendredi à Soarano dans les locaux de Orange digital center. A travers cette boutique en ligne, l’opérateur veut innover l’expérience d’achat de ses clients.

    Avec l’évolution technologique, il est temps de se rapprocher des consommateurs en exploitant le commerce électronique. Un marché à fort potentiel,comme l’a déclaré Frédéric Debord, le directeur général d’Orange Madagascar. “En tant que société innovante, nous offrons un nouveau canal d’achat simple et pratique à ses clients avec Orange Shop”, lance-t-il.

    Sur cette plateforme, les clients peuvent commander en ligne les mobiles et accessoires télécom et internet. Certains sont des articles exclusifs, comme l’indique le communiqué de l’opérateur. Et le choix est donné aux clients entre la livraison à domicile ou le retrait en boutique. La livraison à domicile est disponible uniquement pour Antananarivo pour l’instant.

    Photo : Orange Madagascar